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Sédition (v. RévoUé).
Segment (d'un mot latin signifiant retaille, fragment coupé), partie d'un cercle comprise entre un arc quelconque et sa corde. — Segment sphérique , solide engendré par un segment de cercle toiu^nant autour de la partie du rayon qui passe par le milieu de l'arc.
Segrais (Jean Regnauld de), poète et académicien, naquit le 22 août 1624 à Caen. Son talent se manifesta d'abord par de petites pièces de vers assez agréables. A ces bagatelles succéda un poème pastoral, intitulé Athis, et une tragédie sur la mort d'Hip])olyte. Segrais n'avait encore que 20 ans lorsque le comte de Fiesque le produisit à la cour, et en lGi8 Mademoiselle, duchesse de Montpensier, se l'attacha comme secrétaire. C'est auprès d'elle qu'il fit sa traduction de VE^iéide. Disgracié, au bout de 20 ans de service, pour avoir osé se prononcer contre les projets de mariage de la princesse avec M. de Lauzun, il trouva chez madame de La Fayette une retraite pleine de charmes. Segrais dirigea cette noble et spiritu(;lle dame dans la composition de Zaïde et revit le style de la Princef's^e de Clères; le premier de ses romans lui fut mèiue long-temps attrilnié. En 1676, las du grand monde, il se retira à Caen, où il mourut le 2.') mars ITO'l, âgé de 77 ans. Sa réputation, considérable de son vivant, et qui a trouvé grâce devant la sévérité de Boileau, est complètement déchue de nos jours.
Séguier. Cette famille, originaire du Bourbonnais , est féconde en magistrats célèbres; elle a compté 1 chancelier, 5 présidents à mortier, 1.3 conseillers, 3 avocats-généraux au parlement de Paris et 8 maîtres des requêtes. L'éloquence de Pierre Séguier, né en 150i, l'éleva à la charge d'avocat du roi à la cour des aides en 1533, et à celui d'avocat-général au parlement en looO. Il mourut en Lo72. — Pierre Séguier, l'un de ses fils, président à mortier eu 'l.')7G, mourut en 1602. — Séguier [Xnloine], frère du l)récédent, président à mortier en lo97, fut envoyé comme ambassadeur à Venise en 'l;J9S, remplit sa mission avec succès, et mourut en 162i. — Séguier (.lean), son frère, s'attacha à Henri III, puis à Hcni'i TV, et contribua à ramener le peuple sous l'obéissance de son souverain. — Séguier (Pierre), son lils, né à Paris le 2!) mai ■i")8S, fut gai-de-des-sceaux et chancelier de France on 1633. Il mourut en 1672, à 8i ans, ne laissant que 2 (illes. Les Séguier actuels, qui se sont chargés do perpétuer rillustration de ce nom, sortent d'une branche collatérale.
Ségur (Louis-Philippe, comte de), né à Paris le 10 décembre I7'J3, était le lils ain:» du maréchal de Ségui-, Ajurs s'être distingué
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SOUS les drapeaux de "NVasliini^lon, il fut envoyé en ambassade auprès de Catherine II, puis auprès du roi de Prusse, et, en '1792, il remplit avec adresse une autre mission à la cour de Berlin. Pendant le procès de Louis XVI, Ségur tenta tous les moyens de le servir dans l'esprit des conventionnels. Le 30 prairial, à la tète d'une foule de courageux citoyens rassemblés par lui, il dissipa, l'épée à la main, les assassins du député Féraud. A diverses reprises, le Directoire, qui le savait ruiné, lui proposa les moyens de réédifier sa fortune; mais Ségur préféra noblement subvenir aux besoins de . ça famille par le produit de sa plume. Il composa des pièces de^ théàire d'un genre léger et divers ouvrages historiques. Membre du conseil-d'état et de l'Institut sous le consulat, il fut, sous l'empire, investi de la charge de grand-maître des cérémonies, et plu.^ tard nommé sénateur. C'est dans l'exercice même de ces hauts emplois qu'il écrivit son Histoire ancienne, la Galerie morale et politique, le Choix de maximes et de sentences, les Quatre âges de la vie et ses Mémoires. — En '1818, Ségur fut fait pair de France; il mourut en 1830, âgé de 77 ans.
Ségur (Joseph-Alexandre, vicomte de), frère du précédent, naquit à Paris en 175G. Privé de sa fortune par la révolution, il sut supporter son malheur avec résignation, avec gaieté môme, et trouver dans le produit de sa plume une noble indépendance. Depuis le 10 thermidor jusqu'en I80i, Ségur fit représenter sur différents théâtres un grand nombre de pièces, qui pi-esrpie toutes obtinrent la vogue du moment, et composa une multitude de chansons, toutes fort spirituelles. Le dernier ouvrage de cet aimable littérateur, intitulé : \e> Femmes, leur condition et leur influence dans l'ordre social et chez les différents peuples anciens et modernes, est un livre agréable qui a été souvent réimprimé. Ségur mourut en 1807, d'une affection de poitrine.
Seigle , sorte de blé plus menu , j)lus long et plus brun que le froment, plante annuelle originaire de. l'Asie-Mineure, qui se cultive pour son grain, pour sa paille, et aussi pour fourrages. Nonseulement on en fait d'excellente farine, mais il entre dans la confection de la bière et de l'eau-de-vie de grairis. Mêlé avec du froment, il donne un mélange appelé méteil et méture, qui fait du pain de bonne qualité, plus rafraîchissant que le pain do froment pur.
Seine. Ce fleuve prend sa source au village de Chanceaux, dans une vallée des montagnes de la Côte-d'Or; et, après avoir passé par le département de ce nom, par ceux de l'Aube, de Seine-et- Maine, de Seine-et-Oise et de la Seine, il entre dans Paris, qu'il traver.se. De celte ville à la mer, bien qu'il n'y ait que 168 kilo-
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mètres, la Seine en parcourt 340. Son cours total est de 72i kilomètres^ et sa navigation est généralement facile. — Celte rivière est (le la plus haute importance pour Paris, car c'est par là que cette grande cité regoit la majeure partie de ses api)rovisionu(Muents.
Seine (département de la). Ce déparlement de la France sepenlrionale est enveloppé de tous côtés ])ar celui do Seine-et-Oise. [Considéré comme renfermant la ca|)italc do l'état, connue ne fai- ■ianl (pi'un tout avec cette grande individualité, c'est le plus im- [)ortaut des départements; tandis que, si on Teri isole, il n'offre plus qu'une simple lisière de terrain, d'une largeur moyenne de 8 Ivilométres, ménagée pour son utilité immédiate, et dont l'imporance est toute relative. Il devient alors l'une des dernières dix iîions territoriales du pays. La superficie totale du département de la Seine n'est en elfet que de 47,290 hectares, et môme seulement celle de 43,840, si l'on soustrait celle de Paris (v.), qui est de 3,450 ; de même que sa population n'est que de '197,965 habitants, si l'on écaite les 909, 126 qui forment celle de la vaste cité. — Le département (fe la Seine, composé de parties de rile-de-Frauce, est l'ancien pays des Parisii ; son histoire se rattache à celle de Paris (v.). Sa division comprend 3 arrondissements : Paris, (v.) (909,126 habitants); St-Deiiis^ célèbre par sa cathédrale, sépidlure des rois de France (110,057 habitants), et .Sceaux (87,708 habitants).
Seine-et-Marne, déi>artemcnt de la France septentrionale, formé de la Brie française, du Gàtinais français, de quelques communes du ^'alois et de la lîrie champenoise. 11 est borné au nord ar les départements de l'Oise et de l'Aisne , à l'est par ceux do la Marne et de l'Aube , au sud par ceux de l'Yonne et du Loiret, à 'ouest par celui de Seine-et-Oise. Sa superficie est de 595,980 hectares 29 centiares. Ou y compte 325,881 habitants. Sa division Icrritoriale comprend 5 arrondissements : Coulommiers, Funtainebleau, Meaux, Melun (v.), chef-lieu du département, et Provins. Le sol (Ml est fertile et généralement cidtivé avec soin. Un des proluits les i>lus importants du département sont ces fronuiges de Bric îi recherchés, et dont le débit est con^idérable.
Seine-et-Oise, déparlement de la France se|)tentrionale. formé lu llurepoix, du Mantuis, du Parisis, du V(>xin français, et d'une jarlie de la Brie française (pays de ["Ile-de-France). Au nord, il est x)rné par celui de l'Oise , à lest par celui de Seine-et-.Marne , au *iul par celui du Loiret, à l'ouest par ceux d'Fure-et-Loir et de 'Kure. Sa superficie est de 572,1 î7 hectares. Ce département, cpii ■ompreud diverses parties du pays des anciens Parisii, Carnutcs et Vellùcasscs , se divise eu 6 arrondissements : Curbcil, Élaiin)cs^
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Manies, Pontuisc, fiambouiUct, Versailles [\.), chcf-licu. — Le iiioiivemcnt commercial qui anime le département de Seine-et-Oise se rattache tout entier à celui dont Paris est le centre.
Seine-Inférieure , département de la France septentrionale , Tiin des cinq qui ont été formés de l'ancienne Normandie (partie orientale), et qui tire son nom de sa position sur le cours inférieur de la Seine. Au nord il est baiti;né par la Manche , à l'est il touche aux départements de la Somme et de l'Oise , au sud à celui de l'Eure et à celui du Calvados, dont il est séparé par la large embouchure de la Seine , qui l'en isole tout à fait. Sa superficie est de 560,000 hectares. Ses côtes ont un développement de près de <28 kilomètres. Ce département se divise en o arrondissements : Dieppe [y.]; Le Havre (v.) , A"eu/c/iâ/e/, connu par ses fromages; Rouen (v.), chef-lieu, et Yvetoi. Ses deux principales branches d'industrie sont la pêche et la salaison du poisson , la fdature et le lissage du cotoa et de la laine.
Séjan, favori de Tibère, abusa de la confiance que lui donnait son maitre pour faire périr tous ceux qui lui portaient ombrage. Il se débarrassa , par le poison , de Drusus , fils de l'empereur ; fit exiler, puis jeter en prison où ils moururent , les fils de Germanicus; plusieurs Romains illustres, amis de ce dernier, furent envoyés au supplice à son instigation, et, lorsqu'cnfin l'empereur s'éloigna de Rome et se retira du gouvernement , Séjan régna avec un pouvoir illimité. Mais Tibère, ayant conçu des soupçons, prit secrètement ses mesures, et, l'an 31 de J.-C, le favori, accusé dans le sénat par son maître , fut condamné à mort et subit sa peine le même jour.
Séjan (Nicolas), Organiste célèbre, né à Paris en i75o. Le succès qu'il obtint à la réception de l'orgue de Saint-Suli)icc, en '1781, lui valut, quelques années après, sa nomination à la place d'organiste de celte église. Lors de la formation du Conservatoire, Séjan fut choisi pour professeur d'orgue, et, en 1815, il fut nommé organiste de la chapelle royale. — Il mourut on 1819, âgé de 74 ans.
Sel. On appelle ainsi, en chimie, le composé d'un acide et d'une '^ base. — Dans l'acception vulgaire, c'est le chlorure de sodium (sel marin). On l'extrait des eaux salées et du sein de la terre, et dans ce cas il prend le nom de sel fossile. Leau de mer n'offre qu'un degré de salure très-faible, tandis que les eaux de mines de sels fossiles en contiennent en dissolution une bien plus grande quantité ; aussi a-t-on recours préférablement à celles-ci pour l'extraction du sel. Cette extraction a lieu par l'évaporation lente
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et iialiirello de l'eau , conduite dans de vastes bassins creusés en terre , que l'on connaît sous le nom de marais salants. En France, les principales sources d'eaux salées sont à Salins et Montniorat, dans le .lura; à Dieuze, ^Moyenvic, Chàtcau-Salins, dans la Meiutlie; Salies dans la Haute-Garonne. Le sel, dans son état naturel, est blanc ; ses cristaux sont des cubes. Quand il est nièlé à des matières terreuses , il est d'un gris sale. Le sel sert non-seulement d'assaisonnement aux mets , mais on l'emploie à conserver les viandes, surtout le porc, le bœuf, le poisson, etc.; u amender les terres, à fabricjucr le verre, etc. — Impôt sw le sel. Le ^el, cette matière d'un usage si fréquent et si étendu , paie au trésor, chaque année, un droit de consonuiiation qui varie de 53 à 60 millions. Au moment de son extraction , le sel ne coûte à l'acquéreur qu'un centime ; après raccjuittement des droits , il revient à environ 2') centimes, et il ne sort pas du commerce de détail sans être porté au prix de iO à 50 centimes. Ces enchérisscments successifs, (jui pèsent sur le consonunateur, et sur le pauvre surtout, fout depuis |tlusieurs années un sujet grave de réclamations aiqirés des chambres. — Par sel atiique, les anciens entendaient cette linesse, celte délicatesse de penser et de s'exprimer qui étaient particuièros aux Athéniens ; et on entend aujourd'hui j>ar cette expression, soit un tact de raillerie ingénieuse, soit ce qu'il y a de vif et de piquant dans un ouvrage d'imagination. — Le sel est le s\ nibole de la sagesse; J.-C. a dit à ses apôtres : qu'ils étaient le sel de la terre, comme pour exprimer que leur mission était de ])réseiv(>r les honmics de la corruption.
Sèlande, la plus grande des iles danoises et la plus ronsidéralilc de celles de la Baltique. Llle est située entre cette mer et le Katlegat ; le Sund la sépare de la Suéde , et le grand Belt de la Fionie . Elle a de Oi à 08 kilomètres de long sur 52 à 5S de large, une su[)er[icie de 534 kilomètres carrés, et on estime sa population à iOO,000 âmes. Son sol est fertile. L'éducation et le couuncM'ce du î,'ran(i et du petit bétail y ont pris, dans ces dernières anné(>s, un développement remar([uable. On y trouve de rnagniliqiies forêts de hêtres, d'ormes et de chênes. Cette ile renferme Cojienhaijue (v.) , capitale du Danenuu-k, Fllseneur, Roeskild, célèbre [)ar sa calhédrale, etc.
Sélénium, sorte de métal acidiliable qui se rapprorhe de l'arsenic, ' et surtout du tellure, a^ec le(|ucl il pourrait être confondu, à cause de l'oileiu- de ravequ'il répand. La découverte en est due à Berzclius.
Séleucie, nom de plusieurs villes fondées en .Asie par Seleuciis Nicanor. I.,i phi.^ cil;'b;e 'riait b'ilie t-ar rruiplacemcnl de l'aa- X. 1
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cieniie Babylone. Le Tigre et lEiiplirato coulaient près de ses murs. Cette position favoral)le avait fait de cette cité une des plus riches places de commerce de l'ancien monde. Elle fut détruite au temps de l'empereur romain Yerus.
Seleucus Nicanor OU Nicator, un dcs plus Vaillants généraux d'Alexandre, (pii lui confia le gouvernement de la Babylonie et de la Médie. Après la mort du fds de Philippe, il se fit roi de Syrie, fonda 34 villes, et les peupla de colons grecs. Seleucus Nicator fut le père, le bienfaiteur de ses sujets. A la suite de plusieurs guerres heureuses, il mourut assassiné, l'an 289 av. J.-C, par Plolémée Ceraunus. un de ses courtisans.
Seliizi, nom de .3 monar({ues ottomans, le 9"^, le ir et le âS*", qui régnèrent en 1512, Ib66 et '1789 (v. Ottoman [empire]).
Seltz (eau de). A 490 kilom. de Paris, dans le duché de Nassau, il existe un bourg appelée Seltz; à côté de là jaillit une source d'eau gazeuse. La découverte de cette source remonte au xvi" siècle. Vers le milieu du xvm"^, elle était encore peu appréciée ; depuis, sa renommée n'a fait que s'accroître. L'eau de Seltz est froide,d'une saveur piquante, aigrelette, sans odeur; elle pétille comme du vin de Champagne , et renferme des carbonates de soude , de chaux et de magnésie, du sulfate de soude, etc., et surtout beaucoup d'acide carbonique. Un la prescrit aux personnes qui ont peu d'appétit par suite de défaut d'exercice ; elle est conseillée dans la gravelle, remédie aux aigreurs et aux tiraillements d'eslomac; on la prend pure ou mêlée avec le vin. — Aujourd'hui, toute l'eau de Seltz employée en France est artificielle ; elle n'en est pas moins bonne pour cela.
Sem, né vers l'an du monde i5b0, était l'aîné des .3 enfants de Koé. Il laissa '6 lils, Élam, Assur, lléber, Aram et Arphaxad, D'Arphaxad descendirent Salé, Gcber, Phaleg, Reu, Sarug, Nachor, et Tharè, qui fut père d'Abraham, de la postérité directe ducfuel sortit Jésus-Christ.
Semailles , nom donné aux semis des céréales. La manière le plus en usage de répandre les semences sur la terre est de les jeter à poignée en marchant à pas comptés, et en leur faisant décrire un arc de cercle; c'est par l'habitude qu'un homme intelligent parvient à reiiqjlir cette condition. On doit semer plus épais dans les terres légères que dans les terres fortes ; ces dernières conservent mieux leurs semences, tandis que les terres légères gardent |)lus d'humidité sous leurs touiïes. En automne et au printemps, dans loutes les localités agricoles, les semis se font après la récolte: il faut en excepter les contrées ou la chute prévue des neiges né-
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cossile la faron des blés avant la ircollo. Assez ^généralement on ensemcnro plus tôt les (erres léirèros. On sème le blé en automne, l'orbe et l'avoine an printemps; il est une sorte de blé, dite hlé de mars, qui se sème aussi au i)rintemps.
Semaine 'dim mot latin signiliant durée composée de 7 jours). La division du temps en semaines est entièrement arbitraire ; cependant on la trouve chez les peuples les plus anciens. Le plus grand nombre avait des semaines de 7 jours, quelques-uns de 8, d'autres de -10. On regarde les Chaldéens comme les inventeurs des semaines de 7 jours, et on leur attribue la dénomination des 7 jours d'après les 7 planètes; ils désignaient, dit-on, chaque heure du jour par une des 7 j)lanètes, en conmienrant par Saturne, Jupiter, !Mars, le Soleil, et terminant par Vénus, Mercure et la Lune. Ils donnèrent, en conséquence, à clia([ue jour, le nom de la planète qui correspondait à la première heure de ce jour ; or, le jour ayant 24 heures, on compta 3 fois les 7 planètes, plus les 3 premières, et la quatrième planète ou le Soleil se trouva répondre à la première heure du second jour , et ainsi de suite. Il en résulta que le P*" jour fut appelé Safurns ou samedi ; le 2'" Soleil, du soleil ; le 3^ Lune, lundi; le i'' Mars, mardi ; le o" Mercure, mercredi; le 6'' Jupiter, jeudi ; le 7'" Vénus, vendredi. La loi mosaïque conserva cet ordre ; les chrétiens mirent le jour de Saturne à la fin de leur semaine, et changèrent le nom du jour du Soleil en celui de dimanche, corruption de 2 mots latins signifiant jour du Seigneur. — Nous appelons semaine sainte la dernière semaine de Carême, où se célèbre le mystère de la passion de Jésus-Christ, et semaine de la Passion celle qui précède la semaine sainte et finit au dimanche des Hameaux.
Semainier. On nomme ainsi, dans les églises, l'ecclésiastique chargé (le faire l'ofiice pendant la semaine ; et , dans les théâtres , le comédien chargé pendant une semaine de tous les détails relatifs à l'exécution du répertoire.
Sémélé, fille (1(> (^admus et d'Hermione , fut aimée de Jupiter, La jalouse Junon, sous la figure de Béroé, nourrice de cette princesse , lui conseilla d'exiger du maître des dieux qu'il parût devant elle dans toute sa majesté. Sémélé fit d'abord jurer à Jupiter, par le Styx , d'obtempérer à la demande qu'elle allait lui adresser. Dès que le dieu soupçonna quel était son désir, il voulut lui fermer la bouche; mais ce désir avait été exprimé, il devait être accompli. .\ peine le souverain de l'Olympe fut-il entré dans le palais, au milieu des foudres et des éclairs, que le palais s'embrasa et Sémélé périt sous les décombres.