‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 87 sur 133 · TUR — 251 — TIR · texte numérisé non relu

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Turcs OU Osmanlis. La populalion ottomane, singulier mélange (le Talars, de Slaves et d'enfants enlevés par les [)irates à des j)arcnfs chrétiens, formée et agrandie par les brigandages et les conquêtes, dominant pendant quatre siècles le sol de la Grèce, a reru, selon une généalogie assez douteuse, son nom originaire de Tf/rc, fils aîné de. laiihet, dont elle descendrait (v. Ottoman [empire]]. Turcomans OU Trouchmêiies , peuple nomade de l'Asie, vivant, comme les Kalmoucks , sous des tentes de feutre, et disséminés dans la région moyemie de cette partie du monde, entre le littoral S.-E. de la mer Caspienne et la vallée de Boukliara , ainsi que dans la l'erse et dans la Turquie d'Asie. Ce peuple , à l'exceiitiou (le quelques tribus fixées en Perse et dans la Bonkharie , ne vit (pic de brigandages. — Les Tarcomcms observent les pratiques du culie mahométan et parlent le turc. Ils commercent avec la Russie : ({uelques tribus reconnaissent la suzeraineté de cet empire , mais sans lui payer tribut.

Turenne (Henri de la Tour-d'Auvergne, vicomte de) , fils du duc de Bouillon etd'Élisabeth deNassau, fille de Guillaume P"' de Nassau, jH ince d'Orange, né à Sedan le 1 1 septembre 1 61 1 , fut d'abord sim- ])lc volontaire sous les ordres du prince Maurice d'Orange, son oncle, puis capitaine en 1626 , colonel au service de France en 1634, et maréchal de camp la même année. Après avoir pris Saverdun en 1636, on le nomma lieutenant-général lors de la prise de Sohe-sur-Sambre en Flandre, en 1637. Dans la guerre contre le Tiémont, il s'empara en 1613 de Trino, et reçut à cette occasion le bâton de maréchal de France; il avait alors 32 ans. Chargé du commandement de la frontière du Haut-Rhin, Tureime se distingua sous les ordres du prince de Condé, et contribua avec ce prince au gain de la bataille deNordlingen. Demeuré seul général en chef, il continua la campagne d'Allemagne, avec des succès divers, jusqu'au traité de Westphalie. En 1650, lors de la révolte contre la régente, mère de Louis XIV, de Condé, de Conli et des autres piincipaux princes et seigneurs ;, Turenne se joignit d'abord à eux, et s'allia à l'Espagne contre la France. Mais en 16.j1, revenu de cette coupable erreur, Turenne rentra en grâce auprès du roi, s'employa avec succès contre la ligue des princes, et eut lu gloire de pacifier sa patrie après une lutte brillante contre Contlé, et avoir coni[uis à la France le Roussillon, l'Alsace et l'Artois. A la mort de rhili|)pe IV, la guerre reconuiiença, et Turenne s'emjia.ra de Douîii, Ouilenarde, Borgnes, Furnes, Armentières, Courirai et Lille , et signa la paix d'Aix-la-Chapelle. Il ne soutint pas moins brillanunent sa répiitahon dans les guerres contre la Hollande el

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l'Âulricho (1672-1 675), et se mesura avec avantage contre le célèbre MonlecucuUi. — Ce fut à la veille d'une bataille décisive devant Zulzbacli que notre grand capitaine fut tué par un boulet le 26 juillet 1675, en venant reconnaître remplacement d'une batterie.

Turgot (Anne-llobert-Jacques) , né à Paris le '10 mai 1727 do Michel-Etienne Turgot, prévôt des marchands de la ville de Paris, mort le 20 mars 1781 à l'âge de 54 ans, fut l'un des plus savants économistes du siècle dernier. Tour à tour substitut du procureurgénéral, puis conseiller au parlement;, il se montra le soutien de l'autorité royale et l'ennemi des corporations politiques anti-populaires. Nommé maître des requêtes , il acheva de se fortiiier dans la science administrative, et se créa une théorie savante d'économie ])olitique qu'il appliqua avantageusement pour le soulagement des habitants pauvres du Limousin, province dont il avait été nommé intendant en 4 761. — L'attention publique fut dès lors fixée sur ce financier habile, et Louis XVI rajjpela au ministère, d'abord pour l'administration du département de la marine, puis ])our le contrôle général des finances. Le ministère de Turgot fut trop court pour le bonheur du pays et poiu' le salut de Louis XVI en particulier. L'esprit élevé de cet homme d'état comprenait la situation de la France. S'il n'eût pas été en son pouvoir d'empêcher la révolution de 1789, peut-être du moins eùt-il été assez heureux pour la diriger dans les voies d'une réforme devenue indispensable.

Turin ( l'ancienne Augusta Taurinorum ) , capitale du Piémont (états sardes), au conlluent de la Doria-Riparia avec le Pô, résidence du roi et d'un archevêque, au pied des montagnes, dans une plaine très-fertile. C'est une des plus belles villes de l'Europe. Elle a des rues larges et bien alignées, de belles places, et un grand nombre de beaux édifices. On y adnu're le i)alais royal, la cathédrale, l'arsenal, l'église de Curims Domini , celle de Sainte- Thérèse bâtie en marbre, le palais Carignan et l'Opéra, lejardin du château dessiné par Lenôtre, l'université avec sa bibliothè(|ue, un musée, la collection des monuments égyptiens, etc. — Turin lenferme un grand nombre de fabriques diverses. Elle est la patrie du cardinal de Tournon et du célèbre géomètre Lagrange. Sa population est d'environ 100,000 habitants.

Turlupin , nom adopté pour jouer la farce par Henri Legrand , acteiu- célèbre du xvi'^ siècle, (jui, dans la comédie, prenait celui de HeUi'viUe. Bon comédien, meilleur farceur, il était monté surj les planches dès son enfance, en L'iS.'î, et ne les quitta qu'à sa morj après 50 ans de succès. — Le nom burlest[ue de Turlupin, adopt par Henri Legrand, a donné naissance à* un n)ol tri\ial : on dil

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