‹ Dictionnaire de conversation à l'usage des dames et des jeunes personnesChapitre 46 sur 59 · C.l'N — 287 — C.EN · texte numérisé non relu

C.l'N — 287 — C.EN

mètre 1 00^' du nu'lre , contistcir 1 00'' du sk-ro , de. {\. Méin'que [système]).

Centigrade, toute division d'unc lisiiie , d'un cercle en 100 p;irties ou degivs. — (Test aussi la désignation (|ue l'on doiuie au tlieimoniètre inventé par le Suédois Clelsius, parce ([uil est divisé en 100 degrés dont 0 est le point de la glace fondante; 100, celui de Icau bouillante. Pour convertir les degrés centigrades en degrés Réaumur, il faut les multiplier par i/">; et par 9/5 pour avoir des degrés Fahrenheit (v. Thcrninmèlrc).

Centime, lOO*" partie d'un franc, unité monétaire en France depuis l'introduction du système décimal.

Cent-Jours. époquc (jui restera le plus merveilleux épisode de riiisloire de France , et qui est comprise entre le retour de Napoléon de l'île d'Elbe (v.) et sa seconde abdication. Parti le '25 janvier 1815 de son exil avec 900 hommes, l'empereur détrôné débarqua le l*""" mars à Cannes, traversa Grenoble et Lyon sans trouver un ennemi, rallia en route les troupes envoyées pour le combattre et vint coucher aux Tuileries le 20 mars. L'aigle avait volé de clocher en clocher jusqu'aux tours de Notre-Dame. Napoléon, après avoir recomposé son ministère, publia le 22 avril l'acte additionnel (\ .) aux constitutions de l'empire, tint le l*"'" mai un champ de mai (v.) où il reçut le serment du peuple et de l'armée , partit le 1 2 pour la Belgique à la tète de -100,000 hommes, perdit le 18 la bataille de Waterloo, et revint à Paris, où la résistance des chambres et la trahison de Fouché et de Lafayclte le forcèrent d'abdiquer le '22. A Rochefort il alla s'end^arquer sur le vaisseau anglais le Bellérophon : Il venait, disait-il , comme Thémislocle, s'asseoir au foyer du peuide hritanniciue etréclamait la protection des lois duphiscimstanl, du plus puissant , du plus yénéreux de ses ennemis. On réi)onditmal à celte confiance trop aveugle. 11 fut déporté à Ste-Hélène, où il mourut, comme on sait, après une lente et douloureuse agonie.

Centon, manteau fait de pièces d'étoffes rai)portées et souvent disparates ; les soldats romains s'en servaient dans les sièges. — Dans le sens actuel et tout littéraire, c'est une pièce de vers composée en entier de fragments pris de droite et de gauche dans un seul ouvrage ou dans plusieurs , puis cousus et disposés de manière à former un sens (lifiTérent de l'original. C'est ainsi (ju'avec des vers d'Homère et de Virgile on a fait des poèmes sur la vie de N.-S. J.-C.

Centralisation, action de centraliser, de ramener à un centre en créant et en domiant un centre à ce qui n'en avait pas; elle diflère de la concentration , dont le but est de rapprocher du centre existant ce qui en a déjà un. La centralisation peut être politicpie ,

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;iiiininislrati\e et judiciaire;, hlile op.'re avec rapidité l'exécution des lois sur tous les points du royaiune à la fois, dans le même esprit, suivant les mômes règles. C'est grâce à la centralisation que la France a écliappî' tant de fois et si heureusement à la coalition européenne. Malheureusement l'abus de la centralisation commence, quand il s'agit de l'administralion provinciale, communale et des plus minces intérêts de la plus chélive localité. 11 y a là une plaie qui s'envenime et (jui demande à ètie cicatrisée promptement.

Centre , point })lacé à égale distance des extrémités d'une ligne, d'une surface, d'un solide. Le centre d'un cercle est le point également distant de tous les points de sa circonférence. Le centre d'une section conique est le point qui divise en deux son diamètre. — En langage parlementaire, le centre de rassemblée est la partie qui siège en face du président et de la tribime, derrière le banc des ministres, entre la gauche et la droite, et qui, trop souvent, est toute dévouée au jHiuvoir, quel qu'il soit.

Centre d'attraction, point vers lequel une planète ou une comète est toujours attirée par son centre de gravité.

Centre de gravité , point autour ducpiel toutes les parties qui entrent dans la composition d'un corps se fout réciproquement équilibre. Un fd qui soutient un corps, n'importe [lar quel point de sa surface, passe toujours par son centre de gravité.

Centre d'équilibre. C'est pour les corps plougés dans un fluitle le même i)oinl que le centre de gravité pour les corps nageant dans re.>pace. C'est un point sur lequel un corps ou un système de cor[»s resteront en équilibre dans toutes les positions, s'ils y sont suspendus.

Centre nerveux , point OÙ aboutissent les organes d'où les nerfs tirent leur origine.

Centrifuge, force par laquelle un mobile qui tourne autour d'un centre s'efforce de s'en éloigner. Si l'on fait tourner un corps attaché à un fd, ce fil, pendant ce mouvement, éprouvera une tension, résultat de la force centrifuge.

Centripète, force par laquelle un corps en mouvement autour d'un centre est attiré vers ce centre. Op|)oséc à la force centrifuge (v.), elle lui est toujours égale. Leur combinaison forme le moiivejuent circulaire des corps , elle a produit l'aplatissement de la terre aux pôles, son renllement vers l'étiuateur, et l'orbite des planètes auloiu- du soleil.

Cent-suisses, cor|)s (1 inranlciie (pii remonte à 1 1:)3. C'était .sous Louis XI un coi'ps étranger prix ilégié, ainié de hallebardes et de

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(ciiuies-darnies, (•u^Ulllll• a l'cspoiiiiolc, en bien i;;aloiiiié dur. Plus tard il furconiposô dcpiqiiiors et de inoiisqiietaires. Supprimé sous la lin du règne de Louis XVI, rétabli, avec des niodilieations, sous Louis XVIU, il a été liceneié en 1830. 11 portait dans ces derniers temps la dénomination de nardcs du corps à pied ordinaires du roi.

Centumvirs (de deu.\ mots latins sii;niliant rc/i^ hommes), magistrats romains jugeant les causes ([ue le préteur soumettait à leur décision. Ce corps se composait de lOli citoyens élus au nombre de 3 dans chacune des 3o tribus. Auguste en porta le nombre à 180. Leur tribunal était surmonté d'une pique; leurs jugements étaient sans appel.

Centurie, division civile et militaiie du peuple romain par cent hommes. Elle remontait au roi Servius Tullius, qui partagea le peuple en 6 classes, suivant la fortune que les individus possédaient. Chaque classe avait un nombre de centuries indéterminé. La 6" classe ne se composait que d'une seule centurie, celle des prolétaires. Dans l'élection des consuls, la confection des lois, l'application des peines capitales, le peuple votait par centurie. — Dans l'organisation des armées romaines la centurie était une compagnie de cent hommes, formant la fii)" partie de la légion, la d" de la cohorte et la moitié du manipule. — Le fameux astrologue Nostradamus, qui vivait sous Henri II, a divisé ses quatrains en centuries. — On appelle Centuries de Magdeboury un corps d'histoire ecclésiastique, écrit par les ministres protestants de celte ville, contre l'église romaine, et divisé par siècles ou centuries. Chaque centurie est subdivisée en 16 chapitres. Cette histoire, composée en 1360, commence à la naissance de N.-S. J.-C. et se termine en 1-298; elle a été réfutée par Baronius dans ses Annales.

Centurion, odlcier dcs armées romaines commandant la centurie (v.). La marque distinctive de son grade était un cep de vigne. Sa nomination, faite par les tribuns, était soumise à l'approbation des consuls. L'avancement avait lieu à l'ancienneté dans toute la légion. Au temps des empereurs, les anciennes règles se corrompirent; les places devinrent vénales. Les centurions de l''*" classe assistaient, avec voix délibérative, aux conseils de guerre.

Cep, souche ou pied de vigne, variant suivant le pays et la culture. Chaque année le cep se dépouille de son écoice par parcelles longues, étroites, et connne par écailles, saccumulant les unes sur les autres et servant de retraite aux insectes qui en sortent pour dévorer les bourgeons (v. Vigne).

Céphale, fils de Mercure et de Hersé, é[)ousa l'rocris , fille d'Érechtée, roi d'Athènes. L'Aurore, dont il était aime, et qui l'enleva.

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