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chirurgicales : contusions, plaies, fractures, luxiitions, hernies et même amputations spontanées.)) (Loc. cit., t. I.) Il est probable que cette énumération est uniquement basée, pour plusieurs de ces affections, sur les constatations anatomiques, ce qui réduit le nombre des maladies qui se révèlent par des symptômes parlicubers.
Sans m'arrêter aux affections qui résultent immédiatement de certaines conditions de l'accouchement lui-même, parmi lesquelles je mentionnerai le céplialématovie et surtout h paralysie faciale qui résulte de l'application du forceps et de la compression du nerf facial (Landouzy), je rappellerai comme maladies se développant peu après la naissance : « l'établissement incomplet de la respiration (atelectasie) , les hémorrhagies, Vénjsi'pèle ombilical, la péritonite, Y entérite, Yictère, le sclérème, la gangrène des extrémités, les coliques ou tranchées, le muguet^ le coryza, Vophthalmie purulente, la syphilis, Vhypertrophie du thijmus. En outre, le spasme de la glotte, les convulsions toniques ou cloniques et les catarrhes ne sont pas rares à cet fige et lui sont communs avec la période suivante, c'est-à-dire avec le temps de la première dentition. »
Tout en faisant remarquer l'exagération de l'opinion du vulgaire, qui attribue à la première dentition la plupart des maladies du jeune âge, MM. Barlliez et Rilhet considèrent cette période comme féconde en actes morbides qui, sans dépendre de la dentition, s'y rattachent cependant. Le sevrage leur paraît avoir plus d'iniluence sous ce rapport que la dentition elle-même. Les maladies de l'appareil digestif, les aphthes, la stomatite, la diarrhée, les entérites aiguës et chroniques, les invaginations, sont très -fréquentes. Les gourmes, les affections convulsives diverses, la memngite simple, les catarrhes laryngés, trachéaux, bronchiques, et la bronchopneumonie se présentent fréquemment aussi. Le rachitisme n'est pas rare, et la luberculisation commence à paraître, sans avoir la fréquence qu'elle atteint dans les âges suivants.
Les affections presque spéciales aux enfants âgés de deux à six ans sont : « la stomatite ulcéro-membraneuse, l'angine couenneuse, la laryngite spasmodique (pseudocroup), le croup, la coqueluche, les oreillons, la gangrène de la bouche, les vers intestinaux, lefavus, l'impétigo du cuir chevelu, la tuberculisation, les fièvres éruptives et les maladies qui en dérivent. )>
Outre la tuberculisation et les fièvres éruptives, on rencontre plus spécialement, de sept à quinze ans, « la pneumonie lobaire, le rhumatisme, la pleurésie, la péricardite, les inflammations primitives du tube digestif, la méningite simple, la chorée et la fièvre typhoïde. » Cette dernière énumération n'a d'importance que par la comparaison de l'âge de sept à quinze ans avec les âges antérieurs ; car, si l'on excepte la chorée et peut-être les inflammations primitives du tuhe digestif, toutes les autres maladies sont principalement observées chez les adultes.
Une circonstance importante à noter chez les jeunes sujets, et qui ressort de relevé.* statistiques faits avec soin, c'est la fréquence plus grande que chez l'adulte de l'endocardite qui survient dans le cours du rhumatisme articulaire, comme origine des affections du cœ:ir. [Mém. de la Soc. d'obs., t. IIL)
Quoi(iue la plupart des maladies qui se rencontrent chez les vieillards puissent se montrer chez les adultes, il en est un certain nombre qui, par leur fréquence beaucoup plus grande dans la vieillesse, méritent d'être signalées. On doit à Frus, sur
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■ce sujet, un relevé important de .onze cent cinquante-cinq observations recueillies par lui à Bicêtre, pendant trois années consécutives, et d'oi'i il résulte que les six dixièmes des maladies ayant affecté les vieillards âgés de soixante à quatre-vingtdix ans, étaient par égale part, à peu de chose près : 1" des maladies des centres nerveux et de leurs enveloppes ; 2° des maladies des organes respiratoires. Dans près de deux dixièmes, les organes digestifs étaient atteints, et dans un autre dixième, \esorganes de la circulation. Le restedes sujets, un peu plus d'un dixième, présentait les maladies les plus diverses. (Mém. acad. de méd.)
M. Durand-Fardel, dans son Traité des maladies des vieillards (1854), comprend, parmi les affections des centres sierveux, ou plutôt du cerveau et de ses enveloppes, la congestion cérébrale, Vhémorrhagie, le ramollissement aigu ou €hronique du cerveau, Vhémorrhagie des méninges et la méningite. — Les nialadies des voies respiratoires, suivant le même auteur, sont la pneumonie, que l'on tjait si commune comme maladie ultime chez les sujets avancés en âge, et les affecîions catan^hales^ùms lesquelles il range la bronchite aiguë ou chronique, la broncorrhée, l'emphysème, la dilatation des bronches et l'asthme. — Comme affections principales des organes digestifs des vieillards, il faut noter la dyspepsie, Vembarras gastrique, la gastrite chronique et V entérite. Les maladies de Y appareil bi-liaire, annexe des organes digestifs, méritent aussi d'être mentionnées, malgré leur peu de fréquence, comme affections chroniques. ^Vappareil urinaire est plus souvent atteint chez les vieillards qu'à tout autre âge de la vie; et, quoique ces affections soient considérées plutôt comme étant du ressort de la chirurgie que de la médecine, et qu'elles aient par cela même été négligées par Prus, elles n'en méritent pas moins une mention spéciale : l'hypertrophie de la prostate, la stagnation de l'urine dans la vessie, la rétention d'urine, Fincontinence urinaire et le catarrhe vésical, ne sauraient être en effet oubliés. — Eniin M. Durand-Fardel rappelle avec raison la goutte, le rhumatisme goutteux et certaines affections de la peau, telles que l'érysipèle chronique, le prurigo, le pemphigus, comme maladies de la vieillesse; non pas qu'il soit prouvé (pie toutes sont plus fréquentes chez le vieillard que chez Fadulte, mais sans doute parce que les unes prennent avec l'âge tout leur développement, comme la goutte et le rhumatisme goutteux, et que les autres se développent dans des conditions spéciales à la vieillesse, auxquelles elles empruntent des caractères particuliers.
Je ne saurais entrer dans de plus grands détails relativement aux maladies de Tenfance et de la vieillesse, dont l'étude diagnostique se trouve d'ailleurs comprise dans autant d'articles à part. Je passe donc, pour terminer les généralités de cet article, à la seconde question que je me suis posée.
B. IjNFLUEPs'CE de l'âge sur les manifestations SYMPTOMATIQUES. — GcttC lU-
fluence porte sur le caractère général des maladies et sur les symptômes ou signes en particulier.
Quant aux symptômes généraux, on a fait remarquer avec raison que de T activité de la circulation et de la nutrition dans renfance résultaient l'acuité habituelle des maladies, l'intensité des réactions fébriles et la fréquence des phénomènes aigus dits sympathiques, et des manifestations pathologiques vers la périphérie . De l'insulfisance ou plutôt de la décadence graduelle de la nutrition chez le vieillard, chez lequel la circulation capillaire artérielle devient de plus en plus languissante, résulte.