‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 16 sur 133 · III · texte numérisé non relu

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i\'' sièi'lc. On lui (luit un li'nitô siir la pn'-di'f^liiuil/dit dirivi',

nilaniné dans plusieurs conciles. — Scott ùUiit venu en France, et

;iilo..^le-Chauvo lui témoignait beaucoup d'estime; mais, cliassé i'iuis par rinfluence du pape, il regagna l'xVngleterre, où, dit-

, ses écoliers le tuèrent à coups de canif, en <S8.'5.

Scott (Micheli, né au xiii'" siècle dans le comté de Fife en Ecosse, (■■l;iil un écrivain d'un grand savoir, ([ui s'occupa beaucoup do -riiMices occultes et à qui on attribue une traduction latine d'Aristote. 11 mourut en 1291 .

Scott (Réginald), né dans le comté de Kent, vers le commencement du XVI'' siècle, lit preuve d'un courage et d'une force d'esprit au-dessus de son temps, en publiant un livre intitulé : La sorcellerie, et la manie dévoilées. Il mourut en 1599.

Scott (Samuel), peintre anglais, né dans les premières années du xviii'' siècle, s'est fait un nom par ses marines et ses vues du port de Londres. Tl mourut en 1772.

Scott (sir Walter), le plus grand romancier du xix'' siècle, né à Edimbourg le 13 août 1771, mourut le 20 septembre 1832 à Abbotsford. C'est un des noms les plus populaires de la littérature moderne. Les œuvres de cet écrivain charment toutes les classes de la société ; la simplicité qui caractérise ses récits les met à la portée de toutes les intelligences, et la forme attrayante sous laquelle ils se produisent insinue aisément dans les cœurs la douce et saine morale qu'ils renferment; car l'illustre romancier a travaillé à l'amélioration morale de ses lecteurs tout en contribuant à leurs plaisirs.

Scribe (d'uu mot latin signifiant écrire). (Vêtait chez les Juifs un docteur enseignant la loi de ^loïse, et l'interprétant au peuple. — Scribe se dit chez nous d'un copiste, homme gagnant sa vie à écrire, à copier. Dans ce dernier sens , il se prend souvent eu mauvaise part.

Scrofules (d'un mot laliu signifiant écruuelk's et dérivé du nom lai in do la truie, parce que les porcs sont assez souvent atteints J'engorgemcnts glanduleux qui ont beaucoup de rapport avec ceux pion remarque chez les individus atteints de cette espèce do maadio). Les symptômes des scrofules sont l'engorgement des glandes les diverses parties du corps, mais plus particulièrement celles du •ou l't du ventre, survenant sans douleurs, faisant des progrès trèscnls et que n'accompagne, dans le iirincipo, aucun changement de. oïdeur à la peau, laquelle, plus tard, prend une couleur rouge, ^'amincitet liait [)ar s'ulcérer. — Il découle de ces ulcères un litpiido séreux. Les cicatrices tpii en résultent sont irrègulières, dillbrmes. — Lqs scrofules ?.p manifestent aussi jiar l'engorgement des extré-

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mif;''S arlinilaiiws dos os. — Celto niiihulie, dont Ui i^uiTison est des plus (lillk'iles, osl i^nuMoIcinent jjIus conimiiiio dans les clinials tenii>ôivs et humides que tians les pays chauds. On admet l'héré- (hté conuiie une des causes de son développement, et une foule de faits tendent à confirmer cette opinion.

Scrutin (d'un mot latin signifiant rechercher), manière dont les assemblées politiques ou les compagnies délibérantes procèdent au vote de l'ensemble d'une loi, ou à des élections cpii se font par suffrages secrets, que l'on donne par billets i)liés, ou bien par petites boules appelées balloles, d'où le terme de hallotage. — De scrulin ou scruter On a fait scrutateurs, pour désigner ceux qui sont chargés d'assister à la vérification du scrutin.

Scudéri (Georges de), né au Havre-de-Gràce en IGOl , fut de son temps le rival de Corneille comme Pradon fut celui de Racine. En 10,36 l'admiration du public se partageait eu effet entre le Cid et l'Amour tyrannique : mais la postérité n'a pas admis ce ridicule partage. On ne saurait cependant refuser aux tragédies de Scudéri du mouvement et une certaine facilité de style; parfois on y trouvedes scènes bien faites; mais ces rares beautés sont ensevelies sous un fatras d'expressions et de pensées triviales. Scudéri fut pourtant académicien. Sa manie était xle se croire propre à tout et supérieur en tout. Du reste, on peut dire que justice lui a été rendue, et qu'on l'a rétribué, suivant ses œuvres^ par une célébrité viagère; et par l'immortalité du ridicule.

Scudéri (Madeleine de), sœur du précédent, naquit au Havre-de- Gràce en 1607. Des revers de fortune la déterminèrent à chercherj dans les travaux littéraires une existence honorable. Ses romans otrrent souvent de l'intérêt, mais do longs épisodes et d'ennuyeuses digressions y font [)resque toujours perdre de vueFliistoire principale. Àrtainène n'a pas moins de 10 volumes, et CUlie, ce roman qui renferme la fameuse description de la Carte de Tendre, dont Boileau s'est moqué si plaisamment, est tout aussi long. Mademoiselle de Scudéri était d'une affabilité et d'une laideur remarquables. Ses contemporains l'avaient surnommée la nouvelle Sapho. Elle mourut à Paris en 1701 après avoir joui d'une immense réputation littéraire.'

Sculpteur, sculpture (d'un mot latin signifiant tailler au ciseau). On nomme sculpteur celui qui, en modelant ou à l'aide du ciseau, fait des figures de ronde-bosse ou en bas-relief avec des substances plus ou moins dures. La sculpture est l'art de sculpter. De tout temps et chez tous les peuples civilisés ou sauvages, il y a eu des sculpteurs: car, du moment où l'homme s'éleva jusqu'à l'idée de la^ divinité, il voulut en posséder l'image ; et il ne tarda pas à s'age

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iioiiillpi- (lovant son mivro. C'est donc à tort que qiielqiios nntoms ont rrii les [v^ypticns inventeurs tic la scnl[)fure. Son antitinitô nous apparaît dans l'Kcîriture sainte, dans les idoles de Lahan que Racliel enleva, dans le veau que les Israélites adorèrent au milieu du désert. Parmi les autours ])rofanos, les uns veulent qu'un potier de Sicyone nommé Dilnitade ait été le premier sculpteur; d'autres soutiennent que cet art prit naissance dans l'ile de Samos, où un Tdéocus et un Théodore l'auraient inventé lonij;-temps avant Dihutade. — Nulle part la sculpture no fut portée à un aussi haut de^^ré de perfection que dans l'ancienne Grèce.

Scylax, géosiraphe grec qui vivait entre le siècle d'Alexandrole-(jrand et celui de Polybe, et dont il nous reste une description du circuit de la INIéditerranée.

Scythes, peuples qui habitaient les contrées septentrionales de l'Asie et la partie de l'Europe occupée aujonrd'hui par la Russie. Les anciens comptaient parmi les Scythes crAsie beaucoup de peu- ))les dont l'orii^ine n'est pas connue, et qui furent puissants jus([u'à ce que leur empire succombât sous les coups de leurs voisins. On les regarde comme la souche des Turcs, des Tatars, des iNIandchoux, etc. ; et des historiens de l'antiquité croyaient que losParthes, les Perses et les Bactriens étaient leurs descendants. — Les ScijtJies d'Europe, à ré[)0({ue où vivait Hérodote, occu[)aient les contrées cpii s'étendent du Danube aux sources du Dniester et du Dnieper, et dans les environs du Don. Du côté du sud ils occupaient la Tauride, et ne s'arrêtaient qu'aux rivages septentrionaux de la mer Noire. — On appela aussi Ancienne Scythie le territoire borné par le Danube jusqu'à la ville de Caristhène. Plus tard on donna le nom de Petite Scythie à la presqu'île jusqu'au Dnieper. Sous cette dénomination on comprenait, du temps de Strabon, le pays limité par le Danube, et (pu avait été jadis habité par les Thraces.

Secte, sectaire (d'un mot latin signifiant suivre, iniftor). Le mol secte se dit, en général, de plusieiu'S personnes suivant les mêmes oi)inions , faisant profession d'une mémo doctrine, comnK^ la secte d'Kpicure, la secte des stoïciens, etc., et, en particulier, de ceux qui, sur la religion, suivent une opinion jugée héréti([ue, ou du moins erronée. — Le mot sectaire, d'une ap[)lication ])lus restreinte, nes'enqiloie guère que pour désigner celui cpd est d'une secte religieuse condamnée par la communion princii)ale dont elle s'est détachée. — Il se dit aussi pour désigner les membres d'une société poliiicpio secrète.

Secteur (d'un mot latin signilianf couper, trancher). C'est, en géométrie, la partie d'un cercle comprise entre deux rayons quoi-

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