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t'onscrvi' intacl le di'pùl do:> sciences et des lettres, et porté la ci\ilisalion chez les peuples sauvai:es [v. Mm'ni's).
Cénotaphç (de deux mots i^recs signifiant tumbeau vide), moiiiiment rievé à un citoyen mort à la o;uerre , et qui n'a pas pu recevoir les hoinu'urs de la sépulture. Chez les anciens , avant de consacrer un cénotaplie, on appelait .î fois l'ànie du défunt pour qu'elle vînt en prendre possession. Leslloniains instiluerent cette cérémonie pour éviter que l'ombre du corps qui n'avait pas reçu la sépulture fût exposée a errer pendant un siècle dans les Champs-Elysées. Monument commémoratif d'un mort élevé par sa famille , ou au nom de ses courtisans, pour honorer sa mémoire, le cénotaphe avait la môme ornementation extérieure que les sarcophages et les tombeaux. Les plus célèbres furent ceux de Pi~e, qu'a décrits le canhnal de Xoris.
Cens (d'un mot latin signifiant estimer, priser], dénoudjrement des citoyens romains institué par Servius Tullius, G-- roi de Rome; déclaration authentique qu'ils faisaient tous les o ans de leurs noms, qualités, demeures, biens, enfants, esclaves, etc., par devant fies magistrats préposés pour la recevoir et qu'on nommait censeurs (v.). — En termes de jurisprudence féodale, le cens était, dans l'ancienne France, une rétribution annuelle et seigneuriale perçue sur une chose ou sur une personne. Celui qui payait le cens s'appelait censitaire. — Dans notre législation constitutionnelle , c'est la quotité d'impôt nécessaire pour être électeur et éligible. Pour concourir à l'élection d'un député il faut payer 200 francs d'impôts. Pour être éligible , il faut en payer 500 (v. Capacité).
Censeur, Censure. Cette magistrature fut créée à Rome Tan iî.3 av. .l.-C. Les censeurs furent d'abord au nombre de 2; et leurs fonctions, bornées au dénombrement des citoyens, à l'estimation de leurs propriétés et à la répartition des impôts. Plus tard, ils furent chargés de la surveillance des mœurs et de l'éducation de la jeunesse. Les sénateurs, les chevaliers , les consuls eux-mêmes étaient soumis à leur juridiction. Il fallut avoir été consul pour devenir censeur. Ils avaient la chaise curule et les insignes consulaires sauf les faisceaux. Ils ne pouvaient être réélus. La durée de leurs fonctions, d'abord de o ans, fut réduite plus tard à 18 mois. Les empereurs abolirent la censure et s'en arrogèrent les prérogatives. — Censeurs de livres , établis dans les états modernes par les puissances ecclésiastiipie et séculière pour examiner et corriger les écrits avant l'impression. Les docteurs en Sorbonne avaient, avant la révolution française, le monopole delà censure des livres de théologie, de philosophie et de piété. Depuis, les censeurs prirent le titre de censeurs rnijaux ; ils élaient. en 1789. au noudire de ÎKi, La ren -