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MAL DE BASSINE

a paralysie ou contracture des rotateurs de Vhumérus (p. 238). Dans le premier cas, il faudra soupçonner une intoxication saturnine ; dans le second, une affection des centres nerveux ou des muscles qui servent à la préhension ; dans le dernier cas enfin, il faudra rechercher, au niveau des muscles rotateurs, la cause des accidents. D'autres fois l'impossibilité d'écrire provient non-seulement de la contracture, mais des mouvements désordonnés des doigts, de leur tremblement ou de leurs contractions cloniques, ce qui constitue la crampe des écrivains (Voy. Contractures, Atrophie musculaire, et Paralysies localisées ; Voy. aussi Ongles).

MALADIES. — Tous les auteurs des traités de pathologie interne se trouvent en présence d'une difficulté capitale : celle de la classification générale des maladies, classification qui ne saurait, quoi qu'on fasse, se baser sur un principe unique. Le cadre alphabétique de cet ouvrage nous fait heureusement échapper à cette difficulté, puisqu'il donne place à toutes les entités morbides admises ou même discutées, sans nous obliger à forcer les analogies ou les dissemblances pour établir les espèces. Une nosographie méthodique est cependant indispensable au praticien, car elle est un des points d'arrivée du diagnostic ; je dois donc rappeler en quelques mots comment j'ai compris, dans cet ouvrage, le cadre nosologique.

Toute condition de classification n'est admissible que dans les cas où elle peut servir à la fois de moyen et de but au praticien, dans ses investigations cliniques. Or, les renseignements obtenus, ou les particularités observées, le font arriver à l'un des trois résultats suivants : 1° il détermine une maladie dont la nature étiologique est bien connue; 2° sans pouvoir bien connaître la nature étiologique de l'affection, il constate une lésion anatomique qui se manifeste directement ou indirectement par des signes caractéristiques; 3° ou bien enfin il ne peut aller au-delà d'un groupe de symptômes caractérisant des affections dont on ignore la nature étiologique et qui n'ont pas de manifestation anatomique apparente.

Telle est la triple base de la nosologie acceptable au lit du malade. Il va sans dire que, pour arriver à spécialiser la maladie et ses particularités essentielles, on tiendra grand compte aussi des distinctions conventionnelles qui sont du ressort de la pathologie générale, comme du groupement des maladies par appareils d'organes ou par organes, dans lesquels se rencontrent principalement les signes observés, ainsi que des distinctions des maladies en générales ou locales, en aiguës ou chroniques, en continues ou intermittents, en épidémiques ou sporadiques, en accidentelles ou congénitales.

MAL DE BASSINE, ou DE VER. — Celte affection des doigts et de la main, qui attaque les fileuses de cocons de vers à soie, a été décrite par le docteur Potton, de Lyon (1852). Il faut savoir que les fileuses, assises auprès d'une bassine remplie d'eau chaude, s'appliquent à dérouler et à réunir les fils provenant des cocons détrempés et ramollis qui surnagent.

Le mal de bassine est une maladie locale essentiellement aigué. Elle consiste en une inflammation d'abord èrysipèlateuse^ bientôt accompagnée d'une éruption vésiculeuse, puis d'une desquamation qui peut terminer la maladie. D'autres fois, aux vésicules succèdent ou se mélangent des pustules qui, sans être ombiliquées, ressemblent à celles de la vaccine, et occupent la main sur ses deux faces, et principalement les trois premiers doigts. Enfin l'éruption pustuleuse se complique quelquefois d'inflammation phlegmoneuse du tissu cellulaire sous -cutané et des gaines tendineuses, avec angioleucite.

Les caractères de cette éruption, joints à la connaissance de la professiou

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