‹ Dictionnaire de diagnostic médicalChapitre 108 sur 355 · I. Éclampsie des enfants · texte numérisé non relu

I. Éclampsie des enfants

1° Éléments du diagnostic. — Les convulsions toniques et cloniques qui caractérisent les accès d'éclampsie sont générales ou locales. — L1 éclampsie générale et intense est épileptiforme. Il y a subitement perte de connaissance, fixité du regard, mouvements saccadés des globes oculaires, strabisme, tête portée en arrière, convulsions toniques avec secousses cloniques s'étendant rapidement à la face et au reste du corps, parfois trismus, grincements de dents, souvent écume blanche ou rougie de sang expulsée par la bouche, face turgescente, vultueuse, violacée, couverte de sueur, extrémités froides, pouls fréquent et concentré, respiration d'abord suspendue et ensuite très-accélérée, bruyante, stertoreuse dans les cas graves, dans lesquels il y a aussi quelquefois émission involontaire des urines et des matières fécales. La sensibilité est ordinairement abolie comme l'intelligence; rarement elles sont conservées en partie, de même que dans la forme suivante. — V éclampsie partielle, dans laquelle la congestion de la face et l'écume à la bouche peuvent manquer, n'atteint parfois qu'un ou plusieurs muscles de la face et les extrémités supérieures. Lorsque la convulsion occupe les muscles respirateurs,- et particulièrement ceux de la glotte, où elle est rarement isolée, il en résulte, ainsi que Valleix l'a établi, l'éclampsieavec suffocation ou asphyxie complète, en d'autres termes, 1 affection improprement appelée asthme thymique, asthme de Kopp, et mieux dénommée spasme de la glotte.

Ces accès se succèdent plus ou moins fréquemment en une heure, ou pendant un ou plusieurs jours, pour constituer une attaque.

2° Inductions diagnostiques. — La question capitale du diagnostic est de distinguer l'éclampsie de 1 épilepsie infantile, d'après les symptômes, les causes et la marche des deux affections. Or, les symtâmes sont les mêmes de part et d'autre au moment de l'accès, et le spasme de la glotte lui-même ne saurait être considéré comme propre à l'éclampsie. On a bien dit que, dans l'épilepsie, il y a une aura qui précède l'accès; mais cette aura manque dans la grande majorité des cas ; par cela même qu'elle fait défaut, on ne saurait donc être autorisé à admettre qu'il y a éclampsie. En est-il autrement de deux phénomènes auxquels Ozanam (Arch. de médec, 18âO) attache une grande importance comme

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