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ilières dans les maladies avec lésions des organes tlioraciques. Les signes anomaux qui en résultent se résument dans les trois groupes que j'ai établis (Mém. cité), et qui sont basés :
l'' Sur V intensité des résonnances ;
2° Sur leur ton ou leur tonalité;
5° Sur la sensation tactile d'élasticité ou de résistance.
On peut y ajouter, comme appendice, le bruit accessoire produit extérieurement par le choc de percussion .
Je crois avoir démontré la nécessité de modifier les idées scientifiques généralement admises sur la percussion, à l'exception toutefois de la plupart de celles qui ont cours sur la matité, qui conserve comme signe bien connu toute sa prééminence. On admet dans la plupart des traités ex-professo qu'en outre de la diminution d'intensité de la sonorité (matités) ou de son exagération (son tympanique) , celte sonorité offre des modifications de timbre {bruit de pot fêlé, bruit skodique de la pleurésie, son de bois, etc). Or, les sonorités dites tympaniques et celles à timbre anomal présentent la plus étrange confusion, ce qui tient à ce que l'on ne fait pas la part de la tonalité, simplement signalée par Skoda, mais qui doit occuper une large place dans la théorie comme dans l'étude clinique des signes fournis par la percussion. Je ne dois pas m'étendre ici sur la théorie de cette question, mais je ne puis m'empêcher de faire remarquer : T que les matités généralement admises sont des sonorités aiguës, comme l'a fait remarquer déjà M. Flint; 2^ que les timbres anomaux admis sont également des résonnances aiguës, et que c'est à leur acuité qu'elles doivent leurs caractères particuliers; 3« enfin, que les signes fournis par les variations de la tonalité peuvent se rencontrer isolés de ceux fournis par l'intensité des résonnances.
Mais, dira-t-on, comment distinguer si Ton a affaire à une lésion de tonalité ou de simple intensité? La réponse est facile. Il y a seulement différence d'intensité de^ son entre deux régions correspondantes de la poitrine, si en les percutant de la même manière, on y constate une sonorité différente, et qu'ensuite on puisse égaliser le son à droite et à gauche en percutant l'un des côtés plus fortement ou plus légèrement que l'autre. On est sûr au contraire qu'il y a une différence de tonalité SI les caractères insolites du son persistent quelque soit le degré de force ou d'atténuation de la percussion d'un côté par rapport à l'autre. Je dois ajouter que les sons aigus et graves ont des caractères facilement appréciables : les sons franchement aigus sont durs, brefs et comme superficiels; les sons franchement graves sont au contraire moelleux, prolongés et comme profonds.
On conçoit, d'après ce qui précède, que, pour bien établir les conditions organiques des bruits de percussion thoracique, il faut rechercher isolément celles des variations d'intensité et de tonalité, puisqu'elles peuvent se rencontrer isolées, et y joindre celles de la résistance ou de l'élasticité tactiles. Or la science n'est pas fixée d'une manière définitive sur cette importante question que j'ai cru devoir soulever (Loc. cit.). Les conditions organiques des matités sont les seules sur lesquelles on soU d'accord en tant que lésions anatomiques (F. Matités). — Mais on est loin de l'être sur les conditions organiques des résonnances dites tympaniques. Jusqu à ces derniers temps, on avait admis comme un axiome cette proposition : que l'intensité des sonorités de percussion était d'autant plus grande que la quantité d'air contenu
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dans les parties sous-jacentes était plus considérable. Les faits ont démontré que cette proposition est bien loin d'être absolue (V. Tympânisme). — Quant à la tonalité grave ou aiguë des résonnances de percussion thoracique, il est difficile d'en préciser encore les véritables conditions organiques. Cependant je crois avoir démontré que l'une des principales est précisément cette plus ou moins grande quantité d'air contenue dans les organes et que l'on considérait à tort comme cause première des variations d'intensité des sons. Mais ce n'est pas là la seule cause des variations de la tonalité, et le problème doit être considéré comme étant encore à l'étude (F. Matité, Tympânisme).