‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnes (volume 2)Chapitre 90 sur 133 · VAN — 231 — VAN · texte numérisé non relu

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oi'doniKM' |)i('îtrc! cl alla ;'i l'adoiu' , ou il passa plusieurs aiiiiéos dans la misère, se livrant à d'inimiMises éludes. En lin il parvint à se créer un système pliiloso|)lii([ue particulier dont l'un des [)uuits les plus importants était la démonstraiion de l'existence de Dieu par le principe des substances. Après avoir parcouru l'Europe , Vanini se rendit en France et vint habiter Toulouse pour y dogmatiser et y enseigner. Bientôt accusé de nier l'existence de Dieu, bien ([u'il cherchât au contraire à la démontrer, il fut condamné connue alliée, pendu, puis brûlé sur la place St-Étienne de 'l'oiilouse, le \j) lévrier 1619.

Vanloo , nom d'une famille noble, d'origine ilamande, (|ui a fourni a la Franco des peintres remarquables , à commencer par Jacques ]'anloo, qui s'y fit naturaliser, et fut reçu à l'Académie de i)einture en 1663. Son iils Louis, qui rempoi'ta le premier prix de peinture de Tacadémie, se maria à Nice, en Savoie, en 1683, et donna le jour à Jean-Baptiste et à Carie Vanloo. — Jean-Baptiste, né à Aix en 1684, mort en 1745, laissa des tableaux qui firent long-temps l'admiration des connaisseurs, entre autres Diane et Endijmion, son morceau de réception à l'Académie. Ses deux fils , Louis-Michel et Charles-Amédée-Philippc , étudièrent sous lui la peinture ; le premier devint premier peintre du roi d'Espagne ; le second, peintre du roi de Prusse. — Carie, né à Nice en 1705, se fit une grande réputation, mais qui , fondée sur les caprices de la mode, ])assa comme elle. Reçu à l'académie en 1735, nommé |)rofesseur en 1736 , il devint le peintre favori de la cour. Le roi le nomma son premier peintre en 1763. Son style était plus agréable que sévère , son coloris plus blafard que solide, son coup de pinceau plus séduisant que vigoureux. Il mourut en 1765, à l'âge de 61 ans. Il avait eu pour femme CliNstine Sommée, habile cantatrice, la première, dit-on, qui fit goûter aux Français la nuisique italienne.

Vanne, espèce de porte en bois, quelquefois revêtue de fer, dont on se sert aux moulins, aux pertuis des rivières, aux bassins des canaux, et qui s'ouvre ou se ferme, se hausse ou se baisse, pour laisser couler l'eau ou la retenir.

Vanneau, grand oiscau (le la famille des échassicrs, et qui parait devoir son nom à l'espèce de bruissement qu'occasionne lo mouvement de ses ailes , comparé au bruit û\in iHin ({u'on agiterai!. — Le vanneau ti-ès-

Viiiinc.

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iL'pandu dans laiirien continenl. vit en troupes noniorouses et habite les fonds humides (iiiil remue pour déterrer les vers dont il se nourrit. Il )• en a en France 2 espèces : le vanneau huppé [ trinna vaneUus], joli oiseau de la taille d'un pigeon, d'un beau noir à reflets bronzés, et le vanneau pluvier [trinya squatoria), plus rare que l'autre.

Vannes, trés-ancienne ville de France, appelée par les Bretons Guenet (la Belle), à l'extrémité nord du golfe appelé Morbihan, qui donne son nom au département dont elle est le chef-lieu. — Il existait jadis à Vannes 1 2 monastères qui ont été affectés à divers services publics ou particuliers. Le port est un bassin de 8 à 900 mètres, qui peut recevoir des navires de loO à 200 tonneaux. Les principaux édifices de la ville sont la cathédrale et la jolie église du collège. L industrie manufacturière y est peu développée, mais le commerce maritime y est plus important et consiste en fer. sel, miel, cire, suif, beurre, lin. chanvre, grains, farines. En temps de guerre. Vannes est lentrepôt d'une partie de la France. — Population, 12.000 habitants.

Vannucci [v. Sarto [André del]).

Van Oost V. Oost).

Van Ostade (Adrien [v. Ostade Adrien Van]).

Van Swiéten (Gérard), célèbre médecin hollandais, na(iuit à Leyde en 1700, et étudia sous la direction du célèbre Boerhaave. Une intelligence active, qu'aucune veille ne fatiguait, lui acquit une vaste érudition. Il développa dans un premier ouvrage intitulé Commentaires sur les aphorismes de Boerhaave, la doctrine de son illustre maître. Ce livre eut un brillant succès et fit nommer Van Swiéten professeur de l'université de Leyde; mais, comme il était catholitjue. ses ennemis l'obligèrent à quitter sa chaire. Il persista dans sa croyance et s'attira ainsi la protection de l'impératrice Marie-Thérèse, qui, en 174o, l'invita à se rendre à Vienne, ou elle l'entoura de la plus éclatante protection. — Van Swiéten mourut à Schoenbrunn le 18 juin 1772.

Vapeur, matière qui, sous la forme de fumée, se dégage des liquides soumis à laclion de la chaleur, et s'élève ù une certaine hauteur dans l'atmosphère, où, quand elle a perdu son calorique, elle se condense pour retomber en neige, en pluie, en rosée, etc. Tous les liquides, et même le mercure, sont susceptibles de s.e vaporiser. La vapeur d'eau, la seule dont nous parlerons ici, est presque de moitié plus légère que l'air, et joue, aujourd'hui surtout, un grand rôle dans les arts industriels; son emploi comme force motrice a pris une telle extension depuis quelques années. (|u'on a dû

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