‹ Dictionnaire de diagnostic médicalChapitre 46 sur 355 · CALCULS · texte numérisé non relu

CALCULS

palpatiou , les principaux troncs artériels sont le siège tl'un frémissement cataire, et, à l'auscultation, d'un souffle rude et continu, avec redoublements. On a constaté chez quelques sujets, mais non chez tous, une mutilé précordiale étendue. Je dois ajouter qu'il n'y a pas de lièvre, et que la nutrition n'est pas habituellement altérée, sauf dans les cas où la cachexie devient de plus en plus profonde et se termine par la mort, survenue chez environ le quart des sujets iNou 10 sur 40, selon Charcot). Dans les cas de guérison, qui est parfois sponlanée, le goitre et l'exoplithalmie peuvent indéfiniment persister, alors que les palpitations ont depuis longtemps cessé.

Ou a observé comme complications de la cachexie thyroïdienne ou exophthalmique V héniorrhagie méningée (Hirsch), et, moins rarement, une sorte de nécrose de Ut cornée, observée en Allemagne (Charroi, Gaz. hebdom. de méd.).

CAILLOT. — Voy. Sang.

CALCULS. — Très-rarement il se manifeste des phénomènes qui peuvent faire craindre ou, jusqu'à un certain point, prévoir la formation de certains i aïeuls, comme la gravelle le fait pour ceux des voies urinaires. Le plus ordinairement ils se développent d'une manière latente, et dès lors il peut arriver uVux choses : ou qu'ils restent latents toute la vie; ou bien que, parvenus à un certain volume, ils se manifestent seulement alors par des signes variables. Ces signes sont tantôt directs ou locaux, tantôt indirects ou plus ou moins éloignés de leur point de formation. Parmi les accidents qu'ils provoquent par leur présence, les plus graves sont manifestement ceux qui résultent de leur migration, plus uu moins difficile, dans les conduits naturels, ou à travers les solides même îles organes. Ces différents éléments symptomatiques sont ceux qui servent au diagnostic ; mais il arrive trop souvent qu'ils sont méconnus dans leur origine, et que le diagnostic ne peut se porter que tardivement, lorsque le calcul est expulsé au dehors du corps. Ce n'est plus la un diagnostic bien utile, à ■oins toutefois que les calculs ne soient multiples, et (pie la connaissance du fait *îe l'expulsion ne vienne éclairer plus tard et expliquer l'apparition de nouveaux troubles pathologiques semblables à ceux d'une première attaque.

Parmi les symptômes locaux produits par les calculs, dans les conditions que je viens de rappeler, on compte principalement : la douleur, quelquefois *»urde, ordinairement subite el plus ou moins violente ; les troubles fonction- «eU qui diffèrent suivant les organes où se forme le calcul, et aussi suivant reux qu'il traverse pendant sa migration; l'arrêt ou l'accumulation des produits ;le sécrétion dans les organes parle fait de l'oblitération de la voie d'excrétion; d enfin l'expulsion subite et abondante de ces liquides par les voies naturelles, liés que l'obstacle a cessé par le déplacement ou l'expulsion du calcul luijîènie. Les caractères physiques ou chimiques des calculs expulsés au dehors nwt en particulier la source de données diagnostiques d'un grand intérêt. L'unifiant pour le médecin est de savoir distinguer les calculs qui proviennent des r "ies biliaires de ceux qui sont primitivement formés dans d'autres organes, et i'ji sont, comme les premiers, rendus par les selles, ou par des plaies fisluleuscs fc l'abdomen, notamment de l'ombilic, ou enfin par le vomissement. Quant aux aïeuls urinaires, formés le plus souvent d'acide urique el d'oxalate de chaux, <*• j'hosnhates et de eystine, ils ne peuvent être expulsés qu'à la condition 'avoir un petit volume (H à 14 millimètres au plus de diamètre). Leur expul- *>n par l'urètre ne laisse d'ailleurs aucun doute sur leur origine. L^s calculs •diaires nui sont rendus par les voies indiquées tout à l'heure, tantôt sont isolés, et tantôt constituent seulement le noyau de calculs intestinaux plus eonsi-

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