MUQUEUSES. MUSCLES
mène parasitaire contagieux, se développant dans des conditions particulières, l'histoire du muguet comme maladie s'est considérablement simplifiée. Les accidents Généraux graves qui ont été d'abord considérés comme faisant partie du corlége symptomatique de l'affection sont descendus au rôle de conditions pathologiques favorisant simplement l'apparition du parasite végétal du muguet (Voïdium albicans de Ch. Robin). M. Gubler, dans un mémoire lu à l'Académie de médecine (août 1857), a contribué à faire envisager la question sous son véritable jour.
C'est principalement chez les enfants du premier âge qui sucent un bout de seni mal formé, qui sont atteints de diarrhée, d'affaiblissement prononcé, qui sont exposés à de mauvaises conditions hygiéniques, et plus rarement chez l'adulte atteint d'une maladie grave arrivée à sa dernière période (comme la fièvre typhoïde, la phthisie), que l'on voit apparaître le muguet. Suivant M. Gubler, il ne se développerait que dans les cas où les sécrétions buccales d'alcalines deviendraient acides.
Toute la gravité du muguet, dont j'ai indiqué ailleurs les caractères (F. Parasites végétaux) et les différences avec les fausses - membranes diphthériques (p. 287), se tire de la gravité même des affections dans le cours desquelles il apparaît.
MUQUEUSES (Membranes). — Ces membranes forment la tunique la plus interne d'un certain nombre d'organes creux, des organes digestifs proprement dits, des voies respiratoires, génito-urinaires, et elles doublent les paupières en recouvrant la surface des globes oculaires. La tunique muqueuse, au niveau de laquelle se passent, pour les premiers de ces organes, leurs phénomènes fonctionnels les plus importants, peut être atteinte de congestion, dliémorrhagie, d'inflammation simple, ulcéreuse, gangreneuse, et le siège d'un exsudât /7sgîido-wemZ?mwez(x dans les parties accessibles à l'air ou à l'exploration, c'est-à-dire au niveau des cavités buccale, pharyngienne, des fosses nasales, des voies respiratoires, du pourtour de l'anus et de la vulve, des paupières et des globes oculaires. Les muqueuses sont de plus atteintes de lésions fonctionnelles, de flux plus ou moins abondants, symptômes auxquels les anciens attachaient l'importance de \éritables maladies.
Les signes que fournissent les membranes muqueuses varient suivant qu'elles sont ou non accessibles à la vue ou à l'exploration médiate par les spéculums, par le palper simple, par les stylets, les sondes, ou par l'auscultation. Dans la profondeur des organes, les muqueuses ne peuvent fournir en général que des signes indirects, résultant surtout de l'évacuation au dehors de matières exhalées ou modifiées, dont les caractères physiques, anatomiques ou chimiques révèlent l'origine.
MUSCLES. — Les muscles striés occupent superficiellement les trois cavités splanchniques et forment presque toute la masse des parties molles des membres. On retrouve encore les muscles composant presque entièrement certains organes internes (cœur, diaphragme) et, composés de fibres lisses, dans les parois des organes creux. Je rappelle cette universalité du tissu musculaire pour faire remarquer que les affections propres aux muscles peuvent se rencontrer dans toutes les régions du corps.
1° Maladies. — Vhémorriiagie intra-musculaire, la mijosite ou inflammation des muscles, quelques douleurs particulières (comme le tour de reins), le rhuma-