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[/(»»• isl rt'pn'sontr sur le !'' ciii |iai .le iiclils pdiiils: les i'm ii ; û'anii'iil , qiiiind ils iK'Sdiil |Hiiiil (Miliiiniiu'S de ce iiirlal , 1111111 iiiicuiu' liacluirc ni aiicim si|j;iio ((iii les disliiigiie des éius blancs un d'altfiilc. L"«:i(r on hlca est lij;nré dans le .'5'' écii par des lignes horizontales; le ijneulc ou ruiujo , par des li!j;nes perpendiculaii'es; le siiiiiplc ou vert (qui lire son nom de la ville de Sinupe dans TAsic- Mineure), par des lii^nes dia;i;onales a droite; le sable ou noir (emprunté du nahellind pelliu, animal commun dans les pays que traversèrent les croisés) , i)ar le croisement des liij;nes perpendiculaires et horizontales, connue les lils d'une toile claire; enlin le pourpre ou violet , })ar des lignes diagonales à gauche. Levair est figuré par un champ (écu) d'azur chargé de 4 rangées de petites pièces d'argent en forme de clochettes renversées. L'hermine est représentée par un fond d'argent ou blanc, semé de mouchetures de sable ou noires, semblables à celles dont les pelletiers parsèment la dépouille de l'hermine pour en faire ressortir la blancheur et l'éclat. Les fourrures se posent indistinctement sur la couleur et le métal. On distingue dans le blason 9 pièces principales i[u'on appelle ho7wrables, soit par rapporta leur ancienneté, soit i)lutùt par leurs carao tères symboliques et la place qu'elles occupent dans l'écu. Ce sont : le clief , la fasce , le pal , la croix , la bande , le chevron, le sautoir, la barre et le pairie.
C/ii-J', ]'(it. FtiHL-c. Baadf. Barre. Chcvrun. Sautoir.
Le chef occupe la partie supérieure de l'écu. La fasce est posée horizontalement sur l'écu. Le pal, qui tient le 3*^ rang parmi les pièces honorables, occupe per|)endiculairement le milieu de l'écu ; quand il y en a plus de trois, ils prennent le nom de vergettes (la croix est formée de la fasce et ùu pal réunis). La bande se reconnaît à sa position diagonale de droite à gauclie, à l'opposé de la barre. Le chevron se compose de la bande et de la barre réunies à leur extrémité supérieure. Le sautoir ou croix de St-André est formé du croisement de la bande et de la ba7Te. Le pairie se compose du chevron renversé et du pal abaissé.
La dénomination de meubles embrasse toutes les figures qui entrent dans l'écu, soit qu'elles paraissent seules, soit qu'elles chargent ou accompagnent les pièces honorables. Les figures sont innombrables. Outre celles dont le caractère est essentiellement héraldique, il en est une foule produites par la nature et par
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r;irl (\uo U' Ithiï^on admet parmi ses eml)!(.Miios. — 11 y a aussi les ornements exd'rieiirs (le lécu. Ce sont : \e casque, Icshiiahrcquins, le cimier, la couronne, les tenants et supports, le cri de guerre ou la (ierise, et le manteau.
Le casque d'or entièrement ouvert et sans i^rilie , taré (posé) do front, marque du pouvoir absolu, est celui des empereurs et des rois. Le casque des princes et des ducs, également d'or, est aussi posé de front et sans grille, et la visière presque ouverte. Celui des comtes et vicomtes , posé au tiers , est d'argent et à 9 grilles d'or ; les barons le jwrtaient d'argent taré à demi profil, à 7 grilles d'or. Les simples gentilsiiommes non titrés portaient le casque d'acier , posé (le profil, à ."i grilles ou à 3, selon leur plus ou moins d'ancienneté. Les lambrequins étaient des étoffes précieuses découpées en feston et attachées au cas([ue. Pendant long-temps les princes souverams seuls portèrent des lambrequins; et ce n'est qu'à la fin du xiv* siècle qu'on vit la noblesse en orner ses armes. Le cimier est un ornement qui surmonte le casque. La couronne est l'attribut de la souveraineté ; le roi Jean fut le premier qui surmonta son casque de la couronne royale. Son exemple fut imité par la haute noblesse, et peu à peu tous les gentilshommes titrés eurent la leur (v. les articles Duc, Marquis, Comte et Baron pour la description de ces ornements). Les tenants sont des figures humaines , comme génies , anges , maures, sauvages, etc. Les supports sont les animaux, parmi lesquels on classe les sirènes, tritons, satyres, etc. Le cri de guerre et la devise n'ont pas besoin d'explication. Le manteau, ornement extérieur de l'écu, a pour origine le manteau royal; il n'est devenu propre aux princes et aux ducs que fort tard. 11 est rare que les usurpateurs de titres osent se l'approprier.
Blasphème (de deux mots grecs signifiant atteinte à la réputation), u Quiconque aura maudit son Dieu portera la peine de son péché, » a dit Moïse. Le blasphème consiste à proférer contre Dieu ûe-t outrages, des imprécations ou des menaces; à méconnaître, dans une folle impiété, sa grandeur et ses droits, à blâmer ouvertement les directions de la sagesse et les dispensations de la Providence. Les lois canoniques, en se fondant sin* le commandement du Seigneur : « Tu ne prendras pas le nom de Dieu en vain ! » ont classé le bla.-phème au rang des plus grands crimes. A une époque où la loi civile venait au secours de la loi religieuse, le blasphémateur était passible de peines tres-sévères. Louis IX, à son retour de la 1 '"'' croisade, rendit une ordonnance portant que tous ceux qui proféreraient quehpie blasphème seraient maniués d'un fer chaud au front, et en ras de récidive, qu'ils auraient la Icvre et la lan^iue percées.
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Blattipr OU hlitdii'r ((lori\i's tous doux do la basse latinité'), marcluuKi (le blé, icliii (jui va acheter du blé dans les canipaiines pour le transporter et le re\eiidre sur le marché des villes ou des bourjis. Saint Louis créa une communauté de blattiers dans la ville de Paris, et leur donna, comme à tous les autres corps d'artisans et de marchands, des statuts spéciaux. Plus tard les règlements de police partagéi-ent les hlatticrs en deux classes : les regrattiers ou (jraiuicrs, qid n'avaient le droit de vendre qu'à la petite mesure, et les manliaiiils île hlé , qm pouvaient exercer ce commerce en grand.
Blatta byzantia, nom de l'opercule de la cociuille appelée /joi/ryjrc. Kilo est û'une oileur agréable qui lui vient de l'animal qu'elle renferme. On l'a quelquefois ordonnée en médecine, mais ses vertus sont regardées aujourd'hui comme fort douteuses.
Blatte (d'un mot grec signifiant je nuis), genre d'insectes orthoptères dont plusieurs espèces, établies dans nos habitations, y causent des dégâts considérables, dévorant les aliments, le sucre, les étoflies , etc. , et qui répandent une odeur fort désagréable. Los blattes, ([ui ont le cor|)s ovale, aplati et sont d'une agilité extraordinaire, fuient la lumière et choisissent, pour faire leurs expéditions, le calme de la nuit. Le meilleur moyen de détruire ces animaux nuisibles consiste à prendre un peu de suie de poêle , que l'on mêle avec une égale quantité de pain émié, ou avec une poignée de pois crus, dont les blattes sont très-friandes. Cet appât est un ])oison qui détruit presque instantanément les blattes et les grillons.
Blé, plante appartenant à la famille des graminées, et qui fournit la farine avec laquelle on fait le pain. On distingue plusieurs espèces de blés : les gramh blés, froment, seigle; les petits blés , orge , avoine; le blé inéteil, froment et seigle; le blé de mars, petit froment semé au printemps; le blé barbu, à épi carré et barbu; le blé noir, qu'on appelle aussi sarrasin. On croit le froment originaire d'Asie, et l'on a remarqué qu'il croît spontanément dans les environs de Jérusalem. — Blé de Turquie, qui a aussi les noms de blé d'Inde, de maïs, de blé d'Espafjne, plante céréale , excellente comme aliment, et qui peut être mangée sous toutes formes de mets. Le gros maïs jaune ordinaire est l'espèce la plus généralement cultivée en France,*en Espagne et en Italie. C'est a\ ec le ma'fs (|ue les Italiens font leur polenta, à laquelle on donne en France le nom de gaude, et qui est un mets agréable.
Blépharite 'd'un mot grec signiliant pa«y)/èrc"), inllammation des paupières que l'on distingue en aicjuë générale quand elle frappe la totalité de l'organe, et chronique partielle ([uand elle n'atteint que le bord libre de la paupière, ou les follicules mu(iueux ou pileu\
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(|iii lii ijiiriiissoat. I.c Irailomeiit de cctli! iiUlulioM consiste dans ri'niploi dos sai.!j;ni'Os, des boissons et applications éniollientes, des pédiiiives excitants et de la diète.
Blésîtë, vice de prononciation qui consiste a radoucir à contretemps certains mois que le j, le (j et Vs concoiu-enl a former. Il est |)arliculièrement commun cliez lesjcunesenrants dont les muscles ont encore trop peu de force pour faire vibrer l'air entre la langue et le palais, et ([ui prononcent : z'aime, Zeraniiun, ZuUc , Zalomon. Colle prononciation Iriyiale est surtout celle des peuples méridionaux qui immigrent chez nous.
Blësois, ancienne provmce de France , de 80 kilomètres de Ions; sur li de lariçe, dont Blois (v.) était la capitale, et qui était bornée au nord par le Vendômois , le Dunois et l'Orléanais propre , au sud par le Bcrri , ù l'est par la Sologne, et à l'ouest par la Touraine. On le divisait en haut et bas lîlésois. C'est une des contrées les plus heureusement situées et les plus fertiles de France; elle est arrosée par la Loire, le Bemron, la Sandre, la Cesse, la Raire, etc. On y admire le magnifique château de Cliambord el la vaste forêt du même nom.
Bléterie (Jean-Phili(>pe-Uené de la), né à Rennes en 1696, mort à Paris en 1772, entra fort jeime à l'Oratoire, et, quand ses études furent terminées , s'atlilia à cet ordre célèbre qui lui confia une chaire d'humanités. Il quitta cette conuuunauté, dont les membres ne prenaient aucun engagement particulier, pour une cause bien singulière, à propos d'un règlement sur les perruques, auquel il ne voulutpas se soumettre. La Bleterie, louten faisant l'éducation des enfants d'un ami, trouva le temps de se livrer à son goût pour la culture des lettres et publia divers ouvrages, entre autres une Vie de l'empereur Julien, et une Traduction de Tacite, qui lui ouvrirent les portes de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, et lui valurent une chaire au collège de France. Il était désigné pour un fauleiid à l'Académie française auquel il se portait concurremment avec Racine le fils. Soiq)(;onnés tous deux véhémentement de janséni.sme, tous doux échouèrent dans leur candidature. Sa Vie de Julien est son meilleur ouvrage ; sa Traduction de Tacite est froide, décolorée, dépour\ ue de force et de noblesse, et provû(iua dans le temps cette épigramme qui ne manque pas de justesse :
Des dogmes de Qucsnel un triste prosélyte En bourgeois du Marais a fait parler Tacite.
Blessure, plaie, contusion, fracture, lésion, occasionnée par un(^ cause extérieure. Ainsi les brûlures, les luxations, sont aussi bien
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(les l)lossiii-os ([lie les incisions et les iiiiiùres. — lilcxsuir , dans le sens moral , sii;nale une atteinte profonde portée à l'homme, soit dans ses all'eclions, soit dans son amour-jiropre.
Bleu, lune des couleurs simples et primitives, l'un tles7 princi- |)aux rayons du spectre solaire. Cette couleur est une de celles dont la nature aime le plus à se parer. — La chimie a découvert plusieurs secrets pour composer du bleu. On dislin^;ue le bleu de cobalt, le bleu de cuivre . le bleu d'oulre-mer, le bleu de Prusse et le bleu de Prusse nalii' ou bleu martial fossile.
Bleuet, bluet OU barbeau, genre de la famille des cynarocéphales. Le bleuet conmiun est une plante annuelle, à fleurs bleues, • pii pousse naturellement parmi les blés, qu'elle étouffe souvent. On ne peut la détruire qu'en faisant succéder à la culture des céréales une récolte de légumes qui permet de l'arracher à mesure qu'elle paraît, ou d'y semer du trelle, qui l'étoutVe à son tour. Le bleuet n'est pas sans agrément dans les jardins ou les serres, et la culture en augmente la beauté naturelle.
Blindage, Ouvrage de siège qui a poiu' objet de ménager un abri contre les projectiles d'artillerie, et surtout contre les projectiles creux ou les ricochets. Le plus souvent un blindage est un assemblage de blindes ou pièces de bois, arbres entrelacés.
Mais on donne aussi ce nom de blindage à des ouvrages de défense exé- BUndaije. cités sans blindes.
Bloc, morceau de pierre, de marJM'e, de bois ou de toute autre matière, dont la forme et la dimension sont souvent l'efTet du hasard — Bloc se dit aussi d'un amas, d'im assemblage de diverses choses, notamment de marchandises. Vendre en bloc.
Blockhaus (de deux mots allemands signiliant maison de bois), signilie littéralement boulevard formé de troncs d'arbres, et par extension, une pièce détachée, une redoute, un fort, un fortin, ordinairement construit en bois, '^T\ n'ayant pas d'issue apparente,
et communiquant sous terre à
'O. / ; ; - ,,-^1111 ouvrage principal, dont
^ ^"~~^=^:-^.=^I - — — -* le blockhaus est un ouvrage
Bi'xkhuus. a\ancéet défendu.
Blocus. On entend par blocus [action de cerner une place, létat
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(lt> cello plaie iiiiisi cernée, les (iisjjusiliuiis de lioii])es pour la cerner. L'ellet du blocus est d'intercepter les comnuinicalions de la place, d'arrtHer les convois qui lui sont destinés et de s'opposer aux renforts qui lui sont envoyés.
Blois, autrefois capitale du lUésois avec titre de comté; aujour- (i'iuii clief-iieu de |)réfecture du département de Loir-et-Cher- à 'i;i7 kilomètres de Paris. Cette ancienne \ille est située en amphithéâtre, SIM- le i)encliant d'une colline baignée par la Loire. On y renianiiie plusieurs moiuuucnts, un superbe aqueduc, ouvrage des Homaiiis. l'hôtel de la préfecture, bâti sous Louis XIV, avec des jardins en terrasses, l'hôpital, l'église des jésuites, construite sur des dessins de Mansard, et l'ancien château, célèbre par la naissance de Louis XII et par la résidence de François I''', de Charles IX et de Henri III. On y traverse la Loire sur un beau pont de pierre, orné d'une pyramide légère et gracieuse de 33 mètres de haut. Le commerce de Blois consiste en bonneterie, ganterie, coutellerie, fai'ence, corroierie, vinaigre, vin, eau-de-vie, bois et mercerie. Blois est le siège d'un évèché depuis 1694. On l'avait nommée la ville des rois, parce que l'air pur qu'on y respire l'avait fait choisir pour y élever les enfants de France. Elle a été 2 fois le siège des états-généraux sous Henri III, en 1577 et en 1588; ce fut pendant celte dernière réunion ([ue le duc de Guise et le cardinal de Lorraine, son frère, furent massacrés dans le château, par les ordres du roi. C'est aussi de cette ville que furent datés et expédiés, en 1814, les derniers actes de la régence de l'impératrice Marie- Ldiiisc et du gouvernement impérial.
Blonde, espèce de dentelle de soie (pii ne diflère de la dentelle ordinaire que par la matière. Il y a aussi une espèce de blonde de fil.
Blondel, serviteur fidèle , confident et maître de musique du roi Uichard I'"' (v.) d'Angleterre, surnommé Cœur-de-Lion. Pendant la captivité de son maître, prisonnier du duc d'Autriche, il parcourut toutes les contrées de l'Allemagne dans l'espoir de parvenir à le découvrir. Ayant appris qu'un prisonnier de distinction était mystérieusement gardé dans le château de Lœ%\cnstein, il s'y rendit; et, jiour faire savoir son arrivée à son maître, il se mit à chanter, près d'une tour hérissée de grilles et de barreaux, une des romances fiancaises qu'il avait aidrefois comiwsées avec le roi Hichard. Quand il eul terminé le premier couplet , ime voix bien connue et sortant de la tour se prit à entonner le second couplet , et continua jusqu'à la fin de la romance. Grâce à ce moyen ingénieux, Blondel avait retrouvé son maître : il |)arvint à faire cesser sa captivité el acquil
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|)ar là le surnom i\c (idiHe , roslo depuis allaclié à sa mémoire. Ce Irait a fourni à Soilaine el à Grétry le sujet d'un de leurs excellents opéras , liichard-Cd'ur-dc-Lion.
Blouse, vêtement (jui , depuis 20 siècles, n"a pas cessé d'être lliahillemenl ordinaire des voiturierset tles liommes de peine, (^esl le ftcifiuu des anciens (îaulois, à cette seule ditVérence prés (pi'il était de peau et que la blouse est maintenant d'étolTe ou de toile. La blouse est (le\enue à la mode deiniis ([uelciues années. Les artistes ont des blouses pour leurs travaux datelier ; les ouvriers ont des demi-blouses {{uils appellent />o«/'r/('>-o/(.
Blucher (Lebreclit de), prince deWahlstatt, feld-maréchal de IVusse et chevalier de presque tous les ordres militaires de l'Europe, né à Rostock le 16 décembre 1743, mort le 12 septembre 1819. 11 conmiandait , en (jualité de général en chef, l'armée prussienne qui, après notre désastre de Waterloo (1813), entra dans Paris avec les autres troupes alliées. Ce barbare , pour satisfaire son animosité contre les Français, voulait faire sauter le pont d'Iéna , dont le nom rappelle une des grandes victoires de l'empire, et une profonde humiliation pour la Piussc. Il fallut la généreuse intervention de l'empereur de Russie pour l'en empêcher.
Bluet [\. Bleuet).
Bluette, légère et petite coiuposition dont l'esprit fait seul tous les frais. Une bluette est un ouvrage sans prétention. — Au propre, une bluette est une petite étincelle faible et paie qui luit dans les cendres et s'évanouit aussitôt.
Blutage , action de bluter, c'est-à-dire de séparer le son d'avec la farine. L'instrument avec lequel se fait cette opération se nomme bluteau ou blutoir, et le lieu où l'on blute, bluterie.
Boa , genre de reptiles dépourvus de venin , mais cependant extrêmement redoutables , à cause de leur force extraordinaire et de leur agilité surprenante. Longs de 1 0 mètres et même da\ antage, gi-os comme le corps d'un homme, parés de couleurs vi\es, de marbrures en forme d'anneaux réunis en 2 chaînes latérales, ce sont les plus grands de tous les serpents, et des \ oyageurs rapportent ([u'ils avalent des chiens, des cerfs, et jusqu'à fies bœufs, après les avoir écrasés dans leurs replis, les avoir enduits de leur salive et s'être énormément dilaté la gorge et le gosier. La déglutition et la digestion sont pour eux tles opérations très-pénibles. Une fois la première achevée, les boas se retirent dans (pielipie lieu écarté où ils demeurent pres(|ue imn)ol>iles jusqu'à ce que leur estomac soit déchargé; et, comme leur digestion dure fort long-temps, la putréfaction (pu s'empare de leurs aliments avant qu'elle soit achevée et qui concourt mênip a la