‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 15 sur 133 · SCH · texte numérisé non relu

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espèce do liàton do

fet

tliràlre la pluri rapprocliôo dos spocfoteiirs. — Mellro un oiivra.2;e en Hchio, c'est régler la manière dont les acteurs doivent s(î présenter. — Un dit dans le même sons, au figuré, briller sur la scène du monde. — Scène indique aussi la décoration du théâtre; il se prend en général pour l'ensemble de l'art dramatique ; c'est également toute action ([ui oiïre quelque chose de vif, d'animé, d'intéressant, etc. — Faire une scène à quelqu'un, c'est l'attaquer violemment de paroles. — Scénique, ce qui a rapport à la scène. — Scènoyniphie, art de peindre les décorations.

Scepticisme (d'un mot grec signiliant con.s/(/('j-^>-, contempler). On appelle ainsi la doctrine d'une secte de philosophes anciens, discipl(>s de Pyrrhon, qui faisaient pi'ofession de douter do tout, c'(>sl-à-dire (|ui examinaient tout sans rien décider. — La philosophie sceptique est celle qui consiste à douter de tout (v. Vijrrhunisme).

Sceptre (d'iui mot qui signifiait hàtun)., commandement , (]ui est une des niar(|ues de la royauté. — 11 se dit quelquefois tigurément de la royauté même : il lui arracha le sceptre avant de lui êter la vie. — Sceptre se dit aussi ligurèment de la supériorité, de la prééminence en quelque chose : cette nation a le sceptre des mors.

Schabraque (mot emprunté de l'allemand), housse, sorte de couverture (pi'on étend sur la selle des chevaux (le cavalerie, et qui, à l'endroit du siège, est garnie ordinairement d'une ])eau de mouton.

Schaffhausen, Tiui des cantons de la Suisse pres(]ue entièrement enclavé dans le grand-duché de lîade, et que 1(> Uhinsépare du canton de Zurich, l'espace de <) kilomètres. 11 a en\ iron ^l kilomètres de l'est à l'ouest, 12 du nord ausud, et 112 kilomèlres carrés de superficie; po[)ulalion : ■28,000 habitants, dont 27,800 protestants et 200 catholi(iues. Il est arrosé iiai- le Riiin, le ^'lltla(•h et les ruisseaux de Riberach, Klus et Muhlenthal. On y recueille du blé, des fruits et surtout des cerises, dont on l'ait du kirschwasser. Le vin de ce canton j)asse pour un ilci^ nieillem-s de la Suisse allemande. Le canton est divisé en 24 tribus. Ln grand conseil, composé de 74 membres, possède

fici'plrc ft //OKT.tP de l'empereur di: 1(1 C'kiiie.

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lo pouvoir souverain, sous la présidence d'un l)ourgniestre; un outre conseil, de 2i membres, est investi du ])Ouvoir exécutif, et forme hï tribunal suprême. On y com|)le .'{ villes, 4 bourgs et .35 villai^es. — Le chef-lieu est Schalfhumi'n, ville de 7,000 âmes, (pii, tombée en 1330 au pouvoir de la maison d'Autriche, reconriuit son indépendance en l-iHj, et fut admise en 1501, comme capitale du 1 2« canton, dans la confédération helvétique.

Schah ou chah (mot persan signifiant roi, seif/nouv), titre du souvciain de la Perse (v.).

Schakos, schacho OU scliakoz , coilTurc militaire d'origine allemande.

Scharnhorst ((ierhard-David de), né le 10 novembre 175G à llameln , dans le Hanovre, l'un des hommes les plus remarquables de la guerre de Tindépendance allemande, fut le créateur (le la hmcbrehr, institution qui a fait la force de la monarchie prussienne. 11 releva le moral de la nation à une époque où les plus intrépides désespéraient du salut de la patrie. En 1813, chef détatmajor de l'armée prusienne, Scharnhorst conduisit lui-même les colonnes au fort de la mêlée dans la sanglante bataille de Lutzen. Atteint par un boulet, il mourut à Prague le 28 juin de la même année.

Schill (Ferdinand de) naquit en 1773 à Sothof, en Silésie. Officier dans l'armée prussienne, il obtint du roi, quelque temps ai)rés la l)ataille d'iéna, l'autorisation de former un corps franc poui' faire, contre les Français, la guerre de partisans en Poméranie. Eu moins d'un mois il réunit près de 1000 hommes. Son courage, sa résolution, et l'heureux succès qui couronna ses entreprises, répandirent rapidement son nom dans les rangs ennemis et l'y rendirent formidable. En 1809, quand l'Autriche eut déclaré de nouveau la guerre à la France, Schill, bien que la paix ne lut point rompue entre la Prusse et le gouvernement français , se mit en campagne contre Napoléon à la tète de tous ceux qui osèrent le suivre. Mais bientôt contraint de se jeter dans Stralsund, il y fut attaqué et succomba après d'inutiles jtrodiges de valeur.

Schiller (.lean-Frédéric-CIn-istophci, iia(|uit le 10 no\ ombre 1759 à iMarhach, petite ville de la Souabe, dans le royaume de Wurtemberg. Poète, auteur dramatique, historien, il fut l'iui des [)lus b(îau\ génies de l'Allemagne. Les BrUjamh, Don Carlos, Walkiish'in, la Fiancée Je Messine, (hullaume Tell, l'Histoire de la guerre (le :',{) ans, etc., lui ont acquis des titres incontestables à l'inmiortalilé. Son existence, d'abord précaire, agitée, s(> trouva enfin assurée et fixée par les soins d(> son iilii>lie ami (ioi'lhe, (|ui (it

( ivor pour lui iiiio nouvelle chaire do j)hilosopliio a riiiiivor.sité d'iéna. — Schiller mourut dans sa 4-6'' année, le 9 mai 4 8().'i

Schiras, capitale de la province de Farsistan ou Fars, en Perse. Cette ville, située dans une vallée délicieuse d'une grande fertilité, a des verreries et des fabiiqucs de cuir, de soie et de laine; elle fait un commerce très-étendu ; son vin rouge et ses grenades sont renommés dans tout l'Orient. Sa population, cjui était jadis d(> .'iOjOOO habitants, s'élève à peine aujourd'hui à 18,000.

Schismatique, schisme ((J'un mot grec sigiiiliaut division, séparation). Ces mots ne sont guère d'usage ([u'en parlant de la séparation (pii arrive à cause de ly diversité d'opinion entre gens de la même religion, de la mémo foi. — L'on appelle schismatiques, ceux qui se détachent ou se sont détachés d'une communion pour en former une nouvelle. — Schisme se dit, par analogie, en matière de politiqu(% de morale, de littérature, etc. — On appelle schisme d'Occident une division qui eut lieu dans l'église catholique pendant une partie du xiv*^ et du xv siècle, et durant laquelle il y eut à la fois plusieurs papes, que leurs partisans respectifs regardaient comme siMils légitimes.

Schiste (d'un mot grec signifiant fcmlre, diviser), terme générique ])ar le(iuel on désigne des pierres argiloïdes, tendres, i)ouvant aisément se diviser en feuilles plus ou moins minces, d'un aspect terne et que l'eau ne réduit point en pâte.

Schlague, mot qui a commencé à circuler dans l'idiome vulgaire des trou[)es françaises pendant la guerre de 1756. Celles qui combattaient en Allemagne l'cmprimtèrent d'un verbe allemand signifiant battre, pour l'emplo) er substanti\ ement dans le sens de bastonnade militaire. Aujourd'hui, du reste, les grandes améliorations qu'a éprouvées chez nous la composition de l'armée ont rendu inutile, impossible même, le retour aux exécutions du vieux bàlun classique.

Schlegel (Augusie-Guillaume), poète, critique, philosoiihe, ti'aducteur et écrivain politiciue , nacpiit à Hanovre le 5 septembre 'I7G7. Ses poésies originales ont une couleur antiqtie et une simplicité ravissante; ses traductions sont unanimement admirées; ses cours et ses recueils littéraires obtinrent le plus brillant succès. — Dans les campagnes de 181.'} et 181 i, Schlegel suivit aux armées l(> prince royale de Suède, et rédigea les proclamations de Bernatlotte contre la Fiance.

Schlegel (Frédéric), frère du précédent, né à Hanovre le 1 2 mars 4 772, est l'un des philosophes les plus justementcélèbres del'époipie iuo(l(>rno. Doué d'une inmiense érudition, les arts, la liltératurv; du

midi de l'Eiirope, les poésies du moyen ilge, les légendes populaires, les lan<ïiies orientales roccupèrent flabord exclusivement ; ce no fui qu'à rage de 28 ans qu'il se sentit poète, et alors il s'abandonna aux plus nobles inspirations patriotiques. Frédéric Sciilejj;el publia ensuite un ira/té sur la langue et la sagesse des Indiens, ouvrage d'érudition d'un puissant intérêt. Pendant les années 181! et 1812, il fit imprimer son célèbre cours de littérature, puis un cour» d'histoire moderne, un cours de philosophie, etc. Enfin il ouvrit à Dresde un cours sur la vie de l'âme et son élévation progressive, qui attira une foule d'auditeurs d'élite. — Au milieu de ces occupations si variées, Schlegel fut frappé d'une apoplexie foudroyante, le II janvier 1829.

Schleswig, capitale du duché danois du même nom, bâtie irrégulièrement à l'c^xtréinité du bras de mer appelé Schl'tj, s'élève en amphithéâtre au bord de ce golfe profond. On y remarque le château de Guttorp, qui sert de résidence au gouverneur général des duchés de Schleswig et de Holstein (v.), et qui est le berceau de la miiison princière'de Holstein dont l'une des branches occupe aujourd'hui le trône impérial de Russie. — Le duché de Schleswig est borné au nord par le Jutland, au sud par le Holstein, à l'ouest par la mer du Nord et à l'est par la Baltique. Le sol, quoique en général sablonneux, en est assez fertile; des hêtres d'une hauteur peu commune, des chênes magnifiques et d'autres essences y croissent en abondance. On y rencontre des lacs, des golfes pittoresques et des champs bien cultivés. Le petit pays ù'Angeln, d'où sortirent les Angles, qui firent la conquête de la Bretagne et qui lui imposèrent leur nom, est surtout remarquable par la richesse de sa végétation et le haut degré de perfectionnement qu'y a atteint l'agriculture. Les villes les plus importantes du duché de Schleswig sont, après le chef-lieu, Apenrad, Flensbourg , Husum, Christ iansfeldl fondé en 1773 par une colonie des frères Moraves (v.), et Eckernfœrde. Le luthéranisme est la religion dominante, et l'on parle suivant les localités soit l'allemand, soit le danois : cependant l'allemand est la langue otïicielle. L'administration, la législation, la constitution politique et le système monétaire des duchés de Schleswig et de llolstein diffèrent entièrement des institutions analogues en vigueur dans le royaume de Danemark. Le roi, en effet, ne règne i)as dans les duchés comme souverain danois, mais bien comme duc de Schleswig et de Holstein; distinction dont la conséquence serait fort ini|)orfante au cas où la descendance directe et masculine de la maison d'Oldenbourg viendrait à s'éteindre.

Scholiastes 'd'uu mot grec signifiant note, observation sur dillé-

rciits passages d'uii autour [)our en faciliter rintelligcnce), auteurs dtu'onimentaires sur les anciens ouvrai^es classiques, et iwirticuli-rement sur les poètes et auteurs i;;rccs. Mali^ré leur mauvais tioùt cltoutes leurs subtilités, les sdwUustes ont été fort utiles : ils ont retrouvé et sauvé de l'oubli de nombreux fragments d'auteurs qui sans eux eussent été à jamais perdus.

Schmalkalde, seigneurie de l'ancien pays de llenneberg, do 40 Iviloniélres carrés de su|)er(icie. Elle appartient aujourd'hui à la province de Fulde en Hesse-Cassel. Son chef- lieu, qui porte le même nom et qui renferme 4,800 habitants, possède des fabri- (|ues de toute es})ècc qui im{)rimenl à son commerce une grande activité. — Le seul fait remarquable de l'histoire de cette ville est la ligue qui y fut conclue au mois de mars 1531 , entre neuf princes et comtes protestants, et onze villes impériales, pour la défense de leur foi et de leur indépendance politi((ue, contre Ciiarles-Huint et les états catholiques, et qu'on ai)[)ellc Ligue de SchiiKilkalde.

Schumla, Schuma et Schiemia, ville stiuéc sur le versant septenliional du Balkan, dans le saudjak de Silistrie , en Bulgarie. Ell(^ compte 30,000 hal)itants. Arméniens, Turcs et Juifs. On y trouve de grandes fabricjues de soieries, des filatures, des fonderies de cuivre ; elle fait le commerce des draps. C'est le point de jonction de toutes les routes qui conduisent aux forteresses construites sur le Danube, et la clef du Balkan.

Schwarz (Barthold) , moine franciscain, naquit au xiii^ siècle, à Fribourg, district de Brisgau. On lui atlribue, mais à tort, là découverte de la poudre. U ne fit qu'ap[)liquer celte préparation chimi(|U(> à la guerre et à la cliass(î.

Schwârzbourg , maison i)rincière souveraine qui , dès le \i" siècle, |M>ssédait en Thuringe des biens considérables. On fait descendre cette famille , ainsi cpie celle des comtes de Kefenibourg, de Giiather, fils de Lothaire , roi mérovingien , ipu , vers le mili(Mi du viii" siècle, lit bâtir le château de Kefernboiii-g, près d'Armstadt. Un des descendants de ce Giiuther, Sizzo III, fonda < en 11 i2, la chartreuse de Georgenthal, et bâtit Schwârzbourg; il fut le premier qui prit le titre de co»ife de Schtrarzbounj. Son lils, Ileini l^"'' , transporta, en M 60, sa résidence de Blankenbourg à Schwârzbourg; sou frère, (îiinther IV, habita Kcfernboiirg. Après la moi'l de Henri l'"'. qui ne laissa pas d'cnfauls. le fils aîné de son frère (iiinUier hérita de s(>s domaines, et fui le fondateur de la maison actuelle d(> Swarzbourg , laquelle, en 1807, adhéra à la confédération du Rhin, et, le 13 juillet 1813, à la confédéiation

son — GO — SCH

gc'riiuluiqne. A la dicte elle constitue la (luiiizième voix avec les princes d'Oklenibourg et d'Anhalt.

Schwarzenberg (maisoudc). Cette famille a toujours occupé des places iuiporlantes à la cour de Vienne et auprès de plusieurs princes de rempile; mais il n'y a que 2 de ses membres dont la réputation soit devenue européenne. L'un, ministre de Georges-Guillaume, électeur de Brandebourg, fut tout-puissant lors de la guerre de 30 ans, puis fut emprisonné et périt dune manière mystérieuse. — L'autre, Charles-Philippe, prince de Scln\ arzenberg , duc de Kruman et feld-maréchal desarmées autrichiennes, né à Viemie le I o avril 1 771 , se rendit célèbre dans les guerres de l'Autriche contre la France, et mourut à Leipzig, le 1o octobre 1820, comblé d'honneurs et de dignités. C'est lui qui, en 181 i et 1815, commandait en chef l'armée autrichienne chargée d'envahir la France avec les autres forces des alliés.

Sohweinîchen (llans de), chevalier silésien, lié d'amitié avec les ducs Henri et Frédéric do Silésie-Liegnitz, parcourut toutes les contrées de l'empire, en partageant les aventures du premier de ces princes. Dans ses courses vagabondes, il tint un journal exact qui nous est resté et qui offre un tableau remar([uable des mœurs du xvi'^ siècle. Né en 1532, il mourut en 1616 ; mais son journal ne va pas au delà de 1602.

Schwerin. résidence des grands-ducs de Mecklenbourg-Schwerin, dans un site charmant sur les bords du lac du même nom , au milieu d'une vaste forêt de hêtres. — La cathédrale decette ville est digne de l'attention des voyageurs, ainsi qu'un beau château gothique flanqué de tourelles qui s'élève dans une île du lac.^Le commerce est alimenté par un grand nombre de fabriques et par des relations suivies avec Hambourg et Lubeck. La population s'élève à 1 î,000 âmes.

Schwitz, Schweîtz OU Schwyz , canton suisso qui a donné son nom a toute la confédération, l'un des trois premiers qui jetèrent les bases de la liberté helvétique. 11 est borné au nord par Zurich et Saint-Gall, au nord-est et à l'est par ce dernier canton et par Glaris, au sud par Uri , au sud-ouest par Uniervald , et à l'ouest par Lucerne et Zurich. Sa longueur est d'environ 52 kil. de louest-sudouest à l'est-nord-est, sa longueur de 38 kil. au sud, sa superficie de 17G kil. carrés. On "évalue sa population à 36,000 âmes. L'éducation du bétail y fait négliger l'agriculture. L'industrie se borne généralement à la confection des produits des troupeaux et de quelques cotonnades. Ce canton est divisé en 6 districts et a pour cheflieu Schicitz , joli bourg de 3,600 âmes.

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Sciatique ((ruti niot grcc signifiaiil hanclœ). En pathologie, ce Iciinc désigne une douleur vive qui affecte le grand ncri sciatique il >e fixe le plus ordinairement à l'oniboiture des cuisses.

Science (dérivé d'un mot latin signifiant savoir). Connaissances claires et positives basées ou sur des principes évidents ou sur des ilriiionslrations, et formant, tant ])ar leurs analogies (|ue ])ar leur ili pendance mutuelle, tout un système. De cette définition, il est lacile de calculer rpi'il doit y avoir autant de sciences diverses que i ni! peut former de groupes ou de sijsièmes, dont l'ensemble et les ih lails sont inlimement liés. — Les sciences sont le résultat de la filiurioiise et patiente observation des plus grands génies; elles nous dévoilent la mystérieuse immensité de la nature, nousaffran- I hissent de tous les vices enfants de l'ignorance et de la superstitiun, et ramènent inévitablement notre pensée sur l'auteur éternel de toutes choses, pour lui rendre grâce des incommémorables bienfaits dont il s'est plu à nous combler. C'est en effet une incontestable vérité que la science est le premier degré d'initiation à la connaissance de Dieu , et que plus elle est profonde, plus elle s'humilie et s'anéantit devant l'idée de la toute-puissance de l'être infiniment bon et infiniment sage qui a créé cet admirable ensemble, le merveilleux système des mondes lancés par une seule parole dans l'immensité et qui tous concourent directement au bicnèlre do l'homme, but unique de la création. — Ce serait soulever une question bien ardue, que de vouloir remonter à l'origine des sciences parmi les hommes ; toutefois on peut dire que les rives du Gange sont généralement regardées comme en ayant été le berceau. Après les huliens qui la créèrent, vinrent les Persans, puis les Chaldéens, les Arabes et les Atlantides, auxquels succédèrent les Egyptiens, dont le pays peut être considéré comme le point de déjiart de toutes les sciences cultivées depuis 3,000 ans i)ar les nations européennes. Les Grecs qui, dans celte carrière, passèrent a[)rès tant d'autres peuples de l'antiquité, les éclipsèrent tous ; et leur héritage, .-soigneusement cultivé par les Romains et par le Bas-Empire, s'est transmis jusqu'à nous, grâce aux travaux du moyen âge, ([ui mériteraient d'être plus appréciés qu'ils ne le sont généralement. — La division des connaissances humaines en sciences exactes ou posHices et en sciences morales ou spèculatices ne nous paraît pas avoir besoin de déOnition.

Scipion (les). L'éclat de ce nom commence à un jeune homme qui

hit le bâton de cieiUesse (\o son giiuid-pèrc, et qu'on surnomma

Scipio (bâton) ; mais le premier Scipion dont l'histoire fasse (pielque

mention comme homme public est un certain Publias Cornélius,

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(r;il)ord maître-général de la cavalerie vers Tan do Rome 3G0, eiisiiile Inbiin, i)Uis consul. — Scipion (Lucius Cornélius), consul en Tannée 4o(), remporta sur les Élrus(|ues, à Volatcrra, une glorieuse victoire. Son (ils, qui porta les mômes noms , également consul en 485, après avoir conquis sur les Carthaginois les iles de Corse et de Sardaignc, entreprit d'en civiliser les liabitanls. On lui décerna les honneurs du triomphe et ceux de la censure. — Scipion (Cneus Cornélius Asina), consul en 494, s'empara de plusieurs places in'iporlantes de la Sicile. — Scipion (Cneus Cornélius et Publius ( A)rnelius). Ce fut par ces deux frères que la domination romaine commença à s'étal)lir d'une manière solide en Es|)agno. Leur vie fut tme suite perpétuelle d'utiles et glorieux combats où ils triomphèrent souvent de Cartilage. A la liii, cependant, ayant divisé leurs forces, ils furent battus séparément et périront dans de sanglantes batailles. — Scipion (Publius Cornélius), dit V Africain, fils de Publias, envoyé fort jeune en Espagne comme proconsul après de nombreuses victoires sur les Carthaginois, lit passer le pays tout entier sous la domination romaine, et cimenta ainsi l'œuvre commencée par son père et son oncle. Nommé consul, il obtint l'autorisation de passer en Afrique pour y terminer la guerre de Rome avec Carthage. A cette nouvelle , Annibal y revint ; mais , vaincu à la bataille de Zama , il ne put empêcher Scipion d'imposer aux Carthaginois de dures conditions de paix; et tous les honneurs dont Rome pouvait disposer furent prodigués au vainqueur. Cependant Tenvie s'attaqua à cette grande gloire; et la clameur publique devint si forte contre lui qu'il parut comme accusé à la barre du peuple. « Romains, s'écria-t-il. c'est à pareil jour que j'ai remporté en Afrique une victoire éclatante sur Annibal et les Carthaginois. Je vais de ce pas au Capitole en rendre grâce à Jupiter : suivez-moi! » Le peuple électrisé le suivit, et l'accusation fut oubliée. Scipion mourut, suivant les données les plus certaines, l'an de Rome 572, à peu près à la môme époque qu'Annibal. — Scipion (Lucius Cornélius) , dit ï Asiatique, frère aîné du précédent, après avoir servi avec distinction à ses côtés en Afrique et en Espagne, fut nommé général en chef de l'armée envoyée contre Antiochus, et gagna la bataille de Magnésie. Ayant été condamné injustement à une amenrle énorme pour prétondues concussions, il se trouva, par le fait d'une souscription ouverte en sa faveur, beaucoup jikis riche qu'avant sa condamnation. On ne sait en quelle année il mourut. — Scipion (Lucius Cornélius Asialicus) était le i** descendant en ligne dirocto de celui dont il vient d'être ([uestion. Consul en l'an de Rome (i7l, il fut jeté sur la scène sanglante des guerres civiles. Sylla; contre

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loqiiol il sï'tail prononcé, le comprit dans sos listos do proscriptions, et littomiicr sa tùte. — Scipion (Publias Jimilianus) nariuit l'an de Uonie :JGH. Le fameux Paul-Kmile, son père, le fit entrer par adoption dans la famille des Scipions; mais il le i:;ar(la aui)rùs de lui pour le former à la guerre. Le jeune honune se distingiui sous ses ordres, et ensuite en Espagne, où il avait élr envoyé avec le grade de tribun ; mais il fut bientôt appelé en Afrique. Là son génie militaire lui acquit une telle renommée qu'au bout de '2 ans, quand il revint à Kome pour y briguer l'édilité, toutes les voix l'investirent du consulat, quoiqu'il n'eût pas atteint l'âge, et lui assignèrent l'Afrique pQur province. Alors il ne se proposa plus qu'un but, la destruction de Carlhage, battit la flotte carthaginoise, et mérita les honneurs du ti'i()mi)he. Quehpies années après il s'empara de Numance, l'une des places les plus importantes de l'Espagne, qui lui avait opposé une résistance héroïque. Rentré dans la vie privée, Scipion consacra une partie de ses loisirs aux lettres, et avec assez de succès pour que les comédies de Térence lui aient été attribuées. Il devint le champion du ])arti aristocratique, l'oracle du sénat, et on parlait de lui conférer une dictature suprême. Mais le lendemain d'un jour où tous les sénateurs enthousiasmés l'avaient reconduit chez lui, on le trouva mort dans son lit. Ce meurtre fut commis l'an de Rome 625. — Scipioii (Nasica Publius Cornélius), fils de Cneus Cornélius, tué en Espagne, et cousin de Scipion l'Africain, naquit l'an i534 de Bome. li fut. comme tous ceux de son nom, un général distingué, remporta plusieurs victoires dans la Péninsule ibérique , et mérita en outre d'être nommé le plus honnête citoyen de Rome. On ignore la date de sa mort. — Sripiuii Ausica (Publius Cornélius), lils dii précédent, sounu't les Dalmates à la domination romaine, et fut appelé deux fois au consulat. Comprenant qu'il fallait, pour maintenir en honneur les vertus militaires, une émulation toujours excitée, il soutenaitcontreCatoncpi'on ne devait point dotruireCarlhage. Scipion termina sa carrière par une expédition enThessalie et en Macédoine, où il lit triompher les armes romaines. — Scipion Nasica, dit Meteîlas, ne semble avoir une place dans l'histoire (jue pour déshonorer à la fois deux grands noms, celui de Scipion et celui de Metellua. Ses richesses immenses , ses alliances illustres le liront passer par toutes les dignités de la répiibliip.ie ; mais il en souilla constamment l'exercice. Vaincu à Pharsale avec Pompée, (pii avait épousé sa fille Cornélie, il parvint long-temps à se dérober aux poursuites de César. Les vents contraires ayant jeté enfin son vaisseau au milieu de la Hotte d'un lieutenant de ce dernier, il se perça d(> son épée. — Scipion (Nasica Publius Cornélius», lils du précédent.

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niiTiTlia sur sos traces. — Scipiuii .Yfls/ca, dernier des Scipions, ne fui (iii'un lâche courlisan cjui passa de l'adulation la plus basse pour l'imbécile Claude à l'adoration de Néron.

Scorbut (mot emprunté des Hollandais, qui eux-mêmes l'avaient pris aux Danois, et qui signifie ventre rompu), maladie commune sur mer et dans les pays septentrionaux. Ses symptômes les plus ordinaires sont le gonflement douloureux des gencives, la pâleur des traits, lalfaiblissement, la fatigue au moindre exercice, la fail)le>se du pouls. Quand elle se montre avec plus de gravité, les gencives laissent suinter un sang impur, les deuts s"ébranlent, ratfaiblissement augmente , des taches pourprées apparaissent sur la peau ; il se déclare dans ciuelc{ues cas de scorbut des hémorrhagies pai- le nez ou par la bouche ; c'est alors cjue cette affection peut devenir mortelle. Dans la production du scorbut on fait jouer un rôle important à la nature des aliments et notamment à l'usage exclusif des viandes salées joint à la privation de légumes frais. Le traitement du scorbut a pour principale indication la soustraction du malade aux causes qui Fa produit, joint à l'usage des aliments toniques et des médicaments appelés anti-scorbut iqucs et tirés des plantes crucifères, telles que le cresson, le raifort, le cochléaria, etc.

Scorpion. On appelle ainsi un genre d'arachnides de l'ordre des pul-

--^ monaires, famille des pédipalpes. Les

r^^^<"-OV , ,.->,=— -^ scorpions ont le corps allongé et ter-

^■*î'^/-^:^2â^:K^'?^^^^;'^î' rniné brusquement par une queue

/^i'/l!^''!^l^\ longue composée de (i nœuds, dont p'^lJJ A#f le dernier, plus ou moins ovoïde, finit "^J^iJpV en une pointe arquée très-aiguij; à la base de cette espèce de dard se trouvent deux orifices qui laissent suinter une liqueur venimeuse sécré- Scorpion. (gg pjj,. y^, appareil particulier. — On

appelle Jniile de scorpion de l'huile dans laquelle on a fait mourir des scorpions. — Scorpion est aussi le nom spécifique d'une tortue et d'une coquille du genre des strombes. — En astronomie , c'est le 8*^ signe du zodiaque; il est situé entre la Balance et le Sajjittaire. Scot (Jean), cordelier né dans le Northumbcrland au xiii'' siècle, après avoir professé la théologie à Oxford, vint à Paris, où ses argumentations lui valurent le surnom de docteur subtil. Il soutenait des opinions opposées à celles de saint Thomas, ce qui donna naissance dans lécoleà deux partis, les thomistes et les scotistes. Jean Scot, dunt les ouvrages ont été recueillis, mourut à Cologne en 1 .308. Scott Jean), né en Irlande, fut un dos hommes les plus savants

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