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cnlrp lo Woser ol l'Elbo. CoUo nation, a[>ri'S avoir long-teniiwsouUMui la guerre contre les lloniains, ronipurta sur eux une célèbre vicloirc (lu temps (l'Auj^uste. Us furent ilaiis la suite vaincus par Gerntauicus. Plus taril ils entrèrent dans la li;j;ue îles Francs, dont le non» domina seul et lit disparaître celui des peuples (jui la composaient.
Chester , ville d"Ani^leterre bâtie sur la Dee , dans le comté de Cheshire, sié;j;e d'un évéché. Chester avait autrefois un port tlorissant, mais qui est impraticable aujourd'hui pour les grands navires, la Dee étant encombrée de sable; il est vrai que le Neirchaiinel remédie jusiiu'à un certain [)oint à cet inconvénient. Chester est un marché important pour les toiles d'Irlande ; on en exporte surtout les célèbres fromages de Chester, qui se fabritiuent dans les cauipagnes voisines.
Chesterfield ilMiilippe-Dormcr-Stanhope, comte de), habile homme d'état et brillant écrivain, nacjuil à Londres eu 1694. Il fut élevé à Cambridge et partit à 20 ans pour visiter l'Europe. Ce fut à Paris (|u'il ac(|uit cette grâce et ces manières distinguées qui lui firent tant d'admirateurs dans sa patrie. A l'avènement de Georges l*"'", son grand oncle, le général Stanhope, lui procura la place de gentilhonnne de la chambre auprès du prince de Galles, et le bourg de St-Germain-en-Cornouailles l'envoya au parlement, bien qu'il n'eût i)as l'âge requis. Entré à la chambre haute peu de temps après la mort de son père, il s'y fil bientiit connaître aussi avantageusement qu'à la chambre des communes. En 1728, il fut envoyé comme ambassadeur en Hollande, et sut détourner de ce pays la guerre dont il était menacé. A son retour en Angleterre, le roi Georges II lui donna l'ordre de la Jarretière et le nomma lordtrésorier de sa maison. Bientôt après il passa en Irlande comme lord-lieutenant. Rappelé par le roi au bout de quelques années pour remplir les fonctions de secrétaire - d'état , il s'en démit presque aussitôt et vécut depuis dans la retraite. Ses principaux écrits sont : Quelques essais de morale et de critique , ses Discours au parlement et ses Lettres â son fils lord Stanhope. Ses Discours se distinguent par la pureté du style et la noblesse des pensées; si ses Lettres sont bien écrites et révèlent l'homme de bon ton du xviii'^ siècle, on doit blâmer les maximes relâchées dont elles sont rem[)lies. Vers la fin de ses jours, Chesterfield devint sourd , et les infirmités vinrent fondre siu' lui. Il mourut en 1773, à l'âge de 79 ans. Pope, SNviit, Bolingbroke, Johnson, (jui disaient de Chesterfield qu'il avait « les principes d'un débauché et les manières d'un maître de danse », avaient été intimement liés avec lui.
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Cheval, quadriipi'do du t;enro dos monimifèrp;?. C(>t animal, paires formes, ses proportions, ses uiouvements, donne l'idée de la force jointe à la légèreté. Il a le corps épais sans pesanteur, la croupe arrondie, les épaules séj)arées par une large poitrine, les cuisses musculeuses, les jambes sèches et élevées, lés jarrets pleins de vigueur et de souplesse, la tète un peu lourde, mais bien soutenue par une forte encolure. Sa robe, de couleur uniforme, ou du moins dépourvue de ces bandes régulières que présentent celles du zèbre, de l'âne et du mulet, est accompagnée sur toute la longueur de l'encolure d'une crinière qui forme une de ses principales beautés ; sa (|ueue est aussi garnie de crins qui, partant de sa racine, tombent jusqu'à la hauteur du jarret. Les chevaux ont en général les organes des sens très-développés. Leurs màclioires portent chacune 6 incisives, G molaii'es et 2 petites canines. Ces dernières manquent souvent chez les femelles. Ils sont entièrement herbivores quoique leur estomac soit simple et d'une petite capacité. Dans l'état sauvage ils vivent en troupes nombreuses et habitent les pays de plaine, obéissant à un chef qui marche à leur tète dans les voyages comme dans les combats. On ne les trouve ainsi réunis que dans quelques contrées de l'Asie et de l'Afrique. En passant à l'état de domesticité le cheval est devenu , selon l'expression de Buffon , la plus noble conquête de l'homme. Par l'influence combinée du chmat, de l'éducation et des croisements, sa constitution physique a subi une foule de modifications. Sans lui l'agriculture, le commerce et la guerre seraient privés d'une infinité d'avantages. Nous ne pouvons énumérer ici tous les travaux auxquels on l'emploie , tous les rôles , toutes les charges pour lesquels on l'a dressé; rappelons brièvement ce qu'en ont dit des écrivains célèbres. Ils nous montrent le cheval tout plein de force, d'ardeur et de courage, frappant du pied la terre et s'élançant avec audace au-devant des hommes armés; sentant de loin l'ennemi qui s'approche, répandant la terreur ])ar le souffle de ses narines; répondant par ses hennissements à la trompette qui sonne la charge; inaccessible à la peur, marchant sans s'arrêter contre le tranchant des épées, et dévorant le sol quand son cavalier le guide au combat. — Les races sont très -variées et leur importance est devenue si grande , que certains amateurs conservent précieusement la généalogie de leurs chevaux. Le cheval arabe pur sang, originaire de la haute Tartarie, doit être placé au premier rang; après lui, par ordre de mérite, viennent l'andalou, l'anglais ; et ces trois races forment à peu près la haute aristocratie chevaUne, à laquelle appartiennent par droit de naissance les hippodromes et les champs de courses. Les chevau\
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hrolons, noriunnd^. nnviirrins cl Imis aiiln -^ qui, par (li\oisf's rninhinai^ons, forment nos races croisées, sont spéeialenienl destinés à la culture, au roulaize e! à l'armée. — Quelciue variées que soient les espèces, les familles et les races de chevaux, il est assez facile de les distinguer a certains caractères qui sont propres à chacune d'elles, et qui résident surtout dans la structure de la tète, des jambes et de la croupe. Cependant, pour saisir ces caractères sans hésitation et avec certitude, (pieKpies études sont nécessaires et l'expérience est surtout indispensable. Il n'est peut-être i)as d'animal qui ait été plus étudié c|ue te cheval (v. EquilatUm et Ilippintrifiup".
Cheval de course iv. Course do clie^raux).
Cheval marin i\. HipiJupûtitnW OlMursc).
Chevalerie. On a prétendu trouver l'origine de la che\alerie au milieu des glaces de la Scandinavie ou sous les chênes séculaires de la vieille Gaule; suivant Montesquieu, au contraire, elle dut seulement sa naissance à ces combats judiciaires qui remontent aux premiers âges de la monarchie; mais aucune de ces opinions n'est exacte, et il ne parait pas que la chevalerie soit antérieure au xn'^ siècle. Considérée comme dignité, c'était la plus haute des distinctions militaires, obtenue après de longues épreuves, et conférée par une sorte d'investiture. Comme institution, c'était l'association la plus vaste, la plus brillante qui ait jamais existé et dont les membres, choisis chez toutes les nations chrétiennes , s'obligeaient par serment à mener une vie dure et aventureuse, à consacrer leur épée à la défense du prince, de la foi et de l'honneur des dames. C'est dans la féodalité qu'il faut réellement chercher son origine. En effet, après la mort de Cliarlemagne et sous les faibles héi-itiers de sa puissance, une effroyable anarchie s'était établie dans toute l'Europe. Les vexations d'une foule de petits sou^ erains. les biens des monastères livrés au pillage, les femmes sans protecteurs, dépouillées et exposées à d'indignes traitements: l'absence, en un mot, de toute garantie sociale, durent inspirer à quelques hommes généreux le désir de mettre fin à de pareilles horreurs. La religion, si puis-^ante alors, ne pouvait manquer d'accueillir une institution qui promettait de la défendre. Les femmes, dont lintluence grandissait à mesure que les mœurs tendaient à s'adoucir, reconnaissantes de l'appui qu'elles recevaient, encouragèrent de tous leurs eiïorts leurs nobles champions. C'est par des causes analogues qu'on vit se formerplustard, au temps des croisades, les ordres des Templiers et des Hospitaliers, sorte de chevalerie aussi, mais essentiellement différente de l'autre, en ce que ses adeptes prononçaient des vœux et obéissaient au chef de l'église. On sait d'ailleurs combien les croisades conliibiièrent à étendre et à faire
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briller tlotoulsoii éclat la thevalerie naissante; celle-ci s'étendit même alors au delà des contrées occupées par les chrétiens. Saladin voulut être armé par lluiiues de ïabaris, et les chevaliers castillans com[)taient dos frères d'armes parmi les derniers défenseurs de Grenade. On conç^-oit aussi (|ue la multitude de petites cours qui s'étaient élevées en lùiroiie, leur indépendance réelle du souverain, les fêtes ou tournois où chaque comte ou duc cherchait à surpasser en mai^nificence tous ses voisins, furent encore bien favorables à la chevalerie. Tartoul l'amour de Dieu et celui des dames caractérisaient ses adeptes. Ces deux sentiments de galanterie et de dévotion constituaient l'essence même de la chevalerie; elle n'a fait que s'étendre et se fortifier tant qu'ils ont dominé les mœurs, et elle s'est éteinte dès qu'ils ont été effacés ou du moins altérés d'une manière sensible. La première et la plus brillante période de cette institution se continue, mais avec un éclat toujours décroissant, depuis Louis-le- Jeune jusqu'au temps de Charles V. Alors tout homme de noble race était nécessairement chevalier ; c'était sa foi de chevalier qu'il engageait quand il avait été pris à la guerre, et elle suffisait pour garantir son retour lorsqu'on lui rendait la liberté sous condition. Des traits héroïques, auxquels l'antiquité n'a rien à opposer de plus grand; des preuves admirables de désintéressement, d'humanité, de dévouement sans borne à la cause du malheur, nous attachent vivement dans l'histoire de la chevalerie, et nous charment d'autant plus qu'ils semblent plus extraordinaires dans ces temps déplorables. Cet éclat commence sensiblement à s'obscurcir dès le commencement du règne de Charles VI. Sous le successeur de ce prince, l'établissement ûe?< compagnies d'ordonnance, en 1445, fut un coup mortel pour la chevalerie, qui, essentiellement libre dans son allure, affranchie de toute autre loi que les serments prêtés ai)rès la l'eille des armes, ne pouvait se plier aux règles étroites et uniformes d'une autre discipline. L'emploi des armes à feu, la politi(pie nouvelle des rois, hâtèrent encore cette décadence; et cette brillante corporation, dont on ne trouve plus qu'une ombre dans les tournois du roi René, s'éteignit réellement, après avoir brillé d'im éclat si vif pendant plus de 300 ans. Sans doute il y eut toujoius des cai)itaines illustres et de beaux fails d'armes; mais il n'y eut plus ni noviciat, ni serment au pied des autels, ni cérémonial de réception ; la devise universelle des anciens preux fut oubliée comme l'esprit qui les animait; il n'y eut donc plus de chevalerie. Si l'on employa désormais le mot de chevalier, ce fut pour reconnaître et louer l'antique urbanité, la galanterie recherchée et délicate qui sont long- temps restées dans nos mœurs. Une des
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causes qui contiibui'a'iil ;i (liscivilik'r lu ihcvalLMic, ce lui la création de divers ordres militaires, dont la plupart ont [U'écédé la (in du XV*" siècle. On faisait niùine alors des chentlicrs (•s-letlrcs et ès-lois. Il ne niampiail |)lus (]ue le ridicule, déjà bien puissant au XVI'" siècle : Dun Quidiotte parut, et celte admirable satire produisit plus d'ell'et peut-être que son auteur lui-même ne Tavait souhaité. Quant à la chevalerie errante, à coUecoi porationde redresseurs de torts, parcourant isolément les cami)au;nes pour acquérir de la u;loire ou délivrer queicpie belle captive, nous devons dire (prelle ne nous semble i^uere a\ oir existé que dans les romans (v. Clievalicr).
Chevalerie (Ordres de [v. Ordres]).
Chevalerie i^romans de iv. liomans]).
Chevalet. (Vêlait chez les anciens un instrument de supplice qui ser\ail à arracher aux accusés l'aveu de leurs crimes, souvent même ra\ eu de crimes qu'ils n'avaient pas commis. Le chevalet avait la forme d'une croix ayant à chacune de ses extrémités ChcvaUi de supplice.
une poulie par laquelle passaient des cordes qui se roulaient ensuite sur un tourniquet. Le patient était étendu sur cette croix, et avec ces cordes on altadiait foi-tement ses i)ieds et ses mains. Le chevalet était taillé en arête [)lus ou moins aiguë, selon la gravité des crimes dont on accusait le patient ; et au moment où , par la tension des cordes, on disloquait les membres du malheureux, cette arête meurtrissait horriblement ses chairs. On continuait souvent le supplice en lui appliquant des plaques rougies au feu , et en lui décliirant les lianes et la poitrine avec des peignes de fer. Si les plaies se fermaient, on se hâtait de les rouvrir et de raviver la douleur en les frottant de sel et de vinaigre. On ne se servit d'abord de cet instrument que pour la punition des esclaves; mais plus tard on commen(,-a presque toujours par ce genre de supplice le martyre des chrétiens. Le chevalet a été aussi cruellement mis en usage par les modernes. Sous le régne de Henri VI d'Angleterre , le duc d'Exeter, gouverneur délateur de Londres, lit porter dans cette tour un chevalet, qu'on appela depuis la fdle du duc d'Exeter. Les lois civiles qui régissaient l'Angleterre à cette époque ordonnaient très-souvent ce genre de torture. — On appelle aussi cheralet , en lutherie, une petite pièce de bois taillée d une manière particulière cl posée d'aplomb sur la table d'harmonie des instruments pour en soutenir les cordes et empêcher (|u'en vibrant elles n'eilleurent la
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Iniicho. Cerlains inslriiments, tels que le violon, le violoncelle, rallo,onl le chevalet mobile. Il est immobile au contraire dans cerlains autres, tels que le luth, le théorhe et le clavecin, instruments peu en usage aujoiu-d'hui. — En peinture, le chevalet est l'iiistrunient destiné à soutenir la toile sur la((uelle travaille l'artiste. Chevaliers. Ail moycn âge , le titre de chevalier appartenait fie droit et exclusivement aux personnes nobles de nom et d'annes, bien ([ue les gentilshommes, surtout vers la décadence de l'institution, ne fussent pas tous chevaliers. Un vilain ou un bourgeois (|ui en aurait usurpé les insignes se serait exposé à des peines graves el infamantes. Les lois de la chevalerie s'emparaient du jeune damoisel à sa naissance et ne le quittaient, pour ainsi dire , qu'au tombeau ou lorsque, après avoir rompu glorieusement sa dernière lance, il envoyait à sa dame l'armure qu'il venait de déposer pour la dernière fois. Les 7 premières années s'écoulaient devant le foyer paternel, où l'on ne s'occupait guère que de développer les forces physiques de l'enfant. A 7 ans révolus, on le retirait des mains des femmes qui l'avaient élevé : on le nommait alors varlet ou damoiaeau. Sous ce nom ou sous celui de page ou enfant d'honneur, il allait remplir, chez quelque baron du voisinage, les devoirs d'une haute domesticité qui n'avait alors rien de dégradant. Il était d'usage, entre gentilshommes de la même province, d'échanger ainsi leurs enfants , qui , loin de la maison paternelle , recevaient une éducation plus complète et surtout plus austère. Il en résultait des rapports d'affection et de reconnaissance qui se perpétuaient dans les familles. Les dames ne dédaignaient pas de compléter cette éducation, d'ailleurs fort imparfaite. A l'âge de 14 ans, le damoisel était mis hors de page. Il élait alors écmjer, et avait pour fonction principale le soin des armes du chevalier auquel il était attaché, mais non plus avec des marques de domesticité ; il pouvait porter certaines armes, certains ornements (différents à la vérité cle ceux des chevaliers), se montrer sur les champs de bataille et se distinguer près de son maître de manière à mériter le même titre. Enfin, parvenus à leur 21* année, les jeunes nobles recevaient l'ordre de chevalerie, qui ne pouvait leur être conféré plus tôt. Ceci souffrait pourtant quelques exceptions : la plupart des fdsde rois et de princes l'oJDtenaient beaucoup plus jeunes et même au berceau. La réception d'un chevalier était accompagnée de beaucoup de cérémonies. Après un jeune rigoureux et 3 nuits passées en prières dans une chapelle isolée, le néophyte, au sortu- du bain, était revêhi d'habits blancs, symbole de la pureté de la profession qu'il allait emijrasser; il se rendait ensuite, avec beaucoup d'appareil , à l'église, où le prêtre bénissait
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[■(■'ptH' qu'il (lovnit ceiiidrc |>lus Liid; ciisiiilc, on pivsenoodu s('ii;iH'iir qui allait le recevoir, il se mettait à i;ei>ou\ , l'épée autour du cou , et prononçait le serment d'usage. Alors il était successivement revêtu , soit par d'autres chevaliers et personnages notables , soit par de nobles demoiselles, des diverses marcpies de la chevalerie, savoir : les i'pewns d'abord, puis le haubert ou la cuirasse, suivant l'époque; les bracelets, les (jantckts; ensuite on lui ceignait Véin-e. Enfin le seigneur lui donnait -^ y accolade , c'est-à-dire i ou' 3 \^oups d epee sur le /,>/■.
col , en prononçant les parofe's" i.'onsacrées. 11 était ainsi complètement adoubé, mot (ju'on e\iili(iae par adopté. On apportait le casqin>, l'écu et la lance, et le lïoijyyau chevalier sautait sur le destrier qu'on venait de lui amenci;, /'t^auipiel, pour mieux montrer son adresse, il faisait faire queùMO^ voltes en agitant sa lance ou son épée. Ce titre si envié donnai.t. (le nombreux privilèges. Les chevaliers seuls avaient le droit de-jfai'ler au cou une chaîne d'or ou collier, les éperons de même métitl-et même quelquefois l'armure toute dorée, le haubert, la lance et lîi cotte d'armes. Seuls ils pouvaient se vêtir d'écarlate et de fouiVuVes précieuses, et placer des girouettes sur le haut de leur manolCfHs portaient des armoiries sur leur écusson et avaient un scçau "{larticulier. Leurs femmes étaient appelées madame, tandis (^ut.celles des écuyersne recevaient que le nom de mademoiselle; eux-Hiêmes s'appelaient îness/re ou monseigneur. Enfin, ils jouissai?n!*»euls du droit de faire d'autres chevaliers, de paraître dans'lL's tournois et d'y disputer les prix. Malheur à ceux qui manquaient à leurs devoirs! Des cérémonies terribles accompagnaient la dégradation d'un chevalier traître à son souverain. Le coupable, vêtu d'habits de deuil, était conduit sur un échafaud; là , il voyait, l'une après l'autre , toutes les pièces de son armure brisées par la main du bourreau, et son écu traîné dans la boue, la pointe en bas, attaché à la queue d'une cavale. On récitait sur lui le psaume \ 08 , qui contient des imprécations contre les traîtres; et après avoir versé sur sa tête un bassin d'eau chaude , comme pour efTacer le caractère dont il avait été revêtu , on le précipitait du haut de l'échafaud, une corde au cou, et il était ensuite traîné sur une claie. On pourrait distinguer 3 ordres de chevaliers: les ducs, comtes et autres souverains; les simples bannerets, qui pouvaient entretenir au moins 50 hommes d'armes; et les bacheliers, bas-chevaliers, qui marchaient sous la bannière d'autrui. Les funérailles des chevaliers étaient accompagnées de circonstances particulières, et, après leur mort, leurs armes étaient recherchées avec empressement Iv. Cliçralerie). — On a donné par extension le titre
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de cheralier aux personnes décorées d'ordres purement honorifiques, tel qu'est en Fronce celui de la Légion-d'Honneur.
Chevaliers athéniens, il y avait aussi à Alliénes tui Ordre de clievaiicrs,(iiii loi niait, cuninie à Konie, la seconde classe des citoyens. Pour être admis à en l'aire partie, il fallait avoir 300 mesures de revenu et être en état de nourrir un cheval de guerre. Les chevaliers athéniens faisaient tous les ans, le 19 mai, une procession à cheval dans toutes les rues en l'honneur de Jui)iter. — Une comédie d'Aristophane est iiililulée les CJievalier;:.
Chevaliers d'industrie. Ce n'est guèrx> que dans le XYii^siécIcquo celte (pialilication hit créée pour désigner l'espèce de gens qui mettent en |)ralique la cynitiue maxime : (j ouïr tout juste autant do probité qu il en faut pour n'être pas pendu. [On 'es nommait auparavant des aijjre/Ins, ou même plus durement' dé3 escrocs.
Chevaliers romains. Cet ordre , ù "liôiiie, tenait le milieu entre les patriciens et le [)eup'iC. llomuUis les choisit d'abord au nombre do 300, qii'iî appela celeres, pour garder sa personne et former la cavalerie romaine. Après Insigne, do. cheva- l'expulsion des rois, 011 çhoisit indistinctement les che-
licr romain, valicrs parmi les patriciens et les plébéiens, sans que leur nombre fût limité, et sous les empereurs il fallut posséder une fortune tres-considérable pour y è,tr(; &dmis. Les prérogatives de leur dignité étaient de recevoir un cheval entretenu aux dépens de la réjuiblique , de porter un anneau d'or ^vec une robe de pourpre, et d'obtenir des places d'honneur daas les spectacles et les jeux publics. Dans la suite les chevaliers qui avaient servi dans les armées obtinrent, par le moyen des Gracques, l'administration de la justice. Sylla leur ayant retiré ce privilège, ils prirent à ferme les biens de la république. Chaque année, au 15 juillet, les chevaliers se rendaient à cheval du temple de Mars au Capitole , une couronne d'olivier sur la tète, revêtus d'une robe de pourpre, et portant les récompenses militaires accordées à leur valeur. Tous les 5 ans, après cette solennité, ils étaient passés en revue par le censeur; c'est alors que si quelques chevaliers avaient des mœurs déréglées, s'ils avaient diminué leur fortune, ou s'ils ne prenaient pas de leurs chevaux le soin qu'ils devaient en prendre, ils étaient dégradés de l'ordre équestre. Le censeur lisait ensuite la liste des chevaliers et punissait les fautes légères en omettant le nom des coupables. Le chevalier dont le nom se trouvait le premier inscrit sur le livre des censeurs était appelé Prince de la jeunesse, non que tous les chevaliers fussent des jeunes gens, mais parce que dans l'origine la jeunesse composait seule l'ordre équestre.
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Chevau-légers , corps (lo ravalciic do la maison dori rois i\o Fraiicc, (Itstiiic à la canlo do loiir |)orsoiino. 11 iio ditl'érait iU' la cavalorio \v]H'iv que par la qualilô dos porsoiuios ot rospccc do loiirs anuos. lloiiri l\ domia lo lilro (h' rliovaii-logors à sos ooin|)a::;iiios (roi-doimanco. Avant la roxoliilion, riinirornio lU' oo corps ôlait riche ol brillant. 11 so coin|)nsait d'un luibit roiigo ocarlalo à paroniontson \oloiirsnoir, à poclios on travers, ot i2;alonné d'or avoc ItrandoboiirL; dor sur lo tout ; d'iino V(>slo couleur de clunnois i;aloiniée ol brodée d'or et d'argonl; d'une culotl/' rojigo ainsi ((ue les bas, ol d'un chapeau brodé d'or ol d'argent, 'tA'oV pliunel blanc ; un ceinturon en cuir noir rehaussé de richobi hixîilorios en or coniplétait colle belle toiuie. L'équipement du clic/ai était de drap écarlale galonné d'or ot d'argent. — Los chevau-légers étaient la meilleure troupe do l'ancienne année. Toujours le roi'f;ardait pour lui le titre de capitaine. On a remarqué, à la gloire de a'Jto compagnie, que jamais elle n'a été battue; et que lorsqn'oll(?.fi>t.r)bligée de céder au grand nombre, elle se retira toujours en bon''Oi.'''lre et sans jamais se laisser enlever ses timbales ni ses étendards. — 'Napoléon, en rétablisant l'usage de la lance, a fait revivre pour q'ilt'kfiies instants la dénomination de chevau-légers, en l'associant au»Kici./c(/(c/('r, dont jadis elle était l'opposé. Chevaux de Frise On tlonno-co noin à des machines de guerre, que certains auteurs préteijlçij^avoir été employées pour la f^' fois on lo'Ji au siège de Groninguern Frise, d'où loin- serait venu loui' nom. (ki*?'<Mi sert comme ainiL's défensi\ es, ou plutJtp rî)mme reti'anchemonls de campagne. Ce sont des pièces de bois tenues par des pieux hérissés de
-, ;\ri'i fi- . ■ i Clicrinix de Frise.
pomles. Maigre les perlectionnements qui ont été introduits pendant ces derniers temps dans l'art de la guerre, les che\aux de Frise sont quelquefois encore employés, quoique très-rarement. En Egypte, et surtout à la bataille du Mont-Tliabor, ils furent d'un grand secours.
Chevet. Ce mot vient de chef, et désigne la partie d'un lit où - mt placés le traversin et l'oreiller, celle par conséquent où l'on l)0se la tète. Par métaphore, ce mot est pris quelquefois pour désigner le meuble dont il ne forme qu'une portion; le riche et Je puinHanl raient sourent les remords et iennui s'asseoir à leur chevet. — Hn termes d'architecture, le chevet d'une église est la partie qui termine le chœur de cet édihce. — En termes d'artillerie, le coin de m're, ([ui sert à élever un mortier, s'a[)pelle aussi chevet ou coussinet.
Cheveux, partie extérieure de la tète humaine, (pu participe de la nature des tissus vivants et de celle des substances qui ne sont
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|ias (louées de la vie. (Vest uu tube doué de seusibilité. qui a pour ^.iriiiine une petite cavité située dans l'épaisseur de la peau, et qui est (•(luiiH)sé de plusienrs substances anunales, végétales et minérales, dont les proportions influent sur la couleur. Les cheveux varient beaucoup aussi jiar leur lonL;iieur, leur épaisseur, leur couleur, leur crépurc, selon Tàge, le sexe, le climat et les diHerences qu'otî'rent les tempéraments et les traits caractéristiques particuliers à telle ou telle race d'hommes. Sous le point de vue pathologique, les altérations ipie présentent les cheveux sont tantôt le symptôme et tantôt le résultat des maladies. Seion Diodore de Sicile, les Égyptiens se rasaient la tète. Malgré l'habrtude particulière à ce peuple, il est constant que, dans la haute ahtiquité, une idée superstitieuse était attachée à la chevelure. La couper était un signe de deuil et de douleur profonde. Chez les Gi'ecé,' les jeunes gens des deux sexes ne coupaient guère leurs chc-veux qu'à l'époque de l'adolescence, pour les consacrer à leurs âiou\. Cette vénération particulière s'est conservée pendant une tongue suite de siècles dans les contrées septentrionales de l'Europ'e; elle est attestée par la coutume passée à l'élat de loi politique soife les Mérovingiens, qui vou- ■ lait qu'un homme privé de ses cheveux-né put monter sur le trône : de là le nom de rois cherelwi, donné aux rois francs. Cependant, à Rome et dans la Grèce, à l'époque d-i leur splendeur, les hommes portaient les cheveux courts. Cette habitude n a jamais été adoptée parles femmes, et depuis l'origine du'monde une chevelure longue et bien fournie n'a pas cessé d'ètré t-onsidérée comme leur plus belle parure. La couleur des cheveux varie à l'inlini et forme des nuances innombrables, qui se modifient aux diverses époques de la vie et finissent par blanchir entièrement, par suite du progrès de l'âge. Un profond chagrin amène quelquefois d'une manière subite ce résultat (v. Caiiitie). — A toutes les époques, la conservation des cheveux a passé pour chose très-importante, et la forme à leur donner a été pour beaucoup (\v personnes une sérieuse occupation. Celte forme a varié si souvent que le coiffeur est devenu un homme indispensable, et môme un artiste. La mode, depuis plusieurs siècles, et aujourd'hui-plus que jamais, dispose à son gré des tètes des fenunes et des hommes. Elle les transforme à sa guise; sous le fer, le iicigne et les ciseaux, les -cheveux forment des nattes, des nœuds, (les boucles et des bandeaux. Mais disons bien haut que tous les remèdes prétendus héroïques pour arrêter la chute des cheveux sont autant de recettes menteuses.