HÉRÉDITÉ. — HERNIES
Le pronostic de l'hépatite chronique est très-grave, comme celui de toute affection ♦ chronique du foie. La guérison n'est guère possible que dans les cas de rupture d'abcès signalés à propos de la forme aiguë de l'hépatite, i HÉRÉDITÉ. — L'hérédité est un élément de diagnostic important lorsqu'elle I est bien constatée, car elle peut mettre sur la voie du diagnostic ou donner plus de précision aux inductions que l'on tire des faits observés. Mais en général, on accepte trop légèrement dans les livres et par conséquent dans la pratique, l'hérédité comme chose démontrée, dans bien des circonstances où il peut n'y avoir qu'une identité , d'influences extérieures amenant des effets semblables, ou une simple coïncidence de la même maladie chez les membres d'une même famille. Une statistique bien faile pourrait seule résoudre définitivement ce problème complexe, et deux pages de ses résultats vaudraient mieux que des volumes entiers écrits après une observation superficielle.
Quoi qu'il en soit, je dois faire remarquer que la recherche de l'hérédité par l'interrogatoire demande quelques précautions. Elle est faite sans réserve ni ménagements par certains médecins, qui ne craignent pas, lorsqu'il s'agit d'une affection grave des ascendants, de faire soupçonner au malade qu'il en est lui-même atteint. Cette manière d'agir est regrettable. C'est seulement lorsque la maladie est légère que l'on peut sans indiscrétion interroger ouvertement sur l'existence de cette même maladie parmi les membres de la famille. Dans le cas où il s'agit d'une affection qui menace l'existence et dont la gravité est connue du malade, on doit chercher à s'éclairer sur Thérédité par des questions détournées et sans prononcer le nom de la maladie.
Je ne discuterai pas la légitimité des très-nombreuses maladies qui ont été à tort ou à raison considérées comme héréditaires. Celles pour lesquelles l'hérédité (sans être absolue heureusement) est le mieux démontrée sont : le cancer, la tuberculisation, les scrofules, la goutte, le rhumatisme, la syphilis (transformée ou non), Fhémophilie, les affections organiques du cœur, l'emphysème pulmonaire, l'hémorrhagie cérébrale, l'aliénation mentale, l'état nerveux, le tremblement idiopathique, certaines affections cutanées.
HERNIES. — Quoique l'étude des hernies soit principalement de la compétence des chirurgiens, le médecin ne doit pas perdre de vue que les accidents qu'elles provoquent peuvent simuler des maladies internes, et que, par contre, des phénomènes attribués à l'une de ces dernières affections dépendent quelquefois d'une hernie méconnue. On a vu un étranglement herniaire simuler un choléra. Lorsqu'il existe des vomissements dont la cause est obscure, il faut toujours rechercher s'il n'existe pas une hernie qui en explique la production. La même recherche doit être faite lorsque les vomissements sont stercoraux, car l'arrêt du cours des matières fécales peut dépendre d'un étranglement herniaire aussi bien que d'une occlusion interne.
Lorsque les accidents sont produits par une hernie inguinale ou crurale, le plus simple examen peut suffire pour mettre sur la voie du diagnostic ; mais il n'en est pas ainsi pour d'autres hernies plus rares, et en particulier pour certaines hernies de la hgne blanche (gastrocèle, le plus souvent épiplocèle). Elles ne sont pas toujours visibles, ce qui indique la nécessité d'une exploration minutieuse de l'épi^ gastre par la palpation. Ces hernies, non réduites, donnent heu à des accidents dys-