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PEAU

statc parfois le refoulement de l'amygdale et des piliers du voile du palais correspondant au côte de la tumeur extérieure. Le doigt indicateur introduit dans le pharynx y sent alors une tuméfaction douloureuse au toucher, et parfois de la fluctuation.

Le diagnostic de cette complication ne présente aucune difficulté; mais son apparition est l'indice d'un état général grave, à moins qu'elle ne survienne dans la convalescence, et que l'inflammation ne soit pas d'une extrême intensité.

PAUPIÈRES. — Elles peuvent présenter une coloration foncée ou enfumée qui est le signe principal de la cimomhydrose. Elles sont immobiles d'un côté, la paupière supérieure à demi ou complètement abaissée sur le globe de l'œil, dans la paralysie de la face, ou dans la paralysie de la troisième paire de nerfs. On a observé rarement la paralysie de la paupière supérieure isolée, sans les autres signes de la paralysie de la troisième paire. L'occlusion de l'œil peut encore être la conséquence du gonflement des paupières par un œdème prononcé, par une inflammation érysipélateuse ou varioleuse, par un abcès extra ou intra-crânien venant soulever la paupière supérieure, par l'application de cataplasmes trop fréquents, par la pression d'un bandage à la partie inférieure de la face (Mackcnsie), par une hypertrophie graisseuse (W. Bowman); ou bien le gonflement avec couleur violacée est du à un empoisonnement narcotique. Enfin les paupières sont assez souvent agitées de mouvements com uteifs, soit accidentels comme dans l'épilepsie, l'éelampsie, la chorée, etc., soit habituels comme dans certains tics de la face.

PEAU. — Quoique l'on n'ait pas tiré en pathologie un parti suffisant de la connaissance des éléments anatomiques «le la peau compris dans sa trame cellulo-fibreuse, il n'est pas inutile de les rappeler, ne serait-ce que pour expliquer la diversité des lésions et des signes que I on rencontre au niveau des téguments. Ces éléments anatomiques sont : les réseaux vasculaircs artériels, veineux, lymphatiques, les réseaux nerveux épanouis dans les papilles, et les appareils sudoripare, blennogène, chromatogène, sébacé, pileux, onguéal, de l'épidémie, de la matière colorante, de la matière sébacée, des poils, des ongles.

1° Maladies de la peau. — Je ne ferai pas la longue énuméralion des maladies cutanées, que l'on a décrites dans des traités spéciaux, et dont il a été isolément question dans différentes parties de cet ouvrage. Mais il me parait nécessaire de faire quelques remarques relatives à leur diagnostic. Ces remarques me paraissent d'autant plus opportunes qu'en général les praticiens qui n'ont pas fait une étude spéciale des affections cutanées proprement dites, en formulent difficilement le diagnostic en prenant pour guides uniques les traités ordinaires.

Ce diagnostic se fonde principalement sur les caractères extérieurs que présentent les maladies cutanées et qui sont la première base des inductions du praticien. Or, s'il existe un certain nombre d'affections de la peau qui se manifestent par un ou plusieurs caractères extérieurs simultanés et facilement reconnaissables, il en est un plus grand nombre qui sont caractérisées par des particularités multiples dont l'évolution présente successivement des signes variés. Ce sont autant de sources différentes d'erreurs, si l'on voit le malade à l'une ou à l'autre des périodes lentement successives de son affection cutanée ; car on a affaire en apparence à des maladies différentes. Cette seule considération démontre le vice radical, au point de vue diagnostique, de la classification de YYillun, qui se base sur l'élément initial de la maladie.

C'est eu vain du reste que, dans l'état actuel de nos connaissances, on chercherait une classification des maladies cutanées qui satisfasse complètement la

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