ÉMISSAIRE
Dans tous lee cas il ne faut pas confondre le véritable embargo avec ce Qu'on appelle V arrêt de prince, c'est-àdire la aéfense faite aux navires marchands ancrés dans un port bloqué ou placés par suite de circonstances politiques dans une position exceptionnelle, de quitter momentanément leur mouillage.
(Voir ARRET DE PRINCE.)
L'embargo diffère aussi du séquestre dont une puissance, qui déclare la guerre à une autre, frappe la marjne marchande de cette dernière. (Voir SEQUESTRE.)
EMERIQON (Balthazar Marie), jurisconsulte français, né à Aix en 1725, mort en 1785.
Il fut avocat au parlement d^Aix, puis conseiller à l'amirauté de Marseille.
On a de lui un Traité des ass^/rances et des contrats à la grosse, (Marseille, 1784, 2 vol. in-4^), qui fait autorité en cette matière, et des Commentaires sur Pordonnance de i68i.
ÉMIGRATION. Action de quitter son pays pour aller résider ou s'établir dans un autre.
Le citoyen d'un Etat libre peut toujours quitter le territoire de l'Etat, cependant quelques Etats admettent encore qu'un citoyen ne perd son indigénat qu'en vertu d'une autorisation de l'Etat qu'il quitte; mais le plus grand nombre trouvent qu'il est plus digne de la civilisation et plus conforme au développement des relations internationales d'admettre entièrement la liberté d'émigrer.
Le droit d^migration est basé sur des principes qui découlent de la nature même de la société politique. Qui oserait en eifet soutenir qu'un individu oui ne peut se procurer sa subsistance dans son pays d'origine, n'a pas le droit, de la chercher ailleurs t' Eh! quoi! si la société dont il est membre ne remplit pas ses obligations envers lui, il n'aurait
Sas le droit de s'en retirer! Est-ce que, ans le cas où la majorité de la nation ou le souverain qui la représente vient à édicter des lois sur des objets à l'égard desquels le pacte social n'a pas les pouvoirs d'enchaîner la liberté individuelle, de commander et d'imposer la soumission, comme, par exemple, en matière de religion, ceux dont ces lois blessent les croyances ou les intérêts n'ont pas le droit imprescriptible de s'y soustraire en émigrant dans un autre pays. On peut donc poser en principe que dans ces diverses circonstances, et surtout lorsque rémigration a lieu sans esprit de retour, le droit des gens reconnaît à l'émigrant
le droit de tenter d'acquérir une nAtio^ nalité nouvelle, et à rEtat où il s'est réfugié, celui de la lui conférer.
Toutefois la liberté d'émigration n*est pas absolue ; elle est encore subordonnée a l'accomplissement préalable de certaines obligations envers l'Etat, notamment, dans certains pays, celle du service militaire.
Les liens qui unissent un émiçrant à l'Etat dont il était précédemment citoyen, sont rompus lorsqu'il quitte son pays sans esprit de retour et qu'il est naturalisé dans un autre Etat, sauf pourtant en Suisse, où les émigrés conservent leur droit de bourgeoisie, bien que naturalisés ailleurs.
(Voir NATIONALITÉ, NATURALISA- TION, DÉNATIONALISATION, DENATU- RA LIS ATION.)
ÉMINENCB. Titre d'honneur réservé uniquement aux cardinaux, qui auparavant étaient traités de révérendissimes, d'illustrissimes ; on en rapporte la création au pape Urbain VIII en 1630.
On dit son Ëminence le cardinal; et en s'adressant à sa personne on 1q qualifie d'Altesse éminentissime.
ÉMIR. Ce mot arabe, qui si«iifie commandant, est un titre honorifique trèscommun en Orient. Il est surtout porté par les nombreux musulmans qui prétendent descendre de Mahomet par les femmes : ces émirs sont répandus dana toutes les classes de la nation, sans jouir d'aucun privilège, si ce n'est qu'ils constituent avec les oulémas un des quatre ordres de l'Etat, et se distinguent des autres musulmans par le turban vert qu'eux seuls ont le droit de porter, & 1 exclusion même du sultan, qui n'appartient pas à la famille du Prophète.
Depuis longtemps le titre cTémir entre dans la composition de beaucoup de noms de dignités pour la jouissance desquelles il n'est pas nécessaire de descendre de Mahomet.
Émir se dit aussi de toute personne revêtue d'une autorité quelconque, comme des gouverneurs de province et des chefs de tribu.
ÉMISSAIRE. Agent chargé d'une mission secrète, envoyé secrètement pour porter un avis ou pour surprendre ce oui se passe, pour sonder la disposition des esprits en vue de la conception ou de l'exécution de quelaue projet.
Les émissaires cachés ou secrets envoyés par un gouvernement sur un territoire étranger, n'y déploient aucun ca-
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