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CANCER

d'après ces deux points de vue qu'ont été formulées les doctrines nosologiques de cette affection. Les analomisles s'efforcent de se baser sur les distinctions microscopiques des lésions locales, avant d'étudier les symptômes; les cliniciens se fondent, au contraire, sur les distinctions séméiologiques, pour arriver, en tant que cela est possible, à la lésion anatomique, tout eu tenant grand compte des travaux micrograpliiques modernes. La question du diagnostic du cancer, faite au lit du malade, ne saurait être traitée qu'au point de vue séméiologique ainsi compris.

Envisagé de cette manière, le cancer est une affection qui, en vertu d'une viciation inconnue de l'organisme, appelée dialhèse cancéreuse, se manifeste principalement par un dépérissement graduel avec pâleur, sécheresse des téguments, et développement de tumeurs qui se substituent aux tissus des organes , pouvant se montrer simultanément ou successivement dans diverses parties du corps, récidivant le plus souvent après leur ablation par l'instrument tranchant, lorsque l'opération est possible, et enfin donnant, par leurs localisations diverses, une physionomie ou une allure particulières à la maladie , qui se termine par la mort dans la presque totalité des cas.

Les lésions ou tumeurs cancéreuses résultent, non de l'infiltration d'éléments hétéromorphes, comme on l'a cru d'abord (Lebert), niais d'altérations d'éléments normaux. 11 y a, suivant Charles Robin, une hypertrophie du noyau , du nucléoie et du corps des cellules, souvent accompagnée de la déformation du nucléole et de production d'un ou de plusieurs nucléoles lorsque cette partie manque à l'état normal. Le corps des cellules et même le noyau peuvent devenir granuleux, offrir des cavités, etc. Fig, 46.

Nous n'énumérons pas les variétés de cancer qui ont été admises ou discutées, et qui peuvent se différencier par la nature ou la prédorni- Fi'/. Ifi. — 1, 1, noyaux cancorenx ; i. rHlul<*s-types ;

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giques. Pour le médecin qui a a diagnostiquer le cancer des organes internes, ces variétés importent peu, si les signes et l'évolution de la maladie sont ceux que j'ai rappelés tout à I heure. Ainsi envisagée, la maladie cancéreuse se manifeste par des signes généraux.

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