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AMAIGRISSEMENT

blier que la cessation brusque des liqueurs spiritueuses est considérée comme l'origine d'accidents semblables à ceux qui résultent de leur abus. C'est ainsi que l'on explique souvent la gravité que l'alcoolisme imprime aux maladies incidentes. Tout le monde est d'accord sur la gravité des fièvres inflammatoires, des fièvres éruptives, qui se déclarent cbez les buveurs de profession. C'est peut-être là l'explication de la terminaison souvent funeste de l'érésipèle de la face en Angleterre. La mort peut d'ailleurs être la conséquence du simple progrès des accidents dus à l'intoxication alcoolique.

ALIÉNATION MENTALE. — Voy. Folie.

ALLAITEMENT. — L'allaitement, continué trop longtemps ou entrepris par des femmes dont la constitution n'est pas suffisamment forte, peut donner lieu à des accidents du côté de la mère. Il en est de môme si les succions de l'enfant sont trop fréquemment répétées chaque vingt-quatre heures. En tout cas, il en résulte un épuisement caractérisé par des douleurs de poitrine, principalement dorsales, des tiraillements épigastriques, Y 'allauguissement de toutes les fonctions, en un mot les signes d'une anémie plus ou moins prononcée. L'anémie, développée dans ces conditions particulières, qui en font diagnostiquer l'origine, favoriserait, suivant Marcé, le développement de la folie chez les femmes prédisposées (Traité de la folie des femmes enceintes, des nourrices, etc., 1858). A la cessation de l'allaitement, il survient aussi quelquefois des troubles variés dans la santé de la femme ; mais on a exagéré outre mesure les conséquences fâcheuses de la cessation de l'allaitement, dont aucune n'est caractéristique. On a souvent considéré comme des effets de la suspension forcée de l'allaitement par défaut de sécrétion lactée, des maladies qui en sont au contraire la cause.

On a agité la question de savoir si l'allaitement rendait les femmes moins sujettes aux affections de l'utérus ou de ses annexes, et si la fluxion qui s'opère vers les mamelles, par le fait de la lactation, ne favorisait pas le dégorgement de l'organe utérin? Voici ce que l'on sait de positif sur ce point. Seanzoni a trouvé que, sur 190 enfants appartenant A 5t femmes atteintes de fluxions utérines, 57 seulement avaient été nourris par leur mère; et, d'un autre coté, Aran, sur 100 femmes atteintes d'affections utérines, en a compté 70 qui n'avaient pas nourri (ï^ecom sur Us mal. de l'utérus, 1858). Aran croit, dans une certaine mesure, à l'influence favorable de l'allaitement sur les affections utérines, et il a cru remarquer que la suspension de l'allaitement était suivie d'une aggravation dans les accidents utérins, quand il en existait déjà. On voit, par ce court exposé, . que le fait de l'allaitement peut fournir quelques données utiles au diagnostic.

ALGIDITÉ. — Voy. Thkrmomktrik.

ALOPÉCIE. — La chute des cheveux a lieu par places, ou indifféremment dans les diverses parties du cuir chevelu. Dans le premier cas, on a ordinairement affaire à une inflammation locale aiguë, à une acné sébacée, ou à une tkignk; dans le second cas, l'alopécie est syphilitique, un effet de l'âge, d'une prédisposition particulière, ou bien elle succède à une maladie grave (convalescence).

AMAIGRISSEMENT. — En envisageant la question séméiologique de l'amaigrissement à son point de vue le plus pratique, je n'ai qu'à rappeler qu'il peut se présenter dans deux conditions différentes : ou bien le dépérissement coïncide avec d'autres phénomènes morbides apparents, ou bien il parait isolé de tout signe appréciable au premier abord.

Dans le premier cas, l'interrogatoire et l'examen attentifs du malade permettront de remonter facilement à l'origine de l'amaigrissement, ordinairement à une

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