‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnesChapitre 29 sur 59 · C.AI' — -iOû — CAP · texte numérisé non relu

C.AI' — -iOû — CAP

i|iir tx'IU' miiciii tiil sicrilc. On lui (loiiuc un lils naturel, (Jausliii, al)bé (le Fleury, et plus laixl archevè(|ue de Bourges, dont on vante les connaissances cl les belles qualités. Hugues Capet mourut le 24 octobre 99(i, dans la 10*" année de son régne. Par suite de la réunion du duché de France à la couronne, Paris devint, à partir de cette époque, la résidence des rois de France. Les Capétiens, du reste, après Hugues, continuèrent de régner avec un pouvoir limité. D'une part, il s'en fallait beaucoup cpie les limites de la F'rance fussent aussi étendues ([u'elles le devinrent depuis; car la Haute et la liasse-Lorraine, dont la dernière s'étendait jusqu'au Rhin en Hollande, et jusqu'à l'Escaut du côté de la France, et à laquelle appartenaient le lirabant , le Hainaut et les pays de Liège et de Luxembourg, étaient au pouvoir des empereurs d'Allemagne. La F'rance possédait à la vérité l'Espagne jusqu'à l'Ebre; mais ce pays était gouverné j)ar les comtes presque indé[)cndants de Barcelone et d'Urgel , et la Navarre avait depuis long-temiis ses rois particuliers. D'autre part , beaucoup de puissants vassaux se rendirent redoutables aux rois, auxquels il n'était pas rare qu'ils fussent supérieurs en se réunissant. Tels étaient les ducs de Bourgogne, de Normandie, d'Aquitaine^ de Gascogne; les comtes de Flandre, de (Ihampagne et de Toulouse. Les Capétiens ne se distinguèrent pas non plus par de grands talents politiques. S'ils purent se maintenir au milieu de tant d'agitations au dedans et au dehors, ils en furent surtout redevables à ce cpie pour la plupart ils eurent un long règne, à ce qu'ils eurent des fils auxquels il leur fut possible, avant de mourir, d'assurer leur couronne, obtenant ainsi de l'habitude ce (pii n'était établi par aucune loi expresse. Le trône passa de père en lils jusqu'à Louis X (mort en 1316). Louis X n'eut qu'une fille , au nom de la(juelle le frère du roi gouverna d'abord comme régent, puis il sut se maintenir sur le trône sous le nom de Philippe Y, et alors, pour la première fois, on établit formellement comme loi que la couronne de FVance ne pouvait se transmettre (pie de mâle en mâle. En vertu de cette loi, Philippe V, qui ne laissait point de lils, eut pour successeur son frère Charles IV, et comme celui-ci mourut également sans postérité mâle , la branche des Capétiens directs s'éteignit avec lui, le 1"' février 1328, et le trône de France passa, par Philippe '\^I, à la branche ou maison de 'N'alois, car Philippe \\ était neveu de Philippe \\ tlls de Charles de Valois, mort en 132'j. et petil-lils de Philipi)e-le-Hardi. — \om la suite chronologique des Capétiens tlirecls : liuherl-le-Forl , comte d'Anjou, mort en 866; Hubert, {\\w de France, mort en !)23; llu(jii<>f<-le-(lrand , duc de France, de Bourgogne cl d'Aipiitaine, comte de Paris et d'Orléans,

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