‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 132 sur 133 · ES · texte numérisé non relu

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Le SoQiUaire. Le Capricorne. Le Verseau.

tées par les anciens pour exprimer probablement l'état de la terre et les travaux des cham[)s dans chaque saison, et dans nos climats ils

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so ra|iportciit encore assez bien à ce qui se passe dans les di\(>rs mois de l'année : ainsi le Verseau désigne les fortes pluies de l'hiver ; le Sagittaire , représenté par un monstre moitié homme moitié cheval, qui tire l'arc, les chasses qui s'ouvrent vers le mois de novembre; la Balance, l'égalité des jours et des nuits, comme s'ils étaient pesés : c est Y équinoxe d'automjie , an 21 septembre: le Scorpion, cet insecte dont la blessure est souvent mortelle, marque assez bien les maladies nombreuses qui rèi;nent vers le mois d'octobre, etc. — Le soleil, chaque année, semble décrire successivement chacun de ces signes , et met environ un mois à en parcourir un; nous avons de la sorte les i saisons, composées chacune de 3 mois. Ainsi le printemps arrive le 21 mars, époque de l'équinoxe du printemps; l'été, le 21 juin, époque du solstice d'été; l'automne, le 21 septembre; et le solstice d'hiver, le 21 décembre. On appelle solstice (v.) l'espèce de temps d'arrêt que fait le soleil aux 2 époques du 21 juin et du 21 décembre. Dans le solstice d'hiver, le soleil est plus rapproché de nous que dans le solstice d'été; et cependant la température semble donner un démenti à cette assertion de la science , contradiction qu'on explique en disant que les planètes ne décrivent pas un cercle parfait, mais un peu allongé vers les deux extrémités. La terre , en été , est à l'une des extrémités de cette ellipse ; elle reçoit donc directement les rayons du soleil , quoiqu'elle en soit plus éloignée que lorsqu'elle arrive à l'autre côté de l'ellipse, où elle est plus près du soleil , mais située dune manière à ne recevoir ses rayons que de côté. On comprend que des feux perpendiculaires, ayant une action directe, apportent un autre calorique que celui qui se dégage d'une ligne de feu parallèle à l'objet à chauffer. — Les opinions sur la véritable origine du zodiaque sont toutes contradictoires; il nous suffira de dire que l'antiquité du zodiaque égyptien a été très-judicieusement démontrée, surtout à l'époque où celui de Denderah devint à Paris l'objet de l'admiration générale.

Zoïle , né vers l'an iOO avant notre ère , se rendit fameux i)nr l'acharnement qu'il montra à s'attaquer, comme critique, à la grande renommée dllomère, ce qui lui valut le surnom (ÏHomeri Mas^tix, c'est-à-dire jléau d'Homère. Son nom est devenu proverbial pour désigner un mauvais critique, un envieux.

Zone (d'un mot grec signifiant ceinture) , portion du globe terrestre comprise entre deux parallèles et l'équateur; la terre est partagée on cinq zones. — On api)elle zone torride ceWe du milieu, qui est comprise entre les deux tropicpies; zones tempérées celles

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qui la touchent immédiatement de chaque côté; et zones fjlacialof! celles que renferment les cercles polaires. La première embrasse n degrés; chacune des deux secondes en comprend -43, elles deux autres sont plus petites. — Zone se dit quelquefois, dans les sciences naturelles, de bandes ou marques circulaires. Ce mot dési.gne plus spécialement la partie visible des couches superposées dont certains terrains, certaines pierres, sont formés.

Zoologie (de deux mots grecs signifiant animal et discours), partie de lliistoire naturelle qui traite de la connaissance de tous les êtres animés. La zoologie impose des noms particuliers à tous les êtres vivants qui sont épars sur la surface du globe: elle décrit leurs formes à l'aide de caractères précis et reconnus, et elle joint à ces descriptions des détails sur leurs propriétés, leurs mœurs, leurs habitudes et leur genre de vie. C'est la zoologie qui, prenant pour point de départ les différences établies par la nature ellemême entre les différents animaux, les classe d'après des systèmes qui, bien que contraires dans les détails, ont cela de commun entre eux, qu'ils ont pour base l'étude des caractères généraux et particuliers de chaque espèce. A l'article Animal (v.) de ce Dictionnaire, nous avons déjà donné une déhnition générale de ce mot, et nous avons présenté la classification des animaux adoptée par l'immortel Cuvier; nous en hasarderons ici une autre dont le point de départ sera l'existence et le développement du système nerveux, ce qui nous amènera à établir dans le règne animal 3 grandes divisions. La 'l'"^, analogue aux végétaux acotylédones ou simplement cellulaires, sera celle des animaux appelés zoophytes ou animauxplantes. Ce sont les plus simples de tous; chez eux, à l'exception de quelques échinodermes ou radiaires, il n'y a point de système nerveux à proprement parler. C'est là la raison pour laquelle ces animaux, quand on les divise et qu'on les mutile, se régénèrent et se complètent facilement, chaque molécule de leur corps paraissant avoir son existence propre indépendante de celle du corps entier. Les zoophytes, que ne différencie aucun sexe, sufTisent eux-mêmes à leur reproduction, et ressemblent sous ce rapport aux végétaux. La plupart des espèces de cette division des animaux ont une forme rayonnante et circulaire avec des espèces de bras nonarliculés quon appelle tentaades. La bouche est placée au centre de l'animal, et ([uelquetbis il existe plusieurs bouches etdivers suçoirs ; plusieurs genres n'ont qu'un orifice uniipie pour recevoir leur nourriture et rejeter leurs excréments. Nuls viâcères, excepté, chez quelques espèces, des poches ou cavité*; point de cœur ni de vaisseaux arlériels ou veineux; ainsi, nulle circulation véritable,

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nul (ii'i^aiic a|i|)iii('iil (!o r(S|)iralion et de p;énc''ralion. Cos èlr(s sont tous aqiiati(|iies. La 2'" division des animaux nous présentera une plus grande complication d'organes et une vie plus étendue; (>lle se distingue par la présence d"un système nerveux épars dans le corps des individus, et s'étendant surtout dans la cavité intestinale par de nombreuses ramifications: elle comprend les vers, les 'insectes et les mollusques. La vie n'a point un centre unique dans ces animaux ; c'est pourquoi ils ne périssent pas lorsqu'on leur enlève quelque partie importante. Plusieurs espèces reproduisent môme (le nouveaux organes en remplacement de ceux qu'elles ont perdus ; ainsi les vers, les limaçons, repoussent une autre tête lorsqu'on la coupe, ce qui prouve qu'ils n'ont pas un véritable cerveau. Enfin, la 3'" division des animaux comprendra tous ceux qui ont pruiiitivement un système nerveux sympathique pour les fonctions de la vie interne, et ensuite un autre système nerveux pour la vie extérieure. Ces animaux sont les plus parfaits de tous ; ils jouissent en général de letu'S 5 sens, et la tète n'en comporte jamais moins de 4 chez eux. Ils ont un cœur, un sang rouge, un foie, des poumons ou des branchies, et des sexes différents toujours séparés: ces animaux sont les poissons, les reptiles, les oiseaux et les mammifères. L'homme appartient à cette dernière division, qu'on pourrait partager en 2 ordres : 1" celui des animaux à double système nerveux qui ont le sang froid et respirent peu : tels sont les jwissons et les reptiles; 2° celui des animaux à sang chaud, comme l'homme, les autres mammifères et les oiseaux. — Selon qu'elle s'occupe de telle ou telle classe d animaux, la zoologie, en tant que science généralisatrice, a été subdivisée en grandes classes, qui forment aujourd'hui, pour le plus grand nombre des naturalistes, des branches bien distinctes et comme autant de spécialités : ainsi la mammalogie traite dos mammifères; V ornithologie, des oiseaux; Verpétologie , des repliles; Vichthyologie, des poissons; Venlomologie, des insectes; la malacologie, des mollusques; la zoophiitologie, des vers, des zoophytes, des polypiers, etc.

Zoophytes. L'embranchement du règne animal qui porte ce nom réunit les êtres les plus inférieurs de l'échelle animale, ceux dont la structure est la plus simple. Chez la plupart de ces animaux il n'y a pas de vestiges du système nerveux; chez ceux qui en ofîrenl, il n'est qu'à l'état rudimentaire. La circulation n'a pas d'appareils particuliers. Les Zuo])hijles sont formés sur un plan complètement diflérent des autres classes de la série zoologique: car au lieu d'avoir leurs organes des sens et des mouvements placés symétriquement aux deux côtés d'un axe., ils les ont autour d'un centre, ce (pii leur

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donno la forme i>l la dispo^i(ion rirciilairo dos fleurs, dos vôgôtaux. Eli créant, le mnlZoophylen, Boiinetdemandait grâce pour celte barbare expression, et il était loin de prévoir le succès qu'elle aurait dans l'avenir. Zoophyte signifie Animal-pierre, et ce mot, en effet, caractérise nettement ces existences ambiguës qui, placées comme des inezzo iermine outre les deux grandes coupes des êtres vivants, ne sont m des animaux ni des plantes, et semblent n'être le produit que d'un égal éloignement pour ces doux états de la matière organisée. On a beau répéter à satiété ([ue la plante est un corps |)assif et l'animal un être actif, on n'en arrivera pas plus promptement à distinguer certains Fucu.s et certaines ^J/^ucs, classés dans les plantes, d'avec des Certulaires,des Cératophytes ou des productions Coralligènea dues à des animaux de la classe des po- 1\ l)iers. Les Urédu, les Preccinies, les Conferves, paraissent venir d'animalcules infusoires, ou se transformer en ceux-ci, et il n'y a entre eux qu'une différence du plus nu moins dans la force d'action des mémos éléments. C'est pour ces derniers êtres surtout que devrait s'établir un règne intermédiaire entre les végétaux et les animaux, règne qui pourrait être désigné sous le nom de Corps vivants primaires , et où se rangeraient d'eux-mêmes les Oscillatoires, les V'olvox, les Baccilariées, les Fra(jilariées, et quelques autres encore. L'anatomie de l'Oursin commun (classe des Échinodermos, ordre des Pédicellés) nous servira à donner un exemple de la structure intérieure d'un des Zoophytes les moins imparfaits. Dans cette figure, le test a été coupé en travers, et l'on a renversé la portion la plus petite pour montrer l'intérieur de la bouche. Des lettres renvoient aux divers organes et en indiquent le nom et le but. h k appareil dentaire ; m œsophage ; * filets arqués autour de la bouche; e charpente calcaire ressemblant à une lanterne à cinq pans; a épines articulées et mobiles servant aux mouvements de l'animal ainsi que les pieds c; l vésicule vasculaire; n estomac; o qr circonvolutions intestinales; s anus; ? ovaires. Ils ne possèdent ainsi ni organes des sens particuliers, ni système,<ie nerfs distincts; (|uelques-uns i\es Infusoires) ont à peine des vestiges de circulation, et des organes rospiratoin>s plai es presque toujours à la surface du corps. La plu[)art n'ont qu'un sac qui sert d'entrée pour les aliments et d'issue pour les exwémcnts. Enfin les dernières familles ne montrent ({u'une cellulosité i)ulpouse, homogène, contractile et sensible. Tels sont les Échinodermos, les Radiairos proprement dits, les Polypes groupés etcoralligones, les Infusoires, etc. Le plus ou moins do complication dcs^Z oophijles a donne lieu à leur division en classes.

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