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flo réforme (''tai(Mit pour In pliipnrf cxcellonts ; il voulait améliorer Tétat fies (inances, diminuer les taxes, supprimer les aiipointements inutiles, encourager Fagiinulture et mettre toutes choses dans un état tel qu'à l'avenir les impôts pussent suffire aux dépenses ; mais l'exécution de ces projets ne fut pas souvent accompagnée d'une assez grande prudence; aussi souleva-t-il contre lui toute la noblesse danoise. Une conspiration, à la tête de laquelle était la reine douairière, Julienne-Marie, née princesse de Bruns^vick, ne tarda pas à éclater; et dans la nuit du 16 au 17 janvier 1772, Rantzau, que Struensée avait mécontenté, surprit au roi un ordre en vertu duquel il lit arrêter le favori , la reine et leurs partisans au moment où ils sortaient d'un bal. — Le 23 avril suivant, Struensée fut condamné à mort et exécuté le lendemain.
Stuart (maison des), l'une des plus anciennes de l'Ecosse, et qui a donné à ce royaume et à l'Angleterre une longue suite de rois, descendait d'une branche de la famille anglo-normande des Fitz- Alan, qui s'établit auxiii"^ siècle en Ecosse, où elle reçut pour un de ses membres la dignité héréditaire de sénéchal ou grand-maître du royaume, en anglais Sieu-ard, nom qu'elle s'appropria et qu'en effet elle écrivit d'abord ainsi. Le roi Robert P"" donna sa fille Marjaria en mariage à Walter Stuart, avec droit à la couronne pour ses descendants, en cas d'extinction de la dynastie royale. Lorsque David II mourut, en 1 370, sans laisser d'héritier mâle, le fils deWalter ceignit le diadème sous le nom de Richard II, et devint la souche de la maison royale des Stuart. Les malheurs qui poursuivirent cette dynastie, depuis son élévation jusqu'à sa chute, doivent être attribués en partie à l'état du pays, en partie au caractère personnel de ces princes, et surtout à leur penchant au despotisme. La maison de Stuart cessa, en 1714, de régner sur l'Angleterre. Elle avait gouverné l'Ecosse pendant ,3ii ans, et les deux royaumes réunis pendant 111. — Le dernier fies Stuart, Henri Benoit, fils puiné du chevalier de St-Georfjes, et devenu cardinal, mourut en Italie en 1807. Georges IV lui a fait ériger dans l'église de St-Pierre-de-Rome un mausolée dû au célèbre Canova.
Stuc, composition destinée à imiter les marbres, et dont on se sert plus particulièrement , en architecture , pour les revêtements , les bas-reliefs, les corniches et d'autres ornements. On l'obtient en gâchant, avec une dissolution de colle-forte, du plâtre pultcrisé mêlé à une poudre colorée. On fait aussi une sorte do stuc en faisant une pâte avec de la chaux et du marbre pulvérisé, et de l'eau en certaines proportions. — De stuc, dérivé de stucco, on a fait stucataire, nom do l'ouvrier qui travaille en stuc.
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Stuttgardt, capitalo (lu Wiirlomborp;, siluéo sur les bords du Xesenbach, dans une vallée délicieuse, véritable jardin anglais, toute parsemée de vignes et d'arbres fruitiers. f)n y compte ii,0()0 âmes. L'ancien et le nouveau château, le palais delà chancellerie, le Gijmnase illustre avec son observatoire, de magnifiques promenades, le parc, TOpéra, l'hùtcl-de-ville, etc., attirent également l'attention des voyageurs.
Style. Ce mot vient du latin siijlus, qui signifiait une sorte de poinçon ou de grosse aiguille avec la pointe de laquelle les anciens écrivaient sur des tablettes enduites de cire. L'autre bout était aplati , et servait à efîacer l'écriture quand on voulait corriger ou supprimer ce qu'on avait écrit. — Figurément et par extension, style s'est dit de la manière d'exprimer ses pensées de vive voix et par écrit. Les mots étant choisis et arrangés selon les lois de l'harmoiiie et du nombre, relativement à l'élévation ou à la simplicité du sujet qu'on traite, il en résulte ce qu'on appelle stijle. — Il y a trois sortes de slijlefi : le simple, qui s'emploie dans les entretiens familiers, les lettres^ les fables. Il doit être pur, sans ornement affecté. Le sublime, dans lequel toutes les pensées sont nobles, les expressions graves, sonores, harmonieuses, répand la noblesse , la dignité , la majesté dans un ouvrage. Le tempéré tient le milieu entre les deux autres. II a toute la netteté du style simple, et reçoit tous les ornements et tout le coloris de l'élocution. On distingue encore les lyrique, dramatique , oratoire, historique, etc. — Le style, dans les beaux-arts, est la réunion do toutes les parties qui concourent à la conception d'un ouvrage de l'art, et se dit de la manière d'exécuter particulière à l'artiste, ainsi que du caractère de la composition : cette peinture est d'un bon style; style étruscjuc, gothique, etc. — Style, en chronologie, e.st une manière de supputer les années. On distingue le vieux et le nouveau style : le vieux style est celui du cal(Midrier de Jules César, le nouveau style celui du calendrier grégorien. Il y a une différence de 10 jours entre les deux. — En botanique, le style est la partie du pistil qui tient le stigmate élevé au-dessus du germe. C'est une espèce de pédicule grêle qui est au pistil ce que le filet est à l'étamine.
Stylet (d'un mot grec signifiant poinçon à écrire), sorte do poignard dont la lame est très-menue et ordinairement triangulaire.
Slykf.
Slylobatc.
STY — l/iO — SUA
Stylobate (d'un mot grec signiliant piikieslal), piédcslal ou soubassement qui porte des colonnes.
Styrie (duclié de), province de l'empire d'Autriche. Du temps des Romains, la partie orientale appartenait à la Pannonie , celle de l'ouest à Noricum. Le christianisme y trouva de bonne heure des prosélytes, et ses succès y furent si rapides, qu'il falluty établir des évêchés. La Styrie fut successivement ravagée par les Goths, les Huns, les Lombards, les Francs, les Slaves, les Avares, enfin par les Allemands qui s'y établirent. Érigée en duché en 'M 80, elle passa à l'Autriche en 11 92. Sa superficie est de 1632 kilomètres carrés, et sa population de 923,882 habitants.
Styx , fieuve des enfers dont il faisait neuf fois le tour et fermait tous les abords. — Jurer par le Styx était, chez les anciens, le plus redoutable des serments; les dieux eux-mêmes n'auraient pas osé l'enfreindre. Jupiter se chargeait de punir le coupable, qui était condamné à boire de l'eau de ce lleuve, et tombait aussitôt dans une léthargie qui durait une année.
Suaire, lincoul daus lequel on ensevelit un mort. — Saint-Suaire, linge qui avait servi à ensevelir Notre Seigneur. — On donne encore ce nom à un morceau d'étoffe avec lequel une sainte femme essuya le front de N.-S. au moment où il faiblissait sous le poids de la croix.
La face du Dieu fait homme y resta, diton, empreinte.
Suard (Jean-Baplisle-Antoine), secrétaire perpétuel de Smnt-Sucure.
l'Académie française, né à Besançon le 16 janvier 1733, mort à Paris le 20 juillet 1817, à l'âge de- 84 ans: Homme adroit s'il en fut jamais, il sut, sans aucun titre littéraire, se placer à la tète de la littérature, passer pour aimable avec un caractère roide
SUB — llil — SUB
el. desiKjliquo, ot olro toujours bien vu des grands, tout en obtenant, et parfois ù bon droit, une sorte de réputation d'indépendance Uni à une des femmes les plus spirituelles qu'on pût rencontrer, et sœur de Panckoucke, l'éditeur de la Grande Encyclupédie, Suard vit bientôt les grands seigneurs et les grandes.dames fréquenter son modeste salon. Son ménage, formé sous leurs auspices, fut appelé h) petit ménat/e et défrayé par leur munificence. — En 1771 , il publia la traduction de l'histoire de Charles-Quint , par Robertson. Ce travail, son principal et presque son seul titre littéraire, lui ouvrit les portes de l'Académie où d fut re(;u le -i août 1773.
Subleyras (Pierre), peintre, naquit en l'année 1699, à Uzés. Son père, peintre médiocre, lui enseigna les premiers éléments du dessin. Il vint ensuite à Toulouse étudier sous le chevalier Antoine Rivais, un des plus habiles imitateurs du Poussin , et ne tarda pas cl devenir l'émule de son maître. Il remporta en 1728 le K'' prix fie l'Académie de peinture, et fut envoyé à Rome. Après avoir fait une brillante fortune, il mourut en '1749, dans la force de son âge et de son talent. Comme coloriste, il doit être classé au rang des grands maîtres. Sans prétendre à la pureté rigoureuse de la ligne, son dessin est noble. — Le Louvre possède 8 de ses tableaux : le Serpent d'airain, le Martijre de saint Pierre, etc.
Sublime (d'un mot latin signifiant haut, élevé). C'est, dans tous les geni'es, le plus haut degré d'étendue, de grandeur, d'élévation et d'exjjression auquel puisse atteindre l'esprit humain. Le sublime se rencontre quelipiefois dans un simple cri de la nature , dans une action vertueuse; sou\ent c'est un mot, un trait, un mouvement, un geste. Il est tellement indépendant de l'art qu'il se produit parfois dans des personnes qui n'en ont aucune notion. Quiconque est fortement passionné, quiconque a l'àme élevée peut trouver une ins})iration sublime. — Dans l'art de l'écrivain, on distingue trois sortes de sublimes : le sublime d'images peint de grands objets avec des couleurs si frappantes qu'on est saisi d'admiration ; le sublime de pensées présente ordinairement une grande idée exprimée avec beaucoup (le concision ; le sublime de sentinwnts paraît être presijue au-dessus de la natine humaine, et fait voir dans la faiblesse de l'humanité une constance en quelque sorte divine. Notre grand Corneille nous frappe souvent par le sublime de ce genre. — Il existe un certain nombie de tiailés du sublime, entre autres celui du célèbre rhéteur Longin, que Boileau a traduit.
Sublimé, substance cpii, sous l'inlluence du (^ddriipie, s'est \olalilisée pour se condenser ensuite à l'état solide. — Sublimé corrnsif, bichlorure de mercure (v.).