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I. Ictère simple

Lorsque les signes de l'ictère vrai rappelés précédemment sont les seuls qui s'oflrent au médecin, qui ne trouve ni dans le foie, ni dans d'autres organes, ni enfin dans l'état général le point de départ de ce phénomène morbide, il s'agit évidemment d'un ictère simple ou bénin, dit aussi essentiel ou spasmodique, dénominations qui malheureusement n'expriment que l'ignorance complète où l'on est en pareil cas de la condition organique de l'ictère.

Quoi qu'il en soit, l'ictère simple occupe jusqu'à nouvel ordre une place à part dans le cadre nosologique. Apparaissant le plus souvent à la suite d une émotion vive de frayeur, de colère, etc., il est remarquable par Y absence de fièvre et de signes locaux au niveau du foie, par sa durée assez courte (deux ou trois septénaires environ) et par sa bénignité. On n'oubliera pas cependant qu'il y a quelquefois un peu de courbature au début, une douleur hépatique rarement vive, et parfois un développement anomal de la vésicule biliaire sous les fausses côtes.

On a décrit en Allemagne sous le nom d'ictère catarrhal un ictère dont j'ai dit quelques mots plus haut, et qui serait précédé des signes de l'embarras gastrique, considéré lui-même comme un catarrhe stomacal. Il y aurait ici un obstacle mécanique à l'écoulement de la bile par turgescence de la muqueuse, accumulation de mucus dans les canaux biliaires, et parfois distension de la vésicule, comme Jaccoud en a rapporté un exemple {Clinique méd., 1807).

Le peu de durée des accidents est un fait d'évolution important à noter pour l'ictère dit simple, car la prolongation d'un ictère au-delà de deux ou trois septénaires doit faire craindre une lésion latente des organes biliaires. L'ictère catarrhal est suivi de dyspepsie.

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