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turlupiner (iiieliiu'im, |)(}ur exprimci' qu on le raille , (\y\'on le bafoue.
Turpin, Tulpin, Tilpin, iiioiiic et clcpuis arclievèqiie de Reiiiij, dont la iiaissunce , l'époque do la vie et la mort sont demeurées inconnues , a composé la Chroniqm de Turpin , ou Abrés^é des traditions poétiques de France et des traditions romanesques du temps de CJiarlemagne, qui'a été la source des ron\ans dits carlo\ ingiens, et de ceux qui traitèrent des laits et gestes de l'antique clievalcric.
Turquie (v. Turc et Ottoman lemjjirel).
Turquoise, pétrilication de la matière des dents de certains animaux, colorée par des oxydes métallicpies, et particulièrement par celui de cuivre. Les joailliers en distinguent deux espèces : V orientale, qui vient de Turquie et de Perse; V occidentale , qui \i(Mit (llMu-ope.
Tutelle (d'un mot latin signifiant protection, défense), autorité donnée, conformément à la loi, pour avoir soin de la personne et des biens d'un mineur ou d'un interdit. — Tutelle officieuse, protection accordée à un enfant, mineur. Les diverses prescriptions légales relatives à la tutelle font robjet d'un titre du Code civil.
Tuteur, tutn'oe (même étymologie), celui , celle à qui la tutelle est confiée. — Tuteur ad hoc, celui ijiii est nonuné à un mineur pour un objet déterminé. — Tuteur, en termes de jardinage, se dit d'une forte perche ([ui sert à soutenir ou a redresser un jeime arbre.
Tycho-Brahé, astronomc danois, vi\ai( vers loSO. Le roi Frédéric 11 lui avait donné, jiour y élever son observatoire, l'ile d(î 7ict'e», entre Elseneur et Copenliague. l'endant 17 années, ce sa- \ant se livra à l'étude de sa science favorite avec des succès remar— ([uables et jouit d'une réputation européenne. Son principal tilre de gloire est d'avoir reconnu et signalé l'une des plus importantes inégalités de la Imie, indiquée dans nos tables modernes sous le nom de variation, el([ui l'ut la première modification apportée a la théorie lunaire de l'iolémée. Ses autres découvertes, celle sin-tout de 1'^'- ({uation annuelle, les améliorations afiporlées par Iffi dans les instruments d'astronomie, l'introduction ([u'il sut obtenir do Veffet de la réfraction dans le calcul aslronomi([ue, sa Théorie des comètes, et son Système du inonde, où il faisait concorder les phénomènes Vélesles avec la Bible, ontméiilé à Tycliu-lhahé le litie de restaurateur de l'astronomie.
Typhus (d'un mot grec signitiani slu[irur\ all'eclitin de- plus gra\e.-. et mortelle dans la plupart îles cas, caiacleiisi'e pai' un
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otat de stupeur dont le mot giec e(iui\ aient a servi à la désiij:nrr. Les malades restent immobiles, couchés sur le dos; la langue, les genci\es et les lèvres se recouvrent d'un enduit noirâtre et fuligineux. La respiration est courte, difficile; la voix est aiïaiblie ou anéantie. La peau est sèche et brûlante. Le malade répand une odeur pénétrante et infecte. — La cause la plus puissante du typhus est sans contredit l'air'qu'on respu'e dans les endroits où se trouvent accumulés un grand nombre d'individus atteints *de ce genre d'alfection. Les mo} eus conseillés pour combattre cette terrible maladie varient selon son intensité, sa marche, ses périodes et ses complications II serait des lors difficile et imprudent d'établir des régies générales pour le traitement du cette affection.
Typographie (de 2 mots grecs signifiant iiiodèh' et écrire), l'une des plus belles découvertes de l'esprit humain due à Coster (Laurent), sacristain à Harlem en Hollande. Se promenant, un jour, seul,
dans les bois , il lui prit fantaisie de tailler dans des morceaux do hêtre des lettres en relief au moyen desquelles il reproduisit sur le papier quelques \ ers et quelques sentences pour l'instruction de ses petits-fils.
Aidé de son gendre,
T.,poffrnphie. ç^^^^ç^ .^^.^^^^ ,^j^jj,^^
une encre plus visqueuse et plus tenace que l'encre ordinaire, avec laquelle il imprima en ilamand le Spéculum jwstrœ mîutis, ouvrage «•omposé de lettres et d'images. Puis il substitua des caractères de plomb aux caractères de bois et plus tard il les composa en étain, matière plus dure et plus résistante. L'imprimerie était dès lors trouvée. Coster forma de nombreux ouvriers, propagea sa découverte que vint perfectionner .lean Gensfleich Guttenberg, en 1 i'60, et créer de nouv, au pour^insi dire, par l'invention de la presse, des matrices, desmoides, et des caractères mobiles. Dans tous les pays la typo- •jraphie s'établit alors en puissance redoutable et bienfaisante, malgré les efforts lentes de tous côtés pour l'étouff'er. En France, elle fit les progrès les plus rapides, et s'introduisit à Paris en 1 469, avec les trois Allemands Gering, Grantz et Friburger, venus de Mayence, lesquels, d'abord traités de sorciers, durent mettre leur vie à cou\ert par des lettre» de naturalisiition et des lettres-
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pntoiit(S (le la protection de Louis XI. — Les privilèges des impri- ; meurs ("tirent notablement augmentés par Louis XII et Franeois l*"'', qui lutta long-temps pour eux contre les parlements et contre la Sorbonne. — Au xvi'' siècle, cet art fut illustré parles Simon de Colines et les Estiennc ; et c'est sous Louis XiU que fut fondée l'imprimerie royale. Pendant le \viii'= siècle, les Anisson, lesBarbou, les l'ierr(> Didot perfectionnèrent encore l'imprimerie; et aujourd'hui, arrivée à 1 apogée de sa gloire, elle est classée en tète des industries nécessaires et nationales.
Tyr, capitale de la Phénicie, et l'une des villes les plus grandes et les ]tlus llorissantes de l'antiquité, avait été bâtie vers l'an 2760 av. .].-(!. Sa situation sur le bord de la mer et la découverte de la pourpre que firent ses habitants la rendirent de bonne heure puissante et riche, et elle devint avec le temps l'entrepùt principal du commerce de la Phénicie. Mais les habitants s'étant laissé amollir par le luxe, furent vaincus par les rois d'Assyrie; et leur ville, ruinée de fond en comble, fut réduite à ne plus être qu'un petit village connu sous le nom d'Ancienne Tijr. — Alors lesTyriens se retirèrent dans une île voisine, et y fondèrent une ville qui surpassa bientôt la première en puissance et en richesses, et qu'ils joignirent au continent par une chaussée célèbre. La nouvelle ville conserva son indépendance jusqu'au temps d'Alexandre, qui s'en rendit maître après un siège de 7 mois, l'an .3.32 av. J.-C. — Tyr, appelée Saur, est aujourd'hui sans importance.
Tyrol, gouvernement d'Autriche, borné au nord par la Bavière, à l'est par la (larinthie et le cercle de Salzbourg, au sud par le royaume Lombardo-Vénitien , à l'ouest par la Suisse. Une chaîne des Alpes le traverse de l'ouest à l'est, et détermine une division naturelle de cette contrée en Haut-Tijrol ou Tyrol allemand , et Bas-Tynd ou Tyrol italien. La vallée de l'Inn, dans le llaut-Tyrol, offre avec des sites enchanteurs une admirable végétation; celles de l'Adige. et de l'Eisach, dans le Das-Tyrol, sont également délicieuses. Peu fertile en céréales et en fruits, le pays abonde en mines de toute espèce. La brusquerie, la simplicité suisses se conservent dans le llaut-Tyiol ; le Bas-T\ roi nourrit une race pauvre et paresseuse.— Cette contrée , singulièrement pittoresiiue et trop peu visitée par les voyageurs, compte 760,000 habitants.
Tyrtée , poète grec, né à Athènes, contemporain de la seconde guerre de la Messénie. Les Spartiates ayant demandé un général aux Athéniens, ceux-ci leur envoyèrent par dérision Tyrtée, qui était contrefait et inhabile à l'art de la guerre. Les Lacédémoniens, découragés par deux défaite? successives, allaient se retirer, lorsque
lo poc'to rnnima leur Cdiirnçïo on leur récitant ^os poésies , les rnnicna au combat ol remporta nne éclatante victoire. Les Spartiates recdunaissants accordèrent à Tvrtée le droit de bourgeoisie.
u, o" des voyelles et 21" lettre de l'alphabet. Nous renverrons pour la manière dont il faut la prononcer à la leçon du maître de pliilosophie du Boiirgeoii^ gentilhomme. — Chez les Latins, celle lettre était tantôt voyelle, tantôt consonne; usage qui s'est longtemps perpétué dans notre écriture, car dans nos anciens livres le V et Vu sont toujours confondus; routine abusive qui est heureusement abandonnée aujourd'hui. — Après la lettre q. Vu est presque toujours muet, à rexception de quelciues mots tirés du latin dans lesquels on le fait sonner sensiblement, comme équnieur, quadroteur, aquatique, etc. — Quand il ne doit pas y avoir de liaison entre 1'» et la voyelle qui le précède, on couionne cette lettre de deux points comme dans Esaii, SaiiL On l'appelle alors u tréma.
Ubiquistes (d'un mot latin signifiant /j«r/ou(), nom d'une secte protestante qui admet la présence réelle dans l'Eucharistie, à rencontre des opinions de Z^vingle et de Calvin ; et qui répond à cet argument des calvinistes que le même corps ne peut se trouver à la fois danj la multitude de lieux où l'on célèbre la Cène, par cet autre : l'humanité de J.-C. étant unie au Verbe, le corps de J.-C, inséparable de la Divinité, doit, comme elle, être présent partout (en latin nbique, d'où ce nom ubiquistes ou iibiquitains). — Ces discussions théologiques sont depuis long-temps oubliées.
Udomètre (de deux mots grecs signifiant eau et mesure), instrument destiné à mesurer la quantité de pluie qui tombe dans un lieu, sur une surface, dans un temps donné. Le plus sim])le consiste en un entonnoir de cuivre de 14 centimètres de diamètre, communiquant avec un tube de pareille matière long de 82 centimètres sur un centimètre et demi de largeur et enserré à son extrémité inférieure d'un robinet. L'instrument est examiné chaque jour, el s'il a plu dans l'intervalle des 2i heures, la ([uantilé d'eau tombée est mesurée en la versant par le robinet dans un tube de ^erre de 2 millimètres de diamètre et pourvu d'une échelle di\isée en centimètres et millimètres, La pluie tombée sur une surface circulaire
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de 14 ceiiliiiu'tresckMliainctrc (''tant lassemblétMhiiis un espace de 2 inillimèlres, les centimètres et millimètres d'eau correspondent à des centièmes et millièmes parties de l'eau tombée sur cette surl'ace, et par conséquent à la surface de la terre.
Ugolîn (v. Dante).
Uhlans , nom d'une milice de quelques puissances du Nord de l'Europe et particulièrement de la Prusse, de la Pologne et de iallussie. Ce sont des corps de cavalerie légère, armés d'une longue lance en bois de frêne, surmontée d'un fer à pointe longue et aiguè, et (|ui ont la plus grande analogie avec nos régiments de lanciers.
Ukase, mot russe adopté dans notre langue pour exprimer un édit, une signification de la volonté de l'empereui' de Russie. — Les ukases sont en général adressés au sénat dirigeant qui est chargé d'en surveiller l'exécution.
Uléma, nom donné par les Turcs aux docteurs de la loi. — Lesulémas sont en général attachés aux mosquées, aux hôpitaux ou aux écoles, et chargés d'expliquer le Coran, de surveiller l'éducation des princes, d'occuper les emplois diplomatiques et de rendre la justice au peuple. 11 résulte queUiuefois de la multiplicité de ces attributions une inextricable confusion de pouvoirs.
Ulm, ville de Wurtemberg, dans la Souabe, autrefois ville libre et impériale, située sur la rive gauche du Danube, au confluent de la Lauter et de l'Iller, à 140 kilomètres de Vienne, 84 d'Augsbourg et 'ICO de .Munich. Elle est célèbre par la capitulation qu'y signa en '1805 le général Mack , (pii , sans coup férir, en ouvrit les portes à l'empereur Napoléon et lui livra un corps d'armée tout entier avec un immense matériel de guerre. Ce désastre des Autrichiens ne contribua pas peu à la rapidité des mouvements de l'empereur dans cette immortelle campagne qui flnitparlecoup de tonnerre d'Jws<er/<7-(v.).
Ulphilas ou U'ulfilas , évèquo des Goths habitant la Thrace et la Dacie au iv" siècle de notre ère. Il est célèbre par une traduction des Saintes Écritures en langue gothe; travail dont quelques débris sont parvenus jusqu'à nous et qui sont précieux pour l'interprétation des textes sacrés et pom- l'archéologie du nord. On attribue en outre à ce prélat 1 invention des caractères gotliiiiues.
Ulpien ( Domitius Ulpianius) , célèbre jurisconsulte romain du in'^ siècle, est auteur de volumineuses compilations explicatives des textes des lois rouuunes et que les commentateurs ont encore surchargées de notes, et de frafimenis qui sont moins un recueil d'axiomes judiciaires (|u'un tableau des mœurs de l'époque. — Lorsque noti'e législation était encore régie par la loi romaine ou par le droit ccutumier, Vlpien était l'oracle de nos jurisconsultes et de
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nos tribunaux. La révohition, qui nous a (loh's flune roilifiration compli'le , a reniki inutiles les décisions ol les préeoples (il'lpien pour tous autres (pie (vu\ cpii veulent approfondir la science liislorique et lliéori(pie du droit. — Cet lioiniue, (jui occupait une tresliaule position dans l'élat, périt,. en 23G, massacré pas la garde prétorienne.
Ultimatum, niot latin siuinillant lUrnier, et employé en diplomatie pour exprimer les deriiicres conditiunf; que l'on met à un traité , et à l'acceptation ainsi qu'à l'exécution desiiuellcs on tient irrévocablement.
Ultramontain (de deux mots latins signifiant au delà des monts), adjectif qu'on emploie ])0ur désigner ceux qui demeurent au delà d'une ou de plusieurs montagnes, par rapport à celui qui parie. — On l'emploie surtout pour désigner les habitants d'au delà des Alpes, et plus particulièrement ce qui est lelatif à la cour de Rome, entant que puissance ecclésiastique. Les maximes ultramontaines reposent sur des principes de droit public et de théologie favorables aux intérêts et aux piétentions des papes, en tant que considérés comme souverains temporels.
Ulysse, personnage moitié historique, moitié mythologicpie, immortalisé par les poésies d'ilomere. Fils de Laiirle et d'.Ânticlée, il eut pour épouse la célèbre Pénélope (v.), dont la hdélité est devenue proverbiale, et pour hls Tclémaque (v.). 11 fut assassiné, comme le lui avait prédit l'oracle, par un autre fils nommé Télégone, qu'il avait eu de Circé pendant le cours de ses voyages. — Homère a trouvé dans ses aventures le sujet d'un poème en 24 chants, appelé Odyssée, du nom du héros (en grec Odusseus), resté la personnification de la prudence ou plutôt de la ruse. — Ulysse régnait dans l'île d'Ithaque, et prit une part brillante à la guerre de Troie.
Unau, quadrupède du geiu'e dos Paresseux (v.), de l'ordre des tardigiades.
Uniforme (dedcux mols latins signifiant un ou semblablecl forme), qui a la même forme. On appelle en niécaniipie nioHveme)it uniforme celui d'un corps qui parcourt des espaces égaux en temps égaux. — En termes d'art militaire, uniforme se dit absolument des vêtements faits suivant un modèle prescrit à un régiment, à une compagnie, etc. Il serait très-difficile d'assigner l'époque précise où les gens de guerre ont commencé à être vêtus uniformément, à moins que l'on ne veuille considérer comme un uniforme la cuirasse ou autres ap[)areils défensifs en fer ou en cuir qu'ils portaient les jours de combat chez les Grecs et les Romains. Le sayon de |)eau resta long-lcm[)s l'uniforme et rariniire défensive
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(lis Francs, qui ne s'arnicn'nl ii la lomaine (jik; \prs le v" siùclo, mode qu'ils coiisorvèront jus(|iie soiisCharlcniaiine. On adopla alors le haubert (v.), ou habit maillé, qui resla en us.ai;e jiis(iu'au ic^nc tie Charles Vil, époijne où on le (iiiitta pour reprendre l'armure de fer battu. Sous Charles VII, la cotte d'armes fut comme une espèce d'uniforme do guerre; elle ne tarda pas à être remplacée par le huquetun, espèce de mantille qui devint bientôt une casaque, parce qu'on en ferma les manches et qu'on l'ouvrit par devant. L'usa2;e de la casaque fut aboli sous Henri II, et l'écharpe fut choisie pour ser\ ir tl'uniforme aux troupes. — L'uniforme complet dans l'habillement et ré([ui|)enient n'a conmiencé que sous le rogne de Louis XIII, et il se passa encore du temps avant ([u'il fût observé avec régularité. Louis XIV, le premier, astreignit ses ofiiciers et .ses troupes à porter un uniforme. Jusqu'alors les oftlciers n'en avaient pas eu, et les soldats, cavaliers et dragons, portaient des habits de différentes couleurs.
Unigenitus (bulle), constitution ou bulle du pape Clément XI, pidîliée par ce pontife en 1713, et ainsi nommée parce qu'elle commence par ces riiots : Unigenitus Dei fdius. Elle est restée célèbre par les querelles religieuses qu'elle excita en France, en raison de la condamnation formelle qu'elle prononçait de 101 propositioui; contenues dans un livre d'un prêtre de rOratoire , appelé /'. Quesnel (v.).
Union (d'un mot latin signifiant jonc//o» de plusieurs cho.-^es). Au figuré, ce mot est synonyme de concorde (v.), bonne intelligence, et c'est pour cela qu il s'em[)loie d'une manière absolue pour signifier le mariage, qui devrait être en etiet l'imag<î la plus saisissante de la concorde. — En droit, on appelle contrat d'union un acte par lequel les créanciers d'un débiteur insolvable se réimissent pour éviter la contrariété etja multiplicité inutile des procédures, et parvenir plus facilement en conmiun au recouvrement de ce ipii leur est dû par le failli. — En politi<iue, union se dit des ligues ofionsives et défensives conclues entre des princes ou de::, républiques. — L'histoire doiuie souvent le nom ù'union à la Ligue (v.) (pii se forma sous le règne du faible Henri III.
Unitaire, nom d'une secte (|ui prit naissance à ^'ienne, en liJiG, à la suite des mauvaises doctrines répandues en Eiuope par la réforme, et dont les adeptes niaient le mystère île la très-sainte Trinité, la coiisul)Slantialité du Verbe, la divinité de J.-C., etc. Connue ces hérésies étaient, à très-peu de chose prés, renouvelées décolles (r.4»7'u,s (v.), on appela ces sectains nouveaux ariens. — Ces hérétiques, grikv à la protection toute puissante de ([uelques soi-
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p:noiir>, s'ôtahlirenl on Pologne, et y (iront niômo d'as^so/. nombreux pros(Mytos. Mois ils finiront i)<ir se faire expMisor de ce royaume et se dispersèrent alors en Transylvanie, en Hongrie, en Moravie, en Hollande et en Angleterre. Ils sont aujourd'hui très-nombreux aux États-Unis.
Unité, principe des nombres opposé à la pluralilé. — On entend, en mathématiques, par unité ce qui exprime une seule chose ou une partie individuelle d'une quantité (iueloon(pie. — Q^'^nd un nombre a 4 ou o chiffres, celui qui est le plus à la droite, c'està-dire le premier en allant de droite à gauche, exprime ou accuse la place ûcs unités. — En littérature, on distingue dans le? ouvrages dramatiques 3 espèces différentes d'u?i/^es, qui constituent la célèbre loi des unités, dont la stricte observation est si sévèrement commandée par les hommes admirateurs des formes et des modes laissées par lantiquité, et si souverainement méprisée par les novateurs. Ces 3 unités sont : Vunité d'action , Viinité de lieu et Vunité de temps. — Mairet, en imitant la Sopho7iisbe duTrissino (v.), est le premier qui introduisit sur notre théâtre la règle des trois unités.
Univers, le monde entier. — Le mot univers dit plus que celui de monde, et cependant il en est souvent synonyme. Lorsqu'on parle de Vunivers, en prenant ce mot dans son acception la [)lus étendue, la pensée ne s'arrête plus à l'ensemble des corps célestes ; elle embrasse la nature entière considérée sous tous les aspects, et les êtres matériels ne fixent pas uniquement son attention. — On a dit avec vérité que l'homme était un abrérjé de l'unirers.
Université (d'un mot latin signifiant totalité, toute l'étendue), nom collectif donné à la réunion dans une même ville de plusieurs collèges où il y a des professeurs payés pour enseigner diverses sciences. Ces établissements ont été ainsi appelés, à cause des quatre facultés de théolofjie, de droit, de médecine, et des, arts, dont ils étaient primitivement composés, et qui formaient alors la totalité, Vimiversalîté des études. — L'Université de Paris avait la prétention d'avoir été fondée par Charlemagne, bien que les historiens contemporains ne fassent aucune mention de cet établissement. Pasquier, qui est une autorité en fait d'antiquités nationales , affirme que la fondation n'en remonte qu'au xii" siècle, sous les règnes de Louis-le-.Ieune et de Philippe-Auguste. — Comme c'est encore aujourd'hui le cas en Allemagne, il y avait en France avant 1789 un certain nombre d'universités, corps enseignants indépendants les uns des autres, que ne réunissait aucun lien commun, et dont celle de Paris était regardée, du reste, comme la mère; on voici la liste : Angers, fondée en 1364; Dôle, fondée par Phihppe-le-Hon ,
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(li)c dt» Bourt^Oi^no ; Bnnleaux, foiuléo en 1 i72 ; Caen , (m 1 i']C> ; Ihmai, en loTS; Motitpcllii'r, en 1283; Nantes, on 1 4(J0; Orb-mm, en |.'}0i); Paît, en 1720; l'oitiers, en 1 i.'M ; lieiins, en 1 i."is ; To»- /o(i.s«, en 122.3; Oraïu/e, en I.Uj.'i; Grenoble, en 1329 et transférée en 1 loi- par Louis XI à Valence ; Ncmcij , en I7G9. — La révolution , dans sa mission centralisatrice , détruisit tous ces corps pour les réunir en un seul , et en faire un seul et même foyer de science et d'activité intellectuelle. Les préoccupations de l'époque ne permirent pas aux différents gouvernements qui se succédèrent jusqu'à Napoléon, de réaliser cette grande et féconde pensée. L'empereur la réalisa en 1809 par la création de V Université impériale de France, à la tète de laquelle il pla(,'a l'illustre Fontanes, et qui reçut tout d'abord l'organisation que nous lui voyons aujourd'hui.— Les académies (v.) ont remplacé les irniversités anciennes, c'est-à-dire la réimion des quatre facultés (v.) , dan* les villes autrefois sièges d'universités, et ont été créées là où il n'en avait jamais existé. Ces académies ont pour administrateur suprême, c(nnmejadis les universités, un recteur (v.), qui exerce une haute surveillance sur tous les établissements d'instruction publique placés dans les départements du ressort, et qui correspond avec l'Université de France représentée par le Conseil royal que préside , comme grand-maître, le ministre de l'instruction publique. — En Allemagne, on compte, pour une population de plus de 39 millions d'àmes, 22 universités fréquentées par 1o,7iG étudiants. — Toutes les universités du continent ont un air de famille qui indique une origine commune ; toutes ont subi dans leurs règlements les modilicalions (jue la force du temps a opérées dans toutes choses. Seules, les universités d'Oxford et de Cambridge, en Angleterre, sont restées telles ((u'elles étaient il y a quatre siècles ; immobililè qui tient à l'union intime de l'église avec l'état dans ce pays, et du respect pour les institutions et les formes antiques qui caractérisent le [leuiile anglais.
lïnterwald OU Unterwaldcr, canton de Suisse, borné au nord par ceux de Lucerne et de Schwitz , à l'est par ce dernier et celui d'Uri , au sud par ce dernier et par celui de Berne , à l'ouest par celui de Lucerne. Il se compose de deux grandes vallées, et ne présente dans sa partie septentrionale que des monlagnes. Les deux rivièies d'Aa, les lacs de Langern, de Sarnen, de Trubi el de .Mclch l'arrosent. l>'éducation du bétail, la préparation du fromage, la culture des vergers, sont sa princq^ale industrie. On n'y rècoitt; pas de blé. La population est de 22,.'j7l habitants.
Bpsal, (■l\ef-li(ni de la province d'Upland eu Suède , à ()i kilo-.
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nu'tres de Slockliolm et i kilomètres du lac Melaren. (>tt(> ville est célèbre par son université fondée en 1476, et dont les cours sont fréquentés par environ 1,500 étudiants. La bibliothèque de l'uinversité est riche de 80,000 volumes, et son jardin botanicpie a longtemps élé placé sous la direction de l'illustre Linné (v.).
Urane. Ce métal, l'un des ijicorps simples, fut extrait en 1789, i)ar Klaprolh, d'un minéral appelé pecli-bknde , dans lequel il existe à l'état d'oxyde. Ce minéral contient en effet jusqu'à neuf substances : du plomb, du fer, du cuivre, du zinc, du cobalt, de l'arsenic, du soufre, du silice et de l'oxyde d'urane.
Uranie (d'un mot grec signifiant c/d), l'une des neuf Muses ; elle présidait à l'astronomie. On la représente sous la figure d'une jeune fille vêtue d'une robe d'azur, couronnée d'étoiles, soutenant un globe avec ses deux mains, et ayant auprès d'elle plusieurs instruments de musique. — Uranie est encore le nom de la Vénus céleste, fille du ciel et de la lumière, qui présidait aux jeux innocents de l'esprit.
Uranus OU Hencltell, nom donné à la planète que le savant astronome Herschell découvrit le 13 mars '1781 . C'est la planète la plus éloignée du soleil. Sa dislance à cet astre est plus de 19 fois le rayon de réclipti(]ue ou 2,668,000 kilomètres. Il lui faut 80 de nos années pour accomplir sa révolution entière; et la rapidité de son mouvement orbiculaire est de 22,320 kilomètres par heure. Six satellites se meuvent autour de cette planète dans des orbes presque circulaires. — Dans la mythologie ancienne, Urcmus, dieu primordial, dans la personne de qui le ciel était personnifié, était fils du Chaos et de la Lumière. Il eut de son amour avec la Terre le Temps, Y Océan, ainsi que les Titans, pour enfants.
Urbain ([jajjes de ce nom). — Urbain P'','\S^ é\èque de Rome sous l'empereur Alexandre Sévère, eut un pontificat de 6 ans et 7 mois, dans lequel il avait succédé a Calixte 1'''. Il mourut l'an 233. — Urbain II, i6i'' pape, se nonmiait Eudes ou Otton deChàtillon, il était fils du seigneur de Lagen, près de Chàtillon-sur-Marne. Né vers l'an 10i2, archidiacre de Reims en 1070, évèciue d'Ostie, pape le 12 mars 1088 après la mort de Victor III, il résista avec énergie aux empiétements de la maison d'Allemagne, excommunia Philippe I*^"", roi de France, pour avoir répudié la reine Berthe. poursuivit les anti-papes par ses anathèmes et par les armées qu'il rassembla, et eut la gloire de i)résider à Clermont le célèbre concile où furent décidées les croisades. — Urbain III, 178" pape, se nommait Hubert Cricelli. Natif de Milan, il fit partie du diocèse do Bourges, devint cardinal sous le titre de Saint-Laurent, archevêque
rnn — 26$ — rniî
(le Mikiii, ot, |)ii|)(> en (léceiiibre '1 1 S.'i, comme éuccosseur de Luce III. Jl passa sa vie à soutenir les querelles de la papaulé contre l'empire a l'occasion du sacre du prince llonri, fils de Baiberousse, en {pialité de roi des Homains; et sa mort put seule faire cesser la guerre ; elle arriva le if) octobre 1187. — Urbain JV, 188" pape, successeur d'Alexandre IV, naquit à Troyes. Son savoir et son éloquence i'élevèrenlà l'archidiaconat de Liège, puis il devint légat d'Alexandre IV en Pologne, et fut élu pape le 29 août 1261. Il usa sa vie en luttes impuissantes contre l'usurpateur Mainfroi qui, malgré lui, se mainlintsur le trône de Na|iles. il ne réussit pas mieux à détruire, en Allemagne, la puissance de la maison de Barberousse, si redoutable au saint-siége; et il mourut à l'érouse le 2 octobre 126i. — Urbain I', 20(i'' pape, né dans le diocèse de Mende (Lozère). Professeur de droit civil et de droit canon à Montpellier et à Avignon, pourvu successivement des abbayes de St-Germain d'Auxerre et de St-Victor de Marseille, il fut élu pape, le 28 octobre 1302, pendant sa légation à Naples, à la place d'Innocent VI. — Il pacifia l'Italie, troublée par les intrigues ambitieuses des Visconti , et fit adopter le projet d'une nouvelle croisade par Jean, roi de France, et par les rois de Danemark et de Chypre. Il mourut le 19 décembre 1390 à Avignon. — Urbain 17, 208'' pajjc, napolitain de naissance et évoque de lîari, succéda à Grégoire XL C'est pendant son pontificat que s'éleva le grand schisme d'Occident |iar l'élection rivale de Clément Vli, soutenu par les cardinaux italiens, par la France, par l'Espagne, la Savoie, la Lorraine et l'Ecosse, tandis qu'Urbain était reconnu par le reste de l'Kurope catholique. Il refusa constamment d'assembl(>r un concile pour faire décider qui de lui ou de Clément ^'II était légitime et pour délivrer amsi ses états d'une affreuse guerre civile. Sa mort survint en 1389. — Urbain Vif, 237'' pape, succéda le l.'i septembre 1590 à Sixte-Quint. Il se nommait. lean-BaptisteCastagna et appartenait à la famille génoise de ce nom. Légat de Pic IV au concile de Trente, nonce en Espagne, à Venise, à Cologne, et cardinal de la création de Grégoire XIII, ses vertus, sa charité et ses talents le firent chérir de son peuple auquel il fut malheureusement enlevé par une lièvre ardente le i 2'' jour de son pontificat. — Urbain 1 ///, 2i.3'' pape, de la noble famille des Barberini de Florence, avait été 2 fois nonce auprès d'Henri IV roi de France. II succéda à Grégoire X\', en août i()23, essaya inulilenient de conserver le pays des Grisons, dit la VaUeline (v.), à la cour d'Espagne, et de détruire l'alliance de la France avec les protestants d'Allemagne. Il li(in\;! un adversaire redoutable à sa |)oliti(iue dans le célèbre (aiilinal de l!i( Itclivu ',\.\. — C'est Crbain VIII (jui con-
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tlamiut le livre de Janséniu?, cniidaiiination qui fui pour la France une source féconde (le discordes. Il niouriit en juillet 164i, âgé de 78 ans, après un pontificat de 21 ans moins 8 jours.
Urfé Honoré d"). no à Marseille en 1567. d'une illustre famille de Saxe chassée d'Allemagne par Barberousse. Destiné à l'ordre de Malte, il se rendit dans cette île après laclièvomenl de ses études; mais son attachement pour Diane de Chàteaumorand, belle et riche héritière, le fit revenir dans son pays, où il la trouva mariée à l'un de ses frères. Honoré souffrit en silence, et 2-2 ans après, lors du divorce de ce frère avec Diane, il demanda et obtint sa main. Cette union n'eut pas le bonheur qu'il en attendait. Il se séjwra de sa femme, se retira en Piémont, oîi il composa son fameux roman de l'Astrée et plusieurs poèmes épiques, et mourut à Ville-Franche en l62o.
Uri, canton suisse, borné au nord par celui de Schwitz, à l'est ])ar ceux de Glaris et des Grisons, au sud i)ar celui du Tésin, à l'ouest par ceux de Berne, du Valais et d'Unterwald. Il est entouré de montagnes, et est arrosé au sud par la Reuss, le Schelkenbach et le lac des Quatre-Cantons ou d'Uri. Il n'y a de cultivé que les vallées, dont quelques-unes étalent un hixe de végétation incroyable. On récolte ])arlont peu de blé, et le paysan ne se livre guère qu'à l'éducation du bétail et à la préparation des fromages.
— On y exploite quelques mines de fer et du vitriol. — Le vent du 6ud{fa'n) adoucit la température, mais il exerce une funeste intluence sur la constitution physique des habitants, qui sont plus faibles et plus superstitieux (jue ceux des autres vallées supérieures. Chaque cuiunume du canton s'administre elle-même. Une diète générale s assemble tous les ans. Le pouvoir exécutif est entre les mains d'un conseil cantonnai. — La population d'tr/ est de ■l3,.jl'J liabitanis catholiques et parlant l'allemand.
Urne, vase employé par les anciens aux exercices de la divination, à contenir des liqueurs, à les mesurer, à renfermer les cendres des morts, à recevoir les bulletins de suffrage dans les jugements ou aux élections des magistrats,' et les noms des hommes qui devaient combattre ensemble ou les premiers dans les jeux publics. — Ce mot a été employé fréquemment par les antiquaires |)our exprimer tout ce qui a renfermé les dépouilles mortelles, tels que les va.ses en marbre, les sarcophages et même les tombeaux.
— On appelle aussi urnes les vases sur lesquels les sculpteurs font appuyer les fleuves qu'ils représentent, et à ceux dont on décore les corniches les édifices et des jardins.
Ursins la priiicessc desj . lille de Louis de la Ti ciiiuillc. lui ma-
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liée fcn ]()'.')'.) a Biaise de Tall»'} ruiu], prince de Clialais, expatrié en ]']spagne à la suite d'un duel, et morl peu après dans ce pays. La princesse, qui se trouvait alors à Rome, resta pauvre, mais lut rociierchée de toute la haute société de Tépoque à cause des charmes (le sa personne et de son esprit, et parvint à é|)Ouser le noble, riche et vieux duc de Bracciano, prince du Si-Empire et de la célèbre maison des Ursins. - — Après i'ô années employées habilement dans l'intérêt de ses vues ambitieuses, la princesse devenue encore \euve, reçut, en '1701, les fonctions importantes de camerera inayor près la princesse de Savoie, nouvelle épouse de Philippe V, roi d'Espagne. Des lors, elle se servit de son influence pour liier l'Espagne de son abaissement avec le secours apparent, mais non eiïectif, de la France et de Louis XIV. En peu de temps, grâce a son génie et a son astuce, elle devint l'arbitre du territoire espagnol. Devenue dangereuse à la cour de France, Louis XIV prit prétexte de son inconcluite pour la faire expulser de la cour d'Espagne par son petit-fils. Exilée d'abord en Italie, la princesse des Ursins obtint de séjourner à Toulouse ; et là , elle entretint des relations actives et ambitieuses entre les cabinets de: Paris et de Madrid. — Elle tarda peu à rentrer en grâce auprès du roi de France, et rentra en Espagne triomphante et plus puissante que jamais; mais, malgré ses efforts et son habileté, la monarchie espagnole s'écroulait chaque jour. Après la mort de la reine d'Espagne (H 14), la princesse des Ursins fit épouser à Philippe V Elisabeth de Farnèse, duchesse de Parme qui, contre l'attente de la princesse restée camerera iiKiijur, secoua son joug, et parvint à la faire exiler. Elle essaya vainement dese relever de celte nouvelle disgrâce; et, après avoir erré dans les principales cours d'Iùirope, elle vint mourir à Rome le -i ilécembre 1722, âgée de plus de 80 ans.
Ursule (sainte) , Ursulines. Ursulc, fille d'un prince de Bretagne allié à plusieurs maisons souveraines , fut canonisée après avoir, a\ ec de jeunes et dévouées compagnes, péi'i victimes de la défense de la religion et de leur virginité, lors de l'invasion des Huns, l'-lle fut pieusement vénérée, et son culte, cher depuis long-temps aux hai)itants de Cologne, se répandit, au xii^ siècle, par toute la chrétienté. — lui U>37 , la bienheureuse Angéle , dite de Brescia en Lombardie. parce qu'elle avait fait un long séjour dans celte ville, institua les f'rsu/Zne.s. Filles ou veuves réimics en congrégation, d'abord libres de tous vœux, elles s'appliciuéienl à l'éducation des jeunes personnes de leur sexe , elle pape Paul III autorisa leur institut par un bref de l.'iil-. — En I.j72, (Grégoire VIII érigea la nouvelle congrégation en ordre religieux sous la legle île saint Au-
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gustin, et obligea les Ursulines à I;i clùliirc. — Il y eut bientôt en France près de trois cents couvents d Ursulines; à Paris seulement on en compte quatorze.
Uruguay (république de 1"). C'est l'ancienne Banda-Orient ah qui taisait parti(> de la vice-royauté de Buenos-Ayres. Envahie depuis par les Portugais et réunie au Brésil sous le nom de Provincia Cisplaliua. elle fut le sujet de graves contestations entre eux et la confédération de la Plata. Kniin, on l'abandonna départ et d'autre; et, par un traité du 27 août 1828, la Banda-Or ientaU, proclamée indépendante, s'érigea en république administrée par un président et deux chambres, et divisée en neuf départements. — Elle est appelée Vraç}ua]i d'après un fleuve du même nom.
Us (d'un mot latin signifiant usage), vieux mot qui se joint presque toujours à coutumes, et qui signifie les règles, la pratique qu'on a coutume de suivre, en certains pays, en certaines localités, touchant certaines matières.
Usage, pratique reçue, et aussi emploi d'une chose : le bon usage des richesses. — Usage se dit particulièrement de l'emploi qu'on fait des mots de la langue : Yusage est l'arbitre souverain des langues. — Usage signihe en outre le droit de se servir personnellement d'une chose dont la propriété appartient a im autre. — Ce mot se dit aussi, en jurisprudence, du droit (|u'ont les voisins d'une forêt d'y couper le bois qui leur est nécessaire. — Dans une acception (igurée. il est synonyme d'expérience de la société, habitude d'en pratiquer les devoirs, d'en suivre les usages.
Usancé (même étjinologie) , usage reçu. — On emploie ce mot en parlant des lettres de change, pour indiquer le délai que l'on a coutume d'accorder pour leur paiement, (.'e temps, qui commence à courir ou du jour de l'acceptation ou de celui de la date, varie suivant l'usage de la place.
Usine, fabrique dont le produit est obtenu par l'action des nia= chines plus que par le travail des ouvriers; ainsi, un moulin à farine est une usine. On donne le même nom aux grosses forges, dont les marteaux, les soufllets, etc., sont mis en mouvement par des machines, quoique le forgeron se charge aussi d'une importante portion du travail. — L'industrie des mécaniciens est parvenue à con- \ertir en usines les filatures de coton ; quant aux papeteries, cette dénomination leur fut appliquée dès l'origine.
Usufruit (de deux mots latins signifiant se servir et fruits), terme de droit, jouissance des fruits, du revenu d'un héritage, des intérêts d'un capital, dont la propriété appartient à un autre.
Usure, intérêt, prolit qu'on exige d'un argent ou d'une mar-
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clinntlise prètéo, aii-dossiis du taux fixé par la loi ol (Habli par l'usage eu matière de commerce. — Tsun' se dit aussi du dépérissement qui arrive aux habits, aux meubles, etc., par le long usage qu'on en fait.
Ut, note de musique portant accord parlait majeur, et s"employant en harmonie comme premier degré du ton (ïut majeui-, ou troisième degré du relatif mineur de cette même gamme. Dans la solmisation , on remplace souvent la syllabe ut par cette autre do, comme plus douce et plus sonore.
Utérin , utérine , se (lit des frères et des sœurs nés de même mère, mais non jias de même père.
Utilité, profit, avantage. Au théâtre, on appelle utilité l'emploi des acteurs engagés pour jouer toutes sortes de rôles de peu d'importance.
Utopie (de 2 mots grecs signifiant lieu qui n existe pas, ce qui n'est en aucun lieu). On emploie le plus souvent ce mot pour désigner un plan de gouvernement imaginaire, où tout est parfaitement réglé pour le bonheur de chacun, comme au pays fabuleux d'Utopie, décrit par Thomas Morus dans un livre qui porte ce titre. — La république de Platon est une utopie.
Utrecht, province de Hollande, ayant pour capitale la ville du même nom, située sur un bras du Rhin. — Utrecht jiossède de nombreux établissements scientifiques et une université, fondée en 1 630 ; son commerce est très-actif. Elle est célèbre par le traité de 1713. Sa population est de 3.'),()0() habitants.
Utrecht (union d'). Pour consolider son autorité ébranlée de toutes j)arts dans les F'ays-Bas, depuis la mort du célèbre don .liian, Guillaume d'Orange conçut l'union dite d't7rt>c/i/, qu'il fit proposer par ses partisans, au mois de novembre lo78, dans une assemblée des états de Hollande, à Gbrcum. Par cet acte, ratifié en janvier 1579, les provinces de Gueidre, de Zulphen, de Hollande, Zélande, Frise, Utrecht et des Ommelandres, formèrent une alliance et une ligne perpétuelle offensive et défensive, ou plutôt un s(mi! état fédératii".
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V, 22" lettre de l'oljjhabet, et la 17" des consonnes. — Celle lettre représente rarliciilalion semi-labiale faible, dont la forte est représentée par la lettre f; aussi ces deux lettres, le v et le /", se prennent-elles aisément l'une pour l'autre. Cette afTmité s'appuie sur une raison concluante. Le /' des Latins n'est autie chose que le f de l'ancienne Grèce et des anciens Hébreux; seulement ces derniers le prononçaient v. ï(^lle est rori.2;ine de notre v, que nous avons rejeté à la lin de lalphabet. — Les monnaies frappées à Troyes portent le V comme monogramme. — Le V est une lettre numérale qui vaut 'i; surmontée d'une ligne horizontale, elle signifie !i,00().
Vaast et non ]]'aast (saint). Ce fut lui qui instruisit Clovis dans la foi catholique, lorsqu'à la bataille de Tolbiac le chef franc eut fait vœu d'embrasser la religion que pi'ofessait Clptilde, sa femme. Saint Rémi envoya ensuite Vaast en qualité d'évèque chez les Atrebates et les Nerviens (diocèse d'Arras et de Cambray). 11 mourut vers l'an 540. On célèbre sa fête le 6 février.
Vacation. Ce mot à 2 significations qui se rapportent à celles qu'a lui-même le verbe vaquer. — Pris au neutre, vaquer signifie être vacant, n'être point occupé ; il se dit, dans ce sens, des tribunaux, lorsqu'ils suspendent leurs audiences. — Pris, au contraire, dans une acception active, avec la préposition à, il signifie s'appliquer, s'occuper de quelque chose : vaquer à ses atlaiies. — Le mhslaniiï vacation a lui-même ces 2 acceptions : dans la première, il est synonyme de vacances; dans la seconde, il exprime la séance que tient un officier jjublic, juge de paix, huissier, notaire, avoué, pour les détails relatifs à une aifaire. — La chambre des vacatiuiis est la section de tribunal chargée des affaires durant les vacances des li'il)unaiix.
Vaccin, vaccine (d'iui mut latin signifiant vaclie). Le vaccin es! une matière particulière qui, étant introduite sous la peau, détermine la maladie connue sous le noia de vaccine, parce qu'elle est une affection propre à la vache; c'est une éruption pustuleuse, qui se dévelojjpe de j)référonce sur le pis de la vache, et qui est susceptible de se Iransmettre à rhomiiie |)ar conloginn. Celle ailèclion a la jilus
VAC
VAD
grande imalo!j;i(! avec la iiclilc-vri-olc. On avail rcniarqiir depuis long-t(;miis (jne les iraiiuiirs de xaelies n'étaient- [)()iiit atteints delà
Eilraclion du vriccia,
petite-vérole. On pensa que l'inoculation de la vaccine pourrait bien être un préservatif de la rwr/o^e (petite-vérole); et de nombreuses expériences vinrent successivement démontrer qu'il en était ainsi. — Jenner, médecin an2;lais, fut, de tous les expérimentat(mrs, le plus dévoué à la propajj;ation de. la vaccine; aussi son nom restera-t'il désormais attaché à cette découverte, et sera-t-il loujoui-s inscrit a côté de ceux des bienfaiteurs de l'humanité.
Vacquerie (Jean de la'), prenn'er président du parlement de Paris, s'est rendu célèbre dans l'histoire par son énergique résistance aux volontés du plus absolu de nos rois. Louis Xt ayant \oulu obliger le [larlement à enregistrer quelques éditS(pd paraissaient onéreux pour le peuple, la Vacquerie lui lit celte belle léponse : « Sire, nous venons remettre nos charges entre vos mains, et souffrir tout ce ([u'il \oiis jtlaira, plutôt que d'offenser nos conscieni'es en vériliant les édilscpie vous nous avez envoyés. » Le roi révocjua, en présence même des magistrats, les édits en ([uestion. — Sous la minorité de Ciiarles Vlll, le courage de la Vac- (|ucrie fut le même. Il mouiul en I i()7. Il est auteur de Lettres sur toutes sortes de cliases.
Vadé (.lean-Joseph), poète et chansonnier parodisfe. né en 1720, à llam, en Picardie, mort à Paris en \l''û. Il s'était l'ait une sorte de réi)ulation par une nouvelle espèce de poésie digne des
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halles, que le critique Fréron cippelait le geme poissard, et qui! ne faut pas confondre avec le burlesque. A l'excoption de ses Lettres de la Grenouillère et de son poème de la Vipe cassée, ses productions, opéras-comiques, contes, chansons, bouquets, etc., sont aujourd'hui complètement oubliés.
Vade mecum, expression empruntée à la langue latine et signifiant viens avec moi. On l'emploie en pariant de livres qu'on aime, qu'on a sou\ent à la main : Horace est mon inide mecuin. C'est souvent aussi le titre d'un manuel, d'un tiaitè élémentaire.
Va-et-vient, cordage tendu dans l'eau et retenu à ses 2 extrémités, au moyen duquel un seul homme peut aller d'un navire à un autre, ou d'un navire à terre. Lorsqu'un bâtiment fait naufrage, si l'équipage peut se sauver dans les embarcations, il cherche à établir un va-et-vient avec la côte; le matelot le plus hardi, et en même temps le meilleur nageur, se charge de l'entreprise.
Vagabond, vagabondage. Oa ap^peWe vagabonds OU gens sans aveu ceux qui n'ont ni domicile certain, ni moyens d'existence, et qui n'exercent habituellement ni métier, ni profession. La plupart des mendiants et des malfaiteurs sont des vagabonds. — Le vagabondage est donc un des fléaux des sociétés modernes; aussi le Code le classe-t-il au nombre des délits.
Vague (dérivé du saxon wœge) , grandes ondes que forme la mer quand elle est fortement agitée par les vents, et auxquelles les marins donnent aussi le nom de lames. Ces lames ou vagues sont d'autant plus longues que la mer a plus d'étendue. Très-longues dans l'océan Pacihque , elles sont brusques et courtes dans la mer Noire.
Vaguemestre OU waguemestre (corruption d'un mot allemand signiliant maître de chariot), titre d'un officier militaire. Il y en avait jadis de deux espèces : le vaguemestre d'armes, ayant sous ses ordres les valets et les équipages ; et le vaguemestre de corps, sous-officier momentanément chargé de la direction des équipages, et exerçant de plus les fonctions de facteur de la poste aux lettres ; c'est la seule de ces acceptions encore employée aujourd'hui.
Vaillant (François Le [v. Le Vaillant]).
Vair, terme dont on se servait autrefois pour désigner une fourrure blanche et grise. — Il ne s'emploie aujourd'hui qu'en parlant d'armoiries, et signifie un des métaux du blason , composé de plusieurs pièces égales, qui sont ordinairement d'argent et d'azur, rangées alternativemeni.
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Vaisseau, nom gônôrique applitiué aux vases do (|ii('lqiio matière c|ue ce soit, destinés à contenir des li(iuides, et qui s'applique particulièrement aux constructions navales de grand cchanlillon. — On appelle vaisseau un bàtimenl de guerre portant au moins 80 canons ; le mot bdliinent en est synonyme, mais on ne doit pas dire vaisseau marchand; navire de covimerce est l'expression propre; ce|>endant bâtiment marchand ou de commerce se dit également. — Les vaisseaux, en France, sont clas^^és i)ar rang: ceux du l*"" rang ont 3 ponts et 4 Ijatteries ; ils portent 120 canons; ceux du 2" rang ont 2 ponts et 3 batteries armées de iûO canons. Les vaisseaux du 3" et du 4" rang ont aussi 2 ponts et 3 bat- ^ teries; mais ils no portent, les pre- ^ miers que 90, et les seconds que HO canons. — Le mot vaisseau s'emploie aussi (igurément; le vaisseau de l'état, c'est l'état. — Vaisseau se dit encore d'une église, d'une galerie ou de toute grande salle considérées en dedans. — Ce mot désigne aussi les veines, les artères et tous les petits canaux qui , dans le corps de l'honmie et des animaux, contiennent le Sang ou les autres fluides. — Il se dit quelquefois, dans le même sens, des tuyaux et des tubes de l'intérieur des plantes.
Vaissette (dom Joseph), savant bénédictin de l'illustre congrégation de St-Maur, célèbre auteur d'un immense travail, VHistoire du Languedoc, qui est considérée comme l'un des monuments de notre histoire, naquit à Gaillac dune famille originaire d'Alby. Après avoir exercé ([uclque temps les fonctions de magistrat, il so retira dans le couvent des bénédictins de la Daurade à Toulouse, y fit profession, et au bout de 2 ans fut appelé à l'abbaye de Saint- Germain-des-I*rés, où il trouva tous les genres de secours dont il avait besoin pour ses travaux. (?/est en 171 ii ({u'il fut chargé, avei; son compatriote dom Claude de Vie, d'écrire l'histoire de la province du Languedoc. Elle s'arrête à la mort de Louis XIll, en IGi.'L — Dom Vaissette est, en outre, l'auteur d'une (ii'oijraphie historique, ecch'siastitjue et civile, et d'une Dissertation sur /'<»■/-
J'di^acau,
VAL — 272 — VAf.
////)(' (/('S Vraiirai:^. 11 niounil ;i Tiiiis le 10 ii\ril 1710, ;'il;('' de 71 mis.
Valachie OU Vahiqnic, contrée située outre le Diuuihe, la .Moldavie et la Tiansylvauie, et qui foruie uur |)ro\iuce ;;ouv«ruée par un liospodar sous la suzeraineté de la Turquie. La lalaquic est un pays très-fertile en blé, en maïs, en fruits, en vin, en tabae. Si le sol était bien cultivé, et si les habitants avaient plus d'industrie, elle serait comparable aux région» les plus riches du globe. D'immenses forêts de sapins, de hêtres et de chênes couronnent ses montagnes. Ses plaines et ses collines nourrissent de nombreux troupeaux. — La Valachie professe la religion grecque. La forme de son gouvernement est le despotisme absolu. Biicharest (v.) est la capitale. — L'insurrection de la Valachie et de la Moldavie, en 4 821, fut le premier signal de la régénération et de l'indépendance de la Grèce.
Valais, un des 22 cantons suisses qui doit son nom à cette longue et étroite vallée que parcourt le Rhêne supérieur avant d'arriver au lac de Genève. Il comprend, en outre, toutes celles qui viennent y aboutir de droite et de gauche, et que dominent ces 2 hautes branches des Alpes, dont font partie le mont Rosa, le Simplon, la Jung-Frau et la Furca, où naît le Rhône. — Ce canton a 1,140 kilomètres carrés, et 80,000 habitants, dont les principales richesses consistent en bestiaux. Le passage du St-Bernard, et surtout celui du Simplon, sont aussi pour eux la source de grands profits. — Le Valais est divisé en haut et bas; ces 2 parties sont habitées par 2 peuples distincts, les uns parlant un patois français, les autres parlant allemand. — La principale ville est Sion , siège d'un des plus anciens évêchés de la Suisse. On y remarque la cathédrale, l'hùtel-de-ville et les ruines de 3 vieux châteaux féodaux. Sa population est de 2,100 habitants.
Valence, l'un des plus anciens royaumes qui com|)Osent rEs|)agne actuelle. Il s'étend dans la partie orientale de la ])éninsule, sur les rives de la Méditerranée, entre la Catalogne au nord et le royaume de Murcie au midi. Sa superficie est de 1,000 kilomètres carrés, et sa population est de 1,000.000 d'habitants. Ses principales rivières sont le Guadalaviar et la Segura. Placé sous un beau ciel, fertilisé par des irrigations bien entendues, ce pays est l'un des plus beaux de l'Espagne. La plaine (jui environne la capitale n'est en réalité qu'un immense et riant jardin, où l'on voit croître les productions des climats les plus opposés; la pomme du nord, le raisin, la caroube, l'olive, la grenade, la dalle la canne a sucre, le riz. — La capitale est Valmcv, grande et belle ville sni' le (iiiada-
laviiir, à ([iicl(|U(' dislcincodc l;i iiici , (^1 qui roniple t:)0,000 liabilant<. Ses édifices les plus reuiar(|ual)les sont la cathédrale, la maison de ville, le palais d(; la Cinta et celui de la Députation, la Lonja ou la Bourse, (rarcliitecture mores([ue, etc. — Les manufactures de soieries de Valence sont les plus importantes do l'Espagne.
Valence, ville (Ic France, chef-lieu du département de la Drùme, située dans une position agréable, sur un plateau peu élevé qui domine le Rhône. On y remarque le palais de justice, une façade gothique qui paraît avoir fait partie de l'ancien palais des souverains de Daiq)hinc, et le tombeau de la famille Marcien, sur l'un des côtés de la cathédrale. Cette ville possède quelques fabriipies, et 9,000 habitants. — Il y avait à Valence» avant la révolution, une école d'artillerie où étudia Napoléon.
Valenciennes , ville de France, chef-lieu d'un des phis riches arrondissements du département du nord. Elle s'élève au confluent de l'Escaut et de la Rhonelle, à 192 kilomètres de Paris. Sous les rois de la 2'' race, elle fut érigée en comté ; et elle nomma ses sou- Ncrains |)articuliers jusqu'en iOlil, époque où Richilde la porta'dans la maison des comtes de liainaut; ensuite elle a[)partint aux ducs de Bourgogne, puis à l'Espagne, et en 1677 elle fut réunie à la France par suite de la conquête qu'en fit Louis XIV. — Les fortifications de Valenciennes sont très étendues et se lient à une citadelle qui la défend. — Cette ville est l'une des plus manufacturières de France ; elle possède des fabriques de batiste, de tissus métalli- ([ues, dentelles, linons, perc.ales, de bleu, des teintureries, de nombreuses forges, toutes alimentées par les* mines de houille des environs. Sa population n'est pas moindre de 20,000 habitants.
Valenciennes (l'ieire-llcnrij. peintre français, né à Toulouse en i7;jO, et qui, \)ouv le paysage, contribua à la révolution générale que Vien venait de faire subira la peinture. Il entra dans l'atelier de Doyen, alla étudier en Italie, et revint s'étal)lir dans sa patrie. Son chef-d'œuvre est Ciah'on découvrant le tombeau d'Arihiinnlc. Valenciennes a écrit aussi un Traité de la, perspective et de l'art (lu paysage. Il mourut le 10 février 1819.
Valens (Flavius), frère de Valent/nien l^"", et qui naquit comme lui en l'annonie, l'an ;}28 de J.-C, fut associé au pouvoir suprême, cl prit le titre d'Auguste. L'empire ayant été agrandi au profit de Valciitinien,' Valens obtint pour lui le gouvernement des provinces de l'Orient, où il eut à rejtoiisser les tentatives des nations barbares. Ce fut pciulanl son séjour en Syrie ipie Procope , usurpant le |Hju\()ir, fut proclamé Aa(]usie à Constantinople. Valens le défit .S mois après, et pacifia ses états par la mort de ce rebelle. Il fut
moins heureux contre les Goths, qui le poursuiviient de près et le brûlèrent vif dans une chaumière où il s'était réfugié l'an 37S. — Valens était âgé de ;iO ans et en avait ré.:^né 1 i.
Valentin, '10i« pape, succéda à Eugène le I*""" septembre 827 ; mais, dès le 10 octobre suivant, le peuple raccompagnait au tombeau en louant sa douceur, son éloquence et sa piété.
Valentin , hérésiarque né au commencement du ii'' siècle dans un bourg de la Basse-Egypte. Il vint de bonne heure à Alexandrie. s'y rendit fort habile dans les sciences et les lettres grecques, entra dans les ordres et aspira aux dignités de l'église. S'étant vu préférer un rival pour l'épiscopat, il résolut de se séparer de l'église et devint le chef d'une des sectes gnostiques. — Valentin enseigna un système bizarre, assemblage monstrueux d'idées chrétiennes, orientales et philosophiques; et il sut, à la faveur d'une imagination hardie, d'une éloquence vive, se faire un grand nombre de i)artisans. D'Kgyjite, il passa en Italie, et ses idées se répandirent jus(pie dans la Gaule. Sa moit eut lieu en ICI.
Valentine de Milan, la douce et bienfaisante épouse de Louis d'Orléans, frère puîné de ce pauvre roi fou- ap|)elé Charles VI ; celle qui, après la mort de son mari, choisit celte touchante devise :
Rien ne m'est plus, Plus ne m"ebt rien.
Elle était fille de Galéas Visconli, I" duc de Milan, et vint en France en 1.389, à l'âge de 19 ans. Charles VI ne dut qu'à elle seule le peu de consolations qu'il troliva dans son malheur; et ce fut sans doute là ce qui exposa Valentine à l'inimitié de la reine Isabeau de Bavière. — Le duc d'Orléans ayant été traîtreusement assassiné à Paris le 27 novembre 1 i07, elle se retira à Blois, d'où elle réclama inutilement une vengeance qu'elle dut bientôt léguer à ses enfants; car le chagrin ne tarda pas à l'emporter dans la tombe. Son hls aîné, Charles d'Orléans, est l'auteur d'un recueil de poésies gracieuses. Valentinienl^"". empereur d'Occident, né en Pannonie d'un cordier nommé Gratien, succéda à Jovien le 25 février 364 et s'associa à l'empire Valens, son frère. Valentinien avait de grandes qualités. Il fit toujours paraître un zèle ardent pour la religion catholique, même sous le règne de .lulien, et ne craignit pas d'exposer sa fortune et sa vie pour la protéger. Il vainquit les Germains et soumit divers peuples barbares; mais il se laissa aller à des mouvements de colère qui ternirent sa gloire. — Il mourut subitement dans un de ces accès de fureur le 17 novembre 37o, à iJ.'j ans. — Valeniinien II, second fils du précédent, fut, à la mort de son père, pro-
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clninù empereur de rarinoc de Paimoiiii', tandis que son frère aîné Gratien, prenait à Tyeres jiossession de 1 empire. Gratien ne voulut point contester et abandonna lltaiie et lUlyrie à Valentinicn. Celui-ci étant trop jeune pour s^ouverner, limijératrice Justine, sa )nére, l'ut déclarée régente. Il sortit de cette tutelle pour tomber sous une autre, celle d'Arbogaste, commandant des armées. Ayant tenté de s'en affranchir, il fut trouvé étranglé dans son lit , le •I o mai 392. Ce prince, âgé de 2 i ans, donnait de belles espérances. — Valentinim III , né à Ravenne le 3 juillet 419 , avait pour père Constance , riial)ile général d'ilonorius. Celui-ci étant mort sans ])ostérité en i23, Valentinien 111, sous la protection de son cousin Tliéodore il, fut reconnu emjiereur d'Occident. C'était un triste choix. A 3o ans, l'élu de Théodose n'avait pas atteint l'âge de raison et n'était qu'un lâche et inepte souverain. La première fois qu'il tira l'épèe, ce fut pour assassiner, par derrière, son général Aélius, le vainqueur d'Attila. « Vous avez agi, lui dit un Romain, comme un homme qui se sert de sa main gauche pour se couper la main droite. » Ce crime resta impuni ; mais Valentinien, ayant ensuite attenté grièvement à l'honneur du sénateur Maxime , fut égorgé sans opposition par 2 soldats barbares au milieu du Champ-de- Mars, le 16 mars ioo. Tel fut le sort du dernier rejeton de la famille de Théodose.
Valère-Maxime , historiei\ latin. 11 suivil Pompée à la guerre et se rendit habile dans les belles-lettres. .V son retour, il composa un recueil des actions et des paroles remarquables des Romains et d'autres grands hommes, et le dédia à 1 empereur Tibère. — C'est un livre curieux et bien écrit, contenant un grand nombre de faits mémorables qui méritent d'être lus.
Valérius-Flaccui . pooto romain qui parait avoir appartenu a l'illustre famille tie Valérius Publicola, l'un des fondateur,-? de la liberté romaine. Il fut quindeceinvir, chargé de la garde des livres sibyllins et de la célébration des jeux séculaires. Envoyé do l'île de (Chypre en qualité de gouverneur, il voyagea ensuite en Espagne et revint à Rome, où il parait avoir vu le règne de Trajan ; mais on ignore la date de sa mort. — .\ rexemi)le d'Apollonius de Rhodes, Valérius a chanté l'expédition des Argonautes. Son poème jouissait d'une grande ré[)utation à Rome, sous Vespasien. .Malhem'ousement il n'est pas achevé, et une partie du 8^' liviv manque dans les manu>crils.
Valésiens , secte d'hérétiques qui parut \ers 1 an 2 k) et s'établit dai\s l'Arabie-Pétrée. au delà du Jourdain. Ils s'interdisaient l'usage de la viande et \ivaienl sans feniiiies.
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Valet, mol dérivtMJe celui de luirlet, qui (l(si;4iiai( iuitretois lo jeune gentilhomme attaché à la personne d'un grand seigneur ou d'un chevalier, auquel il servait de page. Lorstiue la clievalorie disparut, le mot varlei perdit aussi de son importance, et ne servit jilus que pour désigner des fonctions de domesticité. Bientôt les vices de cette classe achevèrent de déconsidérer ce terme , qui n'est plus employé , comme valetaille, son composé , qu'en signe de mépris.— Le valet de chambre fait une exception, et a conservé cette sorte de considération attachée au varlet de nos aïeux. — Sur notre scène, le mot valet a été conservé dans son sens prnnitif, pour désigner tout personnage attaché, sous une dénominatoin quelconque, au service d'un maitre. L'emploi desrfl/(;/,s était d'une grande importance dans notre ancien répertoire, et i)lusieurs acteurs, tels que les Préville, les Dugazon , les Dazincourt, etc., s'y sont illustrés.
Valette (le Père La [v. Lavalette]).
Valette-Parisot (.lean de La), grand-maître de l'ordre de Malte en l.jo7, célèbre par les rudes coups qu'il porta à la marine ottomane. Irrité des pertes successives qu'il essuyait de la part de ce redoutable adversaire, le sultan Soliman I*""" résolut de réunir toutes les forces de son empire pour l'écraser; et, le 20 mai 1563 , 30,000 Turcs débarquèrent en vue du fort Saint-Elme, qu'ils enlevèrent malgré l'énergique défense c[u'opposèrent 1.30 chevaliers qui Y étaient renfermés. Mais là se boi^nèrent les succès des Osmanlis, (jui ne tardèrent pas à être obligés de se rembar(|uer, après avoir inutilement tiré contre la ville de Malte plus de 60,000 coups de canon. — Le chapeau de cardinal fut offert à La Valetle par le pape Pie VII, qui appréciait les services rendus par ce guerrier intrépide à la chrétienté. Mais, aussi modeste que vaillant, La \'alcttc rehisa une dignité qu'il regardait comme incompatible avec le métier des armes.
Valette (madame de La. [v. La Valette^}).
Valétudinaire (d'un mot latin signifiant état bon au mauvais de la santé). Cet adjectif s'emploie pour désigner un individu infirme, d'une faible constitution et sujet aux maladies.
Valeur des choses, ce qu'une chose vaut, (luanlité d'autres choses évaluables qu'on peut obtenir en échange. L'échange, ou la faculté d'échanger, est nécessaire pour déterminer la râleur d'une chose. Si le possesseur seul la fixait , elle serait arbitraire : il faut rlonc qu'elle soit contradictoirement débattue par une autre personne, ayant un intérêt opposé, ayant besoin de la chose. La valeur des ciioscs, appréciée en monnaie, est ce que l'on nomme
louv prix. — \'(ili'Hr ou ('«/ci/rs se prend aussi pour la chose ou les clioses évalualjles dont. ou |)eut (lisi)oser, mais eu faisant abstraction de la chose et ne considérant que sa valeur. Le môme mot s'entend aussi des sia;nes représentatifs des choses .évaluables : les lettres de clian?;e, les billets, les contrats, etc., sont dea valeurs.
Valladolid , ville d'Hspui^ne dans le royaume de Léon , chef-lieu d'Uiie province quia KiHO kilom. carrés et 193,000 habitants. Klle s'élève au confluent de l'Esi^ueva et de là Pisuerga, rivières que traversent 1G ponts. On y remarque la plaza Mayor, le Campo- (irandc, la cathédrale, l'ancien palais des rois, les i couvents de Santo-Domini.^0. Son Université est la plus fréquentée dé l'Espagne, Population, ;}0,000 habitants.
Vallière (mademoiselle de La [v. La YalUêre]).
Valmiki, rilomèrc de l'Inde, et qui n'est connu, ainsi que le ])oéte grec, que par ses œuvres. C'était probablement un de ces solitaires inspirés qui se retiraient au fond des forêts pour s'y livrer a la conteniplafion de la grande nature indienne. La tradition lui atlribue le Ràiiuhjana, épopée dont le héros, Ràmà. demi-dieu incarné, remporta une éclatante victoire sur le géant Ravana, roi de Lanka ou Ceylan. Ce poème est composé de 21,000 slokas ou distiques, dont chaque vers est de iO syllabes, et qui sont distribués en 7 livres.
Valmont de Bomare , savant naturaliste français, un de ceux (|ui ont le [)lus contribué aux progrès des sciences naturelles vers la lin du siècle dernier. Il naquit à Rouen le 17 sept. '17;}|. Ayant obtenu, sous les auspices de Voyer d'Argenson, la faculté de voyager aux frais du gouvernement, il jiassa plusieurs années à \isiter les cabinets des diverses contrées de l'Europe et ces contrées ellesmêmes. Alors il revint pour réaliser l'œuvre qu'il avait rè\x'o, son (jrand Dictionnaire d'Histoire naturelle, ouvrage qui po[)ularisa c(>lte science parmi nous. On lui doit, en outre, un Traite de ininèraloijie et divers mémoires. Ce fut le 24 aoùl 1807 (jiie la mort le ia\ it aux sciences.
Valmy (duc de [v. h'ellermann]) .
Valois (le), appelé avant lexii*-' siècle cuinlé de Crcpn, du nom de sa cai)itale. Ce comté avait été donné par Philippe-le-IIardi en apanage à son fils puîné (I 284). Charles \\ l'érigea en duché il 402) en faveur de son frère Louis d'Orléans, et Louis XIV en fit un duché-pairie, qu'il donna (mi apanage à Philip[)e de Erance, (hic d'Orléans, son frère, dans la maison duijuel il resta jus(iu'à la suppression des apanages.
Valois (les). Le Valois avait passé, avec le Vermandois, à X. 24
Philippo-Aiiguste. riiilippe-lc-Hardi lavait donné en apanai^e a son lils Charles, père de l'hili[»pe de Valois, qui monta snr le liônc en 1328. Ce prince fut la tige des dilî'éientes Ijranches des Valois , nui occupèrent le trône jusqu'à la mort de Henri III, en I5S9, c'està-dire pendant plus de 2()() ans.
Valois (Henri de), savant français né à Paris en IGO:}. 11 fut d'abord avocat, mais il renonça ])ientôt à cette profession pour se consacrer à l'étude des belles lettres et de l'histoire. Ses travaux le firent nommer, en 1660, historiographe du roi avec un traitement considérable. Valois mourut en I67i, à 71 ans. On lui doit un grand nombre d'éditions grecques et latines richement annotées. — Son frère Adrien suivit la même carrière , mais ses travaux sont plus importants pour l'élude de l'histoire de France. Ses principaux ouvrages sont : une Histoire Je France en .'} \ol. in-fol., qui s'arrête à la déchéance de Childéric II; une Xotice sur les Ciaides, écrite en latin, précieuse par la connaissance de l'histoire des 1 i)remières races, et divers autres écrits.
Valparaiso , petite ville du Chili , dont le nom signifie vallée du paradis, dénomination que rien, du reste, ne justifie, car elle est d'un assez misérable aspect, et ses environs sont presque nus et arides. Elle s'étend autour d'un bon port, défendu par trois châteaux, et auquel elle doit sa célébrité, parce qu'il est le premier point de relàclw? des navires qui viennent de l'océan Atlantique dans la mer du Sud. Population, 6,000 habitants.
Valse ou icalse, (le l'allemand icalz, danse d'origine alleinande et même russe suivant quelques-uns, parce qu'elle présente plusieurs rapports avec la mazourka. Il y a cinquante ans, elle était complètement inconnue en France.— La valse s'écrit invariablement, dans la mesure à trois temps : l ou ~. Son mouvement \arie de ïaller/retto à Vallefjro et au vivace. Le retour périodique des temps forts en détermine le ih\ thme d'une manière précise et caractérisée.
Valtelme, en italien VaUeUina, longue vallée arrosée par r.Vdda dans la partie supérieure de son cours, qui forme une jirovince du royaume Lombardo-Vénilien, et prend le nom de Sondriu, sa capitale, ville de 1,000 habitants. Elle a 896 kil. carrés et 87,000 âmes. On y compte 2 villes, Sondrio elChiarenna, k villages et 139 bourgades. C'est un pays montagneux, où l'on élève beaucoup de bétail. Sesprinci|)ales productions consistent en miel, bois, vin, soie, marbre. — La Valleline, après avoir appartenu aux ducs de Milan, passa, en I.")r2, sous la domination i\q> (irisons, qui la conservèrent jusqu'en 1797, époque à laquelle elle l'ut réunie à la Lombardie.
Valve (d'un mot latin sii^nifiant battant de porte ou de fenêtre), terme de conchyliologie qui se dit des parties dont les coquilles sont composées, et qui sert à former les mots univalve, en parlant des coquillages qui n'ont qu'une seule coquille; bivalve ou muUivalve, en parlant de celles qui en ont deux ou plusieurs. — En botanique, valve se dit des pièces de la capsule qui se séparent |)lus ou moins profondément, et qui se détachent pros((ii(' toujours emiérement lorsque le péricar|)e s'ouvre.
Vampire, nom donné par la superstition populaire au plus redoutable des levenants, à de vrais corps de décédés, dont le priviléiie
l'atve.
Cat de ne point pourrir dans la terre, quelque humide ou quelque chaude quelle soit. Chez eux, toute source de vie n'est point tarie ; ils s'alimentent avec du sang humain , qu'ils boivent par la succion aux veines des personnes endormies, lesquelles finissent par mourir dé consomption et par passer ainsi à l'état de vampire. — Tel est le caractère de cette monstrueuse m\ enlion , née du cerveau troublé des ^>*''^ hommes, et à laquelle les habitants de quelques contrées se plaisent encore à '""'^"' doimer de la réalité. Quelques hom-
mes instruits n'ont même pas su échapper à cette ridicule croyance , et ïournefort, dans son Voyage au Levant, dit avoir été témoin de plusieurs cas de vampirisme. — Vampire est aussi le nom donné à un mainmifei'e de l'ordre des carnassiers, de la famille des chéiroptères et du genre des phijllostomes, et que représente la figure que nous donnons ici.
Van, sorte d'instrument ou d'ustensile i\ l'usage des cultivateurs et de ceux qui font le commerce des blés et des grains. ( )n s'en sert pour vanner les grams , c'est-à-dire pour les nettoyer en les débarrassant des débris de paille, ou fle la poussière qui s'y trouvent mêlés. Les vans se font généralement en osier, et c'est pour cela qu'on a donné le nom de vannerie à l'art de faire avec ce bois llexible toutes sortes d'ouvrages, tels que des corbeilles, des panière, des hottes; art fort ancien et qui est prali(|ué chez la plupart des ]ieuples. — Le vannier est l'ouvrier qui confectionne des objel.-^ de vannerie.
Vancouver (Georges), navigateur anglais, né en I7u0, est sur-