‹ Dictionnaire de diagnostic médical, comprenant le diagnostic raisonné de chaque maladie, leurs signes, les méthodes d'exploration et l'étude du diagnostic par organe et par région [electronic resource]Chapitre 223 sur 245 · SPECULUM · texte numérisé non relu

SPECULUM

par des liquides. Rien de variable d'ailleurs comme l'influence des substances ingérées : tantôt les boissons chaudes passent plus facilement que les froides, les solides mieux que les liquides, et tantôt c'est le contraire qui a lieu. Dans l'intervalle de ces sortes d'accès provoqués par la déglutition, les symptômes qui existent sont trèsvariables : la gêne ou la constriction douloureuse qui existe dans le trajet de l'œsophage, tantôt suscite des efforts d'expectoration et fait craindre la suffocation, tantôt donne lieu à des efforts violents pour vomir et quelquefois à des vomissements de mucus ; la sensation de boule est variable et quelquefois mobile ; et parfois il existe du hoquet, une douleur précordiale plus ou moins vive, une soif prônoncée ; enfin on voit quelquefois le spasme se propager aux organes respiratoires : suffocation imminente, voix éteinte, respiration saccadée et interrompue.

Les antécédents peuvent fournir au diagnostic des données utiles. Parmi les causes de l'œsopliagisme, outre le tempérament nerveux^ Vhystérie est la plus fréquente. M. Mondière, à qui l'on doit l'étude la plus complète de cette affection, signale comme causes indirectes les maladies du lanjnx, àes poumons, de Yutérus, de y estomac, ainsi que le rétrécissement organique inférieur de ce conduit, qui produirait le spasme de sa partie supérieure. Ces différentes coïncidences sont démontrées par des observations, mais la relation de cause à effet n'est pas toujours justifiée.

V inflammation de l'œsophage, soit simple, soit produite par l'ingestion de substances acres, paraît aussi se compliquer quelquefois du spasme qui nous occupe. Mais une espèce d'œsophagisme, sur laquelle M. Mondière a insisté avec raison, est celle qui caractérise V hydrophobie non rabique (F. Rage).

L'invasion subite du spasme de l'œsophage permet de le distinguer facilement des autres affections de cet organe. La confusion ne pourrait exister qu'avec certains rétrécissements et avec h paralysie de Vœsophage. Mais pour éviter l'erreur il suffit de se rappeler que, dans la paralysie, il n'y a ni régurgitation réelle des aliments, ni obstacle au passage delà sonde, comme dans l'œsophagisme, et que si, dans le rétrécissement comme dans le spasme, il y a dysphagie au moment de la déglutition et arrêt de la sonde dans le conduit œsophagien, cette dysphagie, dans le rétrécissement organique, est graduellement croissante à la longue et l'obstacle permanent; tandis que, dans le spasme, la dysphagie est subite, transitoire, et l'obstacle, au passage de la sonde, temporaire comme les accès.

Il résulte de tout ce qui précède que le spasme de l'œsophage peut constituer un accident parfois extrêmement pénible, mais rarement mortel. Une terminaison funeste n'a été observée que dans certains cas d'hydrophobie non rabique chez des sujets très- fortement impressionnés.

SPÉCULUM. — C'est surtout à l'exploration de l'utérus et du vagin que sont consacrés les spéculums, que l'on a utilisés également pour l'examen de l'anus, de l'oreille, et même delà bouche (stomatoscope) , en modifiant leur forme et leur volume.

Pour bien appliquer le spéculum, plein ou à valves, il fout d'abord pratiquer le toucher pour s'assurer de la position du col utérin. La femme étant placée dans la position la plus convenable, sur le bord d'un lit ou d'un siège, les cuisses écartées et demi fléchies, on écarte les grandes et les petites lèvres de la vulve avec l'indicateur et le médius delà main gauche, et l'on pousse avec la main droite, vers le col

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