‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnesChapitre 14 sur 59 · CAD — 124 — CAD · texte numérisé non relu

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.-(S liormoniqiii'.s, liiiitùt une siirrossioii inpidc (>l alteniativo do deux nolo!» avec la voix ou sur les iiistrumeiUs; c'est ce que les Italiens appellent //v7/o. — En littérature, la cadcna' s'entend de la n)arche liai inonieuse do la i)rose et des vers. Les plus célèbres rliéteurs des temps anciens et modernes ont recommantlé le plus grand respect pour la cadence, comme indispensable élément de la beauté du style. Cette reconnnandation est renouvelée dans plusieurs des vers de Boileau, le léij;islateur de notre Parnasse :

.\yc7. pour la cadenrc une.' oreille sévère.

Knfin Malherbe vint, et le premier en France Fit sentir dans les vers une juste cadence.

Cadenette, espèce de natte ou de coilTurc militaire qui, à i'imilalion des Prussiens, fut imposée à notre infanterie par un règlement de ITGT. La cadenette était une tresse partant du milieu du crâne et se retroussant sous le chapeau. Les grenadiers et surtout les hussards ont long-temps conservé la cadenette. Ménage veut que ce mot soit venu de celui du maréchal Cadenet , qui avait amené cette mode de coiffure.

Cadet de famille, nom donné autrefois à tout jeune gentilhomme qui était militaire. Les cadets servaient comme volontaires, sans paye et sans être enrôlés. Ils furent ensuite élevés aux frais de l'état pour alimenter d'oHiciers l'armée de terre. En 1682, le ministre Louvois les réunit en 6 corps ou compagnies. Ces compagnies furent cassées en 1692, puis rétablies en 1729, et supprimées de nouveau en 1733. Le cardinal de Fleury attacha des cadets aux régiments ; le ministre d'Argenson abolit cette institution , qui reparut encore en 1776 pour être de nouveau supprimée quatre ans après. Depuis la révolution, on ne connaît plus dans nos armées les privilèges et la dénomination de cadets. Mais nos écoles de La Flèche, St-Cyr, etc., peuvent être considérées comme des écoles de cadets, puisqu'elles fournissent à l'armée la majeure partie de ses officiers. — La Russie a un corps de cadets de terre et un corps de cadets de mer. Ce sont des établissements réservés aux jeunes gens de familles nobles qui se destinent à l'un ou à l'autre de ces services.

Cadi et mieux Cadhi ou Cazi, mot arabe qui signifie juge et jurisconsulte. Les cadis forment chez les musulmans une des trois classes du corps des oulémas (savants, lettrés), et ont presque partout la prééminence sur les innnis et les mouftis (ministres du culte et docteurs de la loi). Les fonctions des cadis, en raison de leur importance et de leur multiplicité, sont d'autant plus lucratives qu'ils ne sont jamais dans le cas de subir les conséquences du proverbe

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Où il »'(/ (I rii'ii lu jifilicr i)iTil ses' ilroih. ;illt'iiilii (|iie leurs lioiiuiaiiv> (M les frais de procédure sont toujours payés par lo !j;a,i;nant. Cadix, t)u mieux Cadiz, ville de l'aMcien royaume de (îi-enade, Tune des plus belles, des |)lus rielies et des plus commerrantes de riispaLÇiie. Mlle est située siu' l'océau Allanlique, à l'extrémité occidentale d'une langue de terre formée par l'ile de Léon. Entourée d'une muraille et de bastions irréguliers, elle est inabordable du côté du midi ; et les approches du côté du nord sont dangereuses en raison des bancs et des rochers cpii s'y trouvent à fleur d'eau : on peut donc considérer cette ville comme inexpugnable. La baie, qui est spacieuse, forme un port commode et sur : elle reçoit tous les vaisseaux do commerce ; les vaisseaux tle guerre se retirent dans la baie dePuntalès, qui communicpieà la première. Cadix est l'entrepôt du commerce espagnol. Toutes les nations européennes qui font un commerce maritime y ont des consuls, des agents ou des correspondants. La ville est ornée de beaux édifices et possède plusieurs établissements publics. On récolte aux environs de très-bon vin ; on y trouve aussi des salines. La situation de Cadix comme port militaire est de la plus haute importance ; c'est le plus complet de l'Europe. Cadix, dont la fondation est attribuée aux Phéniciens de Tyr, passa successivement au pouvoir des Carthaginois, des Romains, des Arabes. Elle fut enlevée à ces derniers par les Espagnols en 1262. Les Anglais tentèrent plusieurs fois de s'en emparer , mais inutilement. Le siège de ('adix par les troupes françaises (du 9 février 181 0 au 25 août 1812) fut également sans résultat.

Cadmée. C'était le nom de la citadelle deThèbes en Béotie ; ello tenait son nom de Cadmut< son fondateur (v.V

Cadraus (mythologie), fils d'Agénor, roi de Phénicie, et petit-fils de Neptune, était frère de la belle Europe ([ui fut enlevée par Jupiter. Agénor, au désespoir et ne sachant ce qu'était devenue sa fille , donna ordre à son fils Cadmus de la chercher par toute la terre , et lui défendit de reparaître avant de l'avoir retrouvée : Cadmus chercha long-temps ; mais , voyant toutes ses recherches infructueuses , il consulta l'oracle , qui lui dit de renoncer à une recherclie inutile, de suivre la première génisse qu'il rencontrerait, et de bâtir une ville dans l'endroit où elle s'arrêterait. Elle le conduisit en Béotie , aux lieux où fut bâtie depuis la ville de Thèbes. Ses compagnons ayant été dévorés par un dragon , il l'extermina , grâce à l'assistance de Minerve; puis, par l'ordre de la déesse, il arracha les dents du monstre et les sema en terre ; aussitôt elles se transformèrent en soldats qui s'entretuèrenl. Il n'en resta que cinq qui aidèrent Cadmus à bâtir Thèbes. Sur la fin dosa vie, Cnd-

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