A M AU H OSE, AMBLYOPIE
affection, soit des organes digestifs, soit des organes respiratoires, dont les fondions, de part et d'aulre, jouent un rôle si important dans la nutrition. Mais lorsque l'amaigrissement parait isolé d'autres signes apparents, et laisse dans le Joute, après un premier examen du malade, il ne faudra pas songer seulement à jne affection thoracique ou abdominale latente, comme une phthisie pulmonaire hez les jeunes sujets, un cancer abdominal chez les adultes plus âgés, mais enore à des maladies produisant une débilitation profonde et continue, à une altération du sang, à une névrose. On n'oubliera pas que, entre autres conditions pathologiques de T amaigrisse ment, la syphilis constitutionnelle, la glycosurie, la mtalgie, Yiodisme, peuvent être l'origine de dépérissements, au premier abord Lieiplicables.
a M AU B OSE, AMBLYOPIE. — Les recherches modernes ont modifié ifi'fondément l'étude de l'amaurose, depuis l'impulsion donnée à l'ophthalmokie par l'emploi de l'ophlhalmoscope. Je n'ai pas d'ailleurs à faire l'histoire diagnostique complète de l'amaurose, mais à la considérer comme un symptôme
a sigue des maladies étrangères à l'organe de la vision.
Ie Caractères. — Sans entrer dans la description des moyens employés par i > ophthalmologistes pour juger des formes et du degré des amauroses, je rappellerai avec Follin qu'il y a des amauroses partielles et des amauroses géué- '•"ta*. Les partielles se manifestent par des taches diverses ou sentôraes dans le riuuip visuel, ou par des rétrécissements variés du champ visuel, dans le sens concentrique ou par moitié, ce que l'anatomie pathologique explique très-bien mjourd'hui. Dans l'amaurose générale, tout le champ visuel est obscurci. Tantôt t'est comme un simple brouillard qui voile plus ou moins les objets, tantôt cette obscurité est traversée par des scintillements lumineux, des étiucelles, des flammes, qui sont liés le plus souvent à un état congestif du cerveau ou des membranes internes de l'œil. L'amaurose affecte les deux yeux à la fois ou bien ua seul; elle apparaît subitement ou se développe d'une manière graduelle, ■<yant une durée passagère, et tantôt ne cessant qu'avec la vie. Serre (d'Uzès) a indiqué l'existence du phospliènr ou spectre lumineux, obtenu par la compression de l'œil, comme signe négatif de l'amaurose complète; ce signe est j un grand intérêt pour le chirurgicu, lorsqu'il doit décider si la rétine conserve •"'"S fonctions alors que les milieux de l'œil ont perdu leur transparence.
Les troubles amaurotiques peuvent être intermittents et céder à l'emploi des Apériodiques, mais il ne faut pas confondre celle amaurose franchement interuillenle, qui est du reste très-rare, avec l'amaurose périodique qui constitue affection singulière désignée sous le nom d'HÉMÉRALOPIK.
2° Conditions pathologiques. — Un grand nombre de conditions organises, autres que celles que l'on rencontre dans le globe de l'œil, peuvent donner vu à l'amaurose ou à des troubles amaurotiques; le nombre de ces conditions Unième si grand, que l'on ne peut se flatter de n'en pas omettre en les énumé-
:U. Cela se conçoit lorsque l'on songe aux lésions matérielles et aux modifica-
as dynamiques si multipliées quipeuvent afleeler l'appareil nerveux en général, !ti la sensibilité exquise des nerfs de l'œil, qui sont souvent les premiers
joints.
les conditions pathologiques de l'amaurose doivent être cherchées en dehors •t l'œil : dans la cavité orbitaire, dans le cerveau, dans un organe éloigné, dans •At* maladie généralisée, ou enfin dans plusieurs de ces causes réunies.
Les tumeurs de la cavité orbitaire, développées au niveau des parties constipantes de l'orbite eu des parties voisines, peuvent comprimer le nerf optique n le globe de l'œil, et produire une amaurose doul le siège d'un seul côté, la