MUSCLES
tisme musculaire, Vatrophie primitive ou secondaire, la paralysie complète ou incomplète du mouvement ou du sentiment d'activité musculaire, et enfin les convulsions cloniques ou toniques (contractures, rétractions) : tels sont les états pathologiques ou les affections que l'on peut observer au niveau des muscles volontaires. Quant aux muscles de la vie organique, on a signalé le rhumatisme, les convulsions (dénommées ici spasmes) et la paralysie, comme n'étant pas très-rares.
2° Symptômes. — Les symptômes fournis par les muscles sont assez nombreux. La douleur qu'on y constate est parfois spontanée, mais le plus souvent provoquée par les contractions du muscle, par leur pression ou par leur frottement par l'intermédiaire de la peau (Briquet) .
Les sensations douloureuses dans les mouvements doivent être étudiées avec soin au lit du malade ; car il peut se faire que ces douleurs aient leur point de départ, non dans les muscles, mais dans les articulations, ce que feront reconnaître les mouvements de flexion ou d'extension imprimés par l'observateur. Il est plus difficile parfois de décider si la douleur siège dans les fibres musculaires ou bien dans les filets nerveux, de manière à caractériser une véritable névralgie.
Outre la douleur produite pendant les mouvements des muscles, d'autres signes résultent du désordre de ces mouvements mêmes, avec ou sans douleur; ce sont : des contractions fihrïllaires visibles, des contractions involontaires ou convulsives plus étendues, tantôt passagères, tantôt continues ; la faiblesse ou l'impossibilité même de ces contractions (indiquant une paralysie ou une atrophie incomplètes ou complètes) ; et enfin une incertitude des mouvements musculaires résultant, non plus d'un affaiblissement réel de la fonction motrice, mais de son défaut de coordidination (ataxie musculaire).
S'^ Exploration. — Elle s'effectue de différentes manières. — L'inspection fait constater la saillie de certaines tumeurs musculaires, les convulsions cloniques ou toniques, la difficulté ou l'impossibilité de certains mouvements, certaines attitudes ou déformations révélatrices d'une lésion des muscles, et leur atrophie avancée et plus ou moins étendue. — Lsipalpation révèle la contracture qui n'est pas visible par le relief particulier du muscle contracturé ou par la tension de son tendon ; elle perçoit, en effet, sa dureté turgescente, dont le siège et la forme sentie ne peuvent laisser de doute à l'observateur sur la réalité de la contracture. Lorsqu'à la dureté du muscle se joignent son extrêm.e sensibilité et la gêne dans les mouvements du membre, il peut y avoir myosite (Dionis, Thèse, 1851). On constate aussi par la palpation la mollesse flasque et comme graisseuse de certains muscles atrophiés.— En imprimant artificiellement aux membres certains mouvements, on obtient également des signes utiles, soit que l'on constate Fimpossibilité de vaincre la résistance d'une contracture, soit que l'on procède comme M. Duchenne (de Boulogne) pour examiner le degré de force des mouvements partiels des membres : le malade étant couché, on lui fait exécuter les mouvements que l'on veut étudier, et lorsque les muscles qui l'exécutent sont maintenus en contraction, on agit sur l'extrémité du membre en sens contraire. Le degré de force qu'il faut employer pour surmonter les contractions volontaires du malade donneraient une idée assez nette du degré de force de ces contractions (Arch. de méd., 1858, t. XÏI, p. 651).
Les dynamomètres peuvent servir à indiquer plus exactement le degré de la force musculaire. Mais, quelle que soit la simplification de ces appareils, ils ne sont pas
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généralement utilisés. Il faudrait d'ailleurs être sûr que chaque malade use de toute sa force de contraction pendant leur emploi, ce qui est douteux. — Enfin Vélectrisation, en provoquant la contraction involontaire des muscles, rend au dia<ynostic des services autrement importants, comme l'a démontré M. Duchenne (F. Électrisation localisée, p. 512, et Paralysies). MUSICAUX (Bruits). — V. Vasculaires (Bruits).
MUSSITATION. — Le mouvement des lèvres appelé mussitation qu'exécutent certains malades, comme s'ils parlaient à voix basse, est ordinairement rencontré avec des phénomènes cérébraux graves.
MUTISME (accidentel). — Le mutisme accidentel se distingue de l'aphonie, en ce qu'il y a absence de tous les mouvements destinés à produire ou à articuler les sons, tandis que, dans l'aphonie, l'impulsion de l'air et les mouvements pour l'articulation des sons ont lieu, mais le son n'est pas produit.
Le mutisme accidentel peut être causé primitivement par une émotion vive et subite, par la foudre, par Vhystérie (qui pourtant occasionne phis fréquemment l'aphonie). — ■ En dehors de ces trois conditions, le mutisme est symptomatique d une destruction des nerfs récurrents, d'une hémorrhagie cérébrale, d'un mpoisonnement, et, ^suivant plusieurs auteurs, de la présence des ento%oaires dans l'intestin.
Le diagnostic ne présente aucune difficulté, si ce n est dans la recherche de plusieurs de ces causes. Il est cependant essentiel de déterminer Torigine du mutisme accidentel ; car tout le diagnostic est là. Le mutisme simulé est d'ailleurs assez fréquent, et il faut soupçonner cette simulation toutes les fois que l'individu a quelque intérêt à l'adopter, ce qui est fréquent parmi les recrues militaires.
MYÉLITE. — L'inflammation ou ramollissement delà moelle épinière diffère sensiblement à l'état aigu et à l'état chronique.