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parliripo ;i la ibis du cassai;;!' vl du la\aL;('. — On appelle lt(i(|ii(Mii's les oiiM'iiM's employés au hocardast'-
Bocardo, leniuî l)aii)ai'0 ipii désiguo, on loi;iipio, une sorte d'argument ou do sylloi^isme, dont la -l'"^' pioposilion est particulière et négative, la "2'' est universelle et allirmativo, et le moyen ternui sujet dans les deux preniioros propositions. Exemple : Quelque animal n'est })o s hoiuine; tout animal a un principe de sentiment. Donc, (piel(|ue chose qui a un principe de sentiment n'est pus homme.
Boccace (Jean), illustre écrivain italien, né à Paris, dans l'année l.'{|;{, où son père, Florentin d'origine, avait été appelé |)ar les all'aires do son commerce. Il avait commencé par cultiver la poésie. Mais, s'étant lié d'une étroite amitié avec Pétrarque, à cpii il avait adressé des vers latins, il renon(.'a à la poésie du moment où il eut lu les sonnets du grand poète. Si cet acte de modestie nous a fait perdre un poète qui n'eût peut-être été que médiocre, il a valu du moins à ritalie un grand écrivain ([ui eut l'honneur de fixer sa langue, de l'enrob'.ir, de dé\elopper ses ressources et son génie. De même que DaiUe et Pétrarque ouvrent le cortège des poètes de ce pays, Boccace est le créateur de la prose italienne. Son meilleur ouvrage est incontestablement le Decamerone (mot formé de deux mot grecs signifiant dix journées), commencé à Naples et terminé à Florence. C'est un recueil de cent nouvelles galantes racontées dans l'espace de 10 joui-nées par 7 jeunes femmes et 3 jeunes gens, retirés, pendant la peste, dans une campagne située aux environs de Florence; et Boccace commence son recueil par une admirable description de ce fléau (jui venait de désoler Florence. — Après avoir rendu justice au mérite de style déployé dans ce livre par notre auteur, nous devons ajouter que son œuvre, marquée au coin de la plus llagrante inanoralité , a encouiu les censures de l'église et même celles du concile de Trente. Sur la fin de ses jours, Boccace regretta amèrement d'avoir abusé de son talent et scandalisé la société. Il en demanda pardon à Dieu et aux honunes. — On raconte que son admiration pour le Dante alla jusqu'à le porter à entreprendre lui-même une copie de la Divine Comédie, cpii , sous le rapport de l'art calligraphique et de la perfection dos dessins et enluminures, rivalise avec les plus beaux manuscrits; cette copie, dont Boccace avait fait présent à Pétrarque, est précieusement conservée dans la bibliothèque de Florence. Boccace mourut dans le village de Certaido, le 21 décembre I37:j.
Boccage (Mario-Anne-Lepage , femme do Fiquetdu) , surnonunée la Sapho, la nuise française, naquit à Rouen, le 22 octobre 1710. Il n'est personne aujourd'hui (|ui connaisse ses poèmes, si vantés
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(|ii;uul ils paniroiit , sa Iradiidioii de la ^f^>rl d'Abcl de (iessiier, son imitation du Paradis perdu de Milton,.sa tragédie des ^încrzones, son poème la Culombiadc. Tout cela est parfaitoineiit oublié. Madame du Boccai;;e mourut à Paris le 8 août 1 802.
Boccherini (Lui^i), célèbre musicien, né à Lucques le i i janvier I7i0, mort à Madrid en 18()(). Élève de l'abbé Vanacci , qui lui enseigna la nuisi([ue et le violoncelle, il montra dès son enfance les plus heureuses dispositions. Quand il eut terminé ses études à Rome, où son |)ère l'axait en\oyé se [jerfectionner, il se livra à la composition, et de retour à Lucques y lit entendre de magnifiques sonates l)Our violon et violoncelle, fruit d(> son inspiration et de son travail. Lié d'une étroite amitié avec Filipiniio Manfredi, élève du célèbre Nardini, il se décida à passer avec lui en Espagne, où l'attendaient les plus grands succès. Le roi l'accueillit avec distinction, le combla d'honneurs et de présents, et l'attacha comme compositeur à sa chapelle et à son académie, à la seule condition de donner chaque année 9 morceaux de sa composition. Le recueil des œuvres de Boccherini se compose de 38 symphonies, sextuors, quintettis, trios, duos, sonates, pour le violon, le violoncelle et le piano avec accompagnement de violon. Comme Durante, il n'a rien écrit pour le théâtre. I! a précédé Haydn et a le premier composé des quatuors.
Bodin (Jean), célèbre pul)liciste du xvi'' siècle, né à Angers en lo.'lO, mort en 1589. Son livre De la liépuhliquc , qu'il avait composé en français, puis traduit lui-même en latin, est le I'''' ouvrage complet dans lequel la politique ait été envisagée comme science.
Boèce f.\nicius Manlius ïorquatus Sevirinus Boetius ou), né à Rome en i70, ministre d'état du roi Théodoric, long-temps l'oracle de ce prince et l'idole du peuple, fut à la fin disgracié, sidiit 6 mois de captivité avec une admirable résignation, et fut enfin massacré par les ordres du prince ingrat qu'il avait fidèlement servi. Il avait écrit un grand nombre de savants ouvrages; mais celui qui lui fait le plus d'honneur, est le Traité de la consolation , qu'il composa pendant sa captivité.
Boehme Macob), célèbre théosophe et mystique allciiiand, né en lo7o d'une famille de pauvres paysans, dans un boui'g de la Haute- Lusace, conunença par être cordonnier et épousa la fille d'un boucher. Loin d'étoulfer sa tendance mysti(iue, cette occupation sédentaire ne fit (juaccroître ses goûts naturellement contemplatifs. Devenu visionnaire, tourmenté parla répétition des rêves de son àme, qu'il attiibuait à rinlluence du Saint-Esprit, il se décida enfin a rédiger ses pensées et ses opinions sur Dieu, la créat'on, la nature, la révélation et le péché, dans 22 traités qui virent successivement
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le jour. Ses ou\ rn|ïo> ^oiit on i^éiuMal mal (•onipo>t's : los mènics idécji y sont ini'0>saninit'nt irproduites, les mômes prineipes répétés, tous défauts qui trahissent une grande inexpérience dans l'art d'écrire, résultat de son éducation nei;liL;ée. Mais on ne saurait nier que ces défauts disparaissent souvent devant la profondeur sublime des iilées, la ;j;raudeur et la puissance des images. Il mourut le 13 novembre \{\ll. Ses dernières années avaient été singulièrement troublées par les controverses qu'avaient soulevées ses écrits.
Boerhaave (Hermann). célèbre médecin, né à Woorliout près de Leyile, le 31 décembre 1688, mort le 23 septembre 1738, fut regardé de son temps comme l'homme le plus éminent de la science, comme l'esprit le plus vaste et le plus intluent de son siècle.
Boetie (Etienne de La), né en 1530, à Sarlat, petite ville du Périgord, mort prématurément, à 32 ans et quelques mois, dans les bras de Montaigne, (jui se fit l'éditeur des œuvres de son ami, et dans un petit nombre de pages, aussi touchantes que nobles, a laissé un impérissable monument des sentiments qui les unissaient. Le célèbre Traité de la servitude volontaire, ouvrage dans le([uel il est facile d'apercevoir une certaine tendance républicaine, et qui est le plus beau titre littéraire de LaBoétie, se trouve à la suite de la plupart des éditions de Montaigne. Il fit encore quelques traductions du grec et des vers latins et français, que Montaigne lui-même publia en 1572 à Paris. Ce volume est devenu fort rare.
Bœuf, genre d'animaux mammifères appartenant à l'ordre des ruminants {\.), et caractérisé par des cornes dirigées de côté et formant le croissant. Ces animaux remarquables par la force de leurs membres, leur large niuffle. leur fanon ou large repli de la peau qui leur pend sous le cou, sont herbivores, c'est-à-dire ne vivent que d'herbes et de fourrages de toute espèce, comme tous ceux de leur ordre. Cela ne les empêche pas de se défendre contre les carnassiers les plus redoutables et quelquefois avec avantage. Dans l'état sauvage, ils vivent par troupes. On distingue dans ce genre plusieurs espèces particulières : le bœuf ordinaire, qu'on trouve dans tou e l'Europe, dans la plus grande partie de l'Asie et de l'Afrique, et aussi dans l'Amérique, depuis ([u'il y a été naturalisé; l'aurochs des Allemands, dont le iront est plus bombé , plus large que haut; le bison d'Amérique, (jui tient le milieu pour la taille entre l'aurochs et notre espèce domestique , et qui porte basses ses cornes noires et courtes ; le bullle , originaire de l'Inde , d'où il a passé en Egypte , en Grèce , en Italie où il est demeuré domestique; le gyall ou bœuf des Jongles, race domestique des contrées montagneuses de l'Inde: le vack ou bullle à f|ueiie de cheval , vache grognante de Tartaric .
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qui vi('iil (l(S iiiuiitajj;ii(s du Tliihcl ; le hullle du Càip, qu'on trouve d;Mi.s l;i piiilic inéridioïKilo do l'Afrique cl jus(|trt'ii Guinée; et le iuilllc uuis(iué d'Auiériiiue , qui est très-has sur jambes et plus petit (pu; noire l)(eui'. — l*lusi(!urs de ces espèces , réduites à la doniesti- ( ile , sont employées par l'honnne à traîner et porter des fardeaux, cl à labourer. Toutes les parties du corps du bd'uf sont utilisées [)ar l'industrie. Sa chair est bonne à tous les âges; son suif, sa peau, ses cornes, ses os, sont employés par différents arts. — La diiiée naturelle de la vie des bciîufs est de 1 î à 1 '6 ans ; ils sont dans leur plus grande force de 3 à 9 ans. On connaît leur âge à Tinspectiondes dents et des cornes; celles-ci croissent pendant toute leur vie; et on y distingue facilement les bourrelets ou nœuds annulaires qui indiquent les années de croissance. On calcule l'âge en prenant pour 3 ans la pointe de la corne jusqu'au premier nœud, et pour un an de plus chacun des inter\ ailes entre les autres nœuds. Bœuf-gras. Loiigine de la fôte du carnaval, dans laquelle figure le bieuf-gras, n est pas bien connue. Quelques écrivains prétendent y voir des traces du i)aganisnie ; ce qu'il y a de certain, c'est que cette singulière coutume, qui est la mascarade de la brute et de l'homme, se [)réteà une foule d'explications également ingénieuses et savantes. 11 nous paraît [)résumable que les garçons bouchers l'auront instituée pour célébrer la fête de leur confrérie; car on peut bien considérer le <"arnaval comme le triomphe de la boucherie. Quoi qu'il en soit, cette solennité populaire existe depuis des siècles. On cite comme la plus mémorable des processions du bœuf-gras celle de 1739. Il jiaraît que c'est à cette époque que s'introduisit la coutume de conduire le bœuf-gras aux hôtels des autorités constituées ; déférence qui valut aux gardes du corps du bœuf-gras des gratifications qui en ont l)ei'pétué l'usage et le feront durer sans doute bien long-temps encore. La révolution de 91 interrom[)it ces processions. Elles ne reparurent qu'avec l'Empire, et depuis cette époque le bœuf se promène tous les ans, pendant les jours gras, dans les principaux (quartiers de Paris avec son cortège obligé de masques crottés , de gendarmes ennuyés et de badauds ébahis.
Bœuf marin c! Vache marine (v. Lcunentin).
Bogota, |)iin(ipale ville de; la républuiue de la Nouvelle-Grenade (I8il) , qui a pris son nom d'une des rivières la phis importante de la contrée. Cette ville, ancien (;lu'f-lieu du département de Cundinamarca, est aujourd'hui le siège des administrations et des tribunaux supérieurs de cette républi((uc. Elle est en général bien bàlie , et ses rues larges et tirées au cordeau sont garnies de trottoirs. Elle possède de beaux étnblisseuKMits publics. La lempé-
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roture y esl iliiiio (loiict'iir piiiiUiiiiiMV. Mii!lu*iireiisomeiil elle est exposée aux treiubleinenls; de terre; eelui de I82G la euUeremonl (lovasléo. On appelle aussi celle ville SanUi-fé-de-BoL^ela.
Bohême ^eu allenuuul Jitiiltincn: dans la lair^nie nationale, Tclié- A'/c, pays des Tchi'khcs), royaume qui fait partie des étals alleniandsautrieliiens, est borné au nord par la Misnie et la Lnsaoe, à l'est par la Silésie et la .Moi'avie, à l'ouest par la Bavière, au sud par l'Autriche. Il tire son nom d'un aniien peuple, les Boïens, qui habitaient les bords de la ^loldau ainsi (pie les contrées où l'Elbe prend sa source, lon.j;-tem|)s avant les Tchékhes. Dans les temps reculés, le sol était divisé en une foule de petites principautés; le christianisme n'y fut introduit que vers le ix<" siècle. En 895 les habitants adhérèrent volontairement, par une députation envoyée à Ratisbonne, à la constitution de l'empire germanique, dont la Bohème n'a pas cessé depuis cette é[)oque de faire partie. Elle eut long-temps des souverains particuliers; la maison de Luxembourg y régna de 1310 à 1137, puis la couronne passa dans la maison de Habsbourg, qui l'a conservée jusqu'à nos jours. Centre principal de l'industrie de tous les états autrichiens, la Bohème a prés de 900 kilomètres de long sur 560 de large. Sa surface est évaluée à environ 4,000,000 kilomètres carrés, et sa population à plus de 4,200,000 habitants. Des forêts couvrent un tiers du sol, qui e.st fertile en blé, en pâturages, en vins. Tous les cultes y sont tolérés, quoique le catholicisme soit la religion dominante. On parle esclavoii en Bohème, mais la langue allemande y est plus généralement répandue. Ou compte dans ce royaume 266 villes, 295 bourgs, 11,892 villages. Prague en est la ca[iitale (v.). La Moravie est une province annexe; e.le compte 560,000 habitants.
Bohême (forètde), en allemand Bœhmencald., chaîne de montagnes boisées qui descendent du Fichtelberg et s'étendent dans la direction du S. -E. jusque vers le Danube, où elles touchent aux montagnes de la Moravie. La foret de Bohême sépare la Bohème de la Bavière, et au sud de rÀutriche; ses points culminants sont le HeideWerg, haut de 1 ,400 mètres, le h'ubari (1 ,350 mètres) et le Dreisfssel ^1,330 mètres).
Bohémiens, race nomade de vagabonds et de saltimbanques, qui vivent en dehors de la société qu'ils exploitent, et qui se perpétuent en parcourant l'Europe sans jamais se fixer nulle part. Les Hollandais les appellent païens; les Suédois et les Danois, tartan:: les Anglais, égyptiens; les Espagnols, gitanos : eu.x-mèmes se nomment pharaons : mais c'est dans la dénomination allemande, zigeuner. qu'on pourrait retrouver quelque trace de leur origine. Ce
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nom, ainsi (iiic celui do ziiifiari, usik' chez les Italiens, les Huns et les \''alaques, n'est pas en eiret sans ressemblance avec le mot tchiii(]an('s, nom d'une des peuplades de l'Inde. Dans leur langue, dont la structure est tout orientale, on trouve beaucoup de mots sanscrits; d'autres appartieimcnt au Bengale et au Malabar. Ce fut vers 1 417 ([u'ils parurent pour la premièi'e l'ois en Europe; et l'opinion générale les y fait venir de l'Inde, d'où ils auraient été chassés par les cruautés de Tamerlan. Ils ne sont d'ailleurs arrivés dans nos climats qu'en passant par l'Egypte. Baromentces bandes voyageuses ont des tentes; elles se creusent des cahuttes sous terre et les recouvrent de gazon. Leur industrie consiste à faire des tours de force ou de cartes, à prédire la bonne aventtu-es ; quelques-uns exercent les métiers de vétérinaires, de chaudronniers et de musiciens, et il est des contrées où les orchestres de bal sont exclusivement alimentés par eux. On en rencontre encore (pielques-uns en France, surtout dans les départements des Pyrénées. Ils n'ont aucune espèce de croyance religieuse, jamais la prière n'a sanctifié leurs lèvres; point de service divin chez eux : aussi leur conduite répond-elle de tous points à cette complète absence d'idées morales.
Bohémond (Marc) , prince de Tarente, fils du fameux Robert Guiscard, aventurier normand qui devint duc de la Fouille et de la Calabre. Bohémond fut un vaillant guerrier comme son père. 11 se distingua dans la première croisade, contribua à la prise de Nicée, et fut le principal auteur de la prise d'Antioche, qu'on assiégeait en vain depuis 8 mois. Ce service lui valut le titre de prince d'Antioche, premier titre donné en Orient aux chefs des croisés.
Boïar (dérivé du mot bot, qui signifie bataille) , ancien titre des seigneurs eu lUissie. Ce fut la première dignité concédée en Russie; elle était la récom[)ense du mérite militaire. Les boïars entouraient le i)rince dans les batailles et a\ aient le commandement des troupes. Dans la suite ils occupèrent aussi les premières dignités civiles.
Boïeldieu (Adiieu), célèbre compositeur français, né à Rouen en décembre 177é), mort en 1834, a fait jiour un grand nombre d'opéras une musique i)leine d'expression , (l'élégance, d'esprit et de fraîcheur. Ses partitions ont réussi dans toute l'Huropc ; et l'Italie même, naturellement mal disposée pour les compositions étrangères , fil l'accueil le plus fiattear à la Daine Ulanche, traduite en italien.
Boileau (Nicolas), qu'on surnomma Despréaux pour le distinguer
• de ses fières, naquit, selon (juelques-uns, à (Crosne près de Paris ,
et, selon d'autres, à Paris, dans une maison qui fait le coin du (piai
des Orfèvres et de la rue du llarlay, le 1"'' novembre lO.'K). 11 fit
d'excellentes études et mnnife>la de bonne luHire un talent extraor-
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(linairo itoiir la poc^io ol un i^oùt décidé pour la critique. Ses prciiiicrcs satires tirent sensation et lui suscitèrent de nondiroux ennemis, car il s'atta(iuail aux mauvais auteurs de son temps. Son mérite ne tarda pas à lui l'aire obtenir les honneurs dus à un talent supérieur. Louis \IV, (pii faisait i^rand cas des vers du poète . lui donna une |)ension considérable et le nomma son historioi^raplie, honneur ipie Racine partai^ea seul avec Uii. L'Académie française et celle des inscriptions et belles-lettres s'empressèrent d'admettre i)armi leiu's membres un liomine qui se montrait le défenseur, l'arbitre et le modèle du bon ijoùt. Boileau compta parmi ses amis les esprits les plus dislini^ués de l'épocjue, le célèbre Arnauld et la plupart des solitaires de Port-Royal, Corneille, Bourdaloue, Fléchier, La Fontaine, et beaucoup d'autres hommes considérables. 11 était uni d'une amitié plus intime encore avec Racine, cet autre maître de la poésie frani^'aise. Boileau mourut à Auteuil en 17! I , à l'ài^e de 71 ans. Ses SaV/res, ses Epîtres, son Art poétique et son Lutrin seront admirés tant (pie la langue française conservera son ran:j; parmi les langues littéraires, tant cpie le goût des l)eau\ ouvrages ne sera pas complètement perdu.
Bois, la partie la phis solide des végétaux ligneux utilisée par divei-s arts et métiers. Dans prcs(iue tons les arbres de nos climats, il est formé de feuillets concentriques, étroitement liés ensemble, et dont la réunion forme à la fin de chaque année une de ces couches plus ou moins distinctes (pu peuvent ordinairement faire reconnaître l'âge de chaque tronc et de chaque branche. Ses couches les plus internes sont les plus dures. On les appelle le bois parfait : vi.ent ensuite le jeune bois que Ton nomme aubier (v.). Ce dernier, toujours moins dense, est aussi d'une couleur toujours moins foncée. Du reste, sa structure est la même; et il se tranforme à la longue en bois proprement dit. Le plus dur de nos bois indigènes est sans contredit le chêne, arbre qui vit près de deux siècles et fournit la [tlus solide des charpentes en même temps que le plus parfait des tans. — On donne aussi le nom de l^ois au lieu dans le(iuel croissent beaucoup d'arbres les uns près des autres, et le mot forêt emporte avec lui l'idée d'une bien plus vaste superticie que (;elle qu'ont en général les bois. — L'exploitation des bois exige beaucoup d'attentions et même plus de science qu'on ne le suppose généralement. On recommande de choisir pour la coupe le moment qui [)r(''cède la sève du printemps. En général l'automne est le moment le plus favorable pour les plantations en terre légère, et le printemps l)Our celles en terre humide. — En zoologie on appelle bois une substance essentiellement distincte de celle des cornes, et qui, chez
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forlainsaiiim;ni\, forme los |)i'oloiiii;onienls do Tos Irontal. Les cornes, (loiil la siibslance esl aiial()ij;iie à celle des unifies, sont insislaiiLes et ne U)nilti'nt (pie par accident ; le buis, an contraire, est une véritable xégélatiun animale, et tombe dans une saison régulière IH)ur repousser cliaiiue année au printemps. Le cerf, l'élan, le daim, le reime, etc., ont la léto ornée de bois ; les antilopes, les chèvres, les nuuilons et les bœufs sont armés de cornes.
Bois sacrés, ceux (jui entouraient les temples dans les siècles du paiîanisme. La superstition aime les ténèbres : elle éleva dans des lieux écartés ses premiers autels. Quand elle eut des temples dans le voisinage des villes, elle ne négligea pas d'y jeter une sainte horreur en les environnant d'arbres épais. Les bois devinrent donc avec le temps aussi révérés que les temples mômes. On s'y assembla; on y célébra des jeux et des danses. Les rameaux des arbres furent chargés d'olïrandes, les troncs sacrés aussi respectés ([ue les prêtres, les feuilles interrogées comme des dieux. Ce fut un sacrilège que d'en couper la moindre branche. Uri conçoit combien ces lieux déserts étaient favorables aux prodiges; aussi s'y en faisait-il beaucoup. Kome était entourée de bois sacrés; le plus célèbre était celui de la nymphe Égérie. Apollon avait à Claros un bois où jamais animal venimeux n'était entré. Les cerfs des environs y trouvaient un refuge assuré quand ils étaient poiu'suivis, caria vertu du dieu en repoussait les chiens.
Boisseau, ancienne mesure dont on se servait pour les corps secs et solides, tels que le charbon, le grain, les fruits. Elle variait suivant les localités. Le boisseau de Paris contenait à peu près 'H centimètres cubes. Depuis l'introduction du système métrique, on a continué à appeler abusivement boisseau une mesure qui est la huitième partie d'un hectolitre; c'est un vase de bois cylindrique et ayant 25 centimèti-es de hauteur sur autant de diamètre. — En numismaticpie , le boisseau d'où il sort des épis de blé et des pavots est le symbole de l'abondance. Le sens vrai de cette expression biblique devenue pi'overbiale, Il ne faut pas mettre la lumière sous le boisseau, est qu'il faut se garder de cacher la science et la vérité.
Boisselée, ancienne mesure de terre usitée dans quelques pro- \ inces, et (pii s'entendait de l'étendue de terrain qu'on pouvait ensemencer avec la quantité de grains conteiuie dans un boisseau. Conniie la capacité du bois.seau variait à l'inhni suivant les localités, la boisselée était une mesure assez vague. Il en fallait 8 pour faire l'arpent de Paris.
Boisselier , artisan qui fabrique et marchand qui vend des mesures de capacité eu bois, comme décalitres, litres, ou bien encore
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(les crible», tamis, oU'. Aiilivl'ois il l'ahricitiail le ixiisscau; c'est de là (jne lui \ienl son nom.
Boisson, li([ui(les (|u"(»u iiili'odiiit par la bouehe dans les voies diiieslives, soit pour apaiser un besoin impérieux, la soif, soil pour satisfaire un simple désir. Fùivisagées au point de vue hyij;iénique, on peut diviser les boissons en boissons désaltérantes ou aquemos, c'est-à-dire où il entre beaucoup d'eau; en boissons formentres, telles que le cidre, le vin, la bière, etc.; en boissons excitantes on alcooliques, et en boissons aromatiques, comme le thé et le café. Jus(|u'à l)résenl les boissons aciucuses sont les seules (jue Yimpôf ait respectées. Il a dû, au contraire, dans tous les pays faire des antres une de ses plus riches sources de revenus.
Boissy (Louis de), né à Vie en 1694, mort en 'l7o8. Il est l'auteur d'une foule de pièces de théâtre parmi lesquelles nous ne citerons i\nAdinète et Alceste. trai2;édie; V Impatient, comédie en 5 actes; le Jiabillard , comédie en 1 acte et en vers dans laquelle Mole était étonnant par la prodii^ieuse volubilité dont il y faisait preuve; le Français à Londres et enfin les Dehors trompeurs ou \ Homme du jour, comédie en 5 actes et en \ers restée au répertoire, et qui lui valut un fauteuil à l'Académie française.
Boissy-d'Anglas (Frauçois-Autoine de), ancien sénateur, pair de France, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, né en IToti, dans le département de l'Ardèche, mort en 1826. L'histoire conserve avec admiration le souvenir du courage et de la fermeté qu'il déploya dans la journée du l"' prairial an ni (2t) mai 179o) lorsque la convention nationale, qu'il présidait, fut envahie par (les bandes furieuses et sanguinaires , et qu'une lutte terrible , dans laquelle périt le député Féraud, s'engagea dans le î^ein même de l'assemblée. La noble attitude de Boissy-d'Anglas sauva ses collègues de la fureur des factieux. Au 18 fructidor il fut proscrit et exilé , et ne rentra en France qu'après le 18 brumaii'C.
Boites. On appelle ainsi toute espèce de colTres de dillérenles formes, de diverses matières, mais de moyenne dimension et qui se ferment au moyen d'un covivercle. — Dans les arts, boite se dit, en général, de tout assemblage de bois, de cuivre, de fer, de fonte, etc. , destiné à contenir, à re\ étir ou à affermir d'autres pièces ; poui- les inonnayeurs , c'est la boite d'essai: pour les bijoutiers, la boite à soudure: pour les serruriers et couteliers, la boite à foret, etc., etc. — Les boites d'artifice sont de petits mortiers de fer, hauts de 18 à 22 centimètres, qu'on tire dans les réjouissances ptdiliqucs, et dont la détonation s'entend au loin.
Boiteux, celui (|ui. en niarclumt . incline i)lus d'un côté (|ue de