‹ Dictionnaire de diagnostic médicalChapitre 76 sur 355 · I. Congestions eu général · texte numérisé non relu

I. Congestions eu général

Les congestions doivent être de prime abord considérées simplement comme des accumulations plus ou moins prolongées du sang dans les capillaires d'une partie ou d'un organe, condition si bien qualifiée par le mot hypêrêmie, du à Andral. A cet état congestif, quelle qu'en soit la cause intime, se rattachent des phénomènes symptomatiques qui intéressent fortement le praticien, et qu'il ne saurait par conséquent négliger.

Dans l étal actuel de la science, les causes intimes de la congestion en général sont impossibles à bien déterminer. La vieille opinion des congestions sthéniques et asthéniques a beaucoup perdu de son importance, ainsi que l'étude clinique des faits d'abord, puis les travaux de Marey sur la circulation l'ont prouvé. De plus , la physiologie expérimentale a démontré que les actions réflexes étaient l'origine apparente d'un grand nombre d hypérémies en paralysant les nerfs vaso-moteurs, et la pratique a profilé franchement de ces travaux modernes. Mais l'histologie n'a jusqu'à présent qu'obscurci la question des contestions, en dehors des conditions dans lesquelles elle a révélé des lésions inconnues des capillaires. C'est ainsi que, dans le processus inflammatoire de Virchow, la congestion comme début des phlegmasies est supprimée et remplacée par une imprégnation des cellules par les éléments liquides ou solides voisins, comme -i rien ne se passait dans les vaisseaux capillaires. La question histologique des liypérémies est donc en réalité encore pendante, et nous n'avons garde d'y in>ister, le point principal pour nous étant la connexité, au point de vue pratique, rie l'engorgement sanguin des capillaires et des signes plus ou moins caractéristiques de cet état congestif dans les différents organes.

La diversité des phénomènes qui résultent, connue signes, des hypérémies »ie chaque organe, ne permet pas d'en présenter un tableau général satisfaisant. Chaque organe, en effet, a une fonction dilîérente qui se trouble à sa manière.

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