ÉCOLE VÉTÉRINAIRE
La loi du 18 juillet 1860 a décrété la fondation d'une école de médecine vétérinaire.
(1) PouLLET, Histoire politiqxie de la Belgique, p.
Cette écolo est installée à Cureghem lez- Bruxelles (arr. roy. du 28 septembre 1800).
L'enseignement et l'exercice de la médecine vétérinaire sont réglés par la loi du 4 avril 1890 et par la circulaire ministérielle du C juin suivant (Pcutin., 1890, n»» 114 et 203).
ÉGALITÉ
Dans les démocraties, antiques les hommes étaient divisés en deux classes : les hommes libres et les esclaves.
Les avantages <Iu droit de cité étaient réservés aux hommes libres, k ceux qui, n'étant pas astreints à de grossiers labeurs, avaient le loisir de s'adonner au soin des affaires publiques.
Les esclaves, dont le travail fournissait k la subsistance des hommes libres, étaient considérés comme indignes de participer à l'exercice de la puissance publique (2).
Presque au môme rang que les esclaves on mettait les hommes libres qui se trouvaient dans la nécessité de travailler pour vivre, les manœuvres, les artisans, les mercenaires de toutes catégories. Ceux-là n'étaient pas citoyens, ou ne l'étaient que dans la corruption de quelques démocraties (3).
Le travail manuel était réputé œuvre servile. Il imprimait à ceux qui s'y livraient une flétrissure qui les rendait indignes du droit de cité.
Ce préjugé n'est pas entièrement dissipé chez les peuples de race latine. Il était encore très vivace en Espagne au xvii» siècle, comme le prouve le fait suivant : Pierre-Paul Rubens ayant été chargé d'une mission diplomatique en Angleterre, le Gouvernement espagnol délibéra sur la question de savoir s'il convenait de lui conférer le titre d'ambassadeur. Il se décida pour la négative par le motif que Rubens était une espèce d'artisan qui vivait du produit de son travail (por set'pei'soiia de oficio, que en fin es de manufactura y vénal). Un certain Juan de Nicolalde fut nommé ambassadeur en titre, et Rubens dirigea officieusement les négociations (Gachard, Corresp. de Philippe II, t. pr, p. xxxiv).
(2) Les vingt ou trente mille citoyens d'Athènes étaient servis par quatre cent mille esclaves.
A Rome on a vu des citoyens posscKier jusque vingt mille esclaves.
(3) Ja.»et, Histoire de la science politique, 1, 229.
EGALITE