HERPÈS
peptiques et notamment à des vomissements rebelles (Chôme!) . De plus, M. Louis m'a dit avoir constaté des petites hernies de ce genre qui eussent pu passer inaperçues, et qui produisaient, chez un malade, une tristesse 'àvec })ropension au suicide, et chez l'autre (un petit garçon) une doîileur épigastrique augmentant après les efforts, l'exercice et les jeux. Ces accidents disparurent dès que les hernies furent maintenues réduites à l'aide d'un bandage approprié.
HERPÈS. — 1° Éléments du diagnostic. — Cette affection, considérée d'une manière générale, est caractérisée d'abord par une éruption de vésicules inégales, groupées sur une base enflammée et rouge d'un diamètre d'un à plusieurs centimètres, puis par des. ulcérations superficielles et par àescroittes minces, jaunâtres ou noirâtres, ou par des squames, ou simplement par une furfuration épidermique. La chute des croûtes est suivie de macules d'un rouge sombre disparaissant elles-mêmes bientôt. L'affection est rapide et ne se prolonge pas au delà d'une, de deux ou de trois semaines au plus. Rarement l'herpès est précédé de symptômes généraux.
2° Inductions diagnostiques. — Le diagnostic des différentes espèces d'herpès est facile lorsque les vésicules se groupent sur un fond rouge plus ou moins saillant et bienhmité. On ne saurait alors le confondre avec Y eczéma dont les vésicules sont plus fines, qui ne fait pas saillie, qui occupe un plus large espace. Mais les vésicules ne sont qu'une période de la maladie, période si courte et si fugace, dans certaines circonstances, que Ton a été jusqu'à révoquer en doute son existence dans des affections considérées comme de nature herpétique. En dehors des vésicules, ce sont surtout les ulcérations, les squames ou les furfures, lorsqu'on les constate à pre-* mière vue, qui pourraient induire en erreur. L'erreur est d'autant plus imminente dans certaines circonstances, que, dans l'élat actuel de la science, on n'est pas encore suffisamment fixé sur la séméiologie exacte du genre herpès.
La question qui domine ici le diagnostic est celle du siège de la lésion herpétique locale. La meilleure marche à suivre est donc d'examiner d'abord les herpès suivant leur localisation particulière, et ensuite les espèces qui ont été admises d'après d'aulres caractères.
à, Herpès des lèvres. — 11 a pour caractères particuliers la disposition des
vésicules en groupes isolés au pourtour de la bouche, au niveau de la peau et des lèvres, groupes pouvant s'étendre sur les joues, les ailes du nez, le menton, la face interne des lèvres, la voûte palatine, et jusque dans le pharynx. Le liquide des vésicules d'abord transparent, puis lactescent ou jaunâtre, donne lieu, au niveau de la peau, à des croûtes qui tombent vers le septième ou huitième jour. Cet herpès est presque toujours précédé d'un malaise fébrile d'un ou de deux jours; il accompagne assez fréquemment le coryza, l'angine, la stomatite, la fièvre éphémère, et, suivant M. lourdes, il aurait été un symptôme remarquable dans l'épidémie de méningite cérébro-spinale épidémiqiie qu'il a observée.
h. — Herpès du prépuce. — Il siège à la face externe ou à la face interne de ce repli cutané-muqueux. Il présente d'abord, comme particularité remarquable, la résorption du liquide des vésicules, auxquelles succèdent non des croûtes, mais des squames ou une simple furfuration légère. De plus, l'éruption de la face interne du prépuce a des vésicules plus larges, extrêmement ténues, transparentes, et qui sont suivies d'excoriations superficielles qui guérissent sans cicatrices et qui