‹ Dictionnaire de diagnostic médicalChapitre 41 sur 355 · BOUTON D'ALEP · texte numérisé non relu

BOUTON D'ALEP

l'emploi d'un bouchon évidé en coin et que l'on glisse entre les ilenls. Le manche de cuiller permet ensuite d'abaisser, de relever ou d'écarter la langue dans tous les sens pour une exploration suffisante. On a imaginé plusieurs instruments on spéculums, qui ont aussi pour but de maintenir les mâchoires écartées. Ceux de Levret, de Caqué (de Reims) et de Perret sont les plus connus ; mais il me suffit de les indiquer, leur usage n'ayant pas été admis dans la pratique. L'inspection n'a pas seulement une grande valeur pour le diagnostic des affections locales, mais encore pour certaines maladies générales, en tète desquelles il faut placer les fièvres éruptives, dont l'éruption se manifeste quelquefois à la voûte palatine et sur le voile du palais, avant de paraître à la peau, comme on le constate pour les éruptions varioleuses. — La palpation, c'est-àdire l'introduction du doigt dans la cavité buccale, est au besoin un auxiliaire utile de l'inspection. Enfin les liquides ou les exsudais fournis par la bouche peuvent être examinés au microscope, qui, dans quelques circonstances, tranche seul la question diagnostique, dans les cas douteux de muguet, par exemple.

BOUFFÉES DE CHALEUR. — Voy. Conoestioîns. BOULIMIE. — Voy. Faim.

BOURDONNEMENTS. — On a donné le nom de bourdonnements à des bruits anomaux d'auscultation bien différents, perçus tantôt par le malade luimême, et tantôt par le médecin.

Dans le cas de bourdonnements perçus par le malade,lils constituent des bruits parfois très-incommodes pour l'individu qui les éprouve, et qui sont dus à une affection localisée dans les organes auditifs, ou bien à une maladie dans laquelle les bourdonnements semblent être l'effet d'une congestion vers la tète. On les constate dans la plupart des affections cérébrales, dans les fièvres graves, et principalement au début de la fièvve typhoïde de nos contrées, dans la pléthore, dans les anémies avec ou sans intoxication, dans les accès non convulsifs d'hystérie, dans la goutte, etc. Les bourdonnements peuvent alterner avec des siffieineuts ou des tintements d'oreille.

L'auscultation fait percevoir, chez les individus à voix très-grave, un bourdonnement thoracique pendant l'exercice de la parole. Mais, outre ce phénomène physiologique, il existe certains bourdonnements considérés comme des signes morbides plus ou moins importants. Tel est le bruit dénommé bour- Jfinuement amphorique, pour exprimer le bruit confus que produit, au niveau du côté malade, la voix de certains malades atteints de pneumo-thorax; tel est encore le bourdonnement considéré par Collongues comme un des principaux signes de la dynamoscopie ( Voy. ce mot; Amphomques [Phénomènes] et Voix

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