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(It^ ciiiviv. Poiii- cluuiiici- (rrU'ctriciU' lii boiileillc do Leyilc, on la tiiMit oïdinaiieinenl dans la main, en mémo tomps ijiron l'ait loiiilioi' la boiilo (lo la tigo au coiuliictoiir duiio machine (''lootii(iiio on action. Quand la hoiitoillo est cliargôe d'électricité, si on touche la houle avec lautn^ main on se sont aussitôt happé avec violence dans les deux bras, sinlout aux articulations. Plusieurs personnes peuvent recevoir à la l'ois la connnotion. Il sullit pour cela qu'elles se tiennent par la main et qu'elles forment une chaîne. La transmission de l'électricité se l'ait avec une telle rapidité (jne toutes les personnes se sentent frappées au même instant. L'abbé Nollet, professeur tle physique au collège de France, donna un jour en présence de Louis XV la commotion à un régiment entier. Une hatterii> est une réunion de plusieurs grandes bouteilles, qu'on appelle alois jarres, dont les armures extérieures et intérieures conuminiqueni ensemble. C'est par la décharge d'une batterie qu'on fond et volatilise les métaax, qu'on tue des animaux; en un mot, qu'on donne une idée des etTots de la foudre.
Boutillier (grand-), mot (jui désignait autrefois à la cour de nos rois la charge d'un des grands-otliciers de la couronne , remplacée depuis par celle de grand-échanson, mais dont les privilèges étaient plus étendus.
Boutoir, nom qu'on a donné au nez du cochon, du sanglier, du liabiroussa, du pécari, tous animaux chez qui la partie antérieure des narines est prolongée par un os élargi.
Bouton , petite pièce de forme lenticulaire ou sphérique ([u'on emploie pour jointlre à volonté certaines parties d'un vêtement. Souvent le bouton n'est qu'un simple ornement. — En botanique on appelle boutons les germes, les boutons des arbres. L'espèce la plus intéressante de boutons est celle Jj des boutons à fleurs ou à fruits, qui renferment réellement Boulon, les étamines et les pistils, organes de la reproduction des végétaux. — En médecine, on appelle boutons de petites tumeurs arrondies, plus ou moins pointues, qui s'élèvent sur différentes parties de la peau.
Bouts-rîmés. C'est ainsi qu'on appelle tout à la fois des rimes choisies et disposées par ordre , que l'on donne à un poète poulies remplir, et la pièce de vers composée de ces bouts-rimés remplis. Les bouts-rimes peuvent être un amusement de société, mais ils ne sont assurément pas un moyen d'enrichir la poésie de nouveaux chefs-d'œuvre.
Bouture, du vieux mot français Ixiiilor t\u\ signilinit mi'itn' on
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])Jiicer. On donne co nom à nne branche séparée d'un arbre on d "une plante mise en terre pour y prendre racine et former un nouveau sujet. Il y a plusieurs sortes de boutures ; la bouture simple, la bouture à bois de deux ans, la bouture à talon, en plangon, en ramée, en fascine, avec bourrelet par étranglement, avec bourrelet par incision, à crosselte. La bouture doit être plus ou moins enfoncée dans la terre, suivant sa grosseur, sa longueur et l'état (lu bois. Les soins (|u'elle exige consistent en arrosages et en binages plus ou moins fi-équents. Tl importe de l'abriter contre les vents et le .soleil.
Bouvier, celui qui conduit OU qui garde les bœufs et qui doit en prendre soin dans l'étable.
Bouvreuil , genre d'oiseaux appartenant à l'ordre des passereaux. Ces oiseaux sont très-agréables par la beauté de leur plumage et par une sorte de sociabilité. Au moyen de l'éducation, on leur apprend à imiter le ramage de divers oiseaux et même à rendre les inflexions de la voix humaine. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses , mais nous n'en possédons qu'une en France , ce'le (lu bouvreuil commun, (|ui est long de 16 centimètres, cendré dessus, rouge dessous, collet noir ; il vit 5 à 6 ans.
Bovines OU liouvincs (bataille de) , gagnée le '27 juillet 1214, par Pliilijtpe-Augusle, roi de France, contre Othon, empereur d'Allemagne et ses alliés, et qui sauva la France et la dynastie des Capétiens. Elle fut livrée près d'un petit village nommé Bovines, situé entre Lille et Tournai. Othon IV était à la tète d'une armée forte de ])lus de 100,000 combattants, lorsqu'il vint attaquer Philippe- Auguste qui n'en avait guère que la moitié à lui opposer. C'est dans cet instant crititjue qu'après avoir im|)loré le secours du ciel dans une chapelle dédiée à saint Pierre, il déposa sur l'autel son glaive et sa couronne, et que se tournant vers ses chevaliers il leur dit : « Barons, et vous, braves soldats, si vous croyez qu'il y a parmi NOUS ([uel([u'un qui soit plus digne que moi de porter la couronne de France, je lui cède cet honneur et je suis prêt à combattre sous ses ordres. » D'unanimes acclamations répondirent à ce trait su- • blime. « "N'ive Philippe! s'écrièrent les assistants, (pi'il garde la couronne! qu'il règne à jamais! Mourons pour la lui conserver! » — Le roi fit disjioser son ordre de bataille de manière à ce que son armée, rangée la face au nord, eût sa retraite assurée, tandis que les confédérés furent dans l'obligation de combattre avec im soleil ardent dans les yeux. Phili[)iie, avant d'engager la bataille, fit chanter l(> psaume E.murnai Doininufi. Outre la bannière royale parsemée de Heurs de hs, il (il déployer la célèbre oriflamme de
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saint Denis (|ui passa do raiiii on ranij;. Lorsque le roi était en (lanscr, on haussait on baissait l'un ou l'autre de ces éteiidaids. Dans les ran^s ennemis on promena un autre palladium . laijile des césars, symbole de l'empire, traîné sur un nuviuilique cliariol doré attelé de IG che\ aux richement ca|)ara(,onnés, et tenant un dragon dans ses serres. — Le choc des deux infanteries fut teriible : les Français furent un instant contraints do céder au nombre ; les chevaliers de la garde de Philippe-Auguste linrent seuls contre rimpétuosité des Allemands. Mais, dans ce désordre, le roi, entouré par une nuée de fantassins et de cavaliers, fut désarçonné , renversé sur la terre sanglante par des crochets de fer qui le tiraillaient de tous les côtés. Son armure seide opposa un iinpénétiable rempart aux armes de toute espèce qui s'elforçaient de le déchirer. Galon deMonligny agitait avec violence la bannière royale, signal de détresse qu'aperçurent des fidèles chevaliers. Un grand nombre accoururent , se jetèrent en désespérés à travers cette mêlée , et dégagèrent le roi en faisant un etl'royable carnage des assaillants. L'infanterie d'Othon accablée lâcha pied, et la déroute des confédérés commença. Othon fut an moment de tomber au pou\oir de son rival. Le char porteur de l'aigle impériale fut brisé, et l'aigle apportée auxpiedsde Philippe-Auguste; ce prince se vit entouré d'illustres captifs qui 6 heures auparavant se flattaient de partager son royaume, et Othon seul manqua à son triomphe. La ligue formidable qui avait eu pourbut-le partage de la France fut dissoute, et la F'rance fut sauvée. En commémoration de la glorieuse bataille qui avait affermi la couronne sur sa tète, Philippe-Auguste fonda près de Senlis Vabbaiie de la Victoire.
Boxeur, celui qui s'adonne à une espèce de pugilat qui faisait jadis partie des moeurs nationales des Anglais, et qui a des règles et des usages que l'on est tenu de respecter scrupuleusement. Cet art du boxeur peut être d'ailleurs mis sur la même ligne que l'art de tirer la f^avate, autre genre de pugilat fort en honneur parmi les faubouriens de Paris. — Le grand art du boxeur consiste à se tenir constamment couvert et à portei- d'estoc à son adversaire des coups de poing à la figure et surtout à la poitrine. Ordinairement les boxeurs combattent nus jusqu'aux hanches; une règle dont rinobser\ ation est presque sans exemple , c'est de ne point frapper l'adversaire qu'un coup aura jeté à terre, et d'attendre, pour lui asséner de nouveaux coups, (|u'il se soit relevé. Celui des deux condjattants qui renonce le premier à la lutte s'avoue par cela même \aincu. Les lois et les traditions de ['art du boxeur ont été consignées dans un ouvrage en i volumes ornés de figures intitulé
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Hii.iiaiKi , ou i'si|iiiss(' (lu |Mii;ilaL uncicii et iiiudoriie , par Pierre l'jldii. l.oiulrort, iSii.
Boyau , mot Militaire reinplacé dans 1(; lani^age scienlifique par celui iVinleslin (v.).
Boyau de siège, tranchée étroite, Ionique, tortueuse, dirigée vers une place assiégée, et servant à établir une communication entre la I"' et la iJ'" |)arallèle.
Boyaudier , boyauderies. L'industrie a SU tirer parti de presque toutes les parties des animaux (pi'elie utilise dans la fabrication de produits d'une grande utilité. On peut citer comme exemple l'emploi des intestins des animaux (jui sont préparés soit pour la fabrication des cordes, dites à boijau, et celle des instruments, soit pour la confection de la baudruche (v.). Cette industrie est celle du boyaudier, dont l'atelier est très-certainement ce que l'on peut nonseulement voir mais encore imaginer de plus horrible et de i)lus repoussant. Lorsque dans un concert des sons harmonieux viennent frapper nos oreilles et nous remplir d'une douce extase , nous serions loin de penser qu'ils fussent rendus par des matières dont la préparation a présenté tant de dégoût, et que d'une opération si infecte put résulter la source de si nobles émotions !
Brabançons, Synonyme de rou<«'erS;, cottereaux, boutiers, cantatours, écorcheurs et aventuriers, qui, au moyen âge, parcouraient la France en bandes nombreuses et armées, tuant, pillant partout sur leur passage et vendant leurs services au plus offrant. Ce nom de brabançons vient sans doute de ce que (iuel(}ues-uns de ces vagabonds armés étaient originaires du Brabant.
Brabant, ancienne province des Pays-Bas, divisée en Brabant méridional, capitale Bruxelles, et Brabant septentrional , capitale /;o/.s- /('-Duc. Superticie, 480 kilomètres carrés. Aujourd'hui le lirabant septentrional appartient à la Hollande , avec une population de 3:i0,000 habitants, et le Brabant méridional (o5G,0i6 habitants) fait partie de la Belgique.
Bracelets. Cet ornement est un des plus anciens ([u'on connaisse, et on le retrouve chez presque tous les peuples sauvages. Les anciens Egyptiens, Grecs et Romains , en portaient , connue simple parure ou comme marque d'honneur. Ils les fabriquaient avec une foule de substances diverses, et leur Dr ■crin iiniiqui. (jonnaicut toutes les formes. Le cabinet des antiquités égyptiennes, à Paris , en contient une grande quantité. On en a trouvé aussi de fort beaux dans les fouilles exécutées à Pompi'ï cl à llerculanum.