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PÉRITOINE

comme avorté; dyspnée plus prononcée, tendance à la lypothymie ou à la syncope, gonflement des jugulaires, stase veineuse à la périphérie. Ces signes paralytiques peuvent être dus, tantôt à la compression mécanique du cœur par 1 épanchement, tantôt à une myocardite, tantôt enfui à la dégénérescence graisseuse aiguë signalée par Virchow, complication dont je reparlerai tout à l'heure. On a décrit aussi une forme hémorrhagique (avec épanchement sanguinolent) ; mais elle ne donne lieu à aucun symptôme particulier, si ce n'est qu'elle s'observe à un âge avancé. Suivant Debest de Lacrouzille (De la Péricardite hémorrhagique, 1865), la péricardite hémorrhagique serait due, dans la majorité des cas, à une néo-membrane (comme la pleurésie de même nature), et elle se terminerait souvent par la mort subite. Déjà cette origine anatomique de la péricardite hémorrhagique avait été constatée par Cruveilhier (Traité d'anat. pathot., t. IV, 4855), par Margueritte (Thèse, 1804), Fernet (Soc. anat.y 4804), et enfin parCornil (Soc. de biol., 48C>i), ce qui donne à cette origine la valeur d'un fait des mieux établis (Voy. Néo-membranes).

Comme complications de la péricardite, on a signalé la pneumonie, l'hypertrophie du cœur (Hope), qui serait la conséquence des adhérences générales de l'organe. Mais on a reconnu que cette hypertrophie consécutive était beaucoup plus rare qu'on ne l'avait cru d'abord (Voy. p. 41»). Une complication beaucoup plus grave de certaines péricardites serait, suivant Virchow, la dégénérescence aiguë du cœur, rappelée tout à l'heure comme cause de paralysie du cœur, et qu'il rattache à la propagation de l'inflammation aux fibres musculaires. Virchow a attribué à cette dégénérescence, dans un cas, une mort subite, et dans un autre, la faiblesse et les intermittences du pouls (/4rch. furpatholog. anatom.f 4858, t. XIII).

3° Pronostic. — La péricardite simple, apparaissant chez des individus auparavant bien portants, se termine constamment par la guérison. Lorsqu'elle survient au contraire comme complication, principalement dans le cours du rhumatisme articulaire, ou d'une maladie du cœur, la mort en est fréquemment la conséquence. La forme paralytique, quelle que soit sa cause, est évidemment la plus grave. Enfin la mort peut être précédée des phénomènes convulsifs et délirants qui ont été rappelés au début de cet article.

PÉRI NÉPHRITE. — Cette inflammation du tissu cellulaire du pourtour des reins, qui se termine ordinairement par suppuration, se caractérise principalement par une douleur plus profonde que dans le lombago, de la fièvre, puis plus tard par un bombement du flanc avec une sorte d'empâtement ou d'oedème surtout en arrière, sans fluctuation manifeste. Si l'on ne donne pas issue au pus accumulé, il peut fuser vers la fosse iliaque, ou vers l'arcade crurale, s'épancher dans la cavité péritonéale ou se faire jour dans l'intestin, et jusque dans les voies aériennes. L'inflammation s'étend quelquefois aux organes voisins (au foie, à la rate, ou au poumon correspondant).

Lorsque la périnéphrile est primitive, elle est beaucoup plus difficile A diagnostiquer et à distinguer de l'inflammation du tissu cellulaire du voisinage que lorsqu'elle est secondaire, c'est-à-dire survenue à la suite d'une inflammation du foie ou de la rate, ou d'une perforation du bassinet et du calice suivie d'infiltration urineuse. Dans ce dernier cas, les abcès deviennent fistuleux, sans que le pus ait une odeur urineuse (Rayer, Traité des malad. des reins, t. 111) (Voy. Néphrite et Pyélite).

PÉRIODIQUES (Maladies ou accidents). — Voy. Intermittentes (Affeclions).

PÉRITOINE — Parmi les maladies du péritoine, je n'ai à rappeler que la

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