ÉCHANGE DE PRISONNIERS
pitre VII expose le problème du Panslavisme, et le VIII est une étude sur le beau livre de Mr. E. Castelar: La euestion (le Oriente.
DUUMVIR. Terme d'antiquité romaine:
nom de certains magistrats ou fonctionnaires qui, ordinairement au nombre de deux, étaient établis temporairement à Kome, ou dans les colonies et les municipes.
Les duumvirs, coloniaux ou municipaux, étaient les premiers magistrats des colonies ou des municipes; leurs fonctions étaient à peu près analogues à celles des anciens consuls; Tadministration de la justice était une de leurs principales attributions; ils étaient élus pour une année seulement.
Les censeurs des villes municipales, étaient appelés duumvirs quinquennaux à cause de la durée de leurs fonctions, qui était de cinq ans.
Il y avait aussi les duumvirs capitaux, qui étaient des juges extraordmaires chargés de connaître des crimes de fé-
lonie ou de lèse-majesté ; — les duumvirs navals, commissaires extraordinaires institués dans certaines circonstances pour présider aux réparations d'une flotte ou a l'équipement d'une nouvelle; — les duumvirs fromentaires, qui présidaient à la distribution du blé au peuple. — On créait encore des duumvirs pour surveiller la construction d'un temple ou en célébrer la dédicace.
DUVERDY (Denis Charles), avocat français, a publié, de 1854 à 1859, en collaboration avec M. de Pistoye, un Traité des prises maritimes, (Voir I)E PISTOYE.)
DYNASTIE. Suite des souverains de la même race qui ont régné dans un pays. Une dynastie se divise souvent en plusieurs branches, qu'on désigne soit par aînée et cadette» etc., soit par des propriétés ou des territoires (Hohcnzollern-Hechingen, Hohenzollern-Siçmaringen), soit d'après les princes qui les ont formées (ligne Albertîne, ligne Ernestine).
E. E majuscule se met par abréviation pour Eminence ou Excellence: mais ordinairement on écrit, en ajoutant plusieurs lettres, Em, ou Exe, de manière à empêcher la confusion et marquer nettement la différence entre les deux titres, dont l'un s'applique particulièrement aux dignitaires ecclésiastiques, et l'autre aux hauts fonctionnaires àe l'ordre politique ou diplomatique.
ÉCHANGE. Acte par lequel on transfère à quelqu'un la propriété d'une chose et acquiert comme équivalent la propriété d'une autre chose; contrat par lequel les parties se donnent respectivement une chose pour une autre.
L'échange s'opérant par le seul consentement, de la même manière que la vente, toutes les* règles prescrites pour le contrat de vente s'appliquent à l'échange.
Dans le langage diplomatique V échange est synonyme de communication, d'envoi réciproque : il se dit des notes, des
pièces etc., qu'on se communique, des courriers qu'on s'envoie réciproquement.
Dans le langage ordinaire, on dit de même un échange de bons offices, de civilités, ou d'injures, etc.
ÉCHANGE DE PRISONNIERS. Opération entre deux puissances belligérantes, qui consiste à rendre les prisonniers qu'on a faits pour ceux faits par l'ennemi.
Cet échange rentrant par sa nature dans le domaine du droit des gens volontaire et n'ayant pas pour base une obligation stricte, sa mise en pratique est naturellement subordonnée aux convenances des parties belligérantes, aux formes et aux conditions qu'elles ont librement débattues et arrêtées entre elles.
La règle la plus habituellement observée à cet égard consiste à opérer l'échange homme pour homme, grade pour ^ade, sauf assimilation lorsque les dénominations diffèrent ou que la corrélation exacte n'existe pas. On peut aussi,