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BOUCHE

gie utérine, qui a dû échapper à l'observation tant qu'on n'a pas fait usage du spéculum, se fait remarquer par le peu de douleur qu'elle occasionne et par le siège au col de l'utérus des signes précédemment indiqués.

Les complications sont en général moins graves et moins fréquentes que chez l'homme. La cystite (survenant dans les cas d' métro-vaginite), Yophthalmie blennorrhagique eiY arthrite sont les seules qui leur soient communes. Celles qui «ont propres à la femme sont la foUiculite (Voy. Vulvitk), la métrite aiguè' du col et l'exteusion de l'inflammation aux ovaires, aux ligaments larges, au tissu cellulaire de l'une ou l'autre fosse iliaque, el aux grandes lèvres, où il survient quelquefois des abcès. Leur ouverture peut rester longtemps fistuleuse, comme pour les bubons suppurés chez l'homme. Quelquefois aussi l'àcreté de la matière de l'écoulement et la malpropreté développent au niveau des grandes lèvres et de la partie interne des cuisses une irritation érythémateuse ou eczémateuse, avec suintement de muro-pus fétide. Enfin on a signalé encore comme complications : des perturbations du flux menstruel, Yœdème des grandes et des petites lèvres, et même leur gangrène. Quant à l'infection syphilitique, considérée comme conséquence de la blennorrhagie, je n'ai qu'à renvoyer à ce que j'en ai dit pour l'homme.

3° Pronostic. — Il est bien moins grave chez la femme que chez l'homme, en raison de la disposition anatomique des parties, de la facilité des traitements directs, et du nombre bien plus restreint des complications.

H. Blennorrhagie chronique ou blennorrhée. — La blennorrhée ou blennorrhagie chronique, appelée aussi goutte militaire chez l'homme, n'est guère caractérisée que par un écoulement ou plutôt un suintement, urétral chez l'homme, vaginal chez la femme, et qui est rarement continu. Ce suintement d'un liquide épais, visqueux, opaque ou transparent, verdàtre ou incolore, se montrant en gouttelettes si l'on comprime l'urètre chez l'homme d'arrière en avant, forme sur le linge des taches comme empesées, analogues à celles du sperme. Le méat urinaire est souvent rouge foncé, violacé, livide.

Chez l'homme, le diagnostic de la blennorrhée est simple et facile. Il n'en est pas de même chez la femme , une simple leucorrhée ne pouvant en être aisément distinguée, et les granulations ou les érosions du col utérin pouvant se rencontrer dans les deux cas. Avec le suintement on peut constater, chez l'homme, les signes d'une lésion concomitante : une prostatite. Lorsque, chez l'homme, la blennorrhagie chronique n'est pas la suite de l'aiguë, on doit chercher à la rattacher à l'une des causes qui lui ont été assignées : à des excitation* locales, à un rétrécissement du canal de l'urètre, à V inflammation de la prostate ou des vésicules séminales, et, avec un point de doute, au vice scrofuleux, au tempérament lymphatique, à l'habitation d'un lieu humide.

La blennorrhée est d'ailleurs sans gravité, mais elle tend à se perpétuer, si on ne la combat pas efficacement.

BUÊPHAROPTOSE. — Voy. Paupières.

BOT AL. (Persistance du trou de). — Voy. Communications morbides.

BOTRIOGÉPHALB. — Voy. Entozo aires (intestinaux).

BOUCHE. — Dans la cavité buccale s'exécutent différentes fonctions qu'il faut avoir présentes à l'esprit, lorsque l'on y soupçonne ou constate des phénomènes pathologiques quelconques. Ces phénomènes portent sur la respiration, lorsqu'elle n'a pas lieu exclusivement ou uniquement par les fosses nasales; sur la mastication, qui est le premier temps de la digestion; sur la gustation, et enfin sur la prononciation ou articulation des mots.

1° Les maladies de la bouche constituent des lésions locales, qui se ratta-

itfî DOUCHE.

client ou non à un état général plus ou moins grave de l'économie. Elles comprennent : la stomatokrhagie, ou hémorrhagie buccale; les différentes espèces de stomatite (simple ou érylhémateuse, mercurielle, pseudo-membraneuse, aphtheuse, ulcéreuse, gangréneuse) ; la glossitk ; le muguet. Il faut y joindre le travail de la dentition, lorsqu'il donne lieu à des accidents pathologiques, et le flux salivaire qui constitue la salivation ou sialorrhée.

2° Ces affections diverses, comme lésions locales ou comme manifestations de maladies éloignées ou générales, donnent lieu à des symptômes ou signes variés, dans la recherche desquels il ne faut pas perdre de vue les fonctions de la bouche, que j'ai rappelées plus haut.

La douleur, qui est souvent le premier indice de l'affection buccale que le malade accuse, peut être spontanée ; mais aussi elle peut être provoquée ou augmentée par le passage de l'air dans la cavité buccale, ou bien parla mastication, ou encore par l'articulation des mots, sans que l'on puisse toujours considérer ces variétés de la douleur provoquée comme des signes répondant à des lésions buccales bien particulières. Vhaleine est fétide avec la plupart des lésions buccales. Les malades sentent des saveurs particulières dans certaines affections et dans les empoisonnements (Voy. Gout). Il semblerait d'abord que la respiration ne puisse pas éprouver de trouble prononcé par suite de lésions iiitra-buccales; mais il n'en est pas ainsi, car la base de la langue est parfois assez tuméfiée pour produire un suffocation véritable, et même Yasphyxie. La maMicatio)i peut être difficile dans un grand nombre d'affections de la bouche, mais il faut se rappeler que la cause de la difficulté peut résider dans les muscles masticateurs, principalement dans les masséters et les temporaux, ou bien dans l'articulation lemporo-maxillaire. Ordinairement il existe alors, au niveau de ces derniers organes, une douleur qui met sur la voie du véritable siège anatomique des accidents. Quant à la difficulté de la phonation que peuvent déterminer les affections localisées dans la bouche, elle a des causes bien diverses, soit au niveau de la langue elle-même, soit dans d'autres parties de la bouche (Voy. Prononciation). La sécheresse de la bouche a une certaine valeur comme signe de dyspepsie (Chomel) et surtout de polyurie. La sécrétion plus ou moins abondante d'une salice filante, s'écoulaut hors de la bouche, est liée quelquefois à une lésion buccale, mais elle peut dépendre aussi de diverses paralysies, avec intégrité de l'intérieur de la bouche, qui seulement reste béante. Lorsque l'excrétion salivaire est provoquée par une lésion locale, il est rare qu'elle ne soit pas volontairement retardée et que le liquide salivaire ne soit pas mélangé ou de stries sanglantes, ou de pus, ou de fausses membranes, ou de détritus organiques divers. Parfois il s'écoule du sang presque pur.

3° Quoi qu'il en soit, Yesploration de la cavité buccale et clés excrétions dont je viens de parler constitue la source la plus précieuse du diagnostic des affections qui y siègent. On peut, en effet, voir toutes les parties de cette cavité, en constater les lésions à la partie interne des lèvres et des joues, au niveau «les gencives, du palais, de la langue, et y constater les plus simples changements d'aspect, de couleur, de volume. Mais, par suite de la tuméfaction douloureuse des parties malades, cette inspection n'est pas toujours aussi facile que sur l'homme sain. Si, en écartant avec précaution les lèvres et les joues des arcades dentairesà l'aide d'un manche de cuiller, il est aisé de constater l'état de la muqueuse gingivale et de celle des joues ou des lèvres, il est parfois impossible de faire suffisamment écarter les arcades dentaires l'une de l'autre pour faire l'inspection des parties centrales. En pareil cas, le moyen qui m'a paru le plus simple et le plus doux, pour augmenter lYcartement des mâchoires, est

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