‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 186 sur 245 · PHLÉBITE · texte numérisé non relu

PHLÉBITE

OU pour un phlegmon simple. — Cependant il faudrait se prononcer sans un examen suffisant pour admettre une kjmphangite, en l'absence de traînées rosées ou rougeâtres sur la peau et de ganglions engorgés vers l'origine du membre, signes qui n'accompagnent pas la phlébite superficielle. — Quant à un értjsipèle ou bien à un phlegmon simple, il sera plus facile d'y croire en présence d'une phlébite locale avec inflammation propagée à la peau, sans suppuration ou avec collection purulente. Cependant la pblébite s'en distinguera par la constatation du cylindre induré de la veine, qui devra être recherché avec soin par la palpation, malgré la douleur que celle-ci provoque.

Les commémoratifs viendront en aide au diagnostic; non que la marcbe aiguë de la phlébite soit caractéristique, mais il y a des conditions étiologiques particulières dont la connaissance peut suggérer l'idée de la phlébite. Une lésion quelconque de la veine, comme la phlébotomie, l'excision, la ligature, la compression, la distension, la contusion, le déchirement du vaisseau, une plaie ou même une blessii7'e légère, et à plus forte raison une piqûre faite avec un instrument chargé de matières septiques (blessures anatomiques) ainsi que les plaies résultant d'opérations, sont autant de conditions qui ont pu être le point de départ de la phlébite superficielle. Il en est de même de la blennorrhagie, à laquelle se rattache la phlébite de la veine dorsale de la verge.

J'ai dit plus haut que la phlébite superficielle présentait deux formes, suivant qu'elle occupait la base ou la continuité des membres. Mais on a surtout insisté sur les formes adhésive ou suppurative de la maladie. La phlébite dite adhésive, dans laquelle on a englobé tous les cas d'oBLiTÉRATioNs veineuses, mais à tort puisque ces oblitérations sont ou ne sont pas inflammatoires, a un caractère négatif important; c'est de ne pas être l'origine de la complication formidable dont je parlerai tout à l'heure : V infection purulente. La phlébite suppurative diffère de la forme précédente par la formation du pus, qui tantôt consiiiue nn abcès intra-veineux enkysté qui peut s'ouvrir au dehors, et qui tantôt se trouve en contact immédiat avec le sang qui l'entraîne, d'oij résulte la complication que je viens de rappeler.

Le siège de la phlébite superficielle, outre ce que j'en ai dit précédemment, fait varier ses caractères locaux et lui donne quelquefois un cachet particulier. J'ai parlé ailleurs de la phlébite de la veine dorsale de la verge, à propos de la blennorrhagie (F. p. 122). La phlébite qui est la conséquence de la saignée débute par une inflammation rapide de la plaie; celle qui constitue essentiellement la phlegmatia ALEA DOLENs daus l'ctat puerpéral, est caractérisée par une douleur extrême du membre, qui est envahi par l'œdème. Mais, quel que soit son siège, c'est la résorption purulente, complication fréquente, qui fait survenir les symptômes les plus graves.

Celte résorption ou infection purulente se manifeste subitement par un frisson ordinairement violent, avec tremblements, claquements de dents, et qui revient ensuite d'une façon irrégulière, suivi ou non de sueurs abondantes, et affectant rarement la forme nette des accès d'une fièvre intermittente. Entre les frissons, en effet, rétat du malade s'aggrave de plus en plus ; il y a un grand abattement, la face est paie et altérée, h peau a une teinte jaunâtre, il y a de V anxiété, de Y agitation, du délire, et l'ensemble des symptômes attribués à l'état typhoïde ; mais, de plus, il se produit des abcès dans diverses parties du corps éloignées de celle oiî

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