‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 35 sur 133 · SOM — 114 — SON · texte numérisé non relu

SOM — 114 — SON

soTivcnir de co qui s"c?t passô dans rot état. — Lo maiinélismo nninial a la plus lirande rcssenihlance avec le somnambulisme'.

Somptuaires (d un mot latin signifiant dépense). — On a[)pellc Uiis aoinptuaires celles qui restreignent le règlement de la flépense dans les festins, les vêtements, les édifices, etc. — Rome a eu ses lois somptuaires , ainsi que plus tard la république de Venise.

Son. On appelle ainsi en physique le résultat de certames vibrations de Fair sous l'influence de certains agents. Le son ne peut être produit dans le vide. Il se transmet encore par le moyen des liquides et des solides. — Le son se propage dans l'air par une suite de vibrations ou plutôt d'ondulations qui vont toujours en s'étendant comme celles que produit la chute d'un corps dans l'eau. Ainsi que la lumière, le son se rélléchit en faisant un angle de réflexion égal à l'angle d'incidence. C'est là ce qui forme les échos. Dans l'air, le son parcourt 337 mètres par seconde. — On appelle encore son l'écorce des graines des céréales, séparée par la mouture. Il est d'autant plus gros que les meules du moulin sont moins rapprochées.

Sonate (de l'italien sonata), pièce de musique instrumentale, avec accompagnement de violoncelleou de viole soutenu. La sonate se compose le plus ordinairement de deux ou trois morceaux ; 1" aller/ro, 2" adagio, 3" rondo ou presto. Elle se rapproche du concerto et de la fajitaisie, et est aux instruments ce que la cantate est aux voix.

Sonde. On appelle ainsi, en termes de marine, un instrument consistant en un plomb attaché à une corde et dont on se sert à la mer et dans les rivières pour connaître la profondeur de l'eau ou la qualité du fond. Otte ligne est graduée de brasse en brasse par des nœuds. Le plomb de forme conique est creusé à sa partie inférieure afin de recevoir un morceau de suif, destiné à rapjiorter des échantillons de la nature du fond. — Sonde se dit aussi de certains instruments qu'on enfonce dans un fromage, un melon , un jambon , etc. , pour en retirer une parcelle et s'assurer de leur qualité. C'est encore une esi)èce de tarière qu'on enfonce dans la terre pour forer un puits artésien, ou pour reconnaître les dilférentes couches d'un so7ide. terrain. — On appelle sonde un instrument de chirurgie qu'on introduit dans le trajet dos plaies, des fistules, etc., pour remplir diverses indications thérapeutiques.

Sonde 'ilos de la) , (v. Sou7ida [îles de la]).

Songe v. Rére).

Sonnet (dérivé d'un mot lalin signifiant chansonnette) , pièce de vers (|ui se compose de deux quatrains de mesure pareille, où, pour

SOP iir, — SOP

nous servir des o\pro>-;ion> de Builcnii, » la riinn avec deux son-^ Irappe huit fois l'oreille », et do deux terrets partagés par le sens. 11 n'admet ni expressions impropres, ni vers faibles, et l'idée qui le termine doit avoir ([iielrpie chose de pi([uantet de relevé. Pétrarque l)asse pour en être l'inventeur. Gombaut, Mainard , Malleville et; Des Barreaux sont les seuls auteurs en France qui aient excellé dans ce 2;onre de poésie dilTicile.

Sophie (Sainte-), église fondée à Constantinople par Constantinle-(irand, et rebâtie sous le règne de .lusfinien F'". Sa voûte elliptique et non spbéri([ue fait encore, après plus de 12 siècles, l'admi-

Sain/ii-Sop/iii'.

ration des connaisseiu-s, et surpasse en beauté les dômes de St-Pierre de Home et de St-Paul de Londres. — Les Turcs l'ont convertie eu inos([uée, et non loin de ce magnilique monument de l'art chrétien s'élève le sérail du grand-seigneur.

Sophisme, sophiste (d'un mot grec signifiant ce qui est fait arec sdijosse) — Le sitphisine est un raisonnement spécieux, éblouissant, dont on sent cependant la fausseté, (juoiiiu'on puisse être embarrassé de la démontrer, et de dire précisément pourquoi le raisonnement est faux et ca[)tieux. L'erreur voulant usurper le rôle de la vérité , s'efforç^-ant de lui ressembler , prenant toutes formes propres à favoriser son imposture, voilà \e sophisme. — On nomme soy)/iis/(' celui qui se sert d'arguments subtils et captieux, de sophismes, dans le dessein de tromper; jusqu'au temps de saint .Vugustin, il a signifié professeur d'rloipience.

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