ICTÈRE. — ICTÈRE SIMPLE
raison de l'existence de l'iclère (dans laquelle cependant il peut faire défaut) et où il a pour caractère particulier d'occuper principalement la poitrine chez quelques sujets, et d'être précédé d'une injection des téguments (Louis). L'ictère est si rare dans la fièvre, typhoïde, que Louis n'en a rencontré que deux exemples; c'est là un fait très-important comme caractère différentiel entre cette maladie et celle à laquelle on a donné le nom d'ictère grave, dont il sera question tout à l'heure.
Je ne dois pas omettre de rappeler les conditions pathologiques de la coloration jaune de la peau qui constitue les faux ictères dont il est questiou plus haut. J'ai énuméré les maladies dans lesquelles celle fausse coloration ictérique se rencontre; mais comment se produit-elle ? Ce serait une question importante à bien connaître; malheureusement on en a donné des explications différentes. La plus plausible me parait être celle qui s'appuie sur les analogies ou les liaisons étroites qui existent entre l'hématine et la biliverdiue. Celte théorie explique la coloration cutanée par la transformation de l'hématine du sang en pigment analogue au pigment biliaire ou biliverdiue, sous l'influence des maladies déjà rappelées C'est Yictiire hémaphéique de Gubler (Soc. des kôpt.t août 1857). La transformation de l'hématine en pigment jaune serait due, suivant Frerichs, a la transformation en pigments biliaires des acides incolores de la bile, charriés en excès ou en quantité normale par le sang (Malad. du foie, 2° édit., 1800, p. 80 et suiv.). Pour Yirchow, la plupart de ces faux ictères seraient des ictères vrais dus à une obstruction de l'extrémité du canal cholédoque par le mucus du catarrhe des voies biliaires donl il a été question plus haut.
Pour compléter le diagnostic de l'ictère, il nous reste à parler de l'ictère dit improprement essentiel, et qui est tantôt simple et tantôt grave, et de l'ictère des nouveau nés.