ŒDÈME. — ŒDÈME DE LA GLOTTE
gangrène partielle à son début. Dans ce dernier cas, l'œdème a été observé à la j oue (au début de la gangrène de la bouche), de même que dans d'autres parties du corps, où il a reçu la dénomination de malin dans les cas de gangrène charbonneuse, et spécialement aux paupières (Bourgeois, Raimberl).
Il y a encore des œdèmes qui résultent d'un obstacle momentané à la circulation veineuse, et qui ne sont que temporaires, sans que je veuille mettre en cause la compression mécanique extérieure des veines. Tel est l'œdème qui résulte de certaines contractures musculaires accidentelles, et que Delaberge a constaté dans les contractures idiopathiques des extrémités ; tel est encore l'œdème de la face noté par C. Baron dans les oblitérations de Vartère pulmonaire.
Mais il y a d'autres conditions dans lesquelles certains états locaux ont un caractère douteux d'œdème. Telles sont : l'enflure générale due à certains empoisonnements par l'arsenic, par exemple le gonflement violacé des paupières dans l'empoisonnement par l'opium, certaines hypertrophies graisseuses des paupières signalées par W. Bowman (Lond. journ. ofmed., 1849).