‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 46 sur 133 · SYL — 157 — SYL · texte numérisé non relu

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s"eni|)ara de Konio, qu'il R'iii|iliL de meurtres el de pro5cri|)Lions. A[)ress'èlrc l'ail nommer diclaleur et iiiveàlir de la i)tiissance légi?iali\e, il remania la constitution romaine, y introduisit des rél'ormes en laveur du sénat et de la noblesse, enleva aux plébéiens leurs prérieuses libertés et gouverna despotiquenient pendant plusieurs années. Après avoir obtenu un second consulat (an de Rome G7.'}), il abdiqua volontairement, Tannée suivante, la puissance dictatoriale, et se relira dans sa campagne de Cumes, où il vécut encore un an. Syllabe (dérivé d'un mol grec signifiant comprendre , parce que la syllabe esl comprise dans une seule émission de voix). On appelle syllabe, une voyelle, ou seule ou jointe à d'autres lettres qui se j)rononcenl par une seule émission de voix. — Une voyelle seule peut Inrmer une syllabe, comme dans les mots a-mi, u-nir, etc. ; tandis ([u'une consonne est impuissante à cet égard , si elle n'a le secours dune \oyelle. — Les mots d'une seule syllabe sont appelés monosyllabes, comme sol, air, etc. On nommo dissyllabes les mots composés de deux syllabes, trissyllabes ceux de trois, et en général polysyllabes tous les mots composés de plusieurs syllabes. La prosodie, dans toutes les langues, reconnaît des syllabes longues et brèves.

Syllogisme (de dcux mots grecs signifiant avec et dire) , terme de logique qui, suivant son élymologie, est un véritable synonyme de raisonnement. Un syllofjisme est toujours composé de trois propositions; la première s'appelle la majeure, la seconde la mineure, et la troisième la conséquence. Les deux premières propositions du sylkyjisme sont appelées j3rt'//i/<;ses (v.), c'est-à-dire mises avant la conséquence. Nécessairement, tout syllogisme se compose de trois idées simi)les ou complexes. La question qui, dans un syllogisme . devient la conclusion, est composée de deux idées, dont Lune s'appelle le sujet, l'autre Yatiribut. Le sujet est nommé le petit terme. l'attribut de la conclusion a le nom de (jrand terme. Outre ces deux idées, on a recours à une troisième qu'on appelle le moyen, el par rintcrmédiaire de laquelle on découvre si l'attribul de la conclusion convient ou ne convient pas au sujet de cette même conclusion. Ainsi, dans ce syllogisme : tous les hommes peuvent faillir: vous ('•tes homme, donc vous pouvez faillir; vous est le sujet de la conclusion, el par conséquent le petit terme: vous pouvez faillir, esl l'altribul; tous les hommes esl le moyen terme ou l'idée moyenne, elc. Sylphe, sylphide (dii nom grec d'ime espèce d'insecles qui ne \ioillis5aieiit jamais). Les cabalistes appelaient ainsi les prétendus génies élémentaires de l'air. Ouand le coriJS d'un sylphe deviMiait visible a l'œil des liummes, il leur ai)paraissait sous une l'orme liu- X. 14

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maiiio. mais dont les proportions sveltes réunissaient aux cliarmcs do la jeunesse des pertections idéales d'élégance et de léi!;èreté tenant d'une autre nature. Quelques théosoplics et cabalistes ont anirnié sérieusement qu'H était jiossible de réduire en servitude ecs espiils intermédiaires, et ainsi décommander aux éléments.

Sylvain, (lieu cliampôlre protecteur de l'agriculture, dieu des forêts, lils d'un berger de Sybaris et de Valeria Turculanarià. D'autres le disent fils du dieu Faune; d'autres, enfin, le confondent avec lui et lui donnent Saturne pour père. Il est le même que le Pan des Grecs. — Sylvain, dont la partie supérieure était celle d'un homme et la partie inférieure celle d'un bouc, était fort honoré en Italie et avait un temple à Rome, sur le mont Quirinal. Ses prêtres formaient un des principaux collèges de Rome.

Sylvains , terme générique qui comprenait les Satyres , les Faunes , les Pans, lesÉgipans, etc.

Sylvestre (Ics papcs [v. Silvestre]).

Symbole, symbolique (dérivés (lun mol grec signifiant cojnporer), signe, marque, caractère, figure servant à désigner, à représenter quelque chose. — La sijmbolique est la science des symboles.

Symmaque , 5.3" pape, était fils de Fortunat, habitant de la Sardaigne. Diacre à la mort d'Anastase II, Symmaque fut choisi pour lui succéder, en 498, par une promotion du' clergé et du peuple, pendant qu'un autre parti, dirigé par le patrice Faustus, donnait la tiare à l'archi-prêtre Laurent. Il s'ensuivit une lutte sanglante , dans laquelle plusieurs citoyens perdirent la vie , et pendant laquelle Symmaque se faisait sacrer dans la basilique de (Constantin , tandis (lue Laurent était intronisé dans Sainte-Marie. On convint enfin de s'en remettre au jugement de Tliéodoric , qui prononça en faveur de Symmaque. — ('e fut à ce pajie que Clovis envoya une couronne d'or, qui fut déposée sur l'autel de Saint- Pierre. Ce pontife, mort le 19 juillet .'ili, la seizième année de son règne, fui aussi sévère pour les liéréti(iiies que charitable pour les orthodoxes, et il est un des premiers (|ui aient tenté de résister à la tyrannie des rois. C'est lui qui inlioiluisit. dit-on. \eGUiria i)i excelsis dans la messe.

Sympathie (d'un mol grec signifiant arec e( souffrir), corresjiondance que les anciens imaginaient entre les qualités de certains corps; aptitude qn"ont certains corps à s'unir, à se pénétrer. C'est par s.])mpathie que le mercure s'unit à l'or, que le fer s'attache à l'aimant. — Kn termes de médecine , c'est la correspondance entre certaines parties du corjis (\n\ fait qu'un organe ne peut être affecté ou e.xcité sans que d'autres le soient en même temps. — Ce mol se

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dil aussi du r.'i|iporl., de In coin ciiiiiicc que cerl ni nos choses onl entre elles : // !j a tk la sijinpalliii' oïlreccs deux couleurs; et encore, do la convenance et du rapport (riiunienrs et d'inclinations, d'un penchant instinctif qui attire deux personnes l'une vers l'autre. — Il signiOe également, dans le langage philosophique, la l'acuité que nous avons de participer aux peines et aux plaisirs les uns des autres. — Sijmpathique veut dire qui a de la sijtnpalhic. — Encre Sympathique (v. Encre). — Nerf grand sympathique, série de lilets nerveux plus ou ou moins entrelacés (jui s'étendent dans toute la longueur de la colonne vertébrale jus(|u"au bassin, en jetant de nombreuses ramifications dans les organes de la poitrine et de l'abdomen. — Nerf petit, sympathique, filets nerveux qui vont se répartir aux régions inférieures de la face en s'enfonçant dans les dents. — Poudre sympathique, poudre anli-hémorrhagique com|)osée de sulfate de zinc et fie fer desséchés et convenablement mélangés. Cette poudre était jadis très-célèbre comme arcanc.

Symphonie (de deux mots grecs signifiant avec et son ou voix), pièce de musique divisée en trois , quatre ou cinq morceaux. Composée pour un orchestre, elle commence le plus souvent par une courte introduction d'un mouvement lent, qui contraste avec la vivacité, la véhémence du premier a //t'f/ro qu'elle prépare ; viennent ensuite un andanle varié , un cantahile ou un adagio suivi d'un menuet ou d'un scherzo, à trois temps, d'un mouvement rapide et d'un tour original , l)izarrc quelquefois. Un final plein de vigueur et de prestesse termine cet œuvre . l'un des plus importants en )nusi([ue. — On appelle symphoniste le musicien qui, dans l'orchestre , joue d'un instnunent quelcon(iue.

Symptôme (do deux mots grecs signifiant acec et tomber, arrirer : ce([ui airive avec quelque chose). Ce mot se dit en médecine des accidents qui surviennent dans une maladie et (jui font juger de sa nature et des suites qu'elle peut avoir.

SynagDgue (d'un mot grec signifiant assemblée, congrégation). Ce mot e^t pris dans ce sens général dans r.Vncien-Tesfament, où il se dit indilléremmcnt de l'assemblée des justes et de celle des méchants. Dans le Nouveau-Testament, il désigne seulement une réunion religieuse ou le lieu destiné au service divin depuis la de.sti'uclinii du Temple.

Synchronisme ^do 2 uiLits grecs signifiant arec et temps), rap- IMochement des pei'sonnes qui ont vécu à une même époque et di'^ événements qui ont eu lieu dans un même temps. — On appelle méthinte synchronique colle qui rapproche ce que certaines périodes ont produit d"événen\ents contemporains; et tiibleau synrhroni<iue.

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