‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 19 sur 133 · SEM — 76 — SEN · texte numérisé non relu

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Semence, i^raiii (juc l'on >n^^^'. La incillciirc semence, (jnelle i]ii(' soit l'espère, est toujours la plus loiu'de , la plus grosse, la plus inùie. Une vieille semence lève plus lentement (ju'iuie fraîche, mais c'est le seul inconvénient (ju'elle présente. Aussi faut-il la rejeter pour se soumettre au préjugé qui règne contre les semences anciennes et c|ui i)rovient sans doute du peu de soin ({u'on apporte à leur conservation.

Sémiramis, fille d'une sirèue, divinisée sous le nom de Derceto. S'il faut en croire les romans écrits dans l'antiquité sur sa vie, elle fut abandonnée, à sa naissance, dans un vaste désert, où des colombes lui tinrent lieu de mère. Recueillie par des bergers , elle devint , avec l'âge , la beauté la plus accomplie de l'Orient; et, le hasard ayant amené dans son hameau le satrape Menonès, ce haut personnage la vit, en devint éperdument épris, et l'épousa. Bientôt elle produisit la même impression sur le roi Ninus; et après la mort; de Menonès, elle fut proclamée reine d'Assyrie. Quand elle eut perdu son second époux, Sémiramis sut imprimer à l'empire un tel caractère de grandeur par ses conquêtes et son administration, que, grâce à la magie de son nom , il resta encore debout durant des siècles, malgré la complète incapacité de ceux qui lui succédèrent. — Sémiramis était âgée de 72 ans lorsqu'elle disparut de Babylone. La svqjerstition de ces temps-là crut qu'elle avait été changée en colombe ; et ce préjugé religieux ])répara les voies à son apothéose [Sémiramis, en syrien, signifie colombe).

Semis, plant de fleurs, de plantes, d'arbrisseaux venant de graines. Les plantes herbacées sont presque toujours obtenues par voie de semis. Il faut faire les semis [)ar un temps liumide ou bien faire tremper préalablement les graines dans l'eau.

Sémitique. C.ti mot 3'api)lique aux langues qu'on regarde comme ayant été parlées par les enfants de Sem et par leurs descendants, telles que l'hébreu , le phénicien , l'arabe, etc.

Sénat (dérivé d'un mot latin signifiant vieillard). Le sénat était , dans les républiques anciennes, une assemblée dont les membres appelés ou par droit de naissance, ou par leurs services, ou par élection , à constituer le premier corps de l'état, formaient le corps modéi'ateur des assemblées du ])euple. — Dans plusieurs états modernes il y a eu et il existe encore des sénaleurs^. so\i par droit héréditaire, comme à Venise, soit par le choix du prince, conune en Suède, en Pologne, etc. — Dans l'enfance des peuples , c'était l'àgc qui fai.sait les sénateurs, sans qu'on eût encore songé à donner à

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collo réunion (k'sancii'u^ (!o la \ill(' ou de la tribu une ori.'nni>ation quelconque.

Séné, plante de la famille des In/uiiiineuses dont les feuilles sont em|»loyéesen médecine comme puri^alif. Ce médicament nous vient de i"Ki;yple. Son nom \ienl de Scnnaar, contrée voisine de IKiTypIe, où il croît assez abondanmiont.

Sénéchal (d'un mot de la basse latinité sii^nitiant inUmdant de la inainun), ollicier dont les fonctions ont été différentes selon les tcMups. 11 parait que , dans l'origine , c'était l'officier le plus ancien d'une maison, et qu'il y en avait non-seulement cliez les rois , mais encore clicz les simples particuliers. Sous les rois de la première race, les sénéchaux étaient au nombre des grands du royaume; ils assistaient aux plaids du roi , et souscrivaient les chartes qu'il donnait. La dignité de maire du i)alais ayant été éteinte, celle de firancl sénéchal prit sa place. Le dernier qui remplit cette charge fut Thibault, comte deBlois et de Chartres, sous Louis Vil; celle de grandmaitro de la maison pai'aît lui avoir succédé. L'une des principales fonctions du grand sénéchal était celle de rendre la justice; les souverains qui possédaient les jirovinces de droit écrit avaient chacun leiu' sénéchal, et, lorsque les provinces furent réunies à la couronne, leur premier officier de palais conserva le titre de sénéchcd.

Sénéchaussée. On nommait autrefois ainsi : 1° l'étendue de la juridiction d'un sénéchal, 2° le lieu où se tenait le tribunal dont le sénéchal était le chef, 3" le tribunal même.

Sénégal lie], un des plus grands fleuves de l'Afrique, prend sa soiM'ce dans les montagnes de Kong, à 128 kilomètres environ de la naissance de la Gambie. Son cours a une étendue do plus de ()() kilomètres. Ses eaux sont excellentes et trés-poissonneuses, mais sont en même temps habitées par des crocodiles et des hippopotames. Il est navigable jusqu'aux cataractes de Govine, qu'il forme, et se jette dans l'Océan. — Sous le nom de Sénégal on comprend aussi quelquefois la Sénéganibic (v.).

Sénégambie [\n) , appelée aussi Xigritic occidentale, est ce littoral de l'Afriiiue qui s'étend le long de l'A-tlantique, depuis le cap blanc jus(]u'au (leuve de Niinez , entre le Sénégal et la Gambie, sur un(> zone de 720 kil. Le versant occidental et septentrional du plateau de Kong forme l'intérieur de cette \asfe contrée peu connue . et couverte, en grande partie, de forêts vierges. Le climat en est brûlant et trés-malsain, siu'tout dans les endroits marécageux. Le sol est plat, tantôt sablonneux, tantôt argileux, mais, à part le désert de Sahara, presque partout fi>i'lile. Toutes les productions du

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midi y rrois?ont en alwndniKe. Lo fribier y est commun, et l'on y trouve (les éléphants, des rhinocéros, des hippopotames, des chameaux, des lions, des libres, des panthères, etc. L'intérieur est riche en mines d'or; il y a peu d'argent, mais le fer et le sel n'y sont pas rares. La Sénégambie est habitée par des ^îawres et des Nègres. Les Français et les Anglais y font un trafic considérable et y possèdent plusieurs établissements fortifiés. — La ville de Cachao, lile de Bissago et quelques autres places appartiennent aux Portugais. •

Sénèque (le rliéteun. Marcus Anneeus Seneca vint d'Espagne à Rome sous ie régne d'Auguste, et y enseigna la rhétorique. Son école fut une des plus ci'^lebres de son temps. Il nous reste de lui deux ouvrages sur la rhétorique et dans lesquels on reconnaît déjà les traces de ce faux goût et de cette enflure qu'on a justement reprochés à l'école espagnole. On lui attribue aussi les tragédies qui portent le nom de Sénèque, sans qu'il soit bien prouvé qu'il en soit l'auteur. 11 mourut à Rome, l'an 32 de Jésus-Christ, dans un âge avancé.

Sénèque (le philosophe), tils du précédent, naquit àCordoue, en Espagne. 1 an i ou .3 de l'ère chrétienne. 11 était encore enfant quand son père vint s'établir à Rome. Destiné au barreau . Sénèque plaida deux ou trois fois ; ses succès donnèrent de l'ombrage à Caligula, qui avait des prétentions à l'éloquence, et faillirent lui coûter la vie; Sénèque abandonna alors le barreau pour l'élude de la jihilosophie. En il, la 1''' année du règne de Claude, il fut exilé en Corse, où il composa ses Consolations : puis, il fut rappelé en i8 par Agrippine, qui l'éleva à la préture et le chargea de l'éducation de son fils Néron. Au bout de 4 années de faveur, dénoncé comme attirant seul l'opinion publique par sa magnificence et par ses talents, Sénèque supplia en vain Néron de reprendre les richesses dont ill'avait comblé. 11 fut accusé d'avoir trempé dans le complot de Pison, reçut l'ordre de mourir, se fit ouvrir les veines, et, à l'âge de 63 ans, termina courageusement une vie sur laquelle pèse le souvenir d'inexcusables lâchetés , entre autres l'apologie du meurtre d'Agrippine. — L'écrivain en lui est bien supérieur à l'homme ; et, quoiqu'd lui arrive de pécher gravement contre la pensée et contre l'expre-sion, le plus souvent il est admiraWe.

Sennaar. royaume d'Afrique dont la population s'élève à oOO.OOO habiiiuits sur une superficie de o,400 kilomètres carrés, et qui est généralement regardé comme faisant partie de la Nubie. Il est situé entre le Nil et la Tacazze, et comprend une grande portion de lile Méroë. Son sol. généralement plat, contient de vastes déserts;

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mois Ics bords (iii Nil et do la Tacazzp sont forliks cl liicn cnlli- M'S. Co pays nourrit ûe:^ clianioaiix, des inoutoiis, des j)orcs, (ic la volailli' et presLiiic tons les animaux sauvages de rAfriquc. On y recueille du blé et du tabac; la canne à sucre, l'ébénier et le palmier y croissent, et on y trouve d'abondantes mines d'or. Le Sennaar est habité par des nègres (jui professent l'islamisme, et que gouverne un roi absolu. L'industrie de ce royaume est trèsl)ornée, son commerce a plus d'importance; il est surtout alimenté par les caravanes .

Sens, organes destinés à recevoir les impressions. Tout animal a un instinct primitif et des sens pour le diriger dans le but d'accoml)lir les fonctions que la nature a dévolues à chaque espèce. Toutes ces fonctions ont pour but commun la conservation de l'animal et de sa race. — Tous les vertébrés mammifères , tels que oiseaux , reptiles et poissons jouissent des 5 sens, dont 4 sont réunis à la tète la vue, luuïe, le goût, l'odorat, dont le 5", le tact est plus ou moins réparti à toute la surface du corps. Quelques exceptions existent cependant ; ainsi les taupes, les tritons et quelques autres espèces en petit nombre sont privés de la vue. — Parmi les classes les plus inférieures ou les zoopliites , les sens se réduisent à ceux du goût et du toucher. — L'ouïe et l'odorat sont les sens qui manquent le plus souvent dans le règne animal. Le tact est universel ; le goût est assez constant.

Sensation, modification agréable ou désagréable qui naît en nous par suite d'un phénomène organique. Il y a par exemple sensation, lorsque des molécules odorantes, s'échai)pant d'un corps, viennent frapper la membrane olfactive. Un objet à une température plus élevée que celle de notre corps nous prouve la sensation du chaud.

Sensibilité, fa( ullé (jui nous rend accessibles au plaisir ou à la douleur. La sensibilité est im attribut essentiel de l'humanité.

Sentence. C.c mot (léri\é du latin signifie: l"dit mémorable, apo|)hlhegme, maxime renfermant un grand sens, une belle moralité; 2" jugement rendu par un tribunal; 3" jugement de Dieu contre les p''(heiiis.

Sentiment (d'un mot latin signifiant sentir, i)enser, juger), faculté ipie possède l'àme de recevoir l'impression des objets par les sens. Quelquefois aussi c'est la perception même que l'àme a des objets par le moyen des organes des sens.

Sept, un des nombres premiersdc l'arithmétique, en ce qu'il n'a pas daulre diviseur exact que lui-niL-me ou l'unité; un de ceux aussi (|ui ont joué le j^liis grand rnl(> dans l'antiquité judaïque et

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