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CARREAU

dénomination, et qui affectent la peau et les muqueuses, où elles s'ulcèrent en envahissant successivement les tissus voisins et même les ganglions lymphatiques correspondants, étaient comprises autrefois à tort parmi les cancers. Les cancroïdes sont dus à l'hypertrophie d'éléments hislologiques normaux ou homologues : glandes cutanées ou muqueuses, papilles et épithélium, tissu fibroplastique et derme lui-même. Dans les caneroïdes se trouve compris le noli me tangere, l'esthiomène, etc. La microscopie n'eùt-elle rendu que le service d'avoir isolé la classe des cancroïdes comme distincte des véritables lésions cancéreuses, qu'on devrait lui être très-reconnaissant de ce progrès (Mém. de la Soc. méd. d'observation, t. III).

G ANTH ARIDES. — - Voij. EMPOISONNEMENTS.

CAPSULES SURRÉNALES. — Voy. Bronzée (Peau), et Cachexie, CARCINOME. — Voy. Cancer.

CARDITE. — Cette affection, étudiée par Bouillaud, par Hasse, G luge, Stokes, n'a pas de symptômes propres. Stokes l'explique en faisant remarquer que la désorganisation inflammatoire des libres musculaires est précédée de paralysie, et que la mort doit survenir avant que les lésions puissent se produire au cœur. Quand la myocardite (ainsi que Stokes appelle la cardile) est localisée et va jusqu'à la suppuration, les signes n'en sont pas plus caractéristiques, comme le montrent les quelques faits publiés. Ces signes ne diffèrent pas de ceux de l'endocardite, ainsi que Bouillaud l'a fait remarquer depuis longtemps.

CAROTIDES. — Ces artères n'ont d'importance pour le médecin que par les signes qu'on y perçoit. Leurs pulsations, habituellement profondes et invisibles, deviennent visibles dans certaines maladies (Voy, Pulsations). Lorsqu'un malade est trop agité pour que l'on puisse explorer le pouls radial, on peut rechercher le pouls au niveau des carotides, en pressant avec la pulpe des doigts en dedans du bord interne du tiers inférieur du muscle slerno-mastoïdien. Mais l'exploration la plus fréquente que l'on ait à faire au niveau de ces artères est celle des bruits carolidiens à l'auscultation. Ces bruits, souvent mieux entendus au niveau de la carotide droite que de la gauche, peuvent paraître continus, avec ou sans renforcement isochrone aux battements du cœur, être plus ou moins soufflants, piaulants, musicaux. On a beaucoup discuté, et l'on discute encore, sur la question de savoir si les souffles vasculaires perçus au niveau des vaisseaux du cou se passent dans la carotide ou dans les veines limitrophes. Je m'en suis occupé déjà au mot Anémie, et j'y reviendrai à l'article Vasculaires (Bruits), car c'est une question des plus importantes pour le diagnostic.

Les oblitérations emboliques ou autres de la carotide interne produisent le

RAMOLLISSEMENT du cei'VCaU.

CARPHOLOGIE. — Voy. Agonie.'

CARREAU. — Les auteurs modernes, et entre autres Barlhez et Rilliet, donnent le nom de carreau ou de phthisie mésentérique à la tubcrculimtion considérable des ganglions du mésentère. Envisagée ainsi, la maladie n'affecte que l'enfance, entre la cinquième et la dixième année, et, même à celte époque de la vie, elle constitue une maladie rare.

1° Éléments du diagnostic. — Les signes principaux de la maladie sont, d'après la monographie de Barlhez et Rilliet : des signes de tuberculisation dans d'autres organes; une dia rrhée qui dépend d'ulcérations intestinales, sans la voracité particulière qui a été indiquée par quelques auteurs; des<t/mcio\s sensibles à la palpalion, toujours situées au voisinage de l'ombilic, indolentes à la pression, plus ou moins volumineuses, inégales, fixes ou mobiles; des signes de compression des nerfs et des Ironcs vasculaires, tels que crampes et œdème

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