‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 133 sur 133 · INFUSOIRES · texte numérisé non relu

INFUSOIRES

2 Ordres.

Simples.

Hj'drostatiques.

! Charnus.

Gélatineux.

A polypiers.

j Rotifères.

i Homogènes.

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Nous allons rapidement examiner les caractères de rhacuno ries cinq classes de V embranchement des Zoophytes.

Cl vssK i)i:s kciiixouermes. — Les animaux de cettc^ Classe ont un intestin distinct, llottant dans une grande cavité, et accompagné de plusieurs autres organes pour la respiration et la circulatioH partielle du Ikiide nutritif. C'est dans cette Classe que se rencontrent les Oursins, les Astéries, les Holoturies. Les premiers vivent parfaitement libres dans le fond de la mer, à d'assez grandes profondeurs; ce sont des animaux éminemment carnassiers, et qui pondent une quantité innombrable d'œufs ; les derniers se rencontrent sur les rivages, <m, milieu des fucus et des rochers sur lesquels ils s'attachent, 'd,a.ns les moments de tourmente, au moyen des singuliers suçoirj ,doât leur peau est pourvue et qui peuvent s'étendre beaucoup {Dadx Ordres).

Classe des VERs'.iVfjîSTix.vrx. — Ces Rayonnes n'ont pas df> vaisseaux bien évidents «où se fasse une circulation distincte, ni d'organes spéciaux pour 'la respiration. Leur corps est en général allongé ou déprimé ; Jeti/s organes sont disposés longitudinalement. — C'est parmi ces a'nJQiâux que sont rangés les vers qui se développent au sein des coips vivants: le Trichocéphale, si commim dans le gros intestirt.'dé 'l'homme; les Ascarides, les Strongles qui ont jusqu'à 3 pieds^'ile» long ; les Échinorinques, qui, plongés dans un lu[uide, l'absorbent par toute leur surface, et enfin les Taenia, ces cruels ennemis dr-s animaux, dans lesquels ils se développent et qu'ils paraissent épuiser; on en a vu qui avaient plus de 100 pieds de long; les'^ïands ont prés d'un pouce de largeur {Deux Ordres.) ' > • *

Classe des acalèpiies. — Les animaux compris dans cotte Classe sont privés d'organes respiratoires et circulatoires; leur forme est circulaire et rayonnante ; leur bouche tient lieu des deux ouvertures de l'intestin qui n'est lui-même qu'une sorte de sac, autour duquel sont des tentacules plus ou moins nombreux qui servent-^ à la locomotion et au loucher. — Parmi ces liayunné^i, les uns (les Méduses) sont gélatineux, libres et (lottent dans la mer en contractant ou en dilatant leur corps; il y en a qui parviennent à plusieurs pieds de diamètre et pèsent jusqu'à cinquante livres ; les autres (les Dyphyes, les Physalies) se rencontrent dans toutes les mei-s chaudes. Ces dernières ressemblent à une grande vessie oblonguo. relevée en dessus dune crête saillante, oblique et ridée, et garnie en dessous, à l'une de ses extrémités, de productions charnues et cylindriques. — Les Physalies sont, du reste, un objet de litige cn^

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tro M. de Blain\ illc. qui les léclaine pour los faire; liguror dans, los Mollusquos, et les iialiiralistos qui, avec Cuvier, les maintiennent parmi les Zoophytes Acalèphes [Deux Ordres).

Classe des polvi'es. — La Classe des Polypes se compose d'animaux qui presque tous vivent fixés par leur base, et qui ont la bouche entourée d'un certain nombre de tentacules qui leur donnent l'apparence de fleurs. La plupart de ces êtres singidiers ont la faculté de produire de nouveaux individus, qui naissent sur la surface deleiu's corps, comme des bouriçeons, et ne s'en détachent pas, mais s'accolent entre eux, et constituent ainsi des rïiasses de formes diverses, qui sont en ipielque sorte des animaux multiples ou composés. Plusieurs Polypes sécrètent aussi uire- niatiére pierreuse qui sert à former des espèces de cellules dan^ieàpielles ils se logent, ou des tiges autour desquelles ils se groupprt'î.'v- Il est d'autres Polypes agrégés, nommés Madrépores, qui fÇ)riiieut, de la même manière, desmassespierreuses si grandes, qu'il cn«résulte des récifs nouveaux, et même des îles. Ils se trouvent principalement dans l'océan Indien. — Les Hydres ou Polypes à bras, qui hcfâUent les eaux douces, peuvent être considérés comme le type le pUvi simple de ce groupe. Leur corps tubiforme est gélatineux et ne-laisse apercevoir, dans son intérieur, aucun organe particulier ; -né.mmoins ils nagent, rampent et agitent leurs longs tentacules peur saisir les petits animaux qui se trouvent à leur portée, et qu'ils dévorent avec avidité; ils paraissent aussi être sensibles à la lumière. On eslpar\eiui à retourner ([uelques-uns de ces Polypes de façon à rendre la surface de leur estomac extérieure, et on a vu (jue la cavité formée parla surface de leur peau devenue intérieure, a rempli tout aussi bien que l'estomac naturel les fonctions d'un organe digestif; mais ce qu'ils offrent de plus singulier est l'étonnante force de vitalité qui leur fait continuer à vivre lorsqu'on les divise en morceaux, et qui permet à chaque fragment de devenir un individu complet. — Les Polypes se divisent en Trois Ordres.

Clas&e des ixfusoires. — On donne ce nom à de petits êtres qui n'ont été découverts que par le microscope, et qui fourmillent dans les eaux dormantes. Le plus grand nombre ne montre qu'un corps gélatineux sans viscères, et quelques-uns paraissent posséder un estomac et des organes du mouvement. — La Classe des INFUSOIRES se compose d'un grand nombre d'animaux si petits qu'on ne peut les distinguer que difficilement. On les voit se développer dans les eaux où trempent des débris d'animaux ou do plantes; leur forme et leur structure varient beaucoup; les pré-

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(eiidiies AniiuiUi's ([ue Ion (rouve dans le vinoiLrre soni des ariinialcule.s de cette classe. Ces animalcules formcMit deux i^roupes nalurels i)arfaitement distincts : les Infusoirpfi Rotateurs, qui ont une structure très-compliquée, et portent autour de la bouche des cils vihratiles dont les mouvements sont très-remarquables; et les Infusnires l'oljgastriques, (jui ont une structure très-simple et présentent dans leur intérieur plusieurs petites cavités que l'on regarde comme remplissant les fonctions d'eslomacs. — Les belles et savantes recherches de M. Bory de Saint-Vincent ont jeté sur cette classe d'animaux une lumière nouvelle. 11 est le premier naturaliste qui ait mis ([uelque ordre et quelque esprit dans une étude jusque-là repoussée 'ot i1ét rie du nom de Zoulogic Si)éculative , jiarce que le microscbJ^e i^st son princiital instrument d'investigation et que les objets, «wVil découvre ne se détachent que difiicilement par le scalpel'. 'lî- s'en est peu fallu ([u'on ne traitât de Bé~ rcur le naturaliste [jq^^ienl et consciencieux (pii, pendant 23 ans, s'est occupé tout sevil' Ue la détenaination d'une classe entière d'Animaux, monde Vji\ûrQ quil n'a présenté avec tant d'art et de délicatesse que parce qu'A y a appliqué l'altention avec laquelle on observe, et l'csprif dont le secours permet de rallier et de généraliser les résultats /le l'observation. — Les Infusoires sont partagés en Deux Ordr<3^.

Zoroastre. On ne sait rien de ce législateur et de ce prophète dos Perses, si ce l'.'est que certainement il a existé. L'opinion la plus probable est qu il fut contem|iorain de Daniel, dont il reçut les leçons; qu'il était Perse d'origine, et qu'il écrivit des lois sous Darius, lils d'Ilyst;îspo: Il voulut réformer le culte des mages, et, pour fra[)per le [)etiple, usa de sortilèges ou plutôt de prestidigitations. Il |)résenta à Darius son livre le Zcnd-Avcsta ; une conspiration des mages contre lui échoua. — Zoroastre enseignait l'existence d'un dieu suprême dont dépendaient toutes les créatures ; sa morale était pure et ses idées étaient bien supérieures à celles des^ castes sacerdotales qu'il réformait. — Le roi de Perse, à son iuSligalion, déclara la guerre aux Scythes, dont le roi surprit Zoroastre, et le fit massacrer.

Zorobabel, juif qui appartenait à la famille de .ludas et (|ui était (lc?tiné par Dieu à servir à la délivrance de son peuple. 11 vivait dans le vi*^ siècle avant J.-C. Crest à lui que Cyrus remit les va- .-es sacrés quand il rendit la liberté aux .liiifs. 11 fit construire un nouveau temple à .lérusaloni, et gouverna le peu|ile juif avec sagesse.

Zozime, io*-' pape, succéda, en il 7, à sainl Innocent. L'hérésiu

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de' Pelage remplit son puntilicat. Il eut a soutenir des luttes eontic .les évèques d'Afrique et des Gaules, et mourut le 28 décembre 418.

Zug. C'est le plus petit canton de la république suisse. 11 contient 2.'), 000 habitants, dont la principale industrie consiste dans l'éducation des bestiaux. — Le chef-lieu du canton est Zug, ville de 3,000 habitants. Le gouvernement est républicain ; le pouvoir législatif est confié à un C07ïseil triple, tandis qu'un conseil cantonal exerce les pouvoirs judiciaire, exécutif et administratif. Les habitants professent la religion catholique.

Zurich, ville de la Suisse, fameuse par son ancienne prospérité, était, dans le xiii*^ siècle, une ville impériale. Klle se constitua bientôt en démocratie, entra dans la co^nfécJération helvétique, et eut le premier rang parmi les quatre caïUcng ; elle est située dans un pays de plaines et sur les bords d'un beau lac. — Zurich a donné son nom à un canton riche par son agriculHrre et par son industrie, et qui contient 225,000 habitants. Zuridi elle-même en renferme 7,000 , et sert de séjour à la dièttr alternativement avec Berne et Lucerne. ,';;

Zwingli (Ulrich) naquit le l^*" janvier 4;i8k Après avoir fait de fortes études, il devint en loOG curé de Glan's; il servit comme aumônier dans les corps suisses qui combattirent à Novarre et à JMarig;nan, censura avec audace ce qui lui paraisfai^jnainais dans la discii)line de l'église, et long-temps avant Luther prêcha en Sui.sse les principes sur lesquels s'appuie la réforme. ZvVingli s'éleva contre la vente des indulgences, devint recteur de la cathédrale de Zurich, répandit ses doctrines et les fit adoptw par le sénat. Il fit ensuite abolir la loi du célibat pour les piètres et se maria luimèhie en '1524. — Zwingli nia la présence réelle, réforma le dogme et changea le culte; la diète s'éleva contre lui et le fit brûler en efiigie. 11 fut mis hors la loi en i52G. — Une conférence s'étant ouverte devant le grand conseil de Berne, Zwingli ) prêcha sa doctrine et convertit ses juges. — Une guerre de religion s'alluma, les catholiques furent vainqueurs; Zwingli, blessé, tomba entre les mains des ennemis, et, sur son refus de se confesser, fut tué par un ofhcier catholique en 1531.

FIN DIJ TOME DIXIEME ET DERNIKR.

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