SAX — 47 — SAX
( iilaiils, ses états passéa-iit a la brancliu Alherline, dans la persnniio de Henri, dcvonii l'alliù de Charles-Quint. Son frère Aii2;iiste lui succéda et ausinenta considérablement retendue de son terriiniiepar des traités. La pai.x de Prague (30 mai 1035) fut l'apogéo ilf liniportance politique de la Saxe; depuis cette époque, Télecli'iat n'agrandit plus son territoire et n'eut plus que le second rang après la maison impériale. — Auguste, qui parvint au trône de l'ologne, malgré un règne brillant n'ajouta rien aux anciennes possessions de la Saxe ; tout au contraire, sa passion pour le luxe <i la magnificence le porta à eiigager ou à vendre aux j)rinces ses \oisins des parties importantes de son territoire. — En 1806, cet électorat'fut érigé en royaume par l'empereur Napoléon, et fit partie de la confédération du Hhin; mais les événements funestes de 181.3 et la perte de la bataille de Leipzig par les Français mirent à la merci des Russes et des Prussiens le nouveau royaume, qui fut considérablement amoindri parles traités de 1813, auxquels Frédéric- Auguste fut obligé d'adhérer pour rentrer en possession de ses états. Ce prince est mort le 5 mai 1 827. Il a eu peur successeur son frère Antoine. — Géographie. Ce royaume, ouvert de tous les côtés^ et qui est devenu un état du i^ ordre , est compris entre le oO" 48' 30" ot 51° 29' de latitude nord, et 29° et 32° 4i' de longitude est. Ses limites sont, à l'est et au S.-E., la Bohème; à l'est, au N.-E. et au nord, le duché de la Saxe prussienne; à l'ouest, la principauté d'Altonbourg; au S.-O., le territoire deWeimar, le pays de Reuss, et la partie de la Bavière qui forme le cercle du Mein. Superficie, 273 milles carrés; population, I,ili,o00 habitants, presque tous protestants; l'Elbe en est la principale rivière. C'est sous le point de vue minéralogique une des contrées les plus riches de l'Allemagne. Elle produit de l'or, de l'argent, du fer, du cobalt, du cuivre, de l'élain, du mercure, du zinc, etc. On y trouve la topaze, le cinabre naturel , le bismuth solide, l'agate, le V marbre, le serpentin, etc. — Lagriculture y est portée à un haut degré de perfection. La Saxe est un des pays d'Allemagne où la culture intellectuelle est le plus développée; et de toutes les contrées germaniques , c'est celle où l'on parle l'allemand le plus pur. L'industrie y est trés-tlorissanle. Le gouvernement est monarchique tempéré. Dresde (v.) en est la capitcrie. — L'ordre du Mérite civil de Saxe fut institué le 7 juin ISi:; par le roi Frédéric- Auguste; les titulaires en portent les insignes suspendus u un ruban bleu.
Ordre dtl Mcrilc civil
(Saxe).
SAX — û8 — SCA
Saxe (Maurice, comie de), maréchal de France (v. Maurice).
Saxo-Grammaticus , grammairien nommé anssi Longus, né diine rainille disliiiguée, dans l'ile de Seoland, fut l'ami et le con- (ident de l'évèque Ahsalon , guerrier aus^si intrépide (iu(> ]K>lili(|iie distingué. Les ouvrages de ce savant Danois focmcnt la principale source où l'on va puiser d'exactes notions sur l'iiistoire de sa patrie et des autres états du nord jiendant le moyen âge. Son histoire de Danemark a paru sous le titre de Historiœ Danicœ. Il mourut en I20i.
Say (Jean-Baptiste), l'un des écenoraistes les plus renommés de l'école économi([ue moderne, né à Lyon en 1767, mort à Paris le 16 novembre 18:52, fut d'abord employé par Mirabeau à la rédaction de son Courrier de Provence, puis secrétaire de Claviére, alors ministre des finances. Après la révolution du 18 brumaire an viii, il fut appelé au tribunat et prit rang parmi ceux de ses collègues (pii croyaient utile d'exercer sur les lois présentées par le gouvernement consulaire une critique sévère; aussi subit-il avec les hommes qui professaient les mômes principes l'élimination dont fut frappé le tribunat. Resté, depuis cette disgrâce, étranger aux fonctions publiques, il n'eut plus d'autre ambition que le perfectionnement de la science économique, et occupa, avec autant d'honneur que de zèle, la chaire créée en 1819 au Conservatoire des arts et métiers de Paris, pour l'enseignement des doctrines économiques.
Scalde (du vieux mot islandais sca/W, poète"). Les scahles étaient les bardes du nord ; du moins on a]ipelle citants des scahles les chansons des bardes connus, tandis qu'on désigne sous le nom de chants d'Edda ceux qui contiennent les sagas des dieux, des héros et des rois, dont les auteurs sont inconnus. — Les scahles étaient en outre historiens, et suivaient dans leurs expéditions guerrières les rois, qui s'a{)i)liquaient à répandre le plus possible leurs [iroduc- (ions, et qui les récompensaient magnifiquement.
Scalkger i.lules-César), l'un des savants les plus célèbres du commencement du wi" siècle, prétendait descendre des Scala, princes souverains de Vérone. Il s'adonna aux lettres, aux sciences, et en particulier à la médecine, et fut choisi en qualité de médecin par l'é\è(]U(> Antoine de La Rovère , qui l'amena avec lui à Agen, en ■I'i2;). Ce fut dans celte ville (juil composa les savants ouvrages qui le placèrent en peu de temps à la tète des érudits de son siècle. 11 cultiva la poésie avec (pielque succès, écrivit en* latin avec une clarté et une élégance qui servirent de modèles à ses contemporains, et (il sentir aux botanistes la nécessité de classer les plantes d'après leurs formes et leurs caractères distinctils, plutôt que d'après
SCA — Û9 — SCA
leurs propi'iélés. Sa Viiiiitù était extrême, et il ^e livrait a de véritables emportements dans toutes les discussions où son amourpropre était blessé. 11 mourut le 21 octol)re looS, à l'ài^e de T.'i ans.
Scaliger (Josepli-.lusle) , savant philologue du \vi'' siècle, était le 10<= lils de Jules-César Scaliger. 11 naquit à Agen le 4 août ioiO, et mourut en 1609.
Scalpel, petit couteau mis en usage par les anatomisles pour inciser et isoler les tissus. Il } a des scalpels à lame droite, à lame convexe, etc.
Scamandre (aujourd'hui Scamandro ou Paleo-Scamandria) , ileuve de la Troade, fameux dans Ihistoire du siège de Troie; ses sources, situées à l'est, du mont Ida, sont au nombre de deux : l'une est tiède et enveloppée d'ime t'haïsse fumée, et l'autre acquiert en été une i)lus grande intensité de froid. — Ce (leuve, dont le cours a subi de notables changements, se dirige vers la mer dans la direction du N.-O., et se perd dans des marais. 11 était autrefois considéré comme une divinité bienfaisante; il avait ses fêtes et ses pontifes, et, suivant un usage antique, cluupie jeune (îlle de la Troade était obligée de se baigner dans ses ondes la veille de ses noces.
Soanderbeg , liéros de l'Albanie , dont le véritable nom était Georges Kastriola, né en 1404 ou '141 4-, était le second fds de Jean Kastriota, seigneur d'Œmatie, et de la princesse servienne AVoisa^va. Jeune encore lors de la première invasion de l'Épire par Murad, en 1423, il fut livré, avec ses frères, comme otage au sultan et enmiené au sérail, puis élevé dans les principes de l'islamisme. Il avait à peine 19 ans quand il reç^'ul le counnandement d'un sandgiak. Ses succès dans, les guerres et dans les combats singuliers lui acciuirenl les faveurs du sultan, et lui méritèrent le surnom de Scander (Alexandre), aucpiel l'enqiereur ajouta le titre de beij ou bei/. Mais, à la mort de son pore (1 1.32), le sultan s'étant emparé de sa principauté, Scanderbeg ne respira plus (jue la \ engeance, quitta les Turcs, s'empara de la forteresse de Kroja, apj)ela tous les braves Épirotes à la délivrance de leur patrie, et soutint, jus(iu'à sa mort, arrivée en I iCfi , une lutte glorieuse contre Murad et Mohammed II, auxipiels il ht essuyer de tels désastres qu'ils Wnvni obligés de renoncer à la conquête de l'Kpirc.
Scandinavie, coiilréc (pii comprenait autrefois les 3 royaumes du nord, la Suéde, la Norwége et le Danemark. Celle dénomination ne s'aiti)lii|ue aujourd'hui qu'aux 2 premiers. — Trois peuples principaux, de race germanique, habitèrent la Scandinavie : les Normands en Norwége, les Suions ou Suédois à l'est île la Suéde, X. 5
SCA — 50 — SCA
cl les (jollions ou Gûllin tlaiirf la Gothie, a 1 ouest. Ils so monlrèroiU les eniicniis acharnés de la Franco, dont ils ravaL^èrent les cùles dès Fan 516, fondèrent des étals en Irlande, soumirent une partie de rAngletorre, donnèrent leur nom à la Normandie, el, des rives delà Seine, poussèrent leurs excursions jusiju'à la Méditerranée, oîi ils établirent des dynasties sur les trônes de Naplcs et de Sicile. Dans le nord et dans l'ouest, ils étendirent leur domination jus(]uïi Biarmaland. Sous le nom de Waraigues, et commandés par Rurik et ses frères, les uns fondèrent l'empire russe ; d'autres allèrent servir fidèlement les empereurs de Byzance, ou peuplèrent des pays jusqu'alors déserts. Les Hébrides devinrent le principal repaire de ces pirates, qui, de là, portèrent la dévastation jusque dans la mère patrie ; leurs dé|)rédations ne'cessèrent qu'après qu'ils eurent été conlraints à briser leurs idoles et à embrasser la foi du Christ. — Littérature Scandinave. La littérature Scandinave, ou de l'ancien nord, comprend les monuments de la langue de la Scandinavie païenne, c'est-à-dire du Danemark, de la Norwége et de la Suède, et de l'Islande. Celle littérature , dont les i)roductions embrassent l'espace de temps qui s'étend entre l'époque la plus reculée ^dans l'antiquité et celle de la destruction du paganisme, est de la plus haute importance pour l'Allemagne, et môme pour l'Angleterre, car ces deux pays manquent, pour cette époque reculée, de documents écrits dans leurs idiomes. C'est elle qui a transmis aux peuples Scandinaves la connaissance de la mythologie de leurs ancêtres; et, bien qu'inférieure à celle des Grecs dans ses dévelopjjements, elle ne laisse pas de soutenir la comparaison avec elle sous tous les autres rapports. Les monuments de cette littérature sont YEdda ou les Sagas des Dieux, et les Chants des Scaldes. L'élude de la littérature Scandinave a été remise en honneur dans ces derniers temps et prend tous les jours une nouvelle importance. La grammaire de liask (v.) et son dictioiuiaire islandais ont beaucouj) contribué ù propager ce mouvement des esprits. — Mtjthologie. Le nord de l'Europe a, lui aussi, sa mythologie; là aussi l'imagination féconde des poètes est venue en aide aux traditions populaires; là aussi tout est d'abord matérialisme , puis personnilication dictée par le spiritualisme. Le chaos, placé sous un ciel triste et froid, était un abîme sans fond, goulfre de brouillards dont sortaient 12 fleuves aux Ilots de glace qui finirent par le combler. Plus loin, après ce monde de brouillards, était le monde de la lumière et du feu. Un rayon de ce soleil perdu dans les glaces enfanla Vnier , le géant de la glace, dont la race était méchante; au contraire, les lils de Urue, autre géant issu du mélange du chaud et du froid , étaient
SCA — 51 — SCA
bons; ils (lurent liillor conlrc le; <^('';int de la c;Inrp, le twèronl, jol/'renl, son cadavre aux enfers. Ce cadavre devint le monde; les nrKîrs et les fleuves se formèrent du sani^ d'Ymer; sa chair forma la terre, ses os devinrent des rochers, ses dents et sa mâchoire des pierres; sa cervelle jaillit en nuages. Quant à sa tète, les pctits-fils de Bure et de Boer son fils en firent le ciel, où ils jetèrent quelques étincelles du monde de lumière. (V est ainsi que la mythologie Scandinave expliquait à l'aide d'ingénieuses fictions, et en rai)|j('l.Jint avec une couleur toute locale la lutte des deux i)rincipes du bien et du mal, le débi'ouillement du chaos. — Toute la mythologie Scandinave repose siu- l'existence de géants doués de tous les attributs de la divinité; ils peuplent le ciel, la terre, les enfers de diviiiilés sombres ou riantes, terribles ou gracieuses; ils créent le 1^'' homme [Askur, le frêne) et la l'*^ femme EuMa (l'aulne). C'est de leur race que naissent la nuit [Nolt), le crépuscule, le jour [Daijur], le soleil {Sool), la lune [Maan], etc. Puis vient, un peu plus tard, Odin, le terrible Odin (v.) des premiers siècles de notre ère, avec nn cortège de dieux et de déesses non moins grand que celui dont les anciens avaient peuplé l'Olympe. Quelques points de ressemblance existent bien entre les divinités Scandinaves et celles des Grecs ; mais la mijthohgie. Scandinave restera toujours comme une mythologie originale devant à la simditude des passions humaines, dont a\issi elle est la personnification, bien plus qu'à des emprunts topographiquemcnt fort difticiles, ce qui en cela pourrait ressembler à (le l'imilation.
Scanie, province du Cîothaland, au midi de la Suède. Au nord, elle touche aux provinces de Blekingiic, de Smoland et de Ilalland ; à l'est, au sud et à l'ouc^st, elle est baignée par la mer Baltique et le Sund. Ci.'tte province peut être regardée comme le grenier de toute la Suède. Le rossignol et la cigogne y fixent le terme de leurs migrations habituelles. — Cédée à la Suède en 1638, cette province resta long-temps attachée de cœur aux Danois, et dans la guerre de 167.") se montra tellement hostile à la Suède, qu'il fallut iilusietu's victoires pour assurer sa soumission Les habitants, éparpillés en [luérillas sous le nom de snapphancs, dont nous avons fait l(^ mot clicnapan (vaurien, bandit), devinrent r(^doutabes aux troupes suédoises. Jl s'ensuivit une lutte atroce, empreinte d'un caractère de barbarie tel que les vaincus des 2 partis furent récipro([uement cmpal('\s t>t brùh^-s. — La Scanie noiuritde nombreux l)esliaux. On en e\|)oile des meules de moulin, de l'alun, de la chaux et du charbon. Klle se di\ise en 2 i)réfectures. ('elle de Christianstad compte 'l:i;),;J()() liabilants sur une surface de 8 iO kilomètres carrés; et celle de Mal-
SCA
SCA
mop n 31(1 kilollU'tro^ carrôè et une population do 206,770 ànios. Villes principales, Christianstad, un des dépôts militaires de la Suède, avec forteresse; Mahnoe: Lund, célèbre par son université et sa cathédrale, un des plus beaux monuments de l'architecture du nord; Ifelsingborf/, en face d'Elseneur, sur le rivaire du Sund, et Ystad, station des vaisseaux à vapeur ([ui naviguent entre la Suéde et la Prusse.
Scapin fde Titalion scappino, chausson), Fun des personnages du théâtre italien, appelés zanni (bouffons). En Italie, il |)arle l'idiome l)ei'gamasque ou lombard. Ce rôle est toujours celui d'un fourbe.
Scapulaire (d'un mot latin signifiant épaule), pièce d'étoffe qui
descend depuis les épaules jus-
Scapulaire.
qu'en bas , tant par-devant que par-derrière, et que portent plusieurs religieux sur leurs habits pendant le travail des mains. — On appelle ^ encore ainsi deux petits morceaux d'étoffe bénite, ([u'oii porte sur la poitrine à laide d'un ruban passé autour du ^^^ cou. La légende dit que le I'''' scapulaire fut offert jiar la - Vierge à Simon Stock, général des carmes, vers le milieu du xiii'' siècle. Plusieurs vertus ui sont attribuées par les personnes dévotes. — C'estencore, en chirurgie, une bande qui
s'applique sur les épaules, et dont les extrémités sont fixées à un bandage appliqué sur le corps, de manière à l'empêcher de descendre, de glisser. — Il se dit, en anatomie, des diverses parlies (|ui appartiennent ou qui ont rapport à l'épaule.
Scarabe, genre d'insoct(>s de la première section de Tordre des coh'optères (v.) et de la famille des scarabéides. On rencontre ces insectes courant sur la terre ou volant d'un endroit à l'autre. Ils fréquentent surtout les fumiers, les terres grasses et humides, et y déposent leurs œufs. La larve ressemble à un gros ver mou , courbé en arc, à tète dure, munie de deux antennes filiformes courtes. La nymphe est enfoncée dans la terre et enfermée dans une espèce de c()(iue que la larve a construite avant sa transformation.
Scaraniouche.
SCA — 53 — SCA
Scaramouche, personnage comique, venu orii^inairenicnl d'Rspagne, puis do Naple?. Son caractère, assez semblable à celui du capitan, était un mélange de forfanterie et de jwUronnerie. La moitié do son nMe consistait en postures et en grimaces, et il finissait toujours par recevoir des coups de bâton de la main d'Arlequin. Lâche et vantard^ il portait d'épaisses moustaches, avec le costume espagnol , noir do la tète aux piods. — Le plus célèbre Scaramouche fut Tiberio Fiurelli, né à Naples en I60<S. Il ioua à Paris de 1 670 à 1 69 ! , et mourut en 1696.
Scarlatine, adjectif tiré du mot écarîate et qui sert à désigner une affection de la peau dont, le principal caractère est la rougeur. On l'appelle encore fièvre rouge, parce que cette maladie est toujours accompagnée d'un mouvement fébrile. Elle se complique assez souvent d'angine ou mal de gorge et d'irritation des voies digestives, de céphalalgie, de nausées. L'atfection apparaît d'abord sous forme de petites taches qui s'étendent progressivement, au point de se réunir bientôt. C'est alors qu'on dit que l'éruption est cunfJuente. Le corps parait (]uehiuefois comme barbouillé de jus de framboise. Quand celte maladie se montre sans complication grave, elle ne réclame, pour ainsi dire, que des somshygiéniques ; ladiote, l'usage des boissons délayantes et une température douce et uniforme dans la chambre du malade, sont les premiers moyens auxquels on a recours.
Scarlatti (Alexandre), l'un des plus grands musiciens qu'ait produits l'Italie, naquit à Naples en 1630. La musique dramatique lui est redevable de ses premiers progrès. Appelé successivement dans plusieurs cours d'Allemagne, il y écrivit des opéras qui obtinrent beaucoup do succès. Vers la fin du xvii" siècle, il vint se fixer à Naples, où il mourut en I72:j. — Les Italiens appellent ce grand maître la gloire de l'art. Eu eiîet, aucun compositeur n'a poussé plus loin que lui la science d'écrire pour la voix, science cpii se perd aujourd'hui, et ([ui a valu à l'ancienne école d'Italie toute sa célébrité.
Scarlatti Dumiuiiiuc^ fils du précédent, né en 1688, se livra à l'étude do la har[te, que son père lui-mémo avait cidtivée, et devint un tlos plus grands virtuoses sur cet instrument. Il se fixa en Espagne, ot mourut à Madrid vers 17.">7. On ne connaît de ce maître
SC.A 5': — SCA
qiio 30 riipricis l't 6 soiialos pour le clavcrin. I.os liommo^A do f^oùt ])lacenl, ces coinposilions iiniiiédiaUMiicnt apix'S les œuvres de llaciidel el do Bach pour le clavecin.
Scarpa (Anloiiio), né le 13 juin 1747 à la Motte, petite ville du Frioul, se consacra de très-bonne heure à l'élude de la médecine, et suivit à l'université de Padoue les cours do Morgagni, dont il devint le secrétaire. Nommé d'abord à la chaire d'anatomie dans l'université do Modène, puis premier chirurgien de l'hôpital militaire, il fit admirer, pendant 8 années qu'il professa dans cette ville, son savoir, sa méthode, la pureté de son langage et la beauté de ses préparations. Il visita ensuite la France et l'Angleterre, se lia à Paris et à Londres avec les plus habiles chirurgiens de l'époque, et revint en Italie, où il accepta, en 1783, la chaire d'anatomie créée par l'empereur Joseph II à Pavie; c'est là qu'il exécuta la plupart des admirables travaux qui ont acquis à son nom une si juste célébrité. Il mourut le 30 octobre 1832.
Scarron (Paul), né en 1610 ou 1611, mort le 16 octobre 1660, était fils d'rm conseiller au parlement qui possédait une fortune considérable; mais il perdit sa mère, et son père se remaria. Ce fut la source de toutes les disgrâces de leur fils. — Scarron prit le petit collet sans s'engager dans les ordres, et voyagea en Italie, menant joyeuse vie; car son père fournissait à ses dépenses; mais lorsque celui-ci mourut, il lui légua pour tout héritage un procès. Pour comble de malheur, il devint infirme à 28 ans, et resta cloué sur sa chaise pendant le reste de sa vie, ne conservant que l'usage de ses doigts, de sa langue et de son estomac. Cette circonstance décida de sa vocation; il se mit à écrire, et épousa, en 1552, mademoiselle d'Aubigné, depuis madame de iNIaintenon. Le salon de ce malade devint un bureau d'esprit, et fut le plus gai de tous les cercles de Paris; la présence d'une femme aimable et spirituelle y attira un grand nombre de visiteurs, ])armi lesquels le cardinal de Retz, Sarazin, le comte du Lude et Villarceau. Scarron a composé des comédies, parmi lesquelles VHéritier ridicule et Don Japliet d'Arménie eurent nn grand succès à leur apparition. Il estj le héros du style burlesque, et a travesti V Enéide de Virgile; mais il a pris une meilleure place comme prosateur. Le style, aussi bie^ que les caractères, la vérité des mœurs et le comique des situations; feront vivre son Roman comique , resté malheureusement inachevé. Scène (d'un mot latin signifiant tente, cabane, berceau), partie (lu Ihèàtre où les acteurs représentent devant 1(> public, et cpii, à ^l'origine de l'art dramatique, était ordinairement une lento, un berceau de verdure. — \.\ivant-scéne est la partie antérieure du
SCÈ
— jj —