‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnesChapitre 28 sur 59 · CAP — '201 - CAI · texte numérisé non relu

CAP — '201 - CAI

pour la mesure inlelleftuelltMie cIkkiiio individu, suit daines sou esprit uaturel, soit par suite du travail el(lesac(|uisilions(|iii en ont ilé\el(i|)pé les forées.

Capacité électorale. Pour eoncourir à une élection, il faut avoir certaines qualités , posséder certains droits. La réunion de ces (|ualités et de ces droits constitue la capacité électorale. La ca|)acité n'est donc pas absolue, mais au contraire très-variable; ellechani^e non-seulement selon les choses ou plutôt les divinités au\({uelles on l'applique, mais encore selon le but, les mirurs et surtout selon la législation. En France, la capacité électorale appartient aujuiu'd'liui à tout citoyen qui. jouissant de la plénitude de ses droits civils, paie au trésor annuellement 200 francs d'impùts directs. Pour avoir la capacité, que nous appellerons de second ordre, et qui donne le droit de nommer les membres des conseils communaux, l'impôt sert aussi de régulateur, mais sa quotité varie selon les localités. Enfin, tous les gardes nationaux, sans distinction, ont la capacité nécessaire pour concourir à l'élection de leurs chefs.

Cape. Ce mot désigne un vêlement de dessus, long et sans manches. En France, ce fut de toute antiquité un vêtement commun à tous, aux clercs, aux moines, aux chevaliers, aux laïques des deux sexes (v. Chape). De ce mot sont venues les façons de parler suivantes : Rire sous cape, pour dire se moquer d'une chose ou d'une personne en cachette et sans le manifester ouvertement. // n'« que la cape et l'épée, pour dire d'un gentilhomme qu'il n'a d'autre fortune que son épée et son habit. — En marine, cape désigne l'état d'un vaisseau qui, étant contrarié par un vent forcé, ne porte que peu de voiles afin de ne faire que le moins de chemin possible. Mettre en cape, c'est se ralentir volontairement.

Capet, surnom donné à Hugues, l'"'" roi de France de la 3" race. Ducange , à propos du mot capetus , remarque qu'en Auvergne on désignait ainsi celui qui s'amusait à rire aux dépens d'autrui. D'autres font dériver Capet de capito , grosse tête , ou mieux de chappet , chapotus. Ces mots rappellent que les Hugues, détenteurs de l'abbaye St-Martin de Tours , portaient la chape d'abbés , quoique comtes de Paris et ducs de France (v. Capétiens).

Capétiens, nom donné aux rois de la 3'= race des rois de France qui régnèrent l'espace de 3 il ans, de 987 à 1328 , et qui sont au nombre de II. Ils descendaient de Hugues Capet, duc de France et f^omte de Paris. De même que la dignité royale passa de la famille mérovingienne aux maires du palais, dont la puissance était devenue sans bornes, et échut en partage à la race carlovingienne, de même celle-ci dut disparaître (levant les Capétiens , parce qu'un grand

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nonibro de vassnnx étaient devemis plii^; piiissaiils que le roi. Après la mort de Louis V, il est vrai, en 9S7, il existait encore nn rejeton de la race de Char!eniaiz;nc dans la [)ersonne du du(" de Basse-Lorraine, fils de Louis IV (mort en 95i); mais comme il avait reçu la Basse-Lorraine en lief de l'empereur Otton II , et se trouvait par conséquent le vassal de ce prince, il se ^it en hutte au mécontentement et à la méfiance de la nation française, qui, du reste, était peu disposée en faveur de la race dégénérée des Carlovin^^iens. Il ne fut donc pas dif!i(ile au puissant duc llui^ues Capet de réunir à son pouvoir déjà royal le titre et les insignes de la royauté. Il sut gagner le clergé, influent par ses richesses, en lui restituant les abbayes que détenaient des laïques, des gens de guerre et des hommes mariés; et il donna lui-même l'exemple, car il rendit à leurs légitimes propriétaires trois abbayes qui lui avaient appartemi. Il se fit bien venir des autres grands et des vassaux par sa bravoure et par ime bienveillante condescendance. Aussi, lorsque, le 3 juillet 987, il se (il couronner à Reims , son élévation ne rencontra auune résistance. Il était, en ce moment, dans sa iG*" année. Sans doute Charles, duc de la Basse-Lorraine, ligué avec Arnoul, archevêque de Reims, prit les armes contre Hugues Capet, d'où résulta une guerre de 3 ou 5 ans; mais le nouveau roi se rendit maître de la personne de ses deux adversaires; Charles mourut prisonnier à Orléans, et Arnoul ne fut rendu à la liberté que sous le successeur de Hugues. Charles avait eu de sa première femme un fils nommé Otton, qui lui succéda dans le duché de Basse-Lorraine ;, qu'il conserva jusqu'en lOOfi, époipie à laquelle il mourut sans postérité. Les deux plus jeunes fils du captif, Charles et Louis, passèrent leur jeunesse en France, puis ils s'enfuirent en Allemagne et moururent également sans enfants. Il restait encore deux filles de Charles, Hermengarde et Gerberge ; l'aînée épousa le comte de Namur, de sorte que vers 1 048 la famille des Carlovingiens était entièrement éteinte. Plusieurs liistoriens se sont efforcés de faire remonter l'origine de Hugues Capet jusqu'à la plus haute antiquité et de la rattacher à celle des races royales qui avaient précédé la sienne. Voici ce qui est historiquement fondé : Hugues Capet était fils de Hugues-le-Grand, duc de France (c'est-à-dire du pays situé entre la Loire et la Seine), de Bourgogne (ce duché s'étendait depuis Bàle jusqu'à Marseille, de la rive droite du Rhône aux limites du Piémont actuel), d'Aquitaine (c'est-à-dire des contrées situées entre la Garonne et la Loire), et comte de Paris et d'Orléans. Son aïeul , Robert , également duc de France, avait déjà placé la couronne royale sur sa tète, mais il ne l'avait gardée ([u'un an (de 922 à 923), et était mort à la bataille de

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Soissons, livrée à Charlos-le-Siniplc. Yoihi tout te que UotliilpheGlaber, auteur du \^' sièele, avoue savoir de la irônéalo^ie de Hugues Copel. Au-delà, dit-il, il n'y a que téuébres. Un moine, ([in éerivail au \iir siècle, nous apprend de plus ([ue le bisaïeul de Hugues Capet l'ut Robert-le-Fort , margrave de la race des Saxons, nom sous lequel on confondait alors tous les Allemands, et t[u'en récompense de sa bra\oure Charles-le-Chauve avait nommé, en 861, comte d'Anjou, poui' défendre le royaume contre les incursions des Bretons et des Normands. Les données qui méritent ([uelque créance se bornent là. Des écrivains postérieurs, s'aj^puyant sur des probabilités dénuées de tout fondement, ont voulu établir la communauté d'origine de Hugues Capet avec Charlen)agne, et même avec Clovis. Un chroniqueur du \iu^' siècle, Conrad d'Ursperg, fait descendre Hugues Capet de Wittilvind-le-Cirand; il prétend que le fils de celui-ci, Wittikind H, vint en Fraïue sous Louis-le-Débonnaire , et doit être regardé comme le père de Robert-le-Fort. Le médecin italien Mathias Zampini prétend , de son côté , que Hugues descendait de saint Arnoul (mort en 6iO), qui , avant de devenir évéque de Metz, avait été duc d'Austrasie (c'est-à-du'c du pays compris entre la Moselle et lEns); or, il fut l'aïeul de Pépin d'iléristal, de sorte que Hugues ne serait autre chose qu'un Carlovingien. Le duc d'Épernon cherche à le rattacher dune autre manière à cette race, en le faisant descendre de Hildebrand (mort en 737), frère de Charles Martel. Jean-Jacques Chilllet affirme que Hugues avait pour auteur Welf, duc de Bavière ; le jésuite Tournemine lui donne pour aïeule une concubine de Charlemagne , nonnnée Regina. Le Gendre de Saint-Aubin (il vivait vers 1 732) fait venir Hugues Capet dAnsprand, roi des Lombards, et de sa femme Theuderade (vers 712). Il est faille de voir que la flatterie ou la vanité ont donné naissance à ces généalogies plus ou moins absurdes. D'autre part, il résulte de ce que nous venons de dire, que le Dante [Vurgut., ch. x\) parle contre la vérité, en disant qiie Hugues Capet était le fils d'un boucher de Paris, assertion que le moine Ipérius (en i29i) cherche à réfuter longuement. Hugues Capet était marié à Adélaïde , fille de Guillaume 11, duc d'Aquitaine : il en eut un fils, Robert, et 3 filles, lledwige , Adélaïde et Jisèle. La 1'''= épousa Renier IV, comte de Mons et fie Hainaut; la 2'", Renaud I''", comte de Nevers; et la 3" Hugues l*-''", comte de Ponthieu. Un an après son sacre, il associa à la couronne son fils Robert, le f'' janvier 988, et le fit sacrer à Reims par l'archevêque .Vdalbéron, mesure de prudence que sui- \ iront ses successeurs. — ( )a |>rétcnd ([u'après la mort de sa femme. Hugues Capet éponsa Blanche ou Blandine, \euve de Louis V, mais

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