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piraiU ;i iiin' pliicc (|iit'l( oii<|iit' — Celui de comliilaluri' isl iiuii\eaii et ne s'emploie jusqu'à présent que dans le langage politique, bien que par le fait il y ait candidature partout où il y a des candidats. Candie, anciennement Idtrti, du mont Ida, plus célèbre sous le nom de Crète, dont les Turcs ont fait celui de h'irid ou Icn'ti, lune des îles les plus importantes de l'empire ottoman, est située sous les i\° 30 -il" oo' lon|:;itude est et les 31° 50' -30" 55' latitude nord, l'ne hante montaiine, couronnée de forêts et divisée en 2 chaînons, la Iravei-se dans toute sa lonijucur. Elle s'abaisse doucement vers le nord et s'y termine par une côte fertile et munie de bons ports. Au sud . elle est escarpée et offre un ri\age formé de rochers avec fort peu d'ancraiics. Le P^ilorité (l'ancien mont Ida), qui est la cime la plus élevée (2, iOO mètres au-dessus du niveau de la mer), est couvert de neiges éternelles. Des ruisseaux, qui s'enllent en hi\er et au printemps, conduisent l'eau des montagnes dans la mer. De nombreuses sources donnent aux vallées une grande fertilité ; une végétation trés-active couvre le versant des montagnes; l'air y est doux, et Tété rafraîchi par les vents du nord ; l'hiver ne s'y fait sentir que par des giboulées. Cette île donne des productions de toute espèce; mais Foppression des Turcs y entrave l'agriculture et l'industrie. La population ne dépasse pas 300,000 âmes moitié Mahométans , moitié Grecs. Les deux peuples principaux sont les Abadiotes et les Sphachiotes. Ces derniers sont regardés comme les vrais descendants des anciens Cretois. La capitale. Candie, résidence d'un pacha à 3 queues, renferme 15,000 habitants, Retimo, autrefois Réthymne, est la ville la plus agréable de l'île; et la Canée, l'ancienne Cydonie, en est la plus commerçante. — Histoire ancienne. L'île de Crète ayant été le berceau de la mythologie grecque, son histoire ancienne se trouve mêlée de fableX Ses premiers peuples furent les Dactyles Idéens, venus, dit-on , de Phrygie , puis les Curetés , qui contribuèrent à la première civilisation des hommes. La beauté de l'île y attira des colonies de diverses nations de la Grèce : On y compta jusqu'à 100 villes, d'où son surnom d'Hecciiompolis. Parmi ses rois, on remarque Minos P"", le célèbre législateur; Minos II, qui purgea les mers voisines des pirates qui les infestaient; Idomènée, qui pr^t part à la guerre de Troie, et alla fonder Salente en Italie, etc. Lorsque les Cretois abolirent le gouvernement monarchique , ils placèrent à leur tête dix magistrats annuels et électifs , nommés Cosmes , et se donnèrent de sages lois. Mais s'ils ne portèrent pas leurs armes au dehors , ils se déchirèrent au dedans par des guerres civiles. Parmi eux les lettres et les arts étaient cultivés avec autant de soin (|ue l'agriculture et le commerce. Métellus réunit cette île à la répu-
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liliijin.' ronuiino l'an (.7 av. .).-(".. SainI Paul y poiia rfcvangili;; ol Tile, son disciple, en fut le l*"'" évoque. Kn 823, elle passa sons la doniinalinn des Arabes. Ceux-ci y ayant fondé une forteresse appelée .l/-A7u<»(/«/,- (retranehenieiit), de ce nom se forma celui de Candie devenu conmiun à toute l'île. Rendue à l'empire d'Orient par Nicéphore, en 96 1 , elle fut plus tard vendue aux Vénitiens par Boniface 111, marquis de .Montferrat, qui l'avait obtenue après la ])rise (le (',onslanlinoi)le par les Latins. Les Vénitiens n'en restèrent pas toujours tranquilles possesseurs. Les Turcs firent plusieurs tentatives pour s'en emparer. Après un investissement de 13 ans et un siéire de 2 ans, où des guerriers de toute l'Europe chrétienne vinrent soutenir les Vénitiens, et où l'on déploya de part et d'autre une admirable valeur, malgré les embûches dont on était de chaque côté entouré, Candie fut rendue aux Turcs le 27 septembre IGOy. Mais ils ne furent maîtres de toute l'île ([u'au commencement du wiii*^ siècle. Les Sphachiotes essayèrent ])lus d'une fois de recouvrer leur indépendance. En 1821 ils se joignirent sans succès à l'insurrection grecque. Au moment où nous écrivons t juin 18 41), Candie, après avoir été pendant (luelques années sous la domination de Méliémel- Ali, pa(;ha d'Kgy[)le, auipiel le sultan Mahmoud l'avait cédée par un traité, vient de rentrer sous la p\iissance du sultan par suite des événements dont l'Orient a récemment été le théâtre et (pu ont amoindri la puissance de Méhémel. Mais une nouvelle insurrection des Spliacliiotes a éclaté et menace de faire perdre de nouveau à l'empire ottoman une de ses plus importantes possessions dans la Méditerranée.
Canevas. Sorte de grosse toile claire ou écrue dont on se sert pour faiie des ouvrages de tapisserie. On trace d'avance surcette toile (U'<. dessins de toute espèce qu'on remplit ensuite à l'aidedefilsde soieou de laine de différentes nuances. — Canevas se dit aussi figurément des paroles qu'on met sous un air, sans avoir égard au sens, et pour repiésenter seulement la mesure et le nombre de syllabes que le musicien exige. Par extension , ce mot s'applique aux vers qu'on fait en général sur de la musique déjà composée, avec ou sans mcdèle. — On donne encore le nom de canevas à tout projet ou esqui^r;.' d'un ouvrage d'esjjnt, pièce de théâtre, poème, discours, etc.
Canicule. C'est le nom latin de la plus belle des étoiles fixes qui brilK'iit au lirmament et visibles en Europe. Elle est de première grandeur et se trouve placée vers le p(Me austral, sous la gueule du grand Chien; la plus rap[)rochée de la terre, elle en est cepen(la:it 430, (.00 foi-; plus éloignée que le soleil. Tous les astronomes la désignent aujourd'hui sous le nom de Syrius que les Grecs lui on!
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imposé. — Chez le.:^ aiicions on iipp.'hiit jours caniculaires ceux (|ui l'Iaiont compris entre le il jiiillcl el le 2:{ août. Les poètes, accoutumés à tout pcisonnilier, avaient tionné à la canicule des épitliétes sinistres. Il est plus ([ue probable que leur iiulii^nation était inspirée par les maladies inllammatoires et presque toujours épidémiipies qui sont produites, dans les pays méridionaux, par les chaleurs excessives. Or, comme à cette époque la canicule paraît sur riiorizon, il était poéti([ue, sinon rationnel, de mettre sur son compte TaiZirravation des calamités humaines.
Canino (prince de) (v. Bonaparte).
Canitie (d'un mot lotin siiiniliant blanc). C'est le nom qu'on donne à la blancheur des cheveux lorsqu'elle est la suite d'une maladie accidentelle ou des progrès de l'âge. La canitie ordinaire commence Ù l'âge de 30 à iO ans: mais on la remarque plus aisément sur les cheveux noirs que sur les cheveux blonds ou châtains, et elle est plus commune chez les hommes que chez les femmes. Les souffrances du corps et les peines de l'esprit sont une des principales causes de la canitie, sur laquelle les affections morales en général exercent une grande inlluence. Aussi y a-t-il de nombreux exemples de personnes chez lesquelles la canitie complète est survenue en quelques heures. Les cheveux de l'illustre et infortunée Marie- Anloinclte blanchirent en une seule nuit.
Canne. On connaît vulgairement sous ce nom i)lusieurs végétaux différents, dont 2 appartiennent à la famille des graminées de Jussieu, savoir : la canne à sucre et la canne de Prov ence. La canne à sucre a des tyges cylindriques, noueuses, hautes de 3 mètres et plus, remplies intérieurement dune substance spongieuse, dans laquelle est un fluide sucré avec lequel ou prépare le suc?t (v.). Originaire de l'Inde , elle a été naturalisée en Amérique et aux Antilles. — La racine de la canne de Provence est allongée, charnue , jaune extérieurement. Dans le commerce, elle est toujours en morceaux ou tranches séchées, dures, subéreuses, d'une saveur fade, légèrement sucrée, inodores. Sa décoction a été regardée comme diaphorétitpie.
Canne , arme ou support en usage dès les temps les plus anciens. C est une sorte de bàlon plus ou moins orné. Long-temps, dans la troupe, les officiers ont été diins l'usage de porter la canne. Au-
Caniie à sucre.
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juui'il liiii, l'Ile n l'sl |ilii> 'j.uc\\' rliiv. nous (|iu' k' si;j;n(' (lisliiiclit dts tiiniboiiis-mnjoi's; les dames do (lualilé ont i)orté aiitrelois de petites cannes légèros. — On a donné le nom de canne d'arnieft à un bâton court, garni de fer, dont on se servait dans certains duels, dans les tournois, dans les carrousels. Elle a fait lon^-lenips partie de Tarmement des Cent-Suisses.
Cannelle. La cannelle est l'écorce dépouillée de son épidémie dune espèce particulière de laurier originaire des contrées orientales de l'Asie, mais (pie l'on cultive surtout dans l'île de Ceyian, d'où nous vient la meilleure cannelle, ('ette écorce, qui provient des branches de 3 à i ans, est en morceaux longs d'environ 33 centimètres, durs, cassants et roulés. On en distingue trois espèces. 1° Celle de Ceyian est la plus fine; elle est mince, légère, d'une couleur fauveclair, d'une odeur suave, d'une saveur aromatique, agréable, picpiante et légèrement sucrée. La cannelle mate est une variété de cette cannelle recueillie sur des l)ranches plus grosses; elle est en morceaux plats, larges d'un pouce, d'un jaune rougeàtre. 2" La cannelle de Cayenne, la plus estimée après celle de Ceyian ; elle est plus pâle et plus épaisse. 3« La cannelle de Chine qui est en morceaux courts et épais, rougeâtres, d'une odeur plus forte, d'une saveur moins agréable. Cette écorce est un des stimulants les plus actifs.
Cannelures. Ce sont de petits canaux creusés le long du fut d'une colonne , dans le sens longitudinal , et séparés par des baguettes ou cannes, d'où vient le nom qui leur a été donné. Les cannelures ne sont pas une invention moderne; on les reconnaît dans les différents genres d'architecture ancienne. On emploie aussi les cannelures dans divers objets d'art ou de luxe. — En termes de botanique, les cannelures sont des 1^ espèces de sillons ou de rainures longitudinales que Cannelures, l'ou reucoutre sur plusicurs parties des plantes. Cannes, petit village de la Daunie, dans l'.Vpulie, sur la rive droite de l'tïïanto, où Annibal remjiorta une grande victoire sur les consuls Émilius Paulus et Térentius Varron , l'an de Rome 538 (le 21 mai de l'an 216 av. J.-C). Les Romains, défaits sur tous les I)oints, eurent à déplorer la perte du consul Émilius Paulus et des 2 proconsuls Servilius et Atilius. Tous ceux qui cherchèrent leur salut dans la fuite furent massacrés dans la plaine par la cavalerie numide; les vainqueurs firent 13,000 prisonniers. D'après l'évaluation des Romains eux-mêmes, leur perte monta à io,000 hommes; selon d'autres, à 70,000. Annibal fit recueillir les anneaux