SAH
Annihal, Tan 219 av. J.-C, et eniporlée après une résistance vii;;ouieii5e. La prise de celle ville fut le signal de la seconde guerre jHjni.iue. Annibal n'y trouva que des monceaux de cendres, les hai)itants s'élant brûlés dans leurs maisons, afin de ne pomt tomber ■sivants au pouvoir des Carthaginois. — Sur les ruines de Sagonte s'élève aujourd'hui Murviédro. Ce fut dans les champs qui l'environnent que l'armée de Valence, commandée par Black, fut défaite, pendant la guerre de l'indépendance, par le niaréchal Suchet, qui, après cette victoire, s'empara du fort de Sagonte.
Sagou, fécule qu'on retire de plusieurs espèces de palmiers des Indes-Orientales, et notamment du sagGinjer farinifcre.
Sagouin , Sagoin ,
singe (v.) de nuit. — On appelle ainsi familièrement un honuiie malpropre.
Sagum, saie, habillement militaire des Romains consistant en une espèce de manteau carré, court, qui ne dépassait pas les genoux, jeté sur les autres vètementselatiachéparune agrafe. Le sayum fut
d'abord en usage chez 'fa'jmnjer /unni/lre.
les Perses et les Gaulois. Celui que portait ce dernier peuple était de laine, à fuseaux de losanges, et de diverses couleurs.
Sahara, désert immense qui occupe presque toute la partie septentrionale de l'Afrique. Il forme une zone d'à peu près 1,500 kilomètres de large, resserrée au nord entre la région couverte par le système de r.\tlas dont les dernières ramifications viennent s'y perdre, la chaîne qui couvre les rivages orientaux du Nil à l'est, le Takrouret la Sénégambie au midi, l'océan Atlantique à l'ouest. Longueur, .i,000 kilomètres; supeificie, 1,240,000 kilomètres carrés. Le Sahara n'a ])as de montagnes; c'est presque partout une })laine inmiense de sables arides, au milieu descpiels se présentent cependant çà et là de riantes oasis. Le palmier-dattier, le henné, la (•oL'|uin!e, quelques arbustes é|)in('ux, l'acacia goinmifère. sont les pnri>.ipales['ruductiousdecesulingrat. Le sable, soulevé par les vents,
y oiisovelit parfois des carnvonesontièrc?. Le rliamenii ost la seu'e hète de sommodont on piiisscse servir pour lo traverser. On y trouve dos moutons et dos chèvres, des panthères , des gazelles, dos singes, des serpents, des scorpions, une espèce de bœufs sauvages appelés bgarlouahfi, des lions et des autruches, auxquels les Arabes font la chasse. La population se compose de peuplades appartenant à deux races bien distinctes : la race berbère et la race arabe. La première comprend les Tibbous et les ïouariks, les deux nations les plus puissantes de celte grande région ; et la seconde, une multitude! (le .tribus, dont les plus considérables sont les Bemj-Amour, les Muslemyn, les Oulad-Ahmar, etc. A l'exception de quelques tribus sédentaires, toutes les peuplades du Sahara sont nomades ou habitent sous des tentes. Leur fcl4gion est le mahométisme. Elles sont gouvernées par des sultans, >JcW-' l'autorité est assez précaire. — Les oasis les plus considérables sOiit celles du Fezzan, de Touat etd'Asben, où s'élève Afjhades, grande ville très-commerçante, renfermant, dit-on, -25,000 âmes. '—£.c Sahara, peu connu des anciens, ne l'est guère davantage des modernes.
Saie, ancien vêtement des Perses, des Gaulois et des Romains (v. Saguin).
Saignée. Ce mot indiijue l'opcYalion et le résultat qu'elle présente. On distingue les saijjnées eh' gV'nérales ou locales, suivant qu'elles agissent plus spécialement supJa circulation générale ou capillaire. Il y a deux sortes de vaisseaux qu'on peut ouvrir : les artères et les veines, l'ouverture des art(>f.',^s s'appelle r/r/('V/o/om/(?, et celle des veines, phlèbotomie. La nature du sang qu'on fait couler dans ces deux cas est difl'érente, inai^*Jes changements physiologirpies ([ui en résultent sont à peu prèà' .k;s mêmes. C'est à l'épanchement du sang veineux qu'on a recours le plus souvent, parce qu'il présente moins de dinicultés et de dangers.
Sainfoin, plante de la famille des légumineuses, dontles nombreuses espèces peuvent, pour la plupart, servir de nourriture aux bestiaux. Deux seulement sont cultivées en Franco pour cet objet. Le sainfoin commun 'osparcelte), originaire des montagnes calcaires de riMuope méridionale, a la racine vivaco, donne un excellent fourrage, réussit dans les terrains les plus arides, et produit ipiel- (piofois jusqu'à 5 récolles par an. Le sainfoin d' Espar/ne, de plus gi'anile proportion ([ue le précédent, est cultivé en France, dans les jardins, pour ses belles fieiu-s. On le sème aussi conune fourrage dans (piclques-uns de nos départements du midi. — Le sainfoin alliagi, originaire de la Syrie, de la Perse et de la Tartarie, est un arbuste d'tu) mètre, dont les rameaux et les feuilles sont chargés d'une
SAI — û - SAT
mnliùre £;rasso, onodiciisc, qui, condonsée pnr la fraîcheur do la nuit, so léduit on graines eoniestibles que l'on appelle manne d'al- Jiiilli, comestible. — Le sainfoin oscillant, originaire des bords du Gange, doit son nom au mouvement continuel d'oscillation dont sont (louées ses folioles latérales. On ne peut, dans le climat de Paris, le conserver qu'en serre chaude.
Saint, sainteté. Cesmotsindiqucnt le caractère de ce qui est essentiellement pin% parfait, exempt de vices, de toutes souillures. Dans un sens absolu, ils ne conviennent qu'à Dieu; mais on les a étendus nuK hommes d'une \\e tout à fait exemplaire et approchant autant que possible du caractère de la Divinité, par une pratique l'igoureuse de vertus bien comprises : c'est daRS ee sens qu'il faut entendre les saints de l'ancienne et de la nouve^lôipi. — Le mot sainteté est un filre d'honneur et de respect (|ue I-qij. donne au pape Dans les premiers siècles de l'église, les papes )(5s.tei.nnaient aussi à des évoques et à des archevêques ; il y eut mèint>* jfis([u'au temps de saint Bernard , de simples abbés à qui on i'ilïtiiibua ; on le donna aussi à quelques rois. — Saint se joint à uri'g'rànd nombre de mots dont il varie et détermine alors l'attribut : \è'SaiJit des Saints était la partie intérieur(> du temple de .Jérusalem o'iïrQli mettait l'arche d'alliance; le saint-office est la congrégation oh le tribunal de l'inquisition établi à Rome et flans divers états. — Ls^Tr/re-Sainte, les Lieux saints^ le St-Séj)ulcre, sont, en Judée, le théùtrJi de la vie et de la passion de N. S. Jésus-Christ. La semaine sainte est celle qui précède le jour d(> Pâques. On ap])elle année saiiite cell(|,qui précède le grand jubilé.
Saint-Amant (Gérard de), né à Jlouen, d'une famille médiocre, lit (I abord partie de la maison du dire" de Retz, et suivit, en 1645, Louise-Marie de Gonzague, épouse 'de ""Vladislas, l'oi de Pologne, dont il devint conseiller. A son retour en France , il réussit à se faire un nom par quckpies i)ièces de vers qui lui ouvrirent les portes de l'Académie. La 1''' et la meilleure de ses œuvres est la Solitude; file porte les traces d'im talent véritable, mais elle est entachée de mauvais goùf. — Saint-Amant hit une des nombreuses victimes de la sévérité classique de Roileau.
Saint-Augustin, sorte de caractère d'imiirimerie ainsi appelé ])ar(c (lu'on remploya ])0ur la 1''* fois à une édition du livre de saint Augustin intitulé la Cité de Dieu, et im|>rimé à Rome en 1107, sous le poiitiiical de Paul 11.
Saint-Aulairo i'"i'ançois-Joseph (le Beaupoil, manjuis de), né dans le Limousin en Kii.'i, suivit de bonne heure la carrière des armes dans laquelle il se distingua. A la paix, il vint se fixer à Paris,, se livra à son goût pour la poésie légère, fut reçu en IfiTO a
l'Académie française, et fit pendant 40 ans les délices de la petite cour qui entourait à Sceaux la duchesse du Maine. — Le marquis de Saint-Aulaire mourut au mois de décembre 1743.
Saint-Cyran (Jean Duvcrgicr (le Hauranne , connu sous le nom d'abbé dej, né en '1581, fut un des plus habiles théologiens de son temps. Une lecture attentive des Pères de l'église lui fit naître l'idée d'un nouveau système sur la Grâce qu'il s'etforça de faire partager à son ami Jansénius, évèque d'Ypres. Après la mort de ce dernier, l'abbé de Saint-f.yran se lit à Paris un grand noml)re de disciples, surtout parmi les religieuses; mais ayant attaqué les jésuites, le cardinal de Richelieu le fit enfermer au donjon de Vinconnes en '1638. 11 y resta jusqu'en '1642, et mourut l'année même de sa délivrance, à l'âge de 62 ans. — La plus grande gloire de l'abbé de Saint-Cyran est d'avoir conquis à sa doctrine la fameuse abbaye de Port-Uoyal.
Sainte-Barbe (v. Barbe [Sainte-]).
Sainte-Croix (GuiUaume-Emmanuel-Joseph Guilhem de Clermont Lodeve, baron de), né le 5 janvier I7i6, à Mormoiron, dans le comtat Venaissin, membre de l'Institut, mort le W mars 1809, à l'âge de 64 ans. Cet académicien est compté parmi les écrivains les plus estimables et les plus érudits qui ont honoré la (In du xviii« siècle et le commencement du nôtre. Son K'' ouvrage, V Examen critique des historiens d'Alexandre, couronné en 1772, est son plus beau titre de gloire.
Saint-Étienne (ordre de), institué le 5 mars 1764-^ l)ar l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche, en l'honneur de saint Etienne, roi de Hongrie. Les titulaires en portent les insignes suspendus à un ruban rouge, liséré vert.
Sainte-Foix (F'rançois Poullain de) , né à Rennes le 2.') feviier 1699, jirit d'abord le parti des armes et fit sa première campagne en Italie en (pialité d'aidede-camp du maréchal de Rroglie. A la ])ai.\, il donna sa démission et vint à Paris, où ses duels et ses aven-rfe st-Éiienne tures le mirent à la mode. — Sainte-Foix a composé un Autriche!, assez grand nombie de comédies; mais, de tous les ouvrages sortis de sa plume, on ne lit plus guère aujourd'hui que s.es Essais sur Prt/'/s. Il mourut le 26 août 1776.
Sainte-Falaye (.lean-Ba[)tiste de la C.inni^ de né à Auxerre en 1697, (le\int membre de l'Académie des inscriptions et belleslettres en 1724, et enricliit d(> nombreux et curieux travaux sur l'histoire de France les mémoires de la compignie qui l'avait honoré
df ?es suffrages. On lui doit aussi d'importants mémoires stu^ la cliovalorie. Ses manuscrits forment plus de 100 volumes in-folio. — Saintc-Palaye fut également reçu membre de l'Académie française; il mourut en 1781 .
Saint-Ferdinand (ordre de), institué à Naples par le roi Ferdinand VI. le l'''" avril 1 800, en mémoire de sa rentrée dans ses états. Ruban bleu foncé, liséré rouge.
Saintes, clief-licu d'un arrondissement de la Charente-Inférieure, capitale des anciens Scnitones, sur la Charente, à i^l kilom. de Paris. Cette ville possède un arc-de-triomphe élevé par les Romains, et qui sert aujourd'hui de décoration à lui pont, ainsi Ordre
qu'une cathédrale fondée par Charlemagne. Sa po-o?c si - Ferdinand pulation n'est que de 8,000 habitants ; les eaux- (N'apies). de-vie, les bois de construction, les laines sont les principaux objets de son commerce. — Au x^ siècle la ville de Saintes devint le siège d'un évèché et la capitale de la Saintonge ; elle souffrit beaucoup des guerres de religion, et fut choisie, en 1790, pour le cheflieu du département, reste d'importance politique qu'elle ne conserva que jusqu'en 1810.
Saintonge, ancienne province de France, située entre l'Aunis et le Poitou au nord, le Périgord et l'Angoumois à l'est, la Guyenne au sud-est, lOcéan à l'ouest. Elle avait environ 100 kilom. de long sur i8 de large, et était divisée par la Charente en méridionale et en septentrionale. Saintes, St-.lean-d'Angely, Tonnai, Taillebourg, ^larenne, Royan,Mortagne, en étaient les villes prmcipales. — Cette contrée tirait son nom des Santunes qu'Auguste renferma dans la 2^ Aquitaine. Les Francs l'occupèrent à la mort d'Alaric. Eudes, duc d'Aquitaine, s'en rendit ensuite maître. Après son divorce. Éléonore de Guyenne l'apporta par son mariage à Henri II , et les Anglais la conservèrent jus(prau régne de Charles V, qui la leur enleva et la réunit à la couronne dont elle n'a plus été séparée.— En 1790, cette ])rovince a formé une ji.Trtie du déparlement de la Charente-Inférieure et une i)ortiou de celui de la Charente.
Saint-Évremond U'Jiarles Marguelet de Saint-Denis, seigneur de),
né a Saiiit-Dcnis-dii-Guast, à 12 kilom. de Coiitances, le 1"^'' avril
^^^^ '161."^, mort à Londres le 20 septembre 170.}, embrassa dans sa
^^ -jeunesse la carrière militaire, et se distingua aux journées de Ro-
croi, de Fiiboiu'g et de Nordlingen. Sa conversation agréable, nuiis
caustique, lui lit des ennemis puissants. Une lettre trouvée dans les
SAI — 7 - SAl
|):il)i('rs (lu siirinloiuhint l'oiniiicl irrila conlro co liardi frondeur le ministre Colbert, (lui voulut le faire arrêter. Saiat-Kvremond, pré venu à leuips. se retira en Hollande et de là en An::;leterre (I6<)2), où il véeut eneore i.3 ans. — Il a laissé un grand nombre d'écrits qui tous furent admirés de ses contemporains, mais (pi'on ne lit plus guère de nos jours. Ses meilleurs ouvrages sont ses Observai ions sur Sallusfe et sur Tacite et des Réflexions sur les divers fjénies dupeiirj)le romain, dont quelques-unes n'ont pas été inutiles à Montesquieu.
Saint-Georges (le chevalier de), né à la Guadeloupe, fut amené en France par son père et s'acquit une grande renommée dans l'art de l'csciime. Nommé ca[)itaine des gardes du duc de Chartres, père du roi actuel des Français, il embrassa la cause de la révolution, leva une espèce de corps franc dont il se fit colonel, et le conduisit à l'armée du nord, ^ous les ordresde Dumouriez. Arrêté comme suspect en 1791, il fut sur le i)oint de .paraître devant le tribunal révolutionnaire, mais le 9 thermidor le rendit à la liberté. Cet homme, regardé à juste titre comme Fun des types les plus parfaits de l'élégance française, moiwut en 1 80 1 , dans une situation obscure.
Saint-Janvier (ordre de), institué à Xaples,le 6 juillet '17:58, par Charles, roi des Deux-Siciles, qui fut depuis Charles III d'Espagne. Le ruban en est rouge.
Saint-Germain (le comte de), aventurier fameux qui, sous ce litre d'emprunt, fil l'étonnement de la cour de ^„ ^
Louis XV. Il se disait intréjjidement âgé de 2,000 ans, /^^^^ et se vantait de pouvoir transmettre à d'autres le secret • ,iv>£^^ de cette longévité surhumaine. — Comme tous les char- q,.j^,, lataiis, le comte de Saint-Germain se paraît avec uncrfe si-./anvier él)louissante magnificence ; et la coupe de ses habits (Nap'i^si. seml)lait appartenir à une autre époque et à un autre pays. Habile improvisateiu-, il excellait en fantasmagorie, et parlait de tout, sciences, arts, littérature . avec l'accent d'une parfaite conviction. Il mourut à Schleswig, en 1784, à la grande surprise de son prolecteur le landgrave de Hesse-Cassel. Sa naissance est toujours restée un mystère.
Saint- Just V. Just [Saint-j).
Saint-Lambert (Charles-François, marquis de"!, né en 1717 à Velize, eu Lorraine, entra fort jetme au service, et se distingua bientôt, comme poète, j)ar de gracieuses pièces de vers composées pendant les loisirs de l'état militaire. L'élégance de son esprit et de ses manières, jointe à une certaine indépendance d'idées, l'ap— pelei'ent à jouer un rôle brillant dans celte scciélé du \v:ii'' siècle, où s'agitaient les questions les plus graves de In pliilosophie au
Ordre ih Hl-Louh France!.
SAI — 8 — SAl
milioii (les femino.-; et do.-; pclits \ois. 11 connut Voltaire ot .leaii- .laci|ii(',-; Ruiisscaii, ot (il partie de la secte des encyclopédiste?. Sun ineilleur onvra;j;e est le poème de.s Sa/son.s, pid)lié en 17()î). — Saint- Lambert monrnt à Paris an mois de février 1803.
Saint-Iiouis (ordre militaire de). Institné en 4 092 par le roi Lonis XIV, cet ordre militaire fut une création de haute et intelligente politique , car il pouvait être conféré à tous les olTiciers des armées do terre et de mer, et c'était là une grande innovation. Les distinctions honoriticpies n'avaient encore été en efïet accordées qu'aux généraux d'armées, tous appartenant à la haute noblesse ; et c'était bien connaître le génie national que d'y faire |)articiper tous les ofîiciers de mérite servant en sous-ordre. L'émulation produite par Tordre de St-Louis porta bientôt ses ruits, à la plus grande gloire de la France.
Saint-Martin (Louis-Claude), dit le Philosophe hiconim, célè bre théosophe, né en 4743 à Amboise, et mort en '1803 au village d'Aunay. Ses écrits mystiques sont nombreux. l/Homme du désir , (|u'il publia à Lyon en -1790, a été jilusieurs fois réimprimé, mais n'est pas à la portée de toutes les intelligences.
Saint-Michel (ordre de), institué en Bavière en 1 693 par .lacques Clément, duc de Bavière et électeur de Cologne, etconlirméparle roi]MaximilienJosei)hen 181 2. On en porte la décoration suspendue à un ruban bleu. , Z''''!'^': , ,
(le Sf'Iij ichcl
Saint-Pierre fKustache [v. Eustache de St-Piprre\). iDuvit-io).
•aint-Pierre (Chai'les-Irénée Castel, abbé de), né le 18 février 1658, au château de St-Pierre en Normandie, fut destiné à l'état ecclésiastique, et nommé abbé de la Ste-Trinité de Tiron en 1702. Il avait déjà été, en 1695, reçu à l'Académie française; mais il en fut expulsé par les brigues de l'abbé de Polignac, adversaire passionné des idées généreuses que ce philosophe répandait dans ses écrits. Doué d'un cœur vraiment noble, l'abbé de St- Pierre était de mœurs pures et d'une probité scrupuleuse. Toutes ses publications tendent à une amélioration quelconcpie: et son Projet de paix imiversplle surtout témoigne d'un cœur jirofondément jiénétré de rnmour du g(>nre humain. — Il mourut à Paris Je 29 avril 174.3. ('.est lui qui introduisit dans notre langue le mot hicnfaif^aiicr.
Saint-Pierre 'Bernardin de [v. liernardin de St-Picrre\\